‹ Cosmos (volume 4)Chapitre 25 sur 41 · ÉCOLE D’ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

ÉCOLE D’ALEXANDRIE

AGRANDISSEMENT DE L'IDÉE DU MONDE SOUS LES PTOLÉMÉES. —MU- SÉE DU SÉRAPEUM. — CARACTÈRE ENCYCLOPÉDIQUE DE LA SCIEN- CE ALEXANDRINE. — DEGRÉ PLUS HAUT DE GÉNÉRALITÉ DONNÉE AUX NOTIONS ACQUISES SUR LES ESPACES DU CIEL ET DE LA TERRE.

Après la dissolution du monde macédonien qui embrassait des parties considérables de trois continents, se développérent, sous des formes très-diverses à la vérité, les germes que le génie d'Alexandre avait déposés dans un sol fertile, en rapprochant et en unissant les peuples. A mesure que s'effaçait ce qu'il y avait d’exelusif dans lesprit et dans la nationalité des Grecs, à mesure que l'imagination créatrice perdait de sa profondeur et de son éclat, les relations entre les peuples prenaient un essor nouveau ; les vues sur la nature acquéraient un plus haut degré de généralité , et ainsi devenaient plus fructueux les efforts tentés pour saisir l'ensemble des phénomènes. Dans l'empire de Syrie, chez les Attales de Pergame , chez les Séleucides et les Ptolémées , partout et presque simultanément, ces progrès furent favorisés par des souverains d'un rare mérite. L'Égypte grecque eut sur les autres États l'avantage de l'unité politique ; elle fut aussi merveilleusement servie par sa situation géographique. Grèce, en effet, à la longue crevasse que remplit

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