‹ Cosmos (volume 4)Chapitre 10 sur 41 · BD · texte numérisé non relu

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tropiques; mais aussi il n’y faut pas chercher cette grâce qui nait, chez Thomson , de la variété et du contraste des saisons , toujours plus marqué dans les régions septentrionales. Le poëte anglais, en effet, a heureusement tiré parti du passage de l’automne féconde à l'hiver, et de l'hiver au printemps qui régénére la nature. Il a retracé aussi avec un grand intérêt les diverses occupations de l’homme, plus calmes ou plus actives aux différentes époques de l’année.

En nous approchant du temps présent, nous remarquons que, depuis la seconde moitié du xvm° siècle, la prose descriptive surtout à acquis une force et une précision nouvelle. Si l’étude de la nature s’agrandissant de toute part, a mis en circulation une masse énorme de connaissances , chez le petit nombre d'hommes susceptibles d'enthousiasme, la contemplation intelligente des phénomènes n’a pas été étouffée sous le poids matériel de la science. Cette intuition spirituelle, œuvre de la spontanéité poétique, a plutôt grandi elle-même, à mesure que l’objet de l'observation gagnait en élévation et en étendue, c’est-à-dire depuis que le regard a pénétré plus profondément dans la structure des montagnes, ces tombeaux historiques des organisations évanouies, qu’il a embrassé la distribution géographique des animaux et des plantes, et la parenté des races humaines. Les premiers qui, par l’appât offert à l'imagination, ont donné une impulsion puissante au sentiment de la nature, qui ont mis FPhomme en contact avec la nature et, par une conséquence inévitable, l’ont poussé aux voyages lointains, sont: en France, J.-J. Rousseau, Buffon, Bernardin de Saint-Pierre, et, pour nommer ici par exception un érivain encore vivant, mon vieil ami M. de Chateaubriand ; dans les iles Britanniques, le spirituel Playfair; enfin, en Allemagne, le compagnon de Cook, dans son second voyage de cireumnavigation, Forster, écrivain éloquent et doué de toutes les facultés qui rendent apte à populariser la science.

Il serait hors de propos de rechercher ici quels sont les caracteres distinctifs de ces grands esprits, ce qui, dans leurs œuvres partout répandues, donne tant de grâce et d’attrait à la peinture du paysage, et aussi ce qui trouble

l'impression qu'ils auraient voulu produire, Mais l’on permettera à un voyageur, qui doit la plus grande partie de son savoir à la contemplation immédiate du monde, de rassembler quelques considérations éparses, sur une branche de la littérature bien jeune encore et en général peu cultivée. Buffon, écrivain grave et élevé, embrassant à la fois le monde planétaire et l'organisme animal, les phénomènes de la lumière et ceux du magnétisme, à été, dans ses expériences physiques, plus au fond des choses que ne le soupconnaient ses contemporains. Mais lorsque des mœurs des animaux il passe à la description du paysage, ses périodes habilement balancées ont plus de pompe oratoire que de vérité pittoresque , et sont mieux faites pour disposer au sentiment du sublime, que pour saisir l’âme par l’image de la nature vivante et par le reflet fidéle de la réalité. On sent, quelque admiration que causent d’ailleurs ses efforts, qu'il n’a jamais quitté le centre de l'Europe, et qu’il lui a manqué de voir par ses yeux ce monde des tropiques qu’il eroit dépeindre. Ce que nous regrettons surtout de ne pas trouver dans les ouvrages de Buflon, c’est un accord harmonieux entre les scènes de la nature et le sentiment qu'elles doivent faire naitre. Cette analogie mystérieuse qui rattache les émotions de l’âme aux phénomènes du monde sensible fut presque entièrement perdue pour lui.

Une plus grande profondeur de sentiments, une plus grande fraicheur d’impressions respire dans les ouvrages de J.-J. Rousseau, de Bernardin de Saint-Pierre et de Chateaubriand. Si je rappelle ici l’éloquence entrainante de Rousseau, les descriptions pittoresques de Clarens et de la Meillerie sur les bords du lac de Genève, c’est que dans les principaux éerits de cet herborisateur peu instruit mais zélé, écrits qui ont devancé de vingt années les £poques de la nature de Buffon (‘), l'enthousiasme déborde aussi bien que dans les immortelles poésies de Klopstock, de Schiller , de Gœthe, de Byron, et se manifeste surtout par la précision et l'originalité du langage. Un écrivain peut, sans avoir eu en vue les résultats directs de la science, inspirer un goût vif pour l’étude de la nature, par lattrait de ses descriptions

poétiques, alors même qu’elles portent sur des lieux trèscirconscrits et bien connus.

Puisque nous sommes revenu aux prosateurs, nous nous arréterons avec plaisir sur la création qui a valu à Bernardin de Saint-Pierre la meilleure partie de sa gloire. Le livre de Paul et Virginie, dont on aurait peine à trouver le pendant dans une autre littérature , est simplement le tableau d'une ile située dans la mer des tropiques où, tantôt à couvert sous un ciel clément , tantôt menacée par la lutte des éléments en fureur, deux figures gracieuses se détachent du milieu des plantes qui couvrent le sol de la forêt, comme d’un riche tapis de fleurs. Dans ce livre, ainsi que dans Ja Chaumière indienne, et même dans les Æfudes de la nature, déparées malheureusement par des théories aventureuses et par de graves erreurs de physique, l'aspect de la mer , les nuages qui s’amoncellent , le vent qui murmure à travers les buissons de bambous, les hauts palmiers qui courbent leurs têtes, son décrits avec une vérité inimitable. Paul et Virginie m'a accompagné dans les contrées dont s’inspira Bernardin de Saint-Pierre; je l’ai relu pendant bien des années avee mon compagnon et mon ami M. Bonpland. Que l’on veuille bien me pardonner ce rappel d’impressions toutes personnelles. Là , tandis que le ciel du Midi brillait de son pur éclat, ou que par un temps de pluie, sur les rives de l’Orénoque, la foudre en grondant illuminait la forêt, nous avons été pénétrés tous deux de l’admirable vérité avec laquelle se trouve représentée, en si peu de pages, la puissante nature des tropiques, dans tous ses traits originaux. Le même soin des détails, sans que l'impression de l’ensemble en soit jamais troublée, sans que jamais la libre imagination du poëte se lasse d'animer la matière qu’il met en œuvre, caractérise l’auteur d’Ætala, de Rene, des Martyrs et des Voyages en Grèce et en Palestine. Dans ces créaüons, sont rassemblés et reproduits avec d’admirables couleurs tous les contrastes que le paysage peut offrir sous les latitudes les plus opposées. Il fallait l'intérêt sérieux qui s'attache aux souvenirs historiques, pour donner à la fois tant de profondeur et de calme aux impressions que lais-

— 5j — saient à l’auteur ses courses rapides à travers toutes ces contrées.

En Allemagne, comme en Espagne et en Italie, le sentiment de la nature ne s’est trop longtemps manifesté que sous la forme artificielle de l’idylle, du roman pastoral et de la poésie didactique. Cette voie est celle qu’ont longtemps explorée Paul Flemming dans son voyage en Perse, Brockes, le tendre Ewald de Kleist, Hagedorn, Salomon Gessner, et lun des plus grands naturalistes de tous les temps, Haller, chez lequel les descriptions de lieux ont du moins des contours plus arrêtés et des couleurs plus saisissantes. Le faux goût de l'idylle et de l'élégie régnait alors et répandait sur la poésie une mélancolie monotone. Dans toutes ces productions, l’heureuse perfection du langage ne pouvait dissimuler linsuffisance du sujet, pas même chez Voss, doué pourtant d’un haut sentiment et d'une connaissance exacte de l'antiquité. Ce fut seulement plus tard, lorsque l'étude du globe eut gagné en variété et en profondeur, quand les sciences naturelles ne se bornérent plus à enregistrer les productions curieuses, mais s’élevèrent à des vues plus hautes et à des comparaisons générales entre les diverses contrées, que l’on put mettre à profit les ressources de la langue pour reproduire dans toute sa fraicheur l’aspect animé des zones lointaines.

En remontant vers le moyen âge, les anciens voyageurs tels que Jean Mandeville (4353). Hans Schiltberger de Munich (4425), et Bernard de Breytenbach (1486) nous charment encore aujourd'hui par leur naïveté aimable , par la liberté de leur langage, par l’assurance avec laquelle ils se présentent devant un public fort peu préparé à leurs récits, mais qui les écoute avec d’autant plus de curiosité et de confiance, qu'il n’a pas encore appris à rougir de son admiration et de son étonnement. L'intérêt qui s’attachait alors aux relations de voyages était presque tout dramatique. Le mélange facile et nécessaire du merveilleux leur donnait presque une couleur épique. Les mœurs des peuples dans ces récits ne sont pas exposées sous forme de description ; elles sont mises en relief par le contact des voyageurs avec

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les indigènes. Les végétaux n’ont pas encore de noms et passent inaperçus, si ce n’est que, de temps à autre, on signale un fruit d’une saveur agréable ou d’une forme étrange, ou bien un arbre qui frappe les regards par les dimensions extraordinaires de son tronc et de ses feuilles. Parmi les animaux, on dépeint de préférence ceux qui se rapprochent le plus de la forme humaine, ceux qui sont le plus attrayants ou le plus dangereux. Les contemporains croyaient encore à tous les périls dont on les effrayait et que peu d’entre eux avaient été affronter. La longueur des traversées faisait paraitre les pays de l’Inde (on nommait ainsi toute la zone des tropiques) comme reculés dans un lointain incalculable. Colomb n'etait pas encore en droit d'écrire à la reine Isabelle: « La terre n'est pas immense; elle est beaucoup moins grande que le vulgaire ne se l’imagine (2). »

Sous le rapport de la composition, ces relations, oubliées aujourd'hui, avaient plusieurs avantages sur la plupart des voyages modernes: elles avaient l’unité nécessaire à toute œuvre d'art; tout se rattachait à une action, tout était subordonné aux événements du voyage. L'intérêt naissait du récit simple et animé des difficultés vaincues que d’ordinaire l’on acceptait sans défiance. Les voyageurs chrétiens, ignorant tout ce qu'avaient fait avant eux les Arabes, les juifs de l'Espagne et les missionnaires bouddhistes, se vantaient d’avoir tout vu et tout décrit les premiers. A part l'obscurité qui voilait l’orient et le centre de l’Asie, toutes les formes, par l'effet mème de l'éloignement, prenaient des proportions exagérées. Cette unité de composition manque surtout aux voyages modernes qui ont été entrepris dans des vues scientifiques. L'intérêt des événements disparait sous la multiplicité des observations. Des ascensions sur les montagnes, qui ne dédommagent pas toujours de la peine qu'elles causent, des traverseés périlleuses , des voyages de découverte à travers des mers peu explorées, un séjour au milieu des glaces et des déserts du pole, peuvent seuls offrir encore quelque émotion dramatique et fournir matiere à des descriptions pittoresques. La solitude absolue qui entoure le navigateur, l’éloignement où ilest de tout secours humain ,

HR. — isolent le tableau, et par là même font sur Pimagination une impression plus profonde.

On ne peut nier, d’après les considéralions qui précèdent, que, dans les récits des voyageurs modernes, l'élément dramatique soit relégué sur le second plan; que, pour le plus grand nombre, ee ne soit qu'un moyen de rattacher les unes aux autres, à mesure qu’elles se présentent, des observations sur la nature des pays et sur les mœurs des habitants; mais il est juste d'ajouter que cette infériorité est bien rachetée par Fabondance de ces observations, par la grandeur des aperçus généraux sur le monde, par de louables efforts tentés pour relever la vérité des descriptions, en empruntant les termes propres à lidiome du pays que le voyageur explore. Au progrès du temps nous devons Fagrandissement indéfini de lhorizon , l'abondance toujours croissante des émotions et des idées, et l'influence efficace qu’elles exercent réciproquement les unes sur les autres. Ceux mêmes qui ne veulent pas quitter le sol de la patrie, ne se contentent plus aujourd’hui de savoir comment est conformée l'écorce de la terre dans les zones les plus lointaines, quelle est la figure des plantes ou des animaux qui les peuplent; il faut que l’on nous en crée une image vivante, que l’on nous rende une partie au moins des impressions que l’homme dans chaque contrée reçoit du monde extérieur. C'est à satisfaire cette exigence , à fournir à notre esprit une jouissance inconnue de l'antiquité, que travaille le temps présent. Le travail avance parce qu'il est l'œuvre commune de toutes les nations civilisées, parce que le perfectionnement des moyens de transport, sur terre et sur mer, rend le monde plus accessible, et facilite la comparaison des différentes parties qui le composent, en dépit des distances qui les séparent.

J'ai essayé de faire comprendre dans ces pages comment le talent de l'observateur, la vie qu’il communique au monde sensible, la diversité des vues qui se sont successivement produites sur limmense théätre où se déploient les forces créatrices et destructrices de l'univers, ont pu contribuer à répandre le goût de la nature et à élargir les seiences dont elle

= ÿ — est l’objet. L'écrivain qui, en Allemagne, a frayé cette voie avec le plus de puissance et de bonheur, est, à mon sens, mon illustre maitre et ami George Forster. C’est de lui que date l'ère nouvelle des voyages scientifiques; le premier il se proposa pour but l'étude comparée des peuples et des pays. Doué d’un sentiment exquis pour les beautés de la nature, il conservait toujours fraiches en lui les images qui à Tahiti et dans d’autresiles, plus heureuses alors, de la mer du Sud, s'étaient emparées de sa pensée comme tout récemment elles ont séduit Charles Darwin (5). George Forster déerivit le premier avec charme la gradation des végétaux, suivant la latitude ou l'élévation du sol qui les produit, la variété des climats et les effets de l'alimentation sur les mœurs des différents peuples, en tenant compte de leur patrie originaire. Tout ce qui peut rendre le tableau d’une nature étrangère plus vrai, plus individuel, plus saisissant, se trouve réuni dans ses ouvrages. Ce n’est pas seulement dans sa relation pittoresque du second voyage de Cook, mais plus encore peut-être dans ses OEuvres diverses que l’on trouve le germe des grandes qualités que le temps a muüries plus tard (). Mais cette vie si noble, si riche d'émotions, toujours ouverte à l’espérance, ne devait pas être heureuse.

Si l’on a souvent appliqué en mauvaise part le terme de « poésie descriptive » aux reproductions de la nature en faveur chez les modernes , particulièrement chez les Allemands, les Français, les Anglais et les Américains du Nord, ce blâme ne peut porter que sur l'abus qu’on à fait du genre, en croyant de bonne foi agrandir le domaine de l’art. Malgré le mérite de la versification et du style, les descriptions des produits de la nature auxquelles Delille consacra la fin de sa longue carrière, et qui furent si applaudies, ne peuvent être confondues avec la poésie de la nature, pour peu que l’on prenne ces mots dans un sens élevé. Elles sont étrangères à toute inspiration , et par conséquent à toute poésie. Elles sont sèches et froides, comme tout ce qui brille d’un éclat emprunte, Que l’on blème done, si l’on veut, cette poésie descriptive qui tendrait à s’isoler et à devenir un genre à part; mais que l’on ne confonde pas avec elle l'effort sé-

nt = rieux qu'ont tenté de nos jours les observateurs de la nature, pour rendre saisissable par le langage, c’est-à-dire par la force du mot pittoresque , les résultats de leur contemplation féconde. Fallait-il négliger un moyen qui met sous nos yeux l’image animée des contrées lointaines explorées par d’autres, et nous fait sentir une part de la jouissance que cause aux voyageurs la vue immédiate de la nature? Il ÿ à un grand sens dans ce mot figuré des Arabes: « la meilleure description est celle qui fait de l'oreille un œil (). » C’est une des maladies de notre époque que des voyageurs et des historiens de la nature, fort recommandables d’ailleurs, se soient laissé prendre en même temps, dans différents pays, au goût malencontreux d’une prose poétique sans consistance et de vaines déclamations Ces écarts sont plus regrettables encore lorsque , faute de culture littéraire et surtout faute d'émotion véritable , le narrateur est réduit à l'emphase oratoire et à une vague sentimentalité.

On peut donner aux descriptions de la nature, je le ré pête ici à dessein, des contours arrêtés et toute la rigueur de la science, sans les dépouiller du souffle vivifiant de limagination. Que l’observateur devine le lien qui rattache le monde intellectuel et le monde sensible, qu’il embrasse la vie universelie de la nature et sa vaste unité par delà les objets qui se bornent l’un l’autre; telle est la source de la poésie. Plus le sujet est élevé, plus l'on doit s’interdire avee soin la parure extérieure du langage; l'effet que produisent les tableaux de la nature tient aux éléments qui les composent; tout effort, toute application de la part de celui qui les trace ne peut qu’en troubler l'impression. Mais si le peintre est familier avec les grandes œuvres de l'antiquité , si, en possession assurée des ressources de sa langue, il sait rendre avec vérité et simplicité ce qu'il a éprouvé lui-même en face des scènes de la nature, l'effet alors ne manquera pas. On est plus sûr encore du succés, si l’on n’analyse pas ses propres dispositions, au lieu de décrire la nature extérieure, et si on laisse les autres à toute la liberté de leurs sentiments.

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Les pays fortunés de la zone équinoxiale, dans lesquels l’intensité de la lumière et la chaleur humide de l’air développent tous les germes organiques avec tant de rapidité et de puissance, ne sont pas les seuls dont les descriptions animées aient jeté, de nos jours, sur l'étude de la nature un irrésistible attrait, Le charme qui pénètre et anime ceux dont le regard plonge profondément dans la vie organique n’est pas borné aux régions tropicales. Chaque contrée de la terre offre le spectacle merveilleux d'organisations qui se développent d’après des types uniformes ou séparés par des nuances légères. Partout s'étend le redoutable empire des puissances de la nature qui ont apaisé l'antique discorde des éléments, et les forcent à s'unir dans les régions orageuses du ciel, comme ils s'unissent pour former le tissu délicat de la substance animée. Aussi sur tous les points perdus dans le cercle immense de la création, depuis l’équateur jusqu’à la zone glaciale , partout où le printemps fait éclore un bourgeon, la nature peut se glorifier d'exercer sur nos âmes une puissance enivrante. C’est surtout pour le sol de l’Allemagne que cette confiance est légitime. Où est le peuple méridional qui ne doive lui envier le grand maitre de la poésie dont toutes les œuvres respirent un sentiment si profond de la nature, les Souffrances du jeune Werther, aussi bien que les Souvenirs d'Italie, la Métamorphose des plantes et les Poésies mélées? Qui a plus éloquemment invité ses concitoyens « à résoudre l'énigme sacrée de l’univers, » à renouveler Palliance qui, dans l’enfance de l'humanité , unissait, en vue d'une œuvre commune, la philosophie , la physique, et la poésie ?

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