DE LA PREMIÈRE PARTIE
(1) [page 2]. Cosmos, t. I, pag. 56.
(2) [page 2]. En particulier, les côtes de l'Italie et de la Grèce, les rivages de la mer Caspienne et de la mer Rouge. Voy. À. de Humboldt, Relation historique du voyage aux régions équinoxiales t. I, p. 208.
(3) [page 2] Dante, Purgatorio, canto I, v. 25-28.
Goder pareva il ciel di lor fiammelle :
O settentrional vedovo sito, Poi che privato se’ di mirar quelle!
(4) [page 4]. Schiller, Sæmmiliche Werke, 1826, t. XVIII, p. 251, 473, 480 et 486; Gervinus, Weuere Geschichte der poetischen Nalional-Litteratur der Deutschen, 1840, t. I, p. 135. Adolphe Becker, Chariclès Are part. p. 219. Comp. Éd. Muller, Ueber Sophokleische Naturanschauung und die tiefe Naturempfindung der Griechen, 1842, p. 10 et 96.
(5) [page 8]. Schnaase, Geschichte der bildenden Künste bei den Alten, 1843, t. Il, p. 128-158.
(6) [page 8]. Plutarque, de EI apud Delphos, c. 9. Comp. ce que dit sur un passage d’Apollonius Dyscole (Hirab. hist., c. 40), Otfried Müller dans son dernier ouvrage, Geschichte der griechichen Litteratur, 1845, t. I, p. 31.
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(7) Jpage 3]. Hésiode, OEuvres et Jours, v. 502-561, Voy. Gœttling, 1x Hesiodi Carmina, 1843, p. xxxvi; Ulrici, Geschichte der hellenischen Dichtkunst, 4° part., 1855, p. 357 ; Bernhardy, Grundriss der griech. Lilteratur, 2 part., p. 176. Cependant, d’après l'opinion de Gottf. Herman (Opuscula, t. VI, p. 239), la description pittoresque qu'Hésiode donne de l'hiver porte toutes les traces d’une haute antiquité.
(8) [page 6]. Hésiode, Théogonie, v. 253-264. — Peut-être aussi la Néréide Mæra (Odyssée, 1. XI, v. 526. Zliade, XVI, 48) désigne-t-elle les lueurs phosphorescentes qui brillent à la surface de la mer, comme déjà ce même nom yoiïpz sert à exprimer la constellation scintillante de Sirius.
(9) [page 6]. Voy. Jacobs, Leben und Kunst der Alten, t. I, jre parts D. 7.
(10) [page 7]. Zliade, 1. VIT, v. 555-589; IV, 482-458; XI, 115-119. Voy. aussiles peintures vivantes, bien qu’un peu accumulées, qu'Homère a faites de différentes espèces d'animaux, au début du catalogue des vaisseaux, IL 458-475.
(11) [page 7]. Odyssée, L. XIX, v. 451-445; VI, 290; IX, 44-499, — Lisez aussi la description des verts ombrages qui entourent la grotte de Calypso, « sous lesquels un immortel même s’arrêterait frappé d’admiration et se réjouirait dans son cœur, » (V, 55-75); la peinture des écueils qui bordent l’île des Phéaciens (V,400-449), et les jardins d’Alcinoüs (VIT, 143-150). — Sur le dityrambe du printemps de Pindare, voy Bœckh, Pindari Opera, t. II, 2° part., p. 575-579.
(12) [page 8]. OEdipe à Colone, v. 668-719. Parmi les descriptions de paysages où respire un profond sentiment de la nature, je dois encore signaler ici, dans les Zacchantes d'Euripide, v. 1045, la peinture du Cithéron que gravit le messager en quittant la vallée de l’Asopus (Voy. Leake, Worth. Greece, t. IL, p. 570); un tableau du coucher du soleil dans la vallée de Delphes, dans l’Zon du mème poëte, v. 82; une vue de l'île Sacrée de Délos, « autour de laquelle voltigent les mouettes et que battent les flots orageux, » dans l’Æymne à Délos de Callimaque, v. 11.
(43) [page 8]. Voy. Strabon, qui accuse Euripide d’une erreur géographique, au sujet des frontières de l'Élide (L. VIN ,
= 45 — p. 566, édit. de Casaubon). Ce paysage est tiré du Cresphonte. L'éloge de la Messénie se rattachait naturellement à l’exposition des circonstances politiques , c’est-à-dire du partage du Péloponnèse entre les Héraclides. Ici donc encore, selon l’ingénieuse remarque de Bæckh, la reproduction de la nature est intimement liée à l’action humaine.
(44) [page 10]. Meleagri Reliquiæ, edid. Manso, p. 5. Comp. Jacobs, Zeben und Kunst der Alten, t. 1, 4° part., p. 15; 9e part., p. 150-190. Zenobetti (Meleagri Gadareni in 7er Tdyllion, p. D) croyait avoir découvert le premier l'Æymne au Printemps de Méléagre, en 1759. Voy. Brunck, Znalecta,t. WE, Zect. et Emend., p. 104. — Il y a deux belles pièces de Marianus sur les forèts, dans l’Anthologie grecque, I. II, 514 et 512. On trouve dans les Eclogæ du sophiste Himérius, qui enseignait la rhétorique à Athènes sous le règne de Julien, un éloge du printemps qui contraste avec le poëme de Méléagre; le style en est en général froid et affecté; mais, dans quelques passages deseriptifs, l’auteur se rapproche fort du sentiment avec lequel les modernes observent la nature (Himerii Sophistæ Eclogæ et Declamationes, edid. Wernsdorf, 1790, orat. III, 3-6, et XXI, 5). Il est extraordinaire que l’admirable situation de Constantinople n'ait inspiré à Himerius aucun enthousiasme. Voy. Orat. VIT, b-7, XVI, 3-8. — Les passages de Nonnus, indiqués dans le texte, se trouvent dans l'édition de Petrus Cunæus (1610), L. I, p. 70; VI, p. 199; XXIIT, p. 16 et 619; XXVL p. 694. Voy. aussi Ouvaroff, Nonnos son Panopolis, der Dichter, A8A7, p. 3, 16 et 214. (Dissertation réimprimée dansses Opuscules de philosophie et de critique, Saint-Pétersbourg, 1843.)
(15) [page 140]. Ællen, Var. Hist. et fragm.. 1. IL, c. 14, p. 139, édid. Kühn. Voy. aussi A. Buttmann, Quæst. de Dicæarcho, Naumb., 4852, p. 32, et Geogr. gr. min.., edid. Gail., 4. I, p. 440-145. — On trouve chez un poëte tragique, Chærémon , un goût remarquable pour la nature, et surtout un amour pour les fleurs, que William Jones a déjà comparé au mème sentiment chez les poëtes indiens. Voy. Welcker, Griechische Tragædien, 5° part., p. 1088.
(16) [page 10]. Longi Pastoralia (Daphnis et Chloe), 1. 1, 9; Il, 19, IV, 2 et 5, p. 92, 195 et 457, edid. Seiler, 1843. Voy. Villemain, Essai sur les romans grecs dansses Mélanges de lit-
térature, 1827, t, I; et particulièrement le passage où Longus est comparé à Bernardin de Saint-Pierre (p. 451-448).
(17) [page 10]. Pseudo-Arioste, De mundo, c.5, 9 14-20, p. 399, édit. de Bekker.
(18) [page 141]. Voy. Osonn, Beitræge zur griechischen und rœmischen Litteralurgeschichte, 4855, 1. I, p. 194-266.
(49) [page 14]. Voy. Stahr, 4ristoteles beiden Rœmern, 1854, p. 173-177; Osann, Beilrwge, ete., p. 163-192. Stahr (p. 172) conjecture, comme Heumann, que le texte grec que nous possédons aujourd’hui est une traduction du texte latin d’Apulée. Mais Apulée (De mundo, p. 280, édit. des Deux-Ponts) dit expressément « qu’il a suivi pour guides dans la composition de son livre Aristote et Théophraste. »
(20) [page A1]. De Natura Deorum, 1. Il, c. 57. Un passage de Sextus Empiricus, où est cité un développement analogue d’Aristote (4dversus Physico 1. IX, 29; p. 54, édit. de Fabricius), est d'autant plus digne d'attention, qu’un peu plus haut l’écrivain fait allusion à une autre ouvrage d’Aristote, également perdu pour nous, sur la Divination et les Songes.
(21) [page 41]. « Aristoteles flumen orationis aureum fundens. » Cicéron, Acad. Quest. 1. IE, c. 58. Voy. Stahr, A4ristotelia, 2 part., p. 461; et dans le mème ouvrage le chapitre intitulé Aristoteles bei den Ræmern, p. b3.
(22) [page 12]. Menandri Rhetoris Comment. de Encomiis , ex rec. Heeren, 1785, sect. I, c. 5, p. 58 et 59. Suivant le sévère critique, la poésie didactique appliquée à la nature est un genre froid (ÿuypérepev), dans lequel toutes les forces physiques sont dénaturées, où Apollon représente la lumière; Junon, les phénomènes atmosphériques; Jupiter, la chaleur. Plutarque (De audiendis poelis, p. 27, édit. de H. Estienne) raille aussi ces prétendues poésies de la nature, qui n’ont de la poésie que la forme. Déjà Aristote, Poétique, c. 1, avait dit qu'Empédocle est plutôt un physicien qu’un poëte, et n’a rien de commun avec Homère, si ce n’est la mesure des vers.
(23) [page 12]. « Il peut sembler étrange, puisque la poésie se plait avant tout à la forme, à la couleur et à la variété, de vouloir l’unir avec les idées les plus simples et les plus abstraites; et pourtant cette association n’en est pas moins légi-
time. En elles-mêmes, et après leur nature, la poésie, la science, la philosophie, l’histoire, ne sauraient être séparées. Elles ne font qu’un, à cette époque de la civilisation où toutes les facultés de l’homme sont encore confondues et lorsque, par l'effet d’une disposition vraiment poétique, il se reporte à cette unité première. » Guillaume de Humboldt, Gesammelte erke, t. I, p. 98-102. Comp. Bernhardy, Ræmische Lilteratur, p. 215-218, et Frédéric Schlegel, Sæmmitliche Werke, t. 1, p. 108-110. — Cicéron, dans une lettre à Quintus, I. IE, 41, se montre bien sévère , pour ne pas dire injuste, envers Lucrèce que Virgile , Ovide et Quintillien ont porté si haut, quand il reconnaît en lui plus d'art que de génie. « Non multis luminibus ingenii , multæ tamen artis. »
[Récemment M. Théod. Bergk, dans un programme publié à Marbourg, 1846, a tenté de démontrer que le passage de Cicéron est corrompu, et qu'il faut lire: Multis luminibus ingenii, non Mmultæ tamen artis. M. C. F. Hermann, de Gættingue, est d'avis de supprimer tout à fait la négation, que M. Bergk se contente de déplacer. G. G.]
(24) [page 12]. Lucrèce, 1. V, v. 930-1455.
(25) [page 13]. Platon, Phèdre, p. 250; Cicéron, De legibus, L I, c. 5; 11, 4. Comp. Wagner, Comment. perp. in Ciceronis de Legibus, 1804, p. 6. Cicéron, De oratore, I. I, €. 7.
(26) [page 15]. Voy. l’excellent écrit de Rudolph Abeken, recteur au gymnase d’Osnabruck, publié en 1858 sous le titre de: Cicero in seinen Briefen, p. 451-454. Une intéressante notice sur le lieu de naissance de Cicéron est due à H. Abeken, neveu de l’auteur, longtemps attaché comme prédicateur à l'ambassade de Prusse à Rome, aujourd’hui associé à l’importante expédition du professeur Lepsius en Égypte. Voy. aussi, sur le lieu où naquit Cicéron, Valery, Voyage historique en Italie, t.U, p. 421. -
(27) [page 15]. Cicéron. Epist. ad Atticum, 1. XII, 9 et 45.
(28) [page 14]. Les passages de Virgilie cités par Malte-Brun (Annales des Voyages, 1808, 1. I, p. 253-266) comme descriptions de localités distinctes, prouvent seulement que le poëte connaissait les productions des diverses contrées, le safran du mont Tmolus, l’encens des Sabéens, les noms d’un grand
nombre de petites rivières, et aussi les vapeurs méphitiques qui s'élèvent d’une gorge des Apennins, près d’Amsanctus.
(29) [page 44]. Virgile, Géorgiques, 1. EL, v. 556-592; IT, 549-580 ; Énéide, IL, 499-211, 570-585 ; IV, 529-5928; XII, 684-689.
(50) [page 15]. Cosmos, t. I, p. 196 et 593. Voy. dans Ovide la description de quelques phénomènes naturels : Métamorphoses, 1. 1, 568-576; IL, 155-164, 407-419; VII, 180-188; XV, 296-506. Tristes, 1. I, élég. 3, v. 60; IL, élég. 4, v. 49; élég. 42, ° v. 15. Pontiques, 1. M, ep. 7-9. À ces races exemples de deseriptions individuelles, et qui paraissent faites d'après nature, il faut joindre, ainsi que Ross l’a prouvé, la gracieuse peinture d’une source sur le mont Hymette, commencant par ce vers: « Est prope purpureos colles florentis Hymetti, etc. (De arte amandi, 1, 687.) » Le poëte y décrit la source qui coule au flanc occidental de la montagne, peu arrosée d’ailleurs. Cette source était en grand honneur chez les anciens, qui lui avaient donné le nom de Xallia, et l'avaient consacrée à Vénus. Voy. Ross, Brief an Prof. Vuros in der griech. mediz. Zeitschrift, juin, 1857.
(51) [page 15]. Tibulle, édit. de Voss, 1811, LT, élég. 6, v. 21-54 (élég. 5, dans les édit. de fleyne et de Golbéry), L I, élég. 4, v. 57-66.
(32) [page 15]. Lucain, Pharsale, 1. I, v. 400-452.
(35) [page 16]. Cosmos, t. L p. 505.
(34) [page 16]. Cosmos, t. [, p. 595. L’Etna de Lucilius, qui fit vraisemblablement partie d’un poëme plus considérable sur les curiosités naturelles de la Sicile, a été attribué par Wernsdorf à Cornelius Severus. Les passages les plus dignes d’attention sont: un éloge général des sciences naturelles, que l’auteur appelle Les fruits de l'esprit (illæ sunt animi fruges), v. 270-280; le débordement de la lave, v. 369-370 et 474-505, la formation de la pierre-ponce, v. 415-4925. Voy. p. xvi-xx, 32, 49, 46, 50 et 5 dans l’édit. de Jacob, 1826.
(35) [page 16]. Decii Magni Ausonii Mosella, v. 189-199, p. 15 et 44, édit. de Bæcking. Consultez aussi les détails’ intéressants, au point de vue de l’histoire naturelle, que donne le poëte sur
les poissons de la Moselle (v. 85-150), et dont Valenciennes a su tirer habilement parti. C’est un pendant au poëme d’Oppien (Voy. Bernhardy, &Griech Litteratur, 2° part., p. 1049). A ce genre si froid de la poésie didactique appartiennent deux ouvrages qui ne sont pas parvenus Jusqu'à nous, l’Ornithogonia et les Theriaca d’Æmilius Macer, de Vérone, qui avait pris modèle sur Nicandre de Colophon. La description des côtes méridionales de la Gaule, contenue dans le poëme De reditu suo , de Claudius Rutilius Namatianus, était sans doute plus intéressante que la Moselle d'Ausone. Rutilius était un homme d'état contemporain d'Honorius, qui, forcé de quitter Rome lors de l'invasion des barbares, retourna dans les biens qu’il possédait en Gaule. Il ne s’est malheureusement conservé qu'un fragment du second livre, qui ne nous conduit pas au delà des carrières de Carrare. Voy. Rutilii Claudii Namatiani de Reditu suo (e Roma in Galliam Narbonensem), libri duo ex rec. A. W. Zumpt, 1840, p. XV, 51 et 219 (avec une belle carte de Kiepert); Wernsdorf, Poet. lat. min.,t. V, p. 1925.
(56) [page 17]. Tacite, Annales, 1. If, c. 25-24; Histoires, V, 6. L’unique fragment que nous ait conservé Sénèque le rhéteur À de l'épopée où un ami d’Ovide, Pedo Albinovanus, célébrait les exploits des Germains, contient aussi la description de [a navigation malheureuse de Germanicus sur l’Ems. Voy. Sénèque, Suasoria , 1, p. 11, édit. des Deux-Ponts; Pedo Albinovanus, Elegiæ, Amsterd., 1705, p. 172. Sénèque tient cette description de la mer orageuse pour plus pittoresque que tout ce qu’avaient écrit jusque-là les poëtes latins. IL est vrai qu’il ajoute: Latini declamatores in Oceani descriptione non nimis viguerunt; nam aut tumide scripserunt aut curiose.
(57) [page 17]. Quinte-Curce, 1. VE, ce. 4. Voy. aussi Droysen,. Geschichte Alexanders des Grossen, 1835, p. 265. Dans les Questions naturelles de Sénèque, qui pèchent seulement par l'abus de la rhétorique, on trouve une description remarquable de l’un des déluges envoyés à la race humaine pour la punir d’avoir perdu sa pureté primitive, depuis les mots: Cum fatalis dies diluvii venerit., jusqu'à: peracto exitio generis humani extinctisque pariter feris in quarum homines ingenia transierant…. (L. IL, ce. 27-50). Voy. aussi la description des révolutions de la terre lors du débrouillement du chaos dans le Bhagavata-Purana, L. I, €. 47 (Burnouf, t. E, p. 441).
(38) [page 18]. Pline le Jeune, 1. IE, ep. 475:V , 63.1X,, 7; Pline l'Ancien, 1. XII, e. 6; Hirt, Geschichte der Baukunst bei den Allen, t. HE, p. 241, 291 et 376. La villa que Pline le Jeune possédait à Laurentum était située près du lieu appelé aujourd'hui Torre di Paterno, sur le bord de la mer, dans la vallée nommée la Palombara, à l'Est d'Ostie. Voy. 7'iaggio da Ostia a la villa di Plinio, 1809, p. 9,et le Laurentin,par Haudelcourt , 1858, p. 62. Un profond sentiment de la nature éclate dans ces quelques lignes que Pline écrivait de Laurentium à Minutius Fundanus. « Mecum tantum et cum libellis loquor. Rectam sinceramque vitam! Dulce otium honestumque! O mare, o littus, verum secretumque povs£stoy | quam multa invenitis, quam multa dictatis! » (L I, ep. 9.) Hirt était convaincu que si le goût des jardins symétriques, nommés jardins français par opposition avec les parcs anglais qui se rapprochent davantage de la nature, se répandit en ftalie au xv° et au xvi° siècles, il faut chercher la raison de cette faveur précoce pour le genre ennuyeux dans le désir d’imiter les deseriptions de Pline le Jeune. Voy. Geschichte der Baukunst, ete. 2° part., p. 366.
(59) [page 18]. Pline le Jeune, 1. IL, ep. 19; VID, 46.
(40) [page 19]. Suétone, 7ie de J. César, c. B6. César, dans un poëme intitulé Zter, quine nous est pas parvenu, décrivait son voyage en Espagne, lorsque, pour dernier exploit, en vingquatre jours suivant Suétone, en vingt-sept d’après Strabon et Appien, il. conduisit son armée de la campagne de Rome à Cordoue, pour détruire les débris du parti de Pompée qui s’était rassemblés en Espagne.
(41) [page 19]. Silius Italicus, Punica, 1. HT, v. #77.
(42) [page 19]. Sil. Ital., L IV, v. 548; VILLE, 599.
(45) [page 20]. Voy. sur la poésie élégiaque Nicolas Bach, Allgemeine Schulzeilung, 1829, n° 154, p. 1097.
(44) [page 20]. Minucius Felix, Octavius, ex recens. Gronovi. Rotterdam, 1743, c. 2, 5, 16, 17 el 18.
(45) [page 24]. Sur la mort de Naucratius arrivée dans l’an 587, voy.Basilii Magni Opera omnia, édit. de Paris, 1730, t. IL, p. xLv. Deux siècles avant notre ère, les juifs de la secte des Esséniens vivaient déjà en anachorètes sur le rivage occidental de la mer Morte. Pline dit très-bien à leur sujet (1. V, c. 15): « Mira gens,
socia palmarum. » Les Thérapeutes, qui formaient une communauté plus étroite, habitèrent orignairement une contrée charmante sur le lac Mæris. Voy. Neander, 4llgem. Geschichte der christl. Religion und Kirche, 1842, t. I, dre sect., p. 73 et 105.
(46) [page 22]. Basilit Magni Epistolæ, ep. XIV, p. 93; CCXXI, 359. Sur la belle lettre adressée à Grégoire de Nazianze et sur les dispositions poétiques de saint Basile, voy. Villemain, de l’Æloquence chrétienne dans le IP siècle, dans les Mélanges historiques et littéraires, 1827, t. IN, p. 520-595. L'Iris. sur les bords duquel la famille de saint Basile possédait depuis longtemps un domaine patrimonial, prend sa source dans l’Arménie, arrose les compagnes du Pont et va se jeter dans la mer Noire, mêlé aux eaux du Lycus.
(47) [page 22]. Grégoire de Nazianze ne se laissa cependant pas séduire par la description que lui fit saint Basile de son ermitage sur le Liris; il préféra Arianzus dans la Tiberina reyio, bien que son ami nomme sans ménagement ce lieu un impur Bapa0poy. Voy. Basilit Epistolæ, ep. I, p. 70, et la Vie de saint Basile, p. xzvi et xux, t. III, édit. de 1730.
(48) [page 29]. Basilüi ÆZomiliæ in Hexaemeron , hom. VI, ©. 1 et IV, 6 (t. I, p. B4 et 70, édit. des œuvres complètes publiées en 1839, par J. Garnier). Comparez à ce passage une belle pièce de vers de Grégoire de Nazianze, De la Nature de l'Homme ; où respire la mélancolie la plus profonde (t. II, carm. 15, p. 86, édit. de Billy, Paris, 1630; p. 469, édit. de Caillau , Paris, 1840).
(19) [page 25]. Les passages de Grégoire de Nysse cités dans le texte sont fidèlement traduits de fragments pris cà et là. Voy. Gregorii Nysseni Opera , Paris, 1615, p. 49 C, B89 D, 210 GC, 780 CG; t. Il, p. 860 B,619 B et D, 324 D. « Soyez doux envers les mouvements de la mélancolie, » dit Thalassius dans des sentences qui ont été admirées de ses contemporains. (Bibliotheca Patrum, édit. de Paris, 1624, t. IF, p. 1180 C.)
(50) [page 25]. Voy. Joannis Chrysostomi Opera omnia, édit. de Paris, 1838, t. IX, p. 687 A; 1. Il, p. 821 A et 881 E; LI, p. 79. Voy. aussi Joannis Philoponi in cap. I Geneseos de Creutione mundi libri septem, Viennæ Austr., 1630, p. 192, 256 et 272, ainsi que Georgii Pisidæ Mundi opificium, édit. de 1596, V. 567-575, 560, 953 et 1248.
(51) [page 24]. Au sujet du concile de Tours, sous le pape Alexandre HI, voy. Ziegelbauer , Æist. rei liller. ordinis S. Benedieti , &. I, p. 248, édit. de 1784. Sur le concile de Paris, (1209) et sur la bulle de Grégoire IX (1251), voy. A. Jourdain, Recherches criliques sur les traductions d’Aristote, 2° edit., publiée par GC. Jourdain, 1843, p. 188-192. La lecture des ouvrages de physique d’Aristote fut défendue sous des peines sévères. Dans le concile de Latran (1139), on se contenta d’interdire aux moines l'exercice de la médecine. (Sacrorum concil. nova collectio, Venise, 1779, t. XXI, p. 528). Voy. aussi à ce sujet un agréable et savant écrit du jeune Wolfgang de Gœthe: Der Mensch und die elementarische Natur, 1844, p. 40.
(82) [page 98]. Frédéric Schlegel, ueber nordische Dichtkunst, dans la collection de ses œuvres complètes, t. X, p. 71 et 90. Sans sortir de l’époque de Charlemagne, on peut citer encore dans la Vie de ce prince par Angilbert, abbé de Saint- Riquier, la description poétique d’un pare situé près d’Aixla-Chapelle, qui renfermait des bois et des prairies. Voy. Pertz, Monumenta, t. IL, p. 593-405.
(35) [page 261. Voy. dans Gervinus, Geschichte der deutschen Litter., t. 4, p. 584-581, la comparaison des deux époques germaniques, des Wiebelungen ; où est racontée la vengeance de Chriemhild , épouse de Sigfried à la cuirasse de corne, et du poëme de Gudrun, fille du roi Hetel.
(54) [page 27]. Sur la description romantique de la Caverne des Amoureux, dans le Tristan de Gottfried de Strasbourg , voy. Gervinus, Gesch. der deutschen Liller., 1. 1, p. 450.
(55) [page 28]. Vridankes Bescheidenheit par Guillaume Grimm, 1834, p. & et exxvur. Tout le jugement sur l'épopée populaire des Allemands et sur les chansons d'amour, exposé dans le Cosmos, p. 25-29, est extrait d’une lettre que m'a écrite Guillaume Grimm , dans le mois d'octobre 1843. J'emprunte à un poëme anglo-saxon très-ancien sur les noms des Runes, que Hickes a fait connaître le premier, et qui n’est pas sans rapport avec les chants de l'Edda, une description caractéristique du bouleau (Birke). « Les branches du beorc sont belles; ses extrémités garnies de feuilles frémissent amoureusement sous le souffle des airs. » Le salut adressé au jour est d’une expression simple et noble. « Le jour est le messager du Seigneur ;
l'ami de l’homme, la brillante lumière de Dieu, la joie et la confiance des riches et des pauvres, un bienfait pour tous ! » Voy. Guillaume Grimm , weber deutsche Runen , 1821, p. 94, 225 et 254.
(56) [page 29]. Jacob Grimm dans son Reinhart Fuchs, 1834, p. cexav. Voy. aussi Lassen, éndische Alterthumskunde , t. TX, 1843, p. 296.
(57) [page 29]. Voy. Die Unæchtheit der Lieder Ossians und des Macpherson’schen Ossian’s insbesondere , publiée en 1840 sous le nom de Talvj, pseudonyme de la spirituelle traductrice des poésies populaires de la Serbie. La première publication d’Ossian par Macpherson est de 1760. Les chants de Finnian retentissent, il est vrai, parmi les Highlanders de l'Écosse aussi bien qu’en Irlande; mais, d’après O’Reilly et Drummond, c’est de l'Irlande qu'ils ont été transportés en Écosse.
(58) [page 30]. Voy. Lassen, indische Alterthumskunde, {. 1, p. 419-41B.
(59) [page 50]. Sur les anachorètes indiens, les Vanaprasthes (sylvicolæ) et les Sramanes, nommés aussi par corruption Sarmanes et Garmanes, voy. Lassen, De nominibus quibus veteribus appellantur Indorum philosophi, dans le Rheinisches Museum für Philologie, 1833, p. 178-180. Selon Guillaume Grinim, la description d’une forêt que le moine Lambrecht traça, il y a environ 1,200 ans, dans son poëme sur Alexandre, imité exactement d’un modèle français , reproduit quelque chose de la couleur indienne. Le héros vient dans une forêt merveilleuse , où du calice de larges fleurs naissent des filles de grandeur naturelle et parées de tous les attraits, et il y reste jusqu’à ce que fleurs et filles se soient fanées. Voy. Gervinus, Gesch. der deutschen Litter., t. 1, p. 282, et Massmann, Denkmähler, t. I, p. 16. Ces filles, qui formaient un objet de commerce, habitaient la plus orientale des iles enchantées d’Édrisi, nommée Vacvac ; elles sont appelées, dans la traduction latine de Masoudi Cotbeddin, puellæ V’asvakienses. Voy. Humboldt, Examen critique de la géographie, t. 1, p. B5.
(60) [page 51]. Kalidasa vivait à la cour de Vikramaditya, à peu près cinquante-six ans avant notre ère. Le Ramayana et le Mahabharata sont très-vraisemblablement de beaucoup antérieurs à l'apparition de Bouddha, c’est-à-dire au milieu du
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vi siècle avant J.-C. Voy. E. Burnouf, édit. et trad. du Zhagueata-Purana, t. 1, p. ex et cxvm; Lassen, indische Alterthumskunde, 1. Y, p. 386 et 492. George Forster, en traduisant le drame de Sakountala, où plutôt en transportant en allemand, (1791), avec un gout exquis, la traduction anglaise de William Jones , a contribué beaucoup à lenthousiasme qui, vers cette époque, éclata en Allemagne pour la poésie indienne. J'aime à rappeler à ce sujet deux beaux distiques de Gœthe qui parurent en 47992. « Veux-tu embrasser d’un seul nom les fleurs du printemps et les fruits de l'automne, tout ce qui charme et pénètre, tout ce qui rassasie et nourrit, le ciel et la terre, je te nomme Sakountala,et tout est dit. » La dernière traduction allemande du drame indien, faite d’après les textes originaux découverts par Brockhaus, est celle de Otto Bœhtlingk , Bonn, 1849; il a été traduit en français par Chézy, Paris, 1850.
(61) [page 51]. Voy. dans mes Tableaux de la nature , les considérations sur les steppes et les déserts , t. 1, p. 40-44 de la traduction française, 1828.
(62) [page 32]. Pour compléter le peu que j'ai pu dire de la littérature indienne, et en indiquer au moins les sources principales , comme je l'ai fait pour les littératures grecque et romaine, je citerai ici quelques considérations générales sur le sentiment de la nature chez les Hindous; je les dois aux communications manuscrites que m'a faites obligeamment un savant distingué , très-versé dans la connaissance philosophique de la poésie indienne, M. Théod. Goldstucker. « De toutes les influences qui ont aidé au développement intellectuel des Hindous, la première, selon moi, et la plus efficace, est celle qu'a exercée sur ces peuples la riche nature du pays qu'ils habitaient. Un sentiment très-profond de Ja nature a de tout temps été le trait caractéristique du génie indien. En cherchant à reconnaitre les formes diverses sous lesquelles ce sentiment s’est manifesté, on peut marquer trois époques distinctes, dont chacune présente un caractère propre, fondé sur la vie et sur les tendances de ces peuples. Aussi quelques exemples suffiront-ils pour faire comprendre l’activité de l'imagination indienne, que n’a pu épuiser un travail de près de trois mille ans. La première époque est signalée par les 7édas. Nous pourrions citer les descriptions à la fois simples et majestueuses de l'aurore et du soleil « aux mains d'or. » Voy. Aigveda-Sanhità ; édit. de
Rosen, 1838, hymne XXII; p. 51; XXXV, p. 68; XLVI, p. 88; XLVIU, p. 92; XCIH, p. 1843; CXIIE p. 255. Voy. aussi Hæfer, indische Gedichte, 4844, repart, p. 5. L’hommage rendu à la nature fut chez les Hindous , comme chez les autres peuples, la première forme du sentiment religieux; mais ce culte à dans les V'édas une nuance particulière , en ce qu'il est toujours étroitement associé avec le sentiment de la vie extérieure et intérieure de l’homme. — La seconde époque est très-différente de la première; une mythologie populaire s’est formée , qui a pour but de développer les mythes des 7Zédas, de les rendre plus saisissables aux hommes qui ont déjà perdu le sens de la naïveté primitive, et de les combiner avec des événements historiques transportés dans le domaine de la fable. A cette seconde époque appartiennent les deux grandes épopées indiennes. Le Mahabharata, moins ancien que le RAamayana, se propose aussi, comme but secondaire, d'assurer à la caste des brahmanes une influence dominante parmi les quatre castes établies par la constitution ancienne de l'Inde. Aussi le Ramayana est-il plus beau et le sentiment de la nature y est-il plus saisissant; il est resté sur le vrai sol de la poésie et n'a pas été forcé de recevoir des eléments étrangers ou même opposés à la poésie. Dans ces compositions épiques , la nature ne remplit plus le tableau tout entier, comme dans les 7édas; elle n’en forme qu’une partie. Deux points essentiels distinguent la conception de la nature, à cet âge du poëme héroïque, et le sentiment du monde extérieur tel qu’il apparaît dans les 7édas, sans parler même des différences inévitables entre le style des hymnes et celui du récit. D'abord, dans les épopées , le poëte s'attache à décrire des sites déterminés. On peut voir, par exemple, dans la traduction du Ramayana, par G. de Schlegel, le premier livre intitulé Balakanda, et le second 4yodhyakanda. Voy. aussi sur la différence des deux grandes épopées indiennes Lassen , indische Alterthumskunde, t. 1, p. #82. Le second point qui se rattache très-intimement au premier, consiste dans les objets nouveaux auxquels s'applique le sentiment de la nature. Il était dans le caractère de la légende et surtout de la narration historique, d'introduire des descriptions individuelles de la nature à la place de vagues tableaux. Les créateurs des grandes formes épiques, soit Valmiki, qui chante les exploits de Rama, soit les auteurs du Mahabharala, que la tradition a confondus sous le nom collectif de Vyasa, tous se montrent dans leurs ré-
cits comme subjugués par un sentiment puissant de la nature. Le voyage de Rama qui se rend d’Ayodhya à la résidence royale de Dschanaka, sa vie dans la forêt, son départ pour Lanka (l’île de Ceylan), où habite le sauvage Ravana, le ravisseur de sa femme Sita, offrent au poëte enthousiaste, aussi bien que la vie solitaire des Pandavas, l’occasion de suivre les inspirations originaires du génie indien et de rattacher aux exploits de ses héros de brillantes descriptions de la nature. Comp. Ramayana, édit. de Schegel, 1. I, c. 26, v. 45-1B; 1. IT, c. B6, v. 6-11; Nalus, édit. de Bopp, 1832, chant. XIE, v. 4-10. Il y a encore une autre différence, tenant également au sentiment de la nature, entre cette seconde époque et celle des Yédas, c’est que la sphère de la poésie elle-même s’est aggrandie. L'objet de la poésie n’est plus, comme précédemment , l'apparition des puissances célestes ; elle embrasse la nature entière, les espaces du ciel et de la terre, le monde des animaux et des plantes, dans leur luxuriante abondance et dans leur influence sur l'ame humaine. — Si l’on passe à la troisième époque de la littérature poëtique des Hindous, en laissant de côté les Pouranas, destinés à développer l'élément religieux sous la forme de l'esprit de secte, la nature exerce un empire souverain ; mais la poésie descriptive est fondée sur une observation plus savante et plus précise. Parmi les grands poëmes de cette époque, nous mentionnerons ici le Bhattikarya, c’est-à-dire le poëme de Bhatti qui, comme le Ramayana, a pour objets les exploits de Rama, et dans lequel se succèdent des tableaux imposants de la vie des forêts pendant un exil du héros, des descriptions de la mer, de ses charmants rivages et de l’aube du jour à Lanka. Voy. Bhattikarya, édit de Caleutta, {re part., chant. 7, p. #52; ch. 10, p. 715; ch. 414, p. 814; comp. aussi Schütz, professeur à Bielefeld, Fünf gesänge des Bhatli-Kävya, 1837, p. 1-18; nous mentionnons encore le poëme du Sisoupalabadha, par Magha, avec une agréable description des diverses parties du jour; celui du Waischada-tscharita , par Sri-Harscha , mais en faisant observer toutefois que dans l'épisode de Nalus et de Damayanti l'expression du sentiment de la nature passe les justes bornes. Ces excès font mieux sentir encore la noble simplicité du Ramayana dans le passage où Visvamitra conduit son élève aux rives du Sona. Voy. Sisoupalabadha, édit. de Cale., p. 298 et 572, et comp. Schütz dans l'ouvrage cité plus haut, p. 25- 98: Naischada-tscharita, édit. de Cale., fre part., v. 77-129;
Ramayana, édit. de Schlegel, 1. 1, c. 55, v. 15-18. Kalidasa, le célèbre auteur de Sacountala, est passé maître dans l’art de peindre l'influence de la nature sur l’ame des amants, La scène de la forêt, qu'il a tracée dans le drame de Pikrama et Urvasi, est une des plus belles productions de la poésie dans tous les temps. Voy. 7ikramorvasi, édit. de Cale., 1830, p. 71, et la traduction de ce poëme par Wilson, Select specimens of the Theatre of the Hindus, Cale., 1827, t. Il, p. 65, et par Langlois, Chefs d'œuvre du théâtre indien, 1898, t. I, p. 185. Dans le poëme des Saisons, particulièrement dans la Saison des pluies et dans celle du printemps, comme dans le Nuage messager, toutes créations de Kalidasa, l'influence de la nature sur les sentiments de l’homme est encore le sujet principal. (Voy. Aitousanhära, édit. de Bohlen, 1840, p. 11-18 et 37-48, et la traduction allemande du même orientaliste, p. 80-88 et 107-114). Le Nuage messager (Meghadouta), publié par Wilson et Gildemeister, et traduit par Wilson et Chézy, décrit la tristesse d’un exilé sur le mont Ramagiri. Dans la douleur que lui cause l’absence de sa bien-aimée, il prie un nuage qui vient à passer au-dessus de sa tête, de porter le témoignage de ses regrets. Il trace au nuage la route qu’il doit prendre, et peint le paysage, tel qu'it se reflète dans une ame profondément agitée. Parmi les trésors que la poésie indienne, dans cette troisième période, doit au sentiment populaire de la nature, la mention la plus honorable appartient au Gitagosinda de Dchayadeva. Voy. Rückert, Zitschrift für die Kunde des Morgenlandes, 1. 1, 1857, p. 129-175; Gilagovinda Jayadesæ poetæ indici drama lyricum, édit. de Lassen, 1836. Rückert a fait de ce poëme, l’un des plus gracieux mais aussi des plus difficiles de toute la littérature indienne, une excellente traduction en vers, qui rend avec une fidélité admirable l'esprit de l'original et cette conception intime de la nature qui en vivifie toutes les parties. »
(63) [page 53]. Journ. of the royal Geogr. Society of London, t. X, 1841, p. 2-5; Rückert, Makamen Harirts, p. 261.
(64) [page 33]. Gœthe, Commentar zum West-ôstlichen Divan, {. VI, p. 73-78 et 111 de ses œuvres complètes (1828).
(65) [page 33]. Voy. le Zivre des Rois, publié par Jules Mohl, t. 1, 4858, p. 487.
(66) [page 33]. Voy. Joseph de Hammer, Geschichte der schônen Redekünste Persiens, 1818, p. 96, dans le passage consacré
à Ewhad-eddin Enweri, poëte du xne siècle chez lequel on a découvert une allusion remarquable à l'attraction réciproque des corps célestes. On trouvera encore mentionnés (p. 183) le mystique Djelal-eddin Roumi; (p. 259) Djelal-eddin Adhad; et (p. 405) Feisi, qui se présenta à la cour d’Akbar comme défenseur de la religion de Brahma, et dont les chants intitulés Gazal respirent toute la tendresse des sentiments indiens.
(67) [page 34]. « La nuit tombe quand l’encrier du ciel se renverse, » c’est ainsi que s’exprime dans un poëme insipide Chodschah Abdallah Wassaf, qui a cependant le mérite d’avoir le premier décrit le grand observatoire de Meragha avec son haut gnomon. Hilali, d’Asterabad, fait « rougir de chaleur le disque de la lune,» et appelle la rosée « la sueur de la lune. » Voy. Joseph de Hammer, #bid., p. 247 et 371.
(68) [page 54]. Tuirja ou Touran sont des dénominations dont on n’a pas encore découvert l’étymologie; cependant Eugène Burnouf (Comment. sur le Yagna, t. IL. p. 427-450) a appellé ingénieusement l'attention sur une satrapie de la Bactriane, nommée par Strabon (1. XI, p. 517, édit. de Casaubon) Touriua ou Touriva. Mais Du Theil et Groskurd proposent de lire Tapyria.
(69) [page 34]. Ueber ein finnisches Epos, Jacob Grimm, 1845, p. 5.
[La poésie finlandaise a trouvé aussi des interprètes en France: il y a plusieurs années M. X. Marmier avait écrit un article intéressant sur ce sujet dans la Revue des Deux-Mondes (4er octobre 1838); depuis M. Léouzon Le Duc a publié le Kalewala, dans un livre intitulé: la Finlande, son histoire, sa poésie épique avec la traduction complète du Kalewala, 1845. C. G.]
(70) [page 37]. Le cme psaume dans les Bibles catholiques et le ave dans les Bibles protestantes. Voy. aussi ps. Lxv, v. 7:14; Lxxiv, 13-17. L'auteur et le traducteur de ce livre ont suivi l’excellente version de Moise Mendelsohn. Voy. t. VI de ses OEuvres, p. 220, 258 et 280. On trouve encore, au x siècle, quelques nobles reflets de l’ancienne poésie hébraïque, dans des hymnes composés pour les synagogues par un poëte espagnol, Salomo ben Gabirol (Avicébron). Ces hymnes sont une paraphrase poétique du livre De mundo, faussement attribué à Aristote. Voy. Michæl Sachs, Die religiüse Poesie der Juden in
Spanien, 4845, p. 7, 217 et 229. Mose ben Jakob ben Esra offre aussi des traits empruntés à la vie de la nature, qui sont pleins de force et de grandeur. Voy. dans l’ouvrage ci-dessus, p. 69, 77 et 285.
(71) [page 38]. Les passages extraits du livre de Job ont été empruntés par l’auteur du Cosmos à la traduction et au commentaire de Umbreit, 1824, p. xxix-xu et 290-514. Comp. Gesenius, Geschichte der hebræischen Sprache und Schrifl, p. 33, et Ilgen, de Jobi antiquissimi carminis hebraici natura atque cirtutibus, p. 28. La description la plus longue et la plus caractéristique qu'offre le livre de Job est celle du crocodile (voy. e. XL, v. 25 et c. XLI, v. 26); et cependant ce passage contient un des indices d’après lesquels on peut conclure que l’auteur du livre de Job était né dans Ja Palestine même. (Voy. Umbreit, p. xu et 508). Mais comme on rencontrait autrefois les hippopotames et les crocodiles dans tout le Delta du Nil, il ne faut pas s'étonner que la connaissance de ces étranges animaux se füt répandue jusque dans la Palestine,
(72) [page 38]. Gœthe, Commentar zum West-üstlichen Disan, P. 8.
(75) [page 59]. Antar, a bedoueen Romance translated from the Arabic, by Terrick Hamilton, t. I, p. xxvi; Hammer dans les Wiener Jahrbüchern der litteratur, 1. VI, 1819, p. 229; Rosenmuller, Charakteren der sornehmsten Dichter aller Nationen, t. V, 1798, p. 2B1.
(74) [page 59]. 4ntara cum schol. Zuzenii, édit, de Menil, 1816, v. 15,
(75) [page 59]. 4mrulkeisi Moallakat, édit. de E. G. Hengstenberg, 1893 ; Hamasa, édit. de Freytag, 1828, 1° part. I. VIT, p. 785. Voy. aussi le charmant ouvrage intitulé : Amrilkaïs , der Dichter und Kôünig, übersetzt con Fr. Rückert, 1843, p. 29 et 62, où deux fois les grandes pluies méridionales sont peintes avec une vérité frappante. Le roi-poëte avait visité, plusieurs années avant la naissance de Mahomet, la cour de l’empereur Justinien, pour demander du secours contre ses ennemis. Voy. le FR d’'Amro’lkaïs, avec une traduction par Mac Guckin de Slane, 1857, p. 111.
(76) [page 39]. Nabega Dhobyani dans Silvestre de Sacy; Chrestomathie Arabe, 1826, t. IL p. 404. Comp., sur les commen-
cements de la littérature arabe, Silvestre de Sacy, dans les Memoires de l'Académie des Inscriptions, t.L:; Weil, Die poetische Litleratur der Araber vor Mohammed, 1837, p. 15 et 90, et Freytag, Darstellung der arabischen Perskunst, 1830, p. 379- 592, en attendant l'ouvrage de M. Caussin de Perceval sur le même sujet. Le grand poëte Fr. Ruckert à fait paraître récemment en Allemagne une traduction du Æamasa, où est reproduite avec un rare bonheur l’antique poésie des Arabes.
(77) [page 39]. Hamasæ Carmina, édit. de Freytag, 4° part., 1898, p. 788: « Ici se termine, est-il dit expressément p. 796, le chapitre du voyage et de la somnolence. »;
(78) [page #1]. Dante, Purgatorio, canto I, v. 115:
L’alba vinceva l’ora mattutina Che fuggia innanzi, si che di lontano Conobbi il tremolar della marina...
(79) [page 41]. Purgat., NV, v. 109-197:
Ben sai come nell’aer si raccoglie,
Quell’umido vapor, che in acqua riede, Tosto che sale, dov ‘1 freddo il coglie… (80) [page #1]. Purgat., XXVINT, v. 1-24.
(81) [page 41]. Parad., XXX, v. 61-69 :
E vidi lume in forma di riviera Fulvido di-fulgore intra duo rive, Dipinte di mirabil primavera.
Di tal fiumana uscian faville vive, E d’ogni parte si mettean ne’ fiori, Quasi rubin, che oro circonserive.
Poi, come inchriate dagli odori, Riprofondavan se nel miro gurge, E s’una entrava, un’altra n’uscia fuori.
Je ne cite rien des canzones de la J'ita nuora, parce que les métaphores et les images qu'elle contient ne rentrent pas assez dans le domaine de ja nature et de la réalité,
(82) [page 41]. Ces lignes font allusion au sonnet de Bojardo: « Ombrosa selva, che il mio duolo ascolti.…. » et aux admirables stances de Vittoria Colonna, commencant par ces mots :
Quando miro la terra ornata e bella, Di mille vaghi ed odorati fiori....
Fracastor, célèbre à la fois comme médecin, comme mathématicien et comme poëte, nous a laissé, dans son Naugerius de poetica dialogus, une belle et très-exacte description de sa maison de campagne, située sur la colline d’Incassi (mons Caphius), auprès de Vérone. Voy. dans les OEuvres de Fracastor, 1591, dre part., p. 321-326. Voy. aussi, p. 656, un charmant passage sur la culture du citronnier en Italie. Je remarque au contraire avec étonnement qu’il n’existe dans les lettres de Pétrarque aucune trace du sentiment de la nature, pas même lorsque en 1345, trois ans avant la mort de Laure, il sort de Vaucluse et tente de gravir le mont Ventoux, dans l'espoir que ses regards ardents pourront découvrir sa patrie, ou lorsqu'il visite soit les rives du Rhin jusqu’à Cologne, soit le golfe de Baia. Pétrarque vivait plutôt dans les souvenirs classiques de Cicéron et des poëtes latins ou dans les élans enthousiastes de sa mélancolie ascétique, que dans le sein de la nature qui l’entourait. Voy. Petrarchæ Epist. de rebus familiaribus, 1. IV, ep. 1; V,5et 4, p. 119, 136 et 161, édit. de Lyon, 4601; il n’y à dans ces lettres de vraiment pittoresque que la description d’une grande tempête qu'il observa à Naples en 1545. Voy. I- V, ep.5, p. 165.
(85) [page 45]. Humboldt, Examen critique de l'Histoire de la Géographie du Nouveau Continent, t. I, p. 227-248,
(84) [page 44]. Voy. plus haut Cosmos, t. I, p. 252 ct 410.
(85) [page 45]. Journal de Christophe Colomb à son premier voyage, 29 octobre, 28-29 novembre, 7-16 décembre et 21 décembre 1492. Voy. aussi sa lettre à Dona Maria de Guzman, ama del principe D. Juan, décembre 1500, dans Navarrete: Coleccion de los Viages que hiciéron por mar los Espanoles, t. 1, p. 45, 65-79, 82, 99, 100 et 9266.
(86) [page 45]. Voy. dans la même collection, p. 305-304, Carta del Almirante à los Reyes, escrila en Jamaica à 7 de julio 4503; Humbold, Examen critique, etc., t. HE, p. 251-256.
(87) [page 46]. Tasso, canto XVI, st. 9 et 16.
(88) [page 46]. Voy. Frédérie Schlegel, t. Il, p. 96 de ses OEuvres complètes, et sur le dualisme, bizarre à la vérité, que forme le mélange des fables anciennes avec les croyances chrétiennes, t. X, p. 54. Camoens a cherché à justifier ce dualisme mythique dans les stances 82-84, auxquelles on n'a pas assez fait attention. Téthys avoue d’une manière un peu naïve, mais
au milieu du plus bel élan poétique, « qu'elle-même, Saturne, Jupiter et tout le cortége des dieux ne sont que de pures fables, nées de l'illusion des mortels; tous ne servent, dit-elle, qu'à donner du charme aux chants du poëte: « À sancta Providencia que em Jupiter aqui se representa....»
(89) [page 46]. Os Lusiadas de Camoes, canto I, est. 19; VI, 71-82. Voy. aussi la comparaison dont se sert le poëte, dans la description de l’orage qui éclate au milieu d’une forêt, I, 55.
(90) [page 46]. Le feu St.-Elme: « O lume vivo, que a maritima gente tem por santo, em tempo de tormenta....» canto V, est. 18. Si une flamme brille seule, c’est l’Æélène des marins grecs, elle porte malheur (Pline, 1. Il, c. 57); deux flammes, Castor et Pollux, apparaissant avec bruit, comme des oiseaux qui voltigent, sont au contraire d’heureux présages. Voy. Stobée, Eclogæ physicæ, 1. 1, p. 814; Sénèque, Watur. Quæst.. 1.T, c. 1. Pour se faire une idée de la vérité saisissante dont sont empreintes chez Camoens les descriptions de la nature, on peut voir, dans la grande édit. de Paris, 1818, la 7'ida de Camoes, par Dom Joze Maria de Souza, p. CIT.
(91) [page 47]. Canto V, est. 19-92. La trombe d’eau, ou trombe de terre, dans Camoens, peut être comparée à la description également très-poétique et très-vraie de Lucrèce, 1. VL v. 423-449. Sur l'eau douce, qui vers la fin de l'apparition tombe visiblement de la partie supérieure de la trombe, voy. dans 4mer. Journ. of Sciences de Silliman, t. XXIX, p. 254-260, un mémoire de Ogden, On Water Spouts, résultat d'observations faites en 1820 pendant un voyage de la Havane à Norfolk.
(92) [page 47]. Canto IF, est. 7-21. Je suis toujours, pour Camoens, le texte de l’édition princeps de 1872, magnifiquement reproduit dans l'excellente édition de Dom José Maria de Souza-Botelho, Paris 1818. Camoens se proposait avant tout dans son poëme la glorification de sa patrie. Ne serait-il pas digne d’une si grande gloire poétique et d’une telle nation, de faire à Lisbonne même ce qu'on a fait au château grand-ducal de Weimar, dans les salles de Schiller et de Gæthe , c’est-à-dire d'exécuter en fresque, sur des murs bien éclairés et dans de vastes dimensions, les douze compositions dues à un homme dont je m'honore d’avoir été l'ami, à Gérard, et qui ornent l’édition de Souza? Le rêve du roi Don Manoel, dans lequel lui
apparaissent les fleuves de l’Indus et du Gange, le géant Adamastor planant au-dessus du cap de Bonne-Espérance (Eu sou aquelle occulto e grande cabo, a quem chamais v6s outros Tormentorio), le meurtre d’'Inès de Castro et l'ile gracieuse de Vénus, produiraient le plus brillant effet.
(95) [page 47]. Ganto X, est. 79-90. Camoens, comme Vespucci, dit que la région du ciel voisine du pôle austral est dégarnie d'étoiles, Canto V. est. 14; il connaît aussi les glaces des mers antarctiques, V, 27.
(94) [page 47]. Canto X, est. 91-141.
(95) [page 48]. Canto IX, est. 81-65. Comp. Louis Kriegk, Schriften zur allgemeinen Erdkunde, 1840, p.358. Toute la description de l’êle de Fénus est un mythe allégorique, ainsi que cela est dit expressément, est. 89. Au début seulement du rêve de don Manoel, le poëte a dépeint une contrée de l'Inde boisée et montagneuse, canto IV, est. 70.
(96) [page 49]. Par amour pour l'ancienne littérature espagnole et pour le ciel enchanteur sous lequel le poële Alonso de Ercilla y Zuniga a composé l’Araucana, j'ai lu consciencieusement et à deux reprises cette épopée qui n'a pas moins de 22,000 vers: je l'ai lue la première fois au Pérou; la seconde fois, tout récemment, à Paris, où, grâce à l’obligeance d’un savant voyageur, M. Ternaux-Compans, j'ai pu comparer avec le poëme d'Ercilla, un livre très-rare, imprimé en 13896 à Lima, les dix-neuf chants de l’4rauco domado compuesto pour el lLicenciado Pedro de Ona, natural de los Infantes de Engol en Chile. Les quinze premiers livres de cette épopée d'Ercilla, dans laquelle Voltaire voit une Zliade et Sismondi une Gazette en vers, ont élé composés entre 1555 et 1863, et publiés dès l’année 1569 ; les derniers ne furent imprimés qu’en 1590, c’est-à dire à peine six ans avant le malencontreux poëme de Pedro de Ona, qui porte le même titre qu’un des chefs-d'œuvre dramatiques de Lope de Vega, et dans lequel le cacique Caupolican joue également le rôle principal. Ercilla est naïf et sineère, surtout dans les parties de son poëme qu'il écrivit en plein champ, le plus souvent sur des écorces d'arbres et des peaux de bêtes, faute de papier. Il causeune vive émotion quand il retrace son indigence et l'ingratitude qu'il éprouva, lui aussi, à la cour du
voi Philippe. La fin du 57° chant est particulièrement touchante:
Climas passé, mudé constelaciones, Golfos mavegables navegando , Estendiendo , Senor, Vuestra Corona Hasta la austral frigida zona...
« C'en est fait du printemps de ma vie; instruit trop lard, je veux dire adieu aux choses de la terre, pleurer et ne plus chanter. » Mais les descriptions, telles que le jardin de l’enchanteur, l'orage qu'Éponamon fait éclater, la peinture de la mer (1re part., p. 80, 138 et 173; 2e part., p. 150 et 161, édit. de 1735) sont dénués de tout sentiment de la nature; les indications géographiques (Canto XXVII) sont si bien accumulées, qu'il y a, en huit vers, 27 noms propres se suivant sans interruption. La deuxième partie de l’Araucana n’est pas d’Ercilla, c'est une continuation en 20 chants, faite par Diego de Santistevan Osorio, qui se rattache aux 37 chants d'Ercilla.
(97) [page 49]. Voy.le Romancero de Romances caballerescos é historicos, ordenado por D. Agustin Duran, 1re part., p.189, et 2e part., p. 237. J'ai surtout en vue ces belles strophes:
Yba declinando el dia...
Su curso y ligeras horas...
et la fuite du roi Rodrigue, qui commence par ces mots:
Quando las pintadas aves Mudas estan y la tierra Atenta escucha los rios...
(98) [page 49]. Fray Luis de Leon, Obras propias y traducciones, dedicadas à Don Pedro Portocarero, 1681, p. 120: WNoche serena. Un profond sentiment de la nature se révèle parfois aussi chez les anciens poëtes mystiques des Espagnols, Fray Luis de Granada, Santa Teresa de Jesus, Malon de Chaïde ; mais ces images de la nature ne sont le plus souvent qu'un voile symbolique sous lequel se cachent des conceptions idéales et religieuses.
(99) [page 50]. Voy. Caldéron dans le Prince constant, au moment où s'approche la flotte espagnole, acte I, scène re, et sur la royauté des bêtes sauvages dans les forêts, acte HI, scène 2°.
(100) [page 30]. Tout ce qui, dans le jugement sur Caldéron et Shakspeare, est entre guillemets, est tiré d’une lettre inédite, adressée à l’auteur par M. Louis Tieck.
(1) [page 52]. Voici l’ordre dans lequel se sont succédé ces divers ouvrages: Jean-Jacques Rousseau, Nouvelle Héloïse, 1759; Buffon, Époques de la nature, 1778 (l'Histoire naturelle avait paru de 1749 à 1767); Bernardin de Saint-Pierre, Études de la nature, 1784; Paul et Virginie, 1788; la Chaumière indienne, 1791; Georges Forster, Reise nach der Südsee , 1777, kleine Schriflen, 1794. Plus de cinquante ans avant l’apparition de la Nouvelle Héloise, Mw+ de Sévigné avait déjà exprimé dans ses lettres le sentiment de la nature, avec une vivacité que l’on rencontre rarement au siècle de Louis XIV. On peut voir notamment d’admirables descriptions dans les lettres du 20 avril, du 51 mai, du 45 août, du 16 septembre et du 6 novembre 1671; du 23 octobre et du 28 décembre 1689. Voy. aussi Aubenas, Histoire de Me de Sévigné, 1849, p. 201 et 497. Si un peu plus loin (p. 76) j'ai rappelé le vieux poëte allemand, Paul Flemming, qui de 1655 à 14659 accompagna Adam Olearius dans son voyage en Moscovie et en Perse, c'est que, selon le témoignage de mon ami Varnhagen d’Ense (biographische Denkmäler, 1. IV, p. 4, 75 et 129), le caractère des poésies de Flemming est la fraicheur de la santé, et que ses images de la nature sont à la fois vives et tendres.
(2) [page 33]. Lettre de l'amiral, écrite de la Jamaïque le 7 juillet 1503: « El mundo es poco: digo que el mundo no es tan grande como dice el vulgo. » (Navarrete, Coleccion de F'iages espanoles, t. 1, p. 300.)
(5) [page 87]. Voy. une fort belle description de Taïti, par Charles Darwin, Journal and Remurks, 1852-1856, dans l’ouvrage intitulée: Warrative of the Voyages of the Adventure and Beagle, t. WT, p. 479-490.
(4) [page 57]. Sur les mérites de Georges Forster comme homme et comme écrivain, voy. Gervinus, Geschichte der deutschen Lilteratur, t. V, p. 590-392.
(5) [page 58]. Freytag, Darstellung der arabischen Perskunst, 1830, p. 409.
(6) [page 61]. Hérodote, I. IV, c. 88.
(7) [page 61]. Une partie des œuvres de Polygnote et de Micon, au moins les peintures qui représentaient la bataille de Marathon dans le Pécile d'Athènes, existaient encore , d’après le témoignage d’Himérius, à la fin du 1v° siècle de notre ère ; ces œuvres à cette époque avaient environ 850 ans. Voy. Letronne, Lettres sur la Peinture historique murale, 1835, p. 202 et 455.
(8) [page 62]. Philostralorum Imagines, édit. de Jacops et Welcker, 1895, p. 79 et 485. Les deux savants éditeurs défendent contre les soupcons dont elle a été l’objet, cette description des tableaux qui ornaient l’ancienne Pinacothèque de Naples. Voy. Jacobs, p. xvu et xuvi, et Welcker, p. Lv et Lxvi. Otfried Muller suppose que les tableaux des Iles (If, 47), des Marais (1,9), du Bosphore et des Pècheurs (1, 12 et 13) avaient beaucoup de ressemblance avec la mosaïque de Palestrine. Platon fait aussi mention, dans l'introduction du Critias, p. 407, de la peinture, appliquée à la reproduction des montagnes, des fleuves et des forêts.
(9) [page 62]. Cette amélioration fut introduite principalement par Agatharchus ou du moins d’après ses instructions, Voy. Aristote, Poétique, ©. k, ÿ 16; Vitruve, I. V, €. 7, et la Préface du livre VIL (t 1, p. 292 et t. Il, p. 86, édit. de Alois. Marini, 1856). Comp. Letronne, Zettres sur la Peinture murale, p. 271-280.
(10) [page 62]. Sur les objets de la Rhopographia, voy. Welcker, Philostr. Imag., p. 397.
(11) [page 69]. Vitruve, IL. VIE c. 5. (T. IE, p. 94.)
(12) [page 62]. Hirt, Geschichte der bildenden Künsle bei den Alten, 1855, p. 352, et Letronne, Lettres sur la Peinture murale, p. 262 et 468.
(15) [page 692]. Ludius qui primus (?) instituit amœænissimam parietum picturam. (Pline, Histoire naturelle, 1. XXXV, e. 57.) Les topiaria opera de Pline et les sarietates lopiorum de Vitruve étaient de petits paysages qui servaient de décorations. — Le passage de Kalidasa, cité dans le texte, est extrait de La reconnaissance de Sacountala, acte VI (p. 90 de la traduction de Chézy, 1850).
(44) [page 65]. Otfried Muller, 4rchœologie der Kunst, 1850, p. 609. Ayant signalé dans le texte les peintures découvertes à
Pompéi et Herculanum comme les productions d’un art peu naturel, je dois mentionner ici quelques rares exceptions, qui sont des paysages dans le sens moderne du mot. Voy. Pitture d'Ercolano, t. IE, tab. 45, et t. TE, tab. B3. Voy. aussi dans le t. IV, tab. 61, 62 et 65, des paysages servant de fond à de charmantes compositions historiques. Je ne parle pas ici d’un tableau remarquable, reproduit dans les Monumenti dell Instituto di corrispondenza archeologica, t. M, tab. 9, dont l’ancienneté a déjà été mise en doute par un habile archéologue, Raoul Rochette.
(15) [page 65]. Ad. de Hoff, Geschichte der Feränderungen der Erdoberfläche, 1824, 9° part., p. 195-199, s’est élevé contre cette opinion de Du Theil, que la ville de Pompéï était encore dans tout son éclat sous Adrien et qu'elle ne fut complétement détruite qu’à la fin du v* siècle.
(16) [page 65]. Voy. Waagen, Æunstwerke und Künstler in England und Paris, 1859, 53e part... p. 195-9201, et surtout p. 247-294, où se trouve décrit le célèbre psautier du xe siêcle, conservé dans la Bibliothèque nationale de Paris; ce livre prouve combien le goût antique s’est longtemps conservé à Constantinople. Lorsque je faisais des cours publics, en 1898, j'ai dû aux communications amicales du professeur Waagen, directeur de la galerie de tableaux à Berlin et profondément versé dans toutes les questions de cette nature, d’intéressantes notices sur l’histoire de l’art, après la période de l'empire romain. Les indications que j'ai eu l’occasion de noter depuis, sur le développement successif de la peinture de paysage, ont été soumises, dans l'hiver de 1855, au célèbre auteur des italienische Forschungen, le baron de Rumohr, enlevé si prématurément à la science, qui m'a fourni un grand nombre d’explications historiques, en m’autorisant même à les publier en enüer, si la forme de mon livre le permettait.
(17) [page 64]. Waagen, AÆunstwerke und Æünstler, etc., ire part., 1837, p. B9, et 5e part., 1859, p. 552-359.
(18) [page 65]. « Dans le belvédère du Vatican, Pinturicchio peignait déjà des paysages qui formaient à eux seuls tout le tableau; ces peintures étaient riches et habilement composées, Pinturicchio à eu de l'influence sur Raphaël, dans les paysages duquel on remarque beaucoup de particularités qui ne sauraient venir du Pérugin. Chez Pinturicchio et ses amis, se trou-
vent déjà ces remarquables montagnes à pic, que dans vos lecons vous incliniez à regarder comme un souvenir du Tyrol et des cônes de dolomite, devenus si célèbres grâce à Léopold de Buch, qui avaient pu faire impression sur les artistes voyageurs, toujours sur le chemin de l'Allemagne et de l'Italie. Je crois plutôt que ces montagnes des anciens paysages italiens sont des imitations conventionnelles faites d’après des reliefs antiques, et des études de fantaisie, ou une reproduction tronquée du Soracte et de quelque autre montagne isolée dans la campagne de Rome.» (Extrait d’une lettre adressée à A, de Humboldt par Frédérie de Rumohr, octobre 1832.) Afin de se faire une idée des montagnes coniques et des pics aigus dont il est ici question, on n’a qu’à se rappeler le paysage de fantaisie qui forme le fond de l’admirable portrait de la Mona Lisa, femme de Francesco del Giocondo, par Léonard de Vinci. — Parmi les peintres qui, dans l’école hollandaise, ont cultivé spécialement et avec succès le paysage, il faut citer encore le successeur de Patenier, Herry de Bles, dit Givetta, et plus tard les frères Matthæus et Paul Bril qui, dans leur séjour à Rome, firent naître un goût vif pour cette branche de l’art. En Allemagne, Albrecht Altdorfer, élève de Durer, cultiva le paysage un peu avant Patenier et avec plus de bonheur encore que lui.
(19) [page 65]. Peint pour l'église San Giovanni e Paolo , à Venise.
(20) [page 66]. Guillaume de Humboldt, gesammelte Ferke, t.1V, p.57. Voy. aussi sur les différentes phases de la vie de la nature et sur les dispositions de lame produites par la vue du paysage. les spirituelles lettres de Carus, weber die Landschaftmalerei, 1851, p. A.
(21) [page 66]. Le grand siècle de la peinture de paysage réunit: Jean Breughel, 1569-1695; Rubens, 1577-1640; le Dominicain , 4381-1641; Philippe de Champaigne, 1602-1674; Nicolas Poussin, 1594-1685 ; Gaspard Poussin (Dughet), 1615- 1675; Claude Lorrain, 1600-1682; Albert Cuyp, 1606-1672 ; Jean Both, 1610-1650; Salvator Rosa, 1615-1673; Everdingen, 1621-1675 ; Nicolas Berghem , 1624-1683 ; Swanevelt, 1620- 1690 ; Ruysdael, 1653-1681 ; Minderhoot Hobbema; Jean Winants; Adrien Van de Velde, 1659-1672; Charles Dujardin, 1644-1687.
(22) [page 66]. Un vieux tableau de Gima da Conegliano , de l’école de Bellino, représente, sous une forme singulièrement capricieuse , des dattiers ayant un bouton au milieu de leur couronne de feuillage. Voy. Galerie de Dresde , 1855, n° 40.
(23) [page 67]. Galerie de Dresde, 1855, n° 917.
(24) [page 68]. Franz Post ou Poost était né à Harlem , en 4620 ; il y mourut en 1680. Son frère accompagnait aussi le prince Maurice de Nassau en qualité d'architecte, On pouvait voir, dans la galerie de Schleisheim, quelques-uns de ses tableaux, représentant les rives du fleuve des Amazones. Il en existe d’autres à Berlin , à Hanovre et à Prague. Les gravures qui ornent le Z’oyage du prince Maurice de Nassau, par Barlæus , et celles qui se trouvent dans la collection de Berlin témoignent d’un sentiment vrai de la nature exotique. La forme des côtes, l'aspect du sol et celui de la végétation y sont heureusement saisis. On y voit des musacées , des cactus, des palmiers , des figuiers avec ces excroissances qui garnissent le pied de l’arbre et sont plaquées comme des planches. Le Voyage au Brésil (pl. BB) se termine assez bizarrement par une forêt de pins qui environne le château de Dillenburg. — La remarque faite plus haut dans le texte (p. 67) au sujet de l'influence que peut avoir exercée, vers le milieu du xvr siècle, sur la connaissance des plantes tropicales et de leur phvsionomie caractéristique , l'établissement de jardins botaniques dans le Nord de l'Italie, me donne l’occasion de rappeler un fait avéré: c’est qu’au x siècle, Albert le Grand qui avait également à cœur la philosophie d’Aristote et la science de la nature, possédait une serre chaude à Cologne, dans le couvent des dominicains, Get homme célèbre, soupconné déjà de magie pour son automate parlant, donna le 6 janvier 1249. une fête en l’honneur de Guillaume de Hollande , qui vint à passer par Cologne, La fète eut lieu dans le vaste jardin du couvent, où Albert le Grand entretenait durant l'hiver, au milieu d’une douce chaleur, des arbres fruitiers et des plantes en fleurs. Le récit, sans doute fort exagéré, de ce banquet se trouve dans là Chronica de Jean de Beka, qui date du milieu du xwv° siècle. Voy. Beka et Heda, de Hpélcopie Ultrajectinis , recogn. ab Arn. Buchelio, 1645, p.79: Jourdain, Recherches cr tiques sur les donuetions d’Arislote, 2 édit.. 1845, p. 301; Buhle, Geschichte der Philosophie, & V, p.296. Bien que les anciens, comme le montrent quelques découvertes faites dans les fouilles de Pompéï, connus-
sent les vitres de verre, rien ne prouve jusqu'à ce jour que les serres chaudes et les maisons de verre fussent en usage dans l’ancienne horticulture. La distribution de la chaleur dans les bains par les caldaria aurait pu leur en donner lidée, mais la brièveté de l'hiver en Grèce et en Italie empècha qu’on y songeût. Les jardins d’Adonis f#4704 Adwyd0c), qui indiquent si bien le sens des fêtes célébrées en l'honneur de ce héros, se composaient, d’après Bœckh, de plantations contenues dans de petits pots et représentant le jardin ou Vénus s’unit à Adonis, symbole de la jeunesse trop tôt flétrie, de la croissance féconde et de la destruction, Les Ædonies étaient par conséquent une sorte de fête funèbre à l’usage des femmes, une de ces fêtes dans lesquelles l'antiquité déplorait le deuil de la nature. De mème que nous opposons les plantes nées en serres chaudes aux libres productions de la nature, les anciens se sont souvent servis proverbialement de ce mot jardin d’Adonis, pour désigner un développement trop hâtif qui n’était pas venu à maturité et n'avait pas chance de vivre. Ce n'étaient pas des fieurs aux couleurs variées, qu’on faisait venir rapidement, à force de soins; c’etaient des laitues, du fenouil, de l'orge et du froment ; on choisissait non pas l'hiver, mais l'été et cela ne durait pas plus de huit jours. Creuzer, dans sa Symbolik und Mythologie, t. I, 1840, p. 427, 450, 479 et 481, croit cependant que, à part la chaleur naturelle, on hâtait aussi le développement des plantes qui composaient les jardins d’Adonis, dans des pièces artificiellement chauffées. — Le jardin du cloitre des dominicains, à Cologne, rappelle un cloître de St-Thomas, situé au Groenland ou en Islande, dont le jardin, toujours dépourvu de neige, était échauffé par des sources naturelles d’eau bouillante, ainsi que le rapportent les Frères Zeni, dans la relation des voyages qu'ils firent de 1388 à 1404, mais qui ne permettent guère de déterminer les localités qu'ils parcoururent. Voy. Zurla, J'iaggiatori veneziani , &. Il, p. 65-69 et Humboldt, Examen crit, de l’Hist. de la Géographie, t. I, p. 127. Dans nos jardins botaniques l'établissement des serres proprement dites paraît ètre beaucoup plus récent qu'on ne le croit d'ordinaire. Ce fut à la fin du xva* sièele qu’on obtint pour la première fois des ananas mürs. Voy. Beckmann, Geschichte der Erfindungen , t, IV, p. 287. Linné affirme, dans la Musa Cliffortiana florens Hartecampt, qu’on vit pour la première fois fleurir un bananier, en Europe, dans le jardin du prince Eugène, à Vienne, en 1751.
(25) [page 68]. Ces images de la végétation tropicale qui don: nent une idée de ce que l’on entend par la physionomie des plantes, forment au Musée de Berlin , dans la division des miniatures , dessins et gravures, un trésor auquel jusqu'ici aucune autre collection ne saurait être comparée. Les feuilles publiées par le baron de Kittlitz portent pour titre: Jegetations- Ansichten der Kustenländer und Inseln des stillen Oceans aufgenommen 1827-1829 auf der Entdeckunsreise der kuis. russ. Corvette Senjäwin, Siegen 1844. On sent aussi une grande vérité dans les dessins de Karl Bodmer qui, gravés avec beaucoup d’art, décorent le Voyage du prince Maximilien de Wied dans l’intérieur de l'Amérique septentrionale.
(26) [page 72]. Voy. Humboldt, Tableaux de la nature, 1898, t. Il, p. 1-55 , et deux ouvrages très-instructifs : Fr. de Martius, Physiognomie des Pflanzenreiches in Brasilien, 1894; et M. de Olfers, allgemeine Uebersicht von Brasilien, dans les Voyages de Feldner, 1828, 4'° part. , p. 18-95.
(27) [page 78]. Guillaume de Humboldt, ZBriefwechsel mit Schiller , 1830. p. 470.
(28) [page 79]. Diodore, L. IT, c. 15. Cet historien ne donne au célèbre jardin de Sémiramis que 12 stades de circuit. Les défilés du Bagistanus s'appellent encore aujourd’hui l'arc ou la circonférence du jardin.(Tauki bostan). Voy. Droysen, Geschichte Alexanders des Grossen, 1855, p. 355. |
(29) [page 79]. On lit dans le Schahnameh de Firdousi: « Zerdouscht planta devant le temple du Feu, à Kischmer, dans le Khorasan, un cyprès élancé, né dans le Paradis. Il avait écrit sur ce haut cyprès: Gouschtasp (Hystaspe) s’est converti à la vraie doctrine ; il a pris à témoin l’arbre élancé; ainsi Dieu répand la justice. Lorsque plusieurs années se furent écoulées, le haut cyprès se développa et devint si gros que le lacet du guerrier n'en pouvait pas embrasser le contour; quand il fut couronné de nombreux rameaux, Gouschtasp l’enferma dans un palais d’or pur... et fit répandre partout ces paroles : Où y a-t-il sur la terre un cyprès comme celui de Kischmer? Dieu m'a envoyé cet arbre du Paradis en me disant: Pars de là vers le Paradis. « Lorsque le Chalife Motewekkil fit couper le eyprès vénéré des Mages, on lui attribuait 1450 ans d'existence. » Voy. Vullers, Fragm. ueber die Religion des Zoroaster , 1851; p. 71 et 114 (ouvrage traduit sur les fragments publiés par M. J. Mob en 1829); Ritter, Erdkunde von Asien,t. VI, sect. 1, 4851,
sr AUD —
p. 249. M. Mohl à publié jusqu'à ce moment trois volumes de l'édition et de la traduction du Schahnameh, 1838-1846. Le cyprès (en arabe Arar, en persan Serw kohi) parait être originaire des montagnes de Bousih à l'Ouest d'Hérat. Voy. la Géographie d’Édrisi, traduite par Jaubert, 1856, t. I, p. 464, On lira aussi avec intérêt un mémoire de M. Lajard sur le culte du cyprès pyramidal, inséré dans les Ænnales de l’Institut Archéologique, Paris, 1847.
(50) [page 79). Achille Tatius, 1. I, ec. 25; Longus, Pastoralia, 1. IV, p. 65, édit. de Seiller. « Gesenius, Thes. linguæ hebraicæ., €. M, p. 1124, établit fort bien, dit Buschmann, que le mot Paradis appartient primitivement à l’ancienne langue persane. L'usage s’en est perdu dans la langue nouvelle. Firdousi, bien que son nom lui-même soit un dérivé de ce mot, ne se sert habituellement que du mot Behischt; mais Pollux, Onomast.. 1. IX, €. 5; Xénophon, OEconom., c. 4, 9 15 et 21, Anabas., LT, 6. 2.2 7,et 1, 4,10; Cyrop., 1, #,5, affirment expressément que Paradis appartient à l’ancienne langue persane. Dans le sens de jardin de plaisance ou simplement de jardin, ce mot est passé vraisemblablement du persan dans lhébreu Pardés (Cant. 4, 15; Nehem. 2, 8, et Eccles., 2, 5), dans l'arabe Firdaus, plur. farädis (Alcoran, sur. 25, 11. et Luc., 25,453), dans le syriaque fardaiso (Castelli, Zexicon syriacum, 1788, p. 725), dans l’arménien Partés (Ciakciak, Dizionario armeno, 1837, p. 1194, et Schrœder, Thes. ling. armen., 1711, præf., p. 86). On a voulu faire descendre le mot persan du sanscrit pradésa, ou paradésa, cercle, contrée, région étrangère. Cette étymologie , indiquée déjà par Benfey dans son griech. Wurzellexikon, t. 1, 1859, p. 138, par Bohlen et par Gesenius, peut sembler satisfaisante quant à la forme des mots, mais elle l’est moins pour le sens. »
(51) [page 80]. Hérodote, 1. VII, e. 51. Ce platane était situé entre Kallatebos et Sardes.
(32) [page 80]. Ritter, Erdkunde von Asien, t. IV, sect. 2, 1856, p. 257, 251 et 681 ; Lassen, indische Alterthumskunde, t. I, p. 260.
(55) [page 80]. Pausanias, I. I, €. 24, 9 9. Voy. aussi 4rboreluin sacrum, dans Meursii Opera, ex recens. Joann. Lami, Florence, 1753, t. X,.p. 777-784.
(54) [page 80]. Notice historique sur les jardins des Chinois, dans les Mémoires concernant les Chinois, t. VII, p. 509.
(55) [page 81]. Ibid., p. 518-320.
(56) [page 81]. Sir George Staunton, 4ccount of the Embassy of the Earl of Macartney to China, t. I, p. 245.
(37) (page 81]. Le prince de Pueckler Muskau, 4ndeutungen ueber Landschaftsgäürtnerei, 1854. Voy. aussi les descriptions pittoresques des pares anglais anciens et nouveaux et des jardins égyptiens de Schoubra.
(58) [page 82]. Éloge de la ville de Moukden, poëme composé par l’empereur Kien-Long et traduit par le P. Amiot, 1770, p. 18, 29-95, 57, 65-68, 73-87, 104 et 190.
(39) [page 82]. Mémoires concernant les Chinois, t. I,
(40) [page 82]. Ph. Fr. de Siebold, Xruidkundige Naamlijst can japansche en chineesche Planten, 4844, p. 4. Quelle distance entre la variété de ces plantes, cultivées depuis tant de siècles dans la partie orientale de l’Asie, et la collection énumérée par Columelle dans son maigre poëme de cultu hortorum (v. 95-105, 174-176, 235-271, 295-506), qui formait cependant toutes les ressources des plus célèbres tresseuses de couronnes à Athènes. Ce fut sous les Ptolémées que pour la première fois en Égypte et surtout à Alexandrie, on rechercha dans les jardins la variété des plantes et qu’on s’efforca de les cultiver pendant l'hiver. Voy. Athénée, 1. V, p. 196.