‹ Cosmos (volume 5)Chapitre 48 sur 53 · DOG · texte numérisé non relu

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is evidently perceived to consist of elustering stars. There can therefore be little doubt as to the whole consisting of stars, 100 minute to be discerned individually even with the powerful aids, but whieh become visible as points of light when celosely adjacent in the more crowded parts. » (Outlines of Astron. p. 609. William C. Bond, qui employait un réfracteur de 25 pieds, muni d'un objectif de 1# pouces, dit: « There is a great diminution of light in the interior of the Trapezium, but no suspicion of a star, » (Memoirs of the Americ. Academy, Nouvelle série, t. II, p. 95).

(69) [page 515]. Philosophical Transactions for the year 18114, t. CL p. 524.

(70) [page 516]. « Such is the general blaze from that part of the sky, dit le capitaine Jacob, that a person is immediately made aware of its having risen above the horizon, though he should not be at the time looking at the heavens, by the increase of general illumination of the atmosphere, resembling the effect of the young moon. » Trunsact. of the Royal Society of Edimburg, t. XVI, 1849, Le part. p. 445.

(74) [page 316]. Cosmos, t. HE, p. 155-157.

(72) [page 516]. Cape Observations, $$ 70-90, pl. IX; Outlines of Astronomy, $ 887, pl. IV, fig. 2.

(75) [page 517]. Cosmos, 1. I, 122.

(74) [page 517]. Cape Observations, $ 24, pl. L, fig. 4, n° 5721 du Catalogue; Outlines of Astronomy, $ 838.

(75) [page 517]. La déterminaison partielle de la nébuleuse du Cygne est: Asc. dr. 20 49", Décl. du pôle Nord, 58° 27 (Outlines of Astron., $ 891). Voyez aussi le Catalogue de 1855, n° 2099, pl. XL fis:,54. .

(76) [page 517]. Comparez le dessin de la planche IE, fig. ?, avee ceux de la pl V, dans les Thoughts on some important relating to the System of the Iorld, par le Dr Nichol, professeur d'astronomie à Glasgow, 1846, p. 22. « Lord Rosse, dit Sir John Herschel, dans les Outlines of Astron. (p. 607), describes and figures this nebula as resolved ‘into numerous stars with intermixed nebula. »

(77) [page 518]. Cosmos, t. E, p. 192 et 554, note 11.

(78) [page 548]. Voyez Report of the fifleenth Meeting of the British Association for the adrancement of Science, Notices, p. 4. et Nichol, Thoughts on some important points, etc., en ayant soin de comparer la planche IE fig. 1, avec la planche VI On lit dans les Outlines of Astron. $ 882: « The whole, if not clearly resolved into stars, has a resolvable character, which evidently indicates its composition. »

(79) [page 518]. Cosmos, 1. I, p. 65 et 525.

(80) [page 518]. Voyez La Caille, dans les Yémoires de L'Académie des Sciences, année 1755, p. 195. Ce n'est que par une confusion regrettable que l’on péut appliquer aux Sacs à charbon le nom de Taches Magellaniques ou de Nuages du Cap, comme l'ont fait Horner et Littrow.

(81) [page 519]. Cosmos, t. I, p. 249 et 496.

(S2) [page 520]. Ideler, Untersuchungen über den Ursprung und die Bedeutung der Slernnamnen, 1809, p. XLIX et 262. Le nom de Abdourrhaman Soufi, ainsi abrégé par Ouloug Beg, était primitivement Abdourrahman Ebn-Omar Ebn-Mohammed Ebn-

Sahl Abou’! Hassan el-Soufi el-Razi. Ouloug Beg qui, comme Nassir-eddin, rectifia, en 1457, les positions d'étoiles de Ptolémée, par ses observations personnelles, reconnait avoir emprunté à Abdourrahman Soufi 27 positions d'étoiles méridionales, qui n'étaient pas visibles à Samarcande.

(85) [page 521]. Voyez mes recherchés sur la découverte de la pointe méridionale de l'Afrique et sur les assertions du cardinal Zurla et du comte Baldelli, dans l'Examen critique de l'Histoire de la Géographie du nouveau Continent, t. I p. 229- 548. Diaz, chose singulière! découvrit le cap de Bonre-Espérance appelé par Martin Behaim Terra fragosa et non point Cabo tormentoso, en venant par l'Est, au moment où il sortait de la baie d'Algoa, située par 35° 47 de latitude méridionale, plus de 7° 18 à T'ES de la baie de la Table. Voyez Lichtenstein, dans le Yaterländisches Museum, Hambourg. 1810, p. 572-589. |

($4) [page 521. La découver te importante et trop peu appréciée de l'extrémité méridionale du nouveau continent que le Journal d'Ourdaneta désigné par ces mots caractéristiques « Acabamiento de Tierra> le lieu ow expire la terre, appartient à Fran-

cisco de Hoces quicommandait l'un des vaisseaux de l'expédition dirigée en 1325 par Loavsa. Il vit vraisemblablement une partie de Ja Terre de Feu à l'Ouest de l'ile des États: car le cap Horn est situé, selon Fitz Roy, par 55° 58 #1”, Voyez aussi Navarrète, l’iages y descubrimientos de los Espanoles, t. V,p, 28 et 404.

(85) [page 522]. Humboldt, Examen critique, etc. t. IV, p. 205 et es t. V,p. 225-229 et 325. Comp: Heler, Jber die Sternnamen, p. 546.

(86) [page 322]. Pierre Martyr Anghiera, Oceanica, dec. WE, lib.14, p. 217. Je suis en mesure d'établir d'après les résultats numériques donnés par Anghiera (dec. I, lib. 40, p. 20% el Dec. IL, lib. 10, p. 252), que la partie des Oceanica, dans laquelle il est question des Nuées de Magellan, fut écrite en 141% ct 1416, par conséquent immédiatement après l'expédition de Juan Diaz de Solis au Rio de la Plata, nommé à cette époque Rio de Solis (una mar dulce). La latitude qu'indique Anghiera et beaucoup trop haute.

(87) [page 525]. Cosmos, 1. I, p. 250: t. D, p 9 90

(88) [page 524]. Cosmos, t. L'p. 65 et 525. Voyez aussi dans les Cape Observations (p. 145-164), les deux Nuées de Magellan, telles qu'elles paraissent à l'œil nu (pl. VID, l'analyse télescopique de la Nubecula major (pl. X), et le dessin particulier de la Nébuleuse du Dorado (pl. Il, fig. #),-et éomp. Outlines of Astron., $S 892-896, pl. V, fig. 1, et James Dunlop, dans les Philosoph. Transactions for. 1828, {re part., p. 447-151. — Les vues des premiers observateurs étaient tellement erronées que le jésuite Fontaney, dont Dominique Cassini faisait, beaucoup de eas, et qui a enrichi la Science d’un, grand nombre d'observations importantes, dans l'Inde et en Cie écrivait encore en 1685: « Le grand et le petit Nuage sont deux choses singulières. Is ne paroissent aucunement un amas, d' étoiles, comme Præsepe Cancri, ni même une lueur sombre, comme la nébuleuse d'Andromède. On n'y voit presque rien avec de très-grandes lunettes, quoique sans ce secours on les voye fort blancs, particulièrement le grand Nuage » (Lette du Père de Fontaney au Père de la Chaize, confesseur du Roi, dans les Zettres édifiantes: Rec. VII, 1705, p. 78, et dans | Æistoire de l'Académie des Sciences (de 1686 à 4699), t. IE, Paris, 4755, p. 19. Je me süis référé uniquement pour la

description des Nuées Magellaniques au travail de Sir John Herschel. |

e (89) [page 524]. Cosmos, t. IE p. 117 et 265, note 51. (90) [page 524]. Cosmos, t. I, p. 114 et 264, note #1.

(91) [page 525]. Voyez dans les Cape Observations, $$ 20-25 et 155, le beau dessin de la pl. Il, fig. #, et une petite carte spéciale, jointe à Panalyse géographique, pl: X. Voyez aussi Outlines of Astronomy, $S 896, pl. V, fig. 4.

(92) [page 526]. Cosmos, t. IE, p. 249.

(95) [page 526]. Mémoires de l’Acadésnie des Sciences (de 1666 à 4699), t. VIE 2° part. Paris, 1729, p. 206.

(9%) [page 526]. Lettre adressée de Sainte-Catherine à Olbers, au mois de janvier 1804, dans le Recueil de Zach, intitulé Monatliche Correspondenz zur Befürdniss der Erd-und Himmels- Kunde, t. X, p. 240. Voyez aussi sur l'observation de Feuillée et sur le dessin grossier du Sae à charbon de la Croix, la même collection, t. XV, 1807, p. 538-591.

(95) [page 527]. Cape Observations, pl. XII.

(96) [page 527]. Outlines of Astronomy, p. 551.

(97) [page 527]. Cape Observations, p. 584, n° 5407 du Catalogue des Nébuleuses et des amas stellaires. Voyez aussi une notice de Dunlop, dans les Philosophical Transactions for 1828, p. 149, et le n° 272 de son Catalogue.

(98) [page 527]. « Cette apparence d'un noir foncé dans la partie orientale de la Croix du Sud, qui frappe la vue de tous ceux qui regardent le Ciel austral, est causée par la vivacité de la blancheur de Ja Voie lactée, qui renferme l’espace noir et l’entoure de tous côtés » (La Caille, dans les Mémoires de l’Académie des Sciences, année 1755. Paris, 1764, p. 199).

(99) [page 528]. Cosmos, t. 4, p. 124 et 554, note 17.

(100) [page 528]. « When we see, dit sir John Herschel, in the Coal-Sack (near z Crucis) a sharply defined oval space free from stars, it would seem much less probable that a conical or tubular hollow traverses the whole of a starry stratum, continuousiy extended from the eye outwards, than that a distant

mass Of comparatively moderate thickness should be simply perforated from side to side (Outlines of Astronomy, $ 799, p. 532).

(1) [page 5928]. Lettre de M. Hooke à M. Auzout, dans les #emoires de l'Académie (de 1666 à 1699), t. VIE, 2 part., p. 50 Bt 7e. |

(2) [page 328]. Cosmos, 1. I, p. 126.

(5) [page 551]. Voyez un passage du premier volume du Cosm0S, (L. 1, p. 89 et 119), où je comptais par distances d'Uranus, cette planète étant alors la limite connue du système planétaire. Si l’on prend pour terme de comparaison la distance de Neptune au Soleil, égale à 30,0% rayons de l'orbite terrestre, la distance de l'étoile < du Centaure au Soleil est encore de 7523 distances de Neptune, en supposant la parallaxe de 0”,91 (Cosmos, t. IH, p. 170): et ccpendant Ja distance de l'étoile 61 du Cygne est presque 2 fois 1/2 plus grande que celle de + du Centaure. Celle de Sirius, pour une parallaxe de 095, l'est quatre fois plus. La distance de Neptune est d'environ 460 millions de myriamètres; celle d'Uranus est d'après Hansen, de 29% millions. La distance de Sirius, calculée par Gaile sur la parallaxe d'Henderson, égale 896 800 rayons de l'orbite terrestre, ou 45 762 000 millions de myriamêtres, distance que la lumière met 1% ans à parcourir. La comète de 1680 est, à l'aphélie, éloignée du Soleil de 44 distances d'Uranus ou de 98 distances de Neptune. Suivant ces données, la distance de l'étoile z du Centaure au Soleil est à peu près 270 fois plus grande que ce rayon aphélique, que l'on peut considérer comme représentant au minimum le rayon du système solaire (Cosmos, t. UE, p. 185). L'indication de ces résultats numériques offre du moins l'avantage de montrer comment, en prenant pour unité des étendues immenses, on peut mesurer l'espace sans employer des séries de chiffres qui échappent à l'appréciation.

(4) [page 332]. Sur l'apparition soudaine et la disparition de nouvelles étoiles, voyez le Gosmos, t. I, p. 423-158.

@) [page 556]. J'ai déjà inséré dans le deuxième volume du Cosmos (p. 264 et 459, note 25), le passage du Traité De Aesolut. (lib. I, cap. 10), qui rappele le Songe de Scipion.

(6) [page 390]. Tic éubuytes meTôv To mepi TO AAuov, OLOVEL Xœ-

; à = NE , Pr ds pe Sn, ps vi PÈtay OYT& TOY TAYTOS, Gôzy PEPOUTIY ŒUTOU LAL TV uynv GpÉaLevny

Jud ravie nusu vod cuuaTos Terauivav Gr Toy reparwy (Thconis Smyrnæi Platonici Liber de Astronomia, éd. H. Martin, 1849, p. 182 et 298); publication remarquable en ce qu'elle complète diverses opinions péripatéticiennes d'Adraste, et beaucoup d'idées platoniciennes de Dereylides.

(7) [page 558]. Hansen, dans le Jahrbuch de Schumacher pour 1857, p. 65-141.

(8) [page 540]. « D'après l’état actuel de nos connaissances astronomiques, le Soleil se compose: 1° d'un globe central à peu près obseur; % d’une immense couche de nuages suspendue à une certaine distance de ce globe et qui l'enveloppe de toutes parts: 5° d’une photosphère ou, en d'autres termes, d'une sphère resplendissante qui enveloppe la couche nuageuse, comme cette couche. à son tour, enveloppe le noyau obscur. L'éelipse totale du 8 juillet 1842 nous a mis sur la trace d'une troisième enveloppe, située au-dessus de la photosphère, et formée de nuages obscurs ou faiblement lumineux. — Ce sont les nuages de 1à troisième enveloppe solaire, situés en apparence, pendant l'éclipse totale, sur le contour de l'astre où un peu en déhors, qui ont donné lieu à ces singulières proéminences rougeûtres que en 1849, ont si vivement excité l'attention du He savant. Arago, dans l'Annuaire du Bureau des Longitudes pour l'an Q46, p. 46% et 474. Sir John Herschel, dans ses Outlines of Astronomy, publiés en 1849, admet aussi: « above the luminous surface of the Sun, and the region in which the spots reside, the existence of a gaseous atmosphere having a somewhat imperfect transpareney. >

(9). [page 540]. Il me parait à propos de citer textuellement les passages auxquels j'ai fait allusion plus haut, et sur lesquels mon attention a été appelée par un Mémoire instructif du D' Clemens, intitulé: Giordano Bruno und Nicolaus von Cusa (1847, p. 101).

Le cardinal Nicolas dk Cusa, né à Cues, sur la Moselle, et dont le nom de famille était Khrypffs, c'est-à-dire Krebs (écrevisse), dit, dans le Traité si célèbre de son temps de docta Ignorantia (lib. IT, cap. 12, p. 59 des OEurres complètes, éd. Basil, 1565): Neque color nigredinis est argumentum vilitatis Terræ; nam in Sole si quis esset, non appareret illa claritas quæ nobis; considerato enim corpore solis, tune habet quamdam quasi terram cen-

Hi

traliorem, et quamdam luciditatem quasi ignilem cireumferentialem, et in medio quasi aqueam nubem et aëremelariorem, quemadmodum terra ista sua elementa. »# À la marge on lit les mots paradoxa et hypni, dont le dernier, comme le premier, exprime, sans contredit, des vues hasardées (2701, songes). Dans l'écrit de longue haleine qui a pour titre: Exercitaliones ex sermonibus Cardinalis (ibid. p. 579) se trouve cette comparaison: « Sicut in sole considerari potest natura corporalis, et illa de se non est magnæ virtutis (lauteur s'exprime ainsi, nonobstant la gravitation!), et non potest virtutem suam aliis corporibus communicare, quia non est radiosa, et alia natura lucida illi unita, ita quod Sol ex unione utriusque naturæ habet virtutem: quæ sufficit huie sensibili mundo ad vitam innovandam in vegetabilibus et animalibus, in elementis et mineralibus, per suam influentiam ‘adiosam: sie de Christo qui est Sol justitiæ..… »

Le D' Clemens croit que tout ceci est plus qu'un pressentiment heureux: il lui parait de toute impossibilité que sans une observation suffisamment exacte des taches solaires, des parties noires et des demi-teintes, Cusa ait osé s'appuyer sur l'expérience, dans les passages que je viens. de citer (Considerato corpore Solis..; in Sole considerari potest...). Il suppose « que la pénétration des philosophes de la science moderne a été prévenue sur quelques points, et que les idées du Cardinal de Cusa ont pu lui être inspirées par des découvertes auxquelles on attribue faussement une origine plus récente. » Il est, en effet, non-seulement possible, mais très-probable que dans des contrées où l'éclat du Soleil est voilé pendant plusieurs mois, comme cela arrive. sur les côtes du Pérou, tant que règne la garua, des peuples même sans culture aient aperçu à l'œil nu des taches sur le Soleil; mais que ces taches aient sérieusement attiré leur attention, qu'elles aient joué un rôle dans les mythes religieux des adoratéurs du Soleil, c'est ce dont jusqu'à présent aucun voyageur n'a pu nous donner de nouvelles. La seule apparition, d'ailleurs si rare, d'une, tache visible à l'œil nu sur le disque du Soleil, abaissé à l'horizon ou voilé de vapeurs légères, et offrant une apparence blanche , rouge, peut-être même verdâtre, n'aurait jamais conduit des penseurs, si exercés qu'ils fussent, à l'hypothèse de plusieurs atmosphères servant d’enveloppes au globe obseur du Soleil. Si le cardinal Cusa avait su quelque chose des taches du Soleil, avee la tendance qu'il n'a que trop à établir des comparaisons entre les choses physiques et les choses intellectuelles, il

n’eût certainement pas manqué de faire allusion aux maculæ Solis. Qu'on se rappelle seulement la sensation que produisirent au commencement du xvu® siècle, aussitôt après l'invention des lunettes, les découvertes de Jean Fabricius etde Galilée, et les débats violents qu'elles soulevèrent. J'ai.déjà. dans le second volume du Cosmos (t. IL. p. 441, note 55) parlé des théories astronomiques énoncées en termes fort obscurs par le Cardinal, qui mourut en 1464, neuf ans avant la naissance de Copernic. — Le passage remarquable: « Jam nobis manifestum est terram in veritate moveri » se trouve dans le Traité de docta Ignorantia (lib. IL, cap, 12). D’après Cusa, tout est en mouvement dans les espaces célestes: pas üne étoile qui ne décrive un cercle. « Terra non potest esse fixa, sed movetur ut aliæ stellæ. >» La Terre cependant ne tourne pas autour du Soleil, tous deux ensemble gravitent autour des « pôles éternellement changeants de l'univers. » Cusa n’a donc rien de commun avec Copernic, ainsi que le démontre le passage dont le D' Clemens a trouvé, à l'hôpital de Cues, le texte écrit de la main de Cusa, en 1444.

(10) [page 540]. Cosmos, t. II, p. 274-276 et 450, 451, notes 49-55.

(11) [page 541]. Borbonia Sidera, id est planetæ qui Solis lumina circumvolitant motu proprio et regulari, falso hactenus ab helioscopis Maculæ Solis nuncupati, ex novis observationibus Joannis Tarde, 1620. — Austriaca Sidera, heliocyclica astronomieis hypothesibus illigata opera Caroli Malapertii Belgæ Montensis e Societate Jesu, 1635. Ce dernier écrit a du moins le mérite de donner une suite d'observations sur les taches solaires qui se sont succédé de 1618 à 1626. Ce sont, au reste, les mêmes années pour lesquelles Scheiner a publié ses propres observations, à Rome, dans sa Rosa Ursina. Le chanoine Tarde croit au passage de petites planètes sur le disque du Soleil, parce que, dit-il, « l'œil du monde ne peut avoir des ophthalmies. > On s'étonnera avec raison que, 20 ans après Tarde et ses satellites Bourboniens, Gascoigne, qui x fait faire tant de progrès à l’art d'observer (Cosmos, t. IE p. 51), attribue encore les taches à Ja conjonction d'un grand nombre de corps planétaires, presque transparents, qui font leur révolution autour du Soleil, et trés-prés de lui. Suivant Gascoigne, plusieurs de ces corps accumulés produisent les ombres noires que l'on désigne sous le nom de taches solaires. Voyez dans les Philosophical Transactions, t. XXVIE,

1710-1712, p. 282-290, un passage extrait d'une lettre de William Crabtrie, en date du mois d'août 1640.

(12) [page 541]. Arago, Sur les moyens d'observer les taches solaires, dans l'Annuaire de 1842, p. 476-479. Voyez aussi Delambre, Æistoire de ride du moyen @ye, p. 59%.et Histoire de l’Astronomie moderne, t. KL. p. GN1.

(12 bis) [page 541, ligne 21]. Mémoires pour servir à l’Aisloire des Sciences, par M. le Comte de Cassini, 4810, p. 249; Delambre, Æistoire de l'Astronomie moderne, 1. H, p. 69%. Quoique Cassini, dès 1671, et Lahire, en 1700, aient déclaré que le globe du Soleil est obseur, on persiste encore dans plusieurs Traités d’Astronomie, fort recommandables d'ailleurs, à attribuer au célèbre Lalande la première idée de cette hypothèse. Lalande, dans l'édition de son Astronomie, publiée.en 4792(t. HE, $ 3240), aussi bien que dans la première édition de 176% (t. IL $ 2515), ne s'écarte point de l'ancienne opinion de Lahire: « Que les taches sont les éminences de la masse solide et opaque du Soleil, recouverte communément (en entier) par le fluide igné. » C’est entre 1769 et 1774, qu'Alexandre Wilson eut, pour la première fois, une idée claire juste d'une ouverture en forme d° entonnüir, pratiquée dans la photosphère.

(12 ter) [page 542, ligne 8J. Alexandre Wilson, Observations on the Solar Spots, dans les Philosoph. Transact. t. LXIV, 1774, Are part., p. 6-45, tab. TL. « L found that the Umbra, which before was equally broad all round the nucleus, appeared much contracted on that part which lay towards the centre of the dise, whilst the other parts of it remained nearly of the former dimensions. [ perceived that the shady zone or umbra, which surrounded the nucleus, might be nothing else but the shelving sides of the lumiñous matter of the sun. >» Voyez aussi Arago, dans l'Annuaire pour 1842, p. 506.

(15) [page 542]. Bode dans le Recueil intitulé: Beschäftigungen der Berlinischen Gesellschaft natur forschender née t. I, 1776, p. 257-241 et 249.

14) [page 545]. On trouve mentionnée dans les fragments ae de Caton l'ancien, un rapprochement officiel entre les prix élevés du blé et les obscurcissements du Soleil, prolongés pendant plusieurs mois, Les expressions luminis caligo et

ne

defectus Solis. ne signifient pas toujours une éclipse; elles n'ont pas en particulier ce sens dans les récits du long affaiblissement de la lumière solaire qui survint après la mort de César; ainsi on lit dans Aulugelle (octes Atticæ, lib. IT, cap. 28: « Verba Catonis in Originum quarto hæe sunt: Non libet scribere, quod in tabula apud Pontificem Maximum est, quotiens annona cara, quotiens Lunt aut Solis lumini caligo aut quid obstiterit. »

(A4 bis) [page 545, ligne 29]. Gautier, Recherches relatives à l'influence que le nombre des taches solaires exerce sur les températures terrestres, dans Ja Bibliothèque universelle de Genèse. Nour, série, t. LI, 1844, p. 527-555,

(15) [page 546]. ‘Arago, dans l'Annuaire pour 18/ 46, p. 271-458. (16) [page 546]. Arago, ibid. p. 440-447.

(16 bis) [page 546, ligne 21]. C'est la lueur blanchâtre que l'on vit aussi lors de l'éclipse du 45 mai 1856,.et dont le grand astronome de Kænigsberg disait dès lors avec beaucoup de justesse que. x lorsque la Lune eut couvert complètement le disque solaire, on voyait encore briller un anneau.de l'atmosphère

du, Soleil » (Bessel, dansles 4stronom. Nachrichten de Schumacher. n°.320). |

(47). [page 547]. « Si nous examinions de plus près l'explicacation , d'après laquelle les protubérances rougeñtres seraient assimilées à des nuages (de la troisième enveloppe), nous ne trouverions aucun principe de physique qui nous empêchàt d'admettre que des masses nuageuses de 25 à 5000 lieues de long flottent dans l'atmosphère du Soleil: que ces masses comme certains nuages de l'atmosphère terréstre, ont des contours arrètés, qu’elles afféetérit, ca et là, des formes très-tourmentées, même des formes en surplomb, que la lumière solaire (la photosphère) les colore en rouge. — Si cette troisième enveloppe existe, elle donnera peut-être la clef de quelques-unes des grandes et déplorables anomalies que l'on remarqué dans le cours des saisons » {Arago, dans l'Annuaire pour 1846, p. 460 et 467).

. (15) [page 547]. « Tout ce qui affaiblira sensiblement l’intensité éclairante de la portion de l'atmosphère terrestre qui parait entourer et toucher le contour circulaire du Soleil, pourra contribuer à readre visibles ies proéminences rougeàtres. Il est donc permis d'espérer qu'un astronome exercé, établi au sommet d’une

— d16 — très-haute montagne, pourrait y observer régulièrement les nudges de la troisième enveloppe solaire, situés, en apparence, sur le contour de l'astre où un peu en dehors ; déterminer ce qu'ils ont de permanent et de variable, noter les périodes de disparition et de réapparition..…. » (Arago, ébid., p. #71).

(19 [page 549]. Il est incontestable que, du temps des Grecs et des Romains, des individus isolés ont pu voir à l'œil nu de grandes taches solaires: mais il ne parait pas moins certain que ces observations n'ont jamais conduit les auteurs grees ou latins à mentionner ces phénomènes, dans aucun des ouvrages qui sonk parvenus jusqu à nous. Les passages de Théophraste , de Signis (lib. IV, cap. 1, p. 797), d'Aratus, Diosemeia (v. 90-92), de Proclus Paraphr., W, 1%), dans lesquels Ideler fils (Zeterum, p. 201 et Commentaires sur la Metéorologie d'Aristote, t. 1, p. 57%) a cru trouver des descriptions de taches solaires, indiquent seulement: Que le disque du Soleil, quand il présage le beau temps, n'offre aucune différence sur toute sa surface, rien qu'il soit possible de signaler (und< re cûux pénot), mais présente une apparence uniforme. Les sure autrement dit, les taches qui altirent la surface du Soleil, sont expressément attribuées à un nuage léger, à l’état de l'atmosphère terrestre; le scoliaste d’Aratus dit: à l'épaississement de l’air. Aussi a-t-on toujours soin de distinguer le Soleil du matin et le Soleil du soir; car le disque solaire, indépendamment de toute véritable tache, fait l'office de diaphanomètre, et, d'après une vieille croyance qu'il ne faut pas mépriser, annonce encore aujourd'hui au laboureur et au marin les changements de temps qui se préparent. On peut, en effet, conclure de l'apparence que présente le Soleil à l'horizon l'état des couches atmosphériques voisines de la Terre. En ce qui concerne les grandes taches, visibles à l'œil nuque l'on prit, en 807 et en 840, pour des passages de Mercure et de Vénus, la première est mentionnée dans le grand Recueil historique des 7’eteres Scriptores publié par Justus Reubérus, en 1796 (voyez la partie intitulée: Annales Regum Francorum Pipini, Karoli Magni et Ludovici a quodam ejus ætalis Astronomo, Ludovici regis domestico, conscripti, p. 58). Ce fut d'abord un Bénédictin qui pass* pour l’auteur de ces Annales (p. 28); plus tard, on recon-

nut qu ‘elles étaient du célébre Eginhard ou Einhard, secrétaire privé de Charlemagne. Voyez Annales Einhardi dans les Honumenta Germaniæ historica, publiés par Pertz (Serip., t. f, p. 19%).

Voici la mention faite par Eginhard des taches du Soleil: « DCCCVIE. stella Mereuri XVI kal. April. visa est in Sole qualis parva macula nigra, paululum superius medio centro ejusdem sideris, quæ a nobis octo dies conspicata est: sed quando primum intravit vel exivit, nubibus impedientibus, minime notare poluimus. » — Simon Assemanus, dans l'introduction au Globus cœælestis Cwfico- Arabicus Peliterni Musei Borgiant, 1790, p. XXXVII, mentionne le prétendu passage de Vénus, rapporté par les astronomes arabes: « Anno Hegyræ 225 regnante Almootasemo Chalifa, visa est in Sole prope medium nigra quædam macula, idque feria tertia die decima nona Mensis Regebi.….. » On prit cette tache pour Vénus, et on crut voir la planète pendant 91 jours, avec des interruptions de 42 à 15 jours, il est vrai. Peu de temps aprés mourut Motassem. — Parmi les nombreux exemples que jai recueillis de récits historiques ou de traditions populaires mentionnant des diminutions subites dans l'éclat du jour, je eiterai les suivants, au nombre de 17:

A. 5 av. J.-C. Lors de la mort de Jules César, après laquelle le Soleil resta, pendant une année entière, pâle et moins chaud que d'habitude. L'air était épais, froid et sombre; les fruits ne purent venir à maturité (voyez Plutarque, Jules Cesar, chap. 87: Dion Cassius, liv. XLIV: Virgile, Géorgiques, liv. LE v. 466.

A. 55 ap. J-C. Année de la mort du Sauveur. « A partir de la sixième heure, une obscurité se répandit sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure » (Évany. selon saint Matthieu, chap. 27, v. 45). D'après l'Évang. selon saint. Luc (chap. 25, v. 45): « Le soleil perdit son éelat. « Eusèbe, cite à l'appui de cette indication une éclipse de Soleil, arrivée dans ta CCI olympiade, dont avait fait mention un chroniqueur Phlégon de Tralles, (Ideéler, Handbuch der Mathem. Chronologie, t. IL p. #17). Mais Wurm a démontré que cette éclipse, visible dans toute l'Asie Mineure, avait eu lieu dés l’année 29 après la naissañee du Christ, le 24 novembre, trois où quatre ans par conséquent avant sa mort. Le jour de la Passion tomba le 14 du mois de Nisan, jour de la Pàque des Juifs (Ideler, #bid., t. I, p. 515, 520); or la Päque était toujours célébrée à l'époque de la pleine Lune, Le Soleil ne peut done pas avoir été éclipsé par la Lune durant trois heures. Le jésuite Scheiner croyait pouvoir attribuer la diminution d'éclat du Soleil à un groupe de taches, couvrant une vaste étendue du disque solaire.

A. 558. Le 22 août: obscurcissement avant-coureur du terrible tremblement de terre de Nicomédie, qui détruisit aussi beaucoup d’autres villes, en Macédoine et dans le Pont. Liobscurité dura 2 ou 5 heures: Nec contigua vel apposita cernebantur » dit Ammien Marcellin (lib. XVIE cap. 7).

À... 560. Les ténèbres s'étendirent, depuis le matin jusqu'à midi, dans toutes les provinces-orientales de l'Empire romain: « Per Eoos tractus, caligo a primo auroræ exortu adusque meridiem » (Ammien Marcellin, lib. XX, cap. 5). Les étoiles étaient visibles; ainsi ce phénomène n'était point dû à une pluie de cendres, et sa durée ne permit pas de l'attribuer, éomme fait l'historien, à une éelipse totale, « Cum lux cælestis operiretur, e mundi conspectu penitus luce abrepta, defecisse diutius solem pavidæ mentes hominum æstimabant: primo attenuatum in lunæ corniculantis effigiem, deinde in speciem auectum semenstrem, posteaque in integrum restitutum. Quod alias non evenitita perspieue, nisi cum post inæquales cursus intermenstruum lunæ ad idem revoeatur. » La description s'applique bien à une éclipse du Soleil; mais que penser de sa longue durée et de ces ténèbres répandues dans toutes les provinces orientales de l'empire?

A. 409. Lorsqu'Alarie parut devant Rome. L'obseurcissement permit d'apercevoir des étoiles en plein jour. (Schnurrer, Chronik der Seuchen, 11° part., p. 115).

A. 556. Justinianus 1 Cæsar imperavit annos triginta octo (527-565). Anno imperii nono, deliquium lucis passus est Sol, quod annum integrum. et duos amplius menses duravit, adeo ut parum admodum de fuce ipsius appareret: dixeruntque homines Soli aliquid accidisse, quod nunquam ab eo reeederet (Gregorius Abul Faragius , Supplementum Hisloriæ Dynastiarum , éd. Edw. Pocock, 1665, p. 94). Ce phénomène a dû être fort semblable à celuitde 1783. On a bien adopté en Allemagne un non particulier (Hæhenrauch, brouillard sec), pour désigner ces affaiblissements dans l'intensité du Soleil; mais les explications que l'on a tenté d'en donner sont loin de s'appliquer à tous les cas. fi #1

A. 567. Justinus H'annos 43 imperavit (565-578. Anno imperii ipsius secundo, apparuit in éœlo ignis flammans juxta polum arctieum, qui annum integeum permansit:; obtexeruntque tenebræ mundum ab hora diei nono noctem usque, adeo ut nemo quidquam videret: deciditque ex aëre quoddam pulveri minuto et cineri simile, (Abu'l-Faragius, Supplem. Histor. Dynast., p. 95).

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