II
Comp. \de\eT,Meieorologia veterum Grœcorum etRomanorum^ 4S32, p. 6. Anaiagore n'est pas nommé dans |e passage dePlutarque \ mais on ne peut douter qu*il n'ait appliqué cette mêaie théorie de la chute des corps par la cessation du mouTeroentgyratoire à tous les aérolilhes, en lisant Diogène Laêrce, 1. K, c. ^2, et les nombreuses citations que j'ai rassemblées dans |e Cosmos^ t. I, p. 450, 464, 479 et 4T6. Voy. aussi Àrîstote, De cœlo^ I.II, c. 4, p. 224, et un remarquable passage des scholies de Simplicius (p. 491, édit; de Brandis), où il est question • de l'équilibre des corps célestes quand le mouvement de rotation l'emporte sur la pesanteur ou sur l'attraction qui les sollicite h tomber. • A ces idées, qui d'ailleurs appartiennent en partie à Empédode et à Démocrlte, aussi bien qu'à Anaxagore, se rattache l'exemple elle par Simplicius dans le passage indiqué pluç haut : • que Teaa d'une fiole soumise à un mouvement de rotation ne peut être renversée, tant que la rotation est plus rapide que le mouvement
et VWQ. de haut en bas, ifi% M xh xdrtù to5 u^aroc ^opôêc. »
&^) lpa0o 372], Cotmoê, U I, p. ^ 36 et 476. Gorap. LatroBBe, d$f Opinions oosmographiquêê des Pères de l'Éfftise^ dans li fywe ^ Deu^ Mçndes, 4834, 1. 1, p. 624.
(29) [page 372]. Les passages d'où l'on peut tirer quelque oosséquence pour tout ce qui se rapporte, dans l'antiquité, k l'attraction, k la pesanteur et à la chute des corps, ont été recueiUii avec beaucoup de soin et de sagacité par Th. H. Martin, £tude9 ^rle Timée de Platon, 4844, t. II, p. 272-280 et 344,
(30) [page 372]. Jfean Phllopon , de Creatione Vundi^ 1 1, Ç.42.
(84) [page 372]. Plus tard il abandonna l'opinion vraie. Voy. Brewiter, Martyrs ef Science, 4 846, p. 24 4 . Quant h ce fait qu'il y a dans le soleil, centre du système planétaire, une force qui gouverne les mouvements des planètes, et que cette force dimifiue^ 9oil directement à mesure que Téloignement augmente.
soit comme le carré des distances, il est d^a exprimé par Kepler dans YHarmonices Mundi, achevée en]6\S.
(33) (pagp 373), CQsmos, 1. 1, p. 34 et 6< .
(33) [page 373]. Cosmos^ i. II, p. 426 et 2^0. Les passages épars qui dans l'ouvrage de Copernic ont trait aux systèmes du monde antérieurs a Hipparque^ sont, en dehors de la dédicace : 1,1,0, 5 et 40; I. V, c. 4 et 3 (p. 3 b, 7 h, 8 b, 4^3 b, Ui 479 çt 484 b, édit. princ). Partout Copernic montre de la prédilection en faveur des Pythagoriciens et yne cppnaissance précise de leurs doctrines^ ou , pour m'exprimer avec plus de circonspection , des idées attribuées aux plus (anciens d'entre eui. Il connaît, par exemple^ ainsi que le prouve le début de I4 dédicace , la lettre de Lysis à Hipparque , qui témoigne du goût que l'ancienne école italique avait pour le mystère , et du soin qu'elle mettait ^ cacher ses opinions à tous ceux qui n'étaient pas ses amis, comme ce fut aussi dans le principe le projet de Copernic. L'âge de Lysis est assez incertain ; tantôt il est cité comme un disciple immédiat de Pytliagore, tanlAt, et cela est plus vraisemblable, comme un maître d'épaminondas. Voy. Bœckb^ PhilolaoSf p. 8-4 5. La lettre de Lysis à Hipparque, ancien pythagoricien 9 qui avait divulgué les secrets de l'association ^ a été , comme beaucoup d'écrits du même gepre ^ faite aprè$ coup par un faussaire, Copernic en a sans doute pris conoaissance dans h collection d'Âlde Manuce, Epistolœ div^sorum Philosopha^ rum^ Romœ, 4494, ou dans une traduction latine du cardinal Bessarion ( Venise 4 54 6 ). Le décret célèbre de la « Congregazione dell' ladice » du 5 mars 4646^ qui lance l'interdit contre le livre de Copernic, de fievolutionibus ^ désigne le jaouveau système par les termes suivants : t Falsa illa doctrina Pythagorica Divins^ Scripturœ pmnino adversans. t Le passage important sur Aristarque de Samos, dont j'ai parlé dans le texte, fait partie ûeVArenarius(f. 449 de l'édition d'Archimède, publiéç à Paris, en 4645, par David Rivaltus). L'édition princeps du môme
«tuteur a paru à BAIe en 4544 , chez J. Hervagms. 11 est dit trèsexpressément dans VArenarius que « Âristarque a contredit les philosophes qui se représentent la terre comme immobile aa milieu du monde ; c'est le soleil qui marque le point central ; il est immobile comme les autres étoiles, tandis que la terre tourne autour de lui. t Aristarque est nommé deux fois dans l'ouynge de Copernic (p. 69 b et 79), sans rien qui ait trait à son système. Ideler se demande si Copernic a connu le traité de Nicolas de Cusa, dédocta Ignorantia. Voy. le Muséum der AUerlhumswih senschaft publié par Wolf et Butlmann, t. Il, 4808, p. 452. La première édition du dedocialgvorantia est, à la yérité, de 1514, et ces mots : • jam nohis manirestum est terram in veritate moveri, t eussent dû, dans la bouche d*un cardinal platonicien, faire quelque impression sur le chanoine de Frauenburg. Yoy. Whewell, Philosophy of ihe inductive Sciences, t. 11, p. 343. Mais un fragment de la main de Cusa , trouvé tout récemment, en 4843, par Clemens, dans la bibliothèque de riiô[iital à Cues, prouve clairement, ainsi que le 28** chapitre du de Vcnationesapieniiœ , que Cusa se représentait la (erre, non pas tournant autour du soleil, mais tournant ovec lui, quoique plus lentemeul, autour du pôle du monde incessamment variable. Yoy. Clennens, Giordano Bruno und NicoL von Cusa^ 4817, p. 97-400.
(34) [page 374]. Voy. une discussion approfondie sur ce sujet dans Th. H. Martin, Études sur le Timée, t. II, p. 444 (Cosmographie des Égyptiens), et p. 4 29-4 33 (Antécédents du système de Copernic). L'opinion de ce savant philologue, que le véritable système de Pythagore différait de celui de Philolaûs et représentait la terre comme immobile au milieu du monde, ne me paraît pas tout à fait convaincante (voy. 1. 11, p. 403 et 407). Je sens le besoin de m'expliquer plus nettement sur la singulière aflGrmation de Gassendi au sujet de la prétendue ressemblance entre le système d'Apollonius de Perge et celui de Tycho-Brahé, dont j'ai dit déjà quelque chose dans le texle. Gassendi s'exprime ainsi dans ses biographies : t Magnam imprimis ralionem habuit Coper-
DÎcus duarum opinionum afûnium, qoarum onam Martiano Ca« pellœ, alteram ApoHoQîo Pergœo nttribuit. — Apollonius Solem delegit, circa quem, ut centrum, non modo Mercurîus et Yeous, verum etiam Mars, Jupiter, Saturnus suas obirent periodos^ dum Sol intérim uti et Luna , circa terram , ut circa centrum , quod foret AfGxarum mundique centrum , moverentur ; quae deinceps quoque Tychonis propemodum fuit. Rationem autem magnam liarum opinionum Gopernicus habuit, quod ulraque eximie Mercurii ac Yeneris circuitiones reprœsentaret, eximieque causam retrogradationom, directionum, stationum in iis apparentiam exprimeret et posterior (Pergaei) quoque in tribus Planetis superioribus prœstaret. • Mon ami l'astronome GallOi auprès duquel j'ai voulu m'éclairer, ne trouve rien, non plus que moi, qui justiûe cette afQrmation si précise de Gassendi. • Les passages , m'écrit-il, que vous m'avez signalés dans VAlmageste au début du XII* livre et dans l'ouvrage de Copernic, I. V, c. 3, p. ^44 a, c. 35, p. 479 a et b ; c. 36, p. iS\ b, n'ont d'autre but que d'expliquer les stations et les rétrogradations des planètes, d'où Ton peut conclure qu'Apollonius admettait le mouvement des planètes autour du soleil. Pour ce qui est de savoir b quelle source ont été puisées les conjectures de Copernic sur Apollonius, c'est ce qu'on ne peut déterminer. Aussi la supposition d'un système d'Apollonius de Perge analogue à celui de Tycho paraît-elle ne reposer que sur une autorité de fraîche date, bien qu'à vrai dire je ne trouve pas plus chez Copernic qu'ailleurs , ni une exposition claire de ce système, ni même des citations faites d'après des textes plus anciens. Si le Xll* livre de VAlmageste est la source unique d'après laquelle on a attribué à Apollonius toutes les vues de Tycho , il est vraisemblable que Gassendi est allé trop loin dans ses conjectures, et qu'il eu a agi, en cette occasion, comme avec les phases de Mercure et de Vénus dont Copernic a parié (1. I, c. 40, p. 7 b, et 8 a), sans les mettre exactement en rapport avec son système. De même il est possible qu'Apollonius ait traité mathématiquement des rétrogradations des planètes^ dans la supposition d'un mouvement décrit par elles autour du
soleil, srins y avoir joint rien de général ni de déterminé sur la véi'ité de Cette âupposiiiob. Au reste, là différence entre le système d*Âpollonius, tel que le décrit Gassendi , et celui de Tycbd consisterait en ce seul point que Celui de Tycho eiplique encore les înègâlîlês dàhâ leâ mouvements. Là remarque de ftot)ert Small que l^idëe qui sert de base à là doctrine de Tycho ne fut pas étrangère à Copernic, mais qu*ellô lui servit de transition pour arriver "k son propre système, me parait fondée. •
(39) [pag«875]. ScbulMiH, AitrmQmie^ f* paH., p. IM< Wh«well a donné dam sa Phihsopky of tke indn^tivê SeimtHt^ t. 11$ p. 282) un tal)leau complet et très^bien ordonné de ton let aepeela sous leéqtiela les astronomes oilt considéré la stmctun du monde depail les premiers temps de i^bamanité |iiequ*itt système de la gratilation de Newton i
(36) [page 35]. Platon se montre, dans le Phèdre^ disciple de Philolaûs; dans le Tiwée^ au eontrairo, il est converti au système de rimmobilité de la terre au centre du moade, systèns que Ton a désigné plus tard par les noms. d'Hipparque et ds Ptolémée» Voy. Bœckli, de Platonico syêiemate cœlestium gkborum et de vera indole aslronomiœ Phihlaicœ, p. xxYi'XXxn*, Philolaos^ p. 404-^08, et comp. Pries, Gesch, der Philosophie^ t. I, p. 825-347, avec H. Martin, Études sur le Timie^ 1. 1!| p. 64-92. L'espèce de songe astronomique sous lequel est voilés la structure du monde ^ à la fin de la République ^ rappelle 1« système des sphères entrelacées des planètes et le concert des tons considérés» ces voix des sirènes qui suivent chacune d«s sphères dans leur mouvement. Voy», sur la découverte du véritable système du monde» le bel ouvrage d'Apelt» Epochen der Geseh. der Menschheit, t. I, 4845, p. 205-305 et 379-445.
(37) [page 5751. Kepler, tiarmonices Munâi lihri guinque, <6ig, p. 489. • Le 8 mars 4648, Kepler en vint, après beaucoup de tentatives inutiles, à l'idée de comparer les carrés des temps pendant lesquels les planètes accomplissent leur révolution avec
les cubes des distances njoyennes; mais il se trompa dans ses calculs et rejeta celte idée. Le 45 mai 4648 il revint à la charge^^ et sou calcul se trouva juste : la troisième loi de Kepler était trouvée. • Cette découverte et celles qui s'y rattachent tombent précisément dans Tépoque déplorable où ce grand homme , exposé dès sa tendre enfance aux plus rudes atteintes du sort^ travailla pendant six années a sauver de la torture et du bûcher sa mère septuagénaire, que Ton accusait d'empoisonnement et de sortilège. Les soupçons étaient fortifiés par ces circonstances que la malheureuse femme avait pour accusateur son propre flis, le potier Christophe Kepler, et qu elle avait été élevée chei «ne tante qui avait été brûlée à Weil comme sorcière. Voy. sur ce sujet un écritdu baron de Breitschwert peu connu hors deTAllemagney quoique fort intéressa&t , et composé d*après des manuscrltil réceknment découterts t Johann Keppler's Ltben und Wirken, 4834 , p. 42, 97-447 et 496. D'après cet ouvrage, Kepler, qui signe toujours Keppler quand il écrit en allemand , n*était pad né, comme on le croit vulgairement, le 24 décetiibre 4574, dans la ville impériale de Weil, mais dans un village du Wurtemberg, à Magstàtt^ lé %1 décembre 4574. Pôlir Copernic, oii ne sait s'il naquit le 49 janvier 4472 ou le 49 février 4473, comme lèvent Mœstlin, ou enfin, selon Czynski, le 4^ février de la même année. La date de la naissance de Colomb a flotté longtemps dans un intervalle de 49 ans; Ramusio la place en 4430; fiernaldes, qui fut Tami de Colomb, en 4436; enfin, le célèbre historien Munoz, en 4446.
(38( (page 376]. Plutarque^ dêplacitis PhilOioph.yX. \ly c.44; Aristote, MêteoroL ,1. îî, c 8; de CoUo , 1. If, c. 8. Sur It théorie ded sphères en général et en particulier sur les sphères réagissantes d'Aristote, voy. la leçon d'Ideler surEudoius, 4828, p. 49-60 , el Tanalyde qu'en a donnée Letronne dans le Jth^fMl des Savants^ décembre 4840, février et septembre 4 844.
(39) [page 378]. Grâce à des vues plus justes sur le mouvement des corps et sur Tabsence de tout rapport entre la di-
reclion une fois donnée à Taxe de la lerre d'une pari , el de Taufrc la rotation et la révolution du globe, le système de Copernic fut dégagé aussi de l'hypothèse d'un niouvement de déclinaison ou du prétendu troisième mouvement de la terre. Voy. de Revolui. orbium cœlest. ^ I. I, c. -H. Le parallélisme de Taxe se conserve dans la révolution annuelle autour du soleil, d*a;)rès la loi de Tlnerlie, sans qu'il soit besoin d'un épiqde pour le rétablir.
(40) (page 379]. Delambre, Hist.de l'Astronomie ancienne^ t. Il, p. 384.
(^1) [page 379]. Yoy. le jugement de sir David Brewster ùdins\es à! uriyrs o/ Science j 4846, p. 479-482, et comp.WiMe, Geschichie der Optiky 4838, 4'« part., p. 482-240. Si la loi de la léfraction des rayons appartient à un professeur de Leyde, Willebrord Snellius , qui la laissa enfouie daus ses papiers, c'e&l Descartes qui eut rbonncur de la répandre sous une forme Irigonométi ique. Voy. Brewbter, dans le^orth^British Review^ 1. Yll, p. 207 ; Wilde, Gesch. der Optik^ 4" part., p. 227.
(42) (page 380]. Voy. doux excellentes dissertations sur rinvention du télescope, par le professeur Moll, d'Utreclit, dans \c Journal ofthe Royal Institution^ 4834 , t. I, p. 3l9,e( par Wilde, Geschichtc derOptik^ 4838, 4" part., p. 4 38-472. L'ouvrage de Moll, écrit en hollandais, a pour titre : Geschieâr kundig Onderzoek naar de eerHe Viifinders der Yernkykers^ uit deAatekmingen van wyle den HoogL van Swindenzamengesfeid doorG. Ifo// (Amsterdam, 4834). Olbers a inséré un extrait de cet intéressant mémoire dans le Schumacher's Jahrbuck, 4843, p. 56-65. Les instruments d'optique livrés par Jansen au prince Moritz de Nassau et au grand-duc Albert ( ce dernier Gt cadeau du sien h Cornélius Drebbol) étaient, ainsi qu'il résulte de la lettre de l'envoyé Boreel qui, dans son enfance, avait fréquenté la maison du fabricant de lunettes Jansen, et vit plus tard les instruments dans sa boutijue, des microsct)pes longs de
dix-huit pouces, à Paide desquels les pelits objets se trouvaient grossis d*une manière surprenante , quand on les regardait de haut en bas. La confusion du microscope et du télescope jette de Tobscurité sur l'invention de ces deux instruments. La lettre de Boreel , que nous venons de citer y rend invraisemblable, maigre rautorité de Tirabosclii , que la première invention du microscope composé appartienne à Galilée. Yoy. sur cette dinicile histoire des inventions en optique, Vincenzio Ântinori, dans les Saggi di Naturali Esperienze faite neW Accademia del CimeniOfiSÂl, p. 22-26. Huygens^dont la naissance tombeàpeine vingt-cinq ans après Tcpoque généralement assignée & la découverte du télescope , n'ose déjà pas se prononcer sur le nom du premier inventeur. (Voy. Opéra reliquat 1728, t. Il, p. 125.) D*apn's les recherches faites dans les archives par Swinden et Moll, Lippershey n*était pas seul à posséder, le 2 octobre 4608, des télescopes construits par lui-môme. L*envoyé français, le président Jeannin , écrivait, le 28 décemhre,à Sully, « qu'il était en pourparler avec le fabricant de lunettes de Middlebourg au sujet d'un télescope, destiné au roi Henri IV. f Simon Marins (Mayer de Gunzenbausen) , qui eut aussi sa part dans la découverte des satellites de Jupiter, raconte même que, à Francfort-sur-le-Mein , dans Tautomne de l'année 1608, un Belge a offert un télescope à son ami Fuchs de B:mb:\cli, conseiller privé du margrave d'Ânspach. On fabriquait des télescopes à Londres au mois de février 1610, un au par conséquent après que Galilée avait achevé le sien. Voy. Rigaud, On UarrioVs paperSf 4833, p. 23, 26 et 46. Ces instruments se nommèrent d'abord cylindres. Porta , Pinventeur de la caméra ob^ scuray a parlé comme Tavaient fait avdnt lui Fracastor, le contemporain de Colomb , Copernic et Cardan , de la possibilité de grossir et de rapprocher les objets h l'aide de verres convexes et concaves placés les uns sur les autres : « Duo specilla ocularia alterum alteri superposita ; • mais la découverte du télescope ne peut pas leur être attribuée. Voy. Tiraboscbi, Storia délia Leiler. ital., t. XI, p. 467; Wilde, Geschichte der
Optikj ^''^ part., p. 421. Les besicles étaient connues k Bariea dès le commencement du xiv* siècle, et une inscription sépulcrale dans réglisede Maria Maggiore, à Florence, désigne comme rinventeur de ces instrumeuls (inventore degli ocL-liialijSalTiDû degli Armali, mort en 4347. On a même des renseignements qui paraissent certains sur Femploi de besicles par des TÎeillatds. dans les années 4305 et 4293. Les passages de Roger Bacon oot traita la force amplifiante de segments taillés dans des globes de verre. Voy. Wilde, Gesch. der Optik^ 4^ part., p. 93-46, et CosmoSy t. Il, p. 552, note 44.
(43) [page 381]. Il parait que, diaprés la description faite par Fuchs de Bimbach des effets d*un télescope hollandais, le médecin et mathématicien Simon Marius, dont il a été parlé plus haut y parvint aussi à en construire un lui-même. — io sujet de la première observation dans laquelle Galilée recoonil les inontagnes de la lune, voy. Nelli, Vita di Ga///et,t. I, p. 200-206; Galilei, Opère, 4744, i. 11, p. 60 , 403, et Leltera al Padre Cristoforo Grienberger, in tnateria délie Utontuosità délia Luna, p. 409-424. Galilée observa cjuelqueg paysages de forine circulaire et entourés de toutes t)arts de montagnes semblables aux paysages de la Ëohême : • Eundem facit aspectum Lunœ locus quidam , acfeceretin terris regio consimilis Boemic, si montibus altissimis , inque peripheriam perfecti circuli dlspositis occluderetur nndique b (t. II, p. 8). Les montagnes furetit mesurées d'après la méthode trigonométrique. Galil^ mesura la distance des sommets au bord lumineux, dans le moment où ces sommets étaient frappés pour la première fois par les rayons solaires, coo^me fit plus tard Hévélius. Je ne découvre aucune observation sur la longueur des ombres projetées par les montagnes. Galilée trouva que la hauteur des montagnes de la lune est environ de « qualtro miglia, » et que beaucoup étaient plus hautes que les montagnes de la terre. Cette comparaisco est remarquable, en ce que Riccioli avait répandu à cette époque des idées fort exagérées sur Télévation de nos cimes monta-
gQcuses et que Tune de celles qui furent le plus renommées de bonne heure, le pic de TenérirTe, fut mesurée pour la piemièré foiâ avec quelque exactitude par Peuiltée en ^724. Galilée croyait aussi i Te&istence de plusieurs mers et d*uné àtmosplière de Id luné. Cette opidion , au reste^ fut celle de tous lés obsôrVateUrd, jUSqu^îi là Bu du tvlïi* siècle.
(44) [page 382]. h trouve de tiouveàu Tôccaston de citer, ict lé principe posé par Arâgo : 1 11 n*y à qu^une manière rationnelle et juste d*écf Ire rhisloiré des sciénceâ , c'est de s^appuyer exclusivement SUf des publication!^ ayant date certaine; hors de là tout est eonhisiou et obscurité. » Le retard singulie^ Apporté à là publication du Calendrier franconien ou de !& Ptattea(\^\2), et à celle du « Mundus jovialtsyaniio 1649 détBêtus opepet^picilU Èelgici, » qui Ue parut qU^eil fêvriér ^6^4, pouvait assurément falt'e Uâltre le soupçon que Marins avait pnbé SiiX NilHùiiis ^tVfé^nu^ de âalitée , dont là dédicace est du moisdetnârs ^61 0, Ou avait ttiis à prolit du moins des communications épistolaires. Galilée, qui ii*àvait pas oublié le procès intenté au sujet du cercle proportionnel contre Ballhasar Capra, l'un des élèves de Marius, appelle ce dernier : t usurpatore del Siàtema del Giove. h Galilée objecté même à Taslronome pro* testant de Gdn^eilliausen que son observation antérieure reposé sur une confusion de calendrier : « Tacé il Mario di far caulo Il letlore, corne esscndo egli separato délia Chiesa nostra^ ne avendo acettato l*emendatioile gregoriana, il giornO i di gennaio del 4616 di ftoi caitolîci (c*est le jour ou Galilée découvrit les satellites), è Tislessô, éhe H di 28 dî décembre del 4609 di loro eretici/é questa è lutta la prcceden/.a délie sue llnte osservalioni. l Voy. Venluri, Memorie e Letlere dî Galileô GalilHy 4818, 4* part., p. 279, et DelaïUbre, HisL de tAstron. moderne, t. î, p. 696. Galilée, d'après une lettre qu'U écrivit en 1644 ii t'Accademia dei Uncei, avait le désir peu philosophique de porter sa plainte contre Marins devant le marchese di Brandeburgo. En général cependant Galilée témoigna toujours
de la bienveillance pour les aslronomes allemands. 11 écrit, au mois de mars 46H : t Gli ingegni singolari, ehe in grao numéro fioriscono neir Âlemagna^ mi hanno lungo lempo tenulo in desideriodi vederla i (Opère ^ t. Il, p. 43). J'ai toujours été surpris que Kepler, qui^ dans un Dialogue avec Marius , est cité plaisamment comme le parrain des dénominations mythologiques d'Io et de Callisto, ne fasse aucune mention de son compatriote Marius, ni dans son commentaire publié à Prague eu avril ^ 6^ 0, sur le t Nuncius sidereus nuper ad mortaUs a Galilœo missuSf i» ni dans les lettres qu*il écrivit à Galilée et à Tempereur Rodolphe, pendant Tautomne de la même année; mais que partout il parle de la glorieuse découverte faite par Galilée des Sidéra Medicea. A Toccasion des découvertes que lui-même lit sur ces satellites du 4 au 9 septembre >I610, il flt paraître i Francfort, en -16^, un petit écrit intitulé : Kepleri narratio de ohservatis a se quatuor Jovis satelliiibus erronibus quos Galilœus Mathematicus Florentinus jure invenlionis Medicea sidéra nuncupavit. Une lettre de Prague, écrite à Galilée le 23 octobre 4610, se termine par ces mots : f Neminem habes qaem metuas œmulum. i Voy. Venturi, Memorie e Lettere^ etc., 4^ part., p. 400, >I>I7, 439, 444 et 449. Trompé par un eiameo trop peu attentif des manuscrits précieux conservés à Petworlh, dans la terre de lord Egremont, le baron de Zach a aflirmé que le célèbre astronome Thomas Harriot , qui voyagea dans la Virginie, avait découvert les satellites de Jupiter en même temps que Galilée et peut-être même avant lui. Une étude plus attentive , faite par Rigaud , des manuscrits |de Harriot, a démontré que cet astronome a commencé ses observations non pas le 46 janvier, mais le 47 octobre 4640, neuf mois après Galilée et Marius. Voy. Zach, Corresp. astronom., t. VII, p. 405; Rigaud, Account of Harriofs astron. papersj Oxford, 4833, p. 37; Brewster, Martyrs of Science, 4845, p. 32. Il y a deux ans seulement qu'on a eu connaissance des premières observations originales faites par Galilée et son disciple Renieri sur lei satellites de Jupiter.
(45) [ page 383 ]. H aurait dû dire soixante-treize ans, car Tinlerdictiou lancée contre le système de Copernic par la congréga* lion de l'Index est du 5 mars 1616.
(46) [page 383). Le comte de Brcitschwert , Kepler's Leben, p. 36.
(47) [page 383). Sir John Herschel, Traité d'Astronomie y S 465, p. 352 de la traduction de M. Gournot, 2« édit., ^836.
(48) [page 384). Galilei, Optre^ t. II (Longitudine per via de* Pinneti Medicei) p. 435-506; Nelli, Vita di Galilei, t. lî, p. 656-688 ; Ycnturi, Memorie e Letlere di G. Galilei^ ^^ part., p. 477. Dès Tan 1612, deux ans à peine après la découverte des satellites de Jupiter, Galilée se vantait, un peu prématurément peut-être, d'avoir déterminé les tables de ces satellites à une minute près. Une longue correspondance diplomatique fut engagée, en 1646 avec les envoyés espagnols, en 4636 avec ceux delà Hollande. Les télescopes grossissaient , dit-on, les objets jusqu'à quarante et cinquante fois. Afin de trouver plus facilement les satellites , malgré les oscillations des vaisseaux , et de les retenir plus sûrement, à ce qu'il croyait du moins, dans le champ de la lunette, Galilée inventa, en 4617, le télescope binoculaire que Ton attribue ordinairement au capucin Schyrleus de Rheita, très-versé dans Toptique, et qui visait à construire des télescopes capables de grossir jusqu'à quatre mille fois les objets. Voy. Nelli, Vita^ t. H, p. 663. Galilée Gt des expériences avec son binoculo qu'il nomme aussi celatone ou testiera, dans le port de Livourne, par un vent violent qui imprimait de fortes secousses au vaisseau. Il fit travailler aussi dans l'arsenal de Pise a un vaste appareil à l'aide duquel l'observateur, assis sur une espèce de barque qui flottait librement dans une autre barque remplie d'eau et d'huile , était mis à l'abri de tous les mouvements brusques. Voy. Lettera al Picchena de' 22 Marzo 1617 dans Nelli , 1. 1 , p. 281 , et Galilei,
Opère y t. Il, p. 473, Letteraa Lorenzo Realto del ^giufUQ -1637. Le passage dans lequel Galilée fait ressortir les avantages qu'il attribue à sa méthode d'observations maritimes sur la méthode des distances lunaires de Moriq est d'une lecture fort curieuse. Voy. Opère ^ t. II, p. 454.
(49) [page 38$). Y07, Arego, Annuaire du Bureau de$ hmgiiudes, ^842, p. 400-476 , dans le mémoire iptitulé : Déanh vertes des taches Solaires et de la rotation du Soleil. Brewster (Martyrs of science, p. 36 et 39 ) place la première observation de Galilée dans le mois d'octobre ou de novembre 4610. Gomp. Nelli, Yita di Galilei, t. !, p, 324-384; Galilei, Opete, 1. 1, p, ux; t. II, p. 85-200; t. lYv P- ^3. Sur les observations de Harriot, voy. Rigaud, p. 32 et 38. On a reprocbé au jésuite Scheiner, qui fut appelé de Gratz à Rome, d'avoir fait insinuer au pape Urbain VllI } par un autre jésuite , Grassi, afin de se venger de ses débats avec Galilée sur la découverte des taches du soleil, que sa Sainteté Ogurait dans les célèbres Dialoghi delU Scienze Nuove^ sous le personnage du »ot et ignorant Simplido. Voy, Nellijt- II, p. 545.
(50) [page 387]. Delambre, Histoire de l'Astronomie me* dernej 1. 1, p. 690.
(54) [page 387). La même opinion est exprimée dans )a lettre de Galilée au prince Cesi du 25 mai 4612. Voy. VenturI, Memorte e Lettere , etc., 4^ part., p. 472.
(52) [page 387]. Voy. les ingénieuses observations d'Arago sur ce sujet dans V Annuaire du Bureau des longitudes^ 1842, p. 484-488, Sir John Herschel fait mention, dans son Traiié d'Astronomie (^ 334 , p, 250 de la trad. française), de Texpérience faite avec de la chaux vive en ignition dans la lampe de Drummond , projetée sur le disque du soleil.
(53) [page 388]. J. Glemens, Giordano Bruno und Nicoi. von Cusay -1847, p. -101. —Sur les phases de Véuus, voy. Galilei, Opere^ t. H, p. 53, et Nelli, Vita di Galileiy l. I, p, 8^3-215.
(54) [page 389]. Voy, Cosmos, 1. 1 , p, 174 et 48««
(55) [page 390]. Laplace dit, au sujet de la théorie de Kepler sûr le jeaugeage des tonneaux [Stereometria doliorum 4915), théorie qui , t de même que le calcul des sables d'Arcbimcde, développe Içs idées les plus élevées à Tocca^ion d'uii objet peu impôt Iqqt en lui-même » : « Kepler présente dans cet ouvrage des vues sur TinOni qui ont influé sur la révolution que la géométrie a éprouvée à la un du xyii*" siècle ; et Fermât, que Ton doit regarder coinme le véritable inventeur du calcul différeotlel, a fondé sur elles sa belle méthode de maximis et minimis » (Précis de F Histoire de V astronomie j -1821, p, 95). Pour la pénétration dont Kepler a fait preuve dans les cinq livres de son Harmonices Jdundi^ voy. Gbasles, Aperçu histor. des Méthodes en Géométrie, 4837, p. 482-487.
(56) [page 390]. Sir David Brewster dit trèa-^bien dans Touvrage intitulé : Account of Kepler's Method of investigating Truth, « The influence of imagination as an instrument of researçh bas been much overlooked by tho3e wbo bave veQtured to give laws to pkilosopby. This faculty is of greatest value in phy$ioal inquiriei. 11 we use it as a guide and conGdo iq its indicatiops, it will iof^Uibly deoeive us; but if we employ it as an auxiliaryi it will «fford us the most invaluable aid.» (Martyrs of Science, f, 2I{(»)
(57) [page 394 ]. Arago, Annuair$ de 4842, p. 434 (cb fa Transformation des Nébuleuses et de la matière diffuse en étoiles ). Comp. Cosmos ^ p, 4 60 et 474 .
(58) [page 391 ]. Yoy. les idées de sir John Herschel sur la
situation de notre système planétaire, dans le Cosmos, t. I, p. ^69 et 485, et comp. Struve, Éludes cT astronomie stellaire, ^847, p. 4.
(59) [page 392). On lit dans Âpelt, Epochen der Gesehichle der Menschhcit , t. I , >I845, p. 223 : f La remarquable loi des distances planétaires qui porte ordinairement le nom de Bode (ou deTitius) est une découverte de Kepler qui, le premier, après plusieurs années d^expérience , la déduisit des observations de Tycho-Brahé. Voy. Harmonices mundi libri quinque y c. 3; Cournot, dans ses additions au Traité d* Astronomie de sir John Herschel, 4836, $ 434, p, 328, et Pries, Vorlesungen ueberdie Stemkunde^ 4 84 3, p. 325. Les passages de Platon, de Pline , de Censorinus et d'Achille Tatius dans ses prolégomènes sur Aratus ont été recueillis avec soin par Pries, Geschichte der Philosophie, 1. 1, 4837, p. 446-450 ; par Th. H. Martin, Études sur le Timée de Platon^ t. ff, p. 38 , et Brandis, Geschichte der griechisch^ rœmischen Philosophie^ 2* part., sect. 4'», 4844, p. 364.
(60) [page 392]. Delambre, Histoire de r Astronomie moderne^ 1. 1, p. 360.
(64) [page 393]. Arago, Annuaire de 4842, p. 560-564; Cosmos , t. I , p. 4 03.
(62) [page 393). Voy. Cosmos, l. I, p. 453-460 et 482.
(63) [page 395). Annuaire de 4842, p. 342-353 (Étoiles changeantes ou périodiques). On reconnut encore comme changeantes, dans le xvii» siècle, outre Mira Ceti (HoJwarda 4638), a de THydre (Monlanari 4672), p de Persée ou d'Algol , et X du Cygne ( Kirch 4 686 ). — Sur ce que Galilée nomme nébuleuses, voy. ses Opère, t. Il, p. 45, et Nelli, Vita di Galilei, t. II, p. 208. Huygens désigne manifestement dans son Systema Saturninum la nébuleuse qui existe à TÉpée d'Orion , lorsqu'il parle en général des nébuleuses : • Cui
certe simite aliud uu^quam apud reliquas fiists potui anraïadvertere* Nam ceterœ nebulosœ olîm existimatœ atque ipsa via laeiea, pei-spiciHisiuspectœ, nulla^ nebulas hahere comperitHUiir, neque aniul esse quam plurium stellarnm congeries et frefftien^ lia. » Il résulte de ce passage que )a nébuleuse d'Andromède , dé^ crite pour la première fois par Marins , n'avait pas été observée attentivement par Huygens, non plus que par Galilée.
(64) [page 397]. Suf laloi, découverte par Brewster, du rappoK qui existe entre l'angle de polarisation et l'indice de réfraction , iFoy. Philosaphieai Transaclions of ike Rofful Sodetf for thê ymr^SU, p. 425-459.
(65) [page 397]. Voy. Cosmos yUl^f. 41 eC 444.
(66) [page 398]. Voy. Brewster» dans Berghaus et Johnson , Physieal Atlas , 4847» 7* part.» p. 5 (PolariztUion qf the Atmosphère).
(67) [ page 398 \. Sur Grimaldi et. sur la tentative de Hooke pour expliquer la polarisation des bulles de savon par l'interfé^ rence des rayons lumineux » voy. Arago» dans V Annuaire de 4^31 , p. 464; Brewster, The lifeofSir Isaac Newton, p. 53.
(68) [ page 399 ]. Brewster, Life of Newion, p. 4 7. On a adopté Tannée 4665 pour la découverte de la t metbod of fluxions • qui, d'après la déclaration ofGcielle faite le 24 avril 4742 par le comité de la Société royale de Londres, est • ône and tbe same mih the difTerèniial metbod, excepting the name and mode of notation. § Sur toutes les phases de la lutte que Newton soiitint ouvertement contre Leibniti an sujet de la priorité de cette découverte , et à laquelle on ne peut sans étonnement voir mêlés des^onpçons contre la loyauté de l'inventeur de la gravitation, voy. Brewster, p. 4 89-24 8. De la Chambre, dans son Traité de la Lumière{VmSy 4 657)^ et Isaac Vossius qui plus tard fui chanoine a \Vin<lsor, tlans un remarquable écrit infituîé : de Lncix nfifftrn