LES PETITES PLANÈTES
Nous avons déjà présenté dans nos considérations générales sur les corps planétaires (#1), les petites planètes, nommées aussi astéroïdes, planètes télescopiques ou ultra-z0diacales, comme un groupe intermédiaire, formant une zone de séparation entre les 4 planètes intérieures, Mercure, Vépus, la Terre et Mars, et les 4 planèles extérieures, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. L'inclinaison considérable et l’excentricité excessive de ses orbites entrelacées, ainst que la petitesse extraordinaire des astres qui le composent, donnent à ce groupe le plus singulier caractère. Le diamétre de Vesta même ne parait pas atteindre 1/% de celui de Mercure. Au moment où fut publié, en 1845, le premier
volume de Cosmos, on ne connaissail encore que quatre de ces petites planètes : Cérès, Pallas, Junon et Vesta, découvertes par Piazzi, Olbers et Harding, du 1° janvier 1801 au 29 mars 1807; actuellement, au mois de juillet 1851, leur nombre s’est aceru jusqu'à 14; c'est le liers de tous les corps planétaires connus, y compris les satellites.
Si pendant longtemps les astronomes se sont appliqués à multiplier les membres des systèmes subordonnés, c’està-dire des satellites qui gravitent autour des planètes, ou ont dirigé leurs recherches vers les planètes situées dans les régions les plus reculées, au delà de Saturne et d'Urapus, aujourd'hui, depuis la découverte accidentelle de Cérés par Piazzi, et celle @’Astrée, due aux recherches de Hencke, on peut dire aussi depuis les perfectionnements apportés aux cartes célestes (*?), particulièrement à celles de l’Académie de Berlin qui renferment toutes les étoiles de 9° grandeur, et en partie celles de 10° grandeur, une zone plus rapprochée de nous offre un champ peut-être inépuisable à l’activité des astronomes. C’est un mérite spécela} de l'Annuaire astronomique, publié par le directeur de l'Observatoire de Berlin, Eacke, et par le aocteur Wolfers, de donner, avec les détails les plus circonstanciés, les phémérides du groupe toujours croissant des petites planètes. Jusqu'à présent Fespace plus rapproché de lorbite de Mars semble le plus riche en astéroïdes; mais déjà il résulte des mesures prises que la largeur de cette zone, « en embrassant la différence des rayons vecteurs entre la distance périhéhe la plus petite, qui est celle de Victoria, et la distance aphélie la plus grande, qui est celle d'Hygie, dépasse la distance de Mars au Soleil (F5).
J'ai déjà relevé plus haut les D ut des orbites, qui atteignent leur maximum dans Cérès, Égérie et Vesta, dont Junon, Pallas et Iris, offrent au contraire le minimum (#), ainsi que les inclinaisons sur lécliptique, qui vont décroissant à partir de Pallas (5457) et d'Egérie (16° 55), jusqu'à Hygie (5° 47’). J'insère ici la table générale . ‘éléments concernant toutes les petites planètes , que je dois à l'obligeance de mon ami, le docteur Galle.
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