‹ Cosmos (volume 5)Chapitre 50 sur 53 · RE · texte numérisé non relu

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Mercure. : 5x 1 FRE EF 0,58709. : -: 0,58806 Vénus 48 Lu eme. 0,72533 .0,72460 Da Æésresh nus pollen | 1.000909 1,00000 MARS ut ne IVe 1,52369 1,52550 SURON A TN Te 2.668709 METRE ARE Jupitési seen D'OR D,20277 °5,19650 Saturne Vale ps Le ere 9,55885 9,51000 Uragus "+08. cursus LABS cout ras

1 Neptune : Er. ALES 30:08028. : : |. ne. ds

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(64) [page 334]. Képler qui, sans doute, par enthousiasme pour les « divines découvertes » de son contemporain, d’ailleurs justement célèbre, William Gilbert, regardait le Soleil comme un

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corps magnétique, et affirmait que cet astre se mouvait dans le mème sens que les planètes, avant mème que les taches eussent été découvertes, Képler déclare, dans le Comimentarius de motibus Stellw Martis (cap. 25, et dans son 4stronomiæ pars oplica (cap. 6), « que le Soleil est le plus dense de tous les corps célestes, parce qu'il met en mouvement tous ceux qui appartiennent à son système.

(65) [page 584]. Newton, de Mundi Systemate (Opuscula, t. M, p. 17): « Corpora Veneris et Mercurii majore Solis calore magis concocta et coagulata sunt. Planetæ ulteriores, defectu caloris, carent Substantils illis metallicis et mineris ponderosis quibus Terra referta est. Densiora corpora quæ Soli propiora: ea ratione constabit optime pondera Planetarum omnium esse inter se'ut vires. »

(66) [p: age 587]. Mædler, Astronomie, S 195.

(67) [page 588]. Humboldt, de Distribütione Geogr es Plantarum., p. 40%, et Tableaux de la Nature, t. 1. p. 425-127 de la traduct. franc., publiée par MM. Gide et Baudry, 1851.

(68) [page 589). « L'étendue entière de cette variation serait d'environ 12 degrés, mais l’action du Soleil et de la Lune la réduit à peu près à 5 degrés (centesimaux). » (Eaplace, Exposition du Système du Monde, p. 505).

(69) [page 589]. J'ai fait voir ailleurs, par la comparaison de nombreuses moyennes de température annuelle, que, en Europe, du Cap Nord jusqu’à Palerme, la différence est à trés-peu près de 0°,5 du thermomètre centigrade, par chaque degré de latitude, tandis que dans le système de température qui règne sur les côtes d'Amérique entre Boston et Charlestown, à chaque degré de latitude correspond une différence de 09.9. Voyez Humboldt, Asie centrale, t. NI, p. 229.

(70) [page 590]. Cosmos, t. IL p. 545 (note 6).

(71) [page 590]. Voyez Laplace, Exposition du Système du Monde, 5° édit., p. 505, 545,405, 406 et 408, et dans {a Connaissance des temps pour 1811, p. 586. Voy. aussi Biot, Traité élémentaire d'Astronomie physique, t. L p. 61: 4. IV, p. 90-99 et 614-693.

Lo (72) [page 591]. Gargilaso, Commentarios .Reales , parte , lib. Il, cap. 22-26; Prescott, History of (he Conquest of Peru,

t. 1, p. 126. Les Mexicains, parmi les 20 signes méroglyphiques à l'aide desquels ils désignaient les parties du jour, en avaient un, nommé Ollin-tonatiuh, c'est-à-dire « le signe des quatre mouvements du Soleil, : pour lequel ils professaient une vénération singulière. Ce signe présidait au grand eycle ou période de 52 ans (32 4 + 15), et représentait la marche du Soleil à travers les solstices et les équinoxes, que l'on avait coutume de figurer en caractères hiéroglyphiques par des traces de pas. Dans le manuscrit aztèque, peint avec un grand soin, qui était autrefois conservé dans la Villa du Cardinal Borgia, à Vélétri, et auquel j'ai fait bec aucoup d'emprunts importants, on rencontre avec étonnement un signe astrologique, formé d'une croix, auprès de laquelle sont placés des signes représentant les parties du jour, et qui auraient figuré parfaitement les passages du Soleil au zénith de Mexico (Tenochtitlan), à l'équateur ét aux solstices, si les points ou disques ronds que lon y a joints, afin de marquer les retours périodiques, étaient complets pour ces trois passages. (Humboldt, 7ues des Cordiltères, pl. XXXVIL on. 8, p. 164,489 et 257). Le roi de Tezcuco, Nezahualpilli, passionnément adonné à l'obser vation des astres, et appelé fils du jeûne, parce que son père s'était soumis au jeüne longtemps avant la naissance du fiis qu'il appelait de tous ses vœux, avait élevé un édifice que Torquemada nomme un peu complaisamment un observatoire. et dont il vit encore les ruines (Monarquia Indiana, lib. IE, cap. 6#). Dans la Raccolla di Mendoza, nous voyons représenté un prêtre qui observe les étoiles: cette occupation est indiquée par une ligne ponctuée qui va de l'étoile à l'œil de observateur (7ues de Cordillères, pl. LVIIL n° 8, p. 289).

(75) [page 395]. Voyez John Herschel, on the astronomical Causes which may influence geological Phænomena, dans les Transactions of the Geological Society of London, 2° série, t. HE, Are part, p. 298, et Traité d’ Astronomie, traduit par M. Cournot, $ 515.

(74) [page 595]. Arago, dans Finnuaire du bureau des Longiludes pour 1854, p. 199.

(75) [page 394]. « H suit du théorème dû à Lambert, que la quantité de chaleur envoyée par le Soleil à la Terre est la même en allant de l'équinoxe du printemps à l'équinoxe d'automne qu'en revenant de celui-ei au premier. Le temps plus long que

= Jah.

le Soleil emploie dans le premier trajet est exactement compensé par son éloignement aussi plus grand; et les quantités de chaleur qu'il envoie à la Terre, sont les mêmes pendant qu'il se trouve dans l'un ou l'autre hémisphère, boréal ou austral. » (Poisson, sur la stabilité du Système planétaire, dans la Connaissance des temps pour 1856, p. 4).

‘ (76) [page 59%]. Voyez Arago, dans l'Annuaire pour 1854, p. 200-204. « L'excentricité, dit Poisson (Connaissance des temps pour 1856. p. 58 et à2), ayant toujours été et devant toujours demeurer très-petite, l'influence des variations séculaires de la quantité de chaleur solaire reçue par la Terre sur la température moyenne parait aussi devoir être très-limitée. On ne saurait admettre que l'excentricité de la Terre, qui est actuellement environ un soixantième, ait jamais été ou devienne jamais un quart, comme celle de Junon ou de Pallas. »

(77) [page 595]. Outlines of Astron., $ 452.

(78) [page 597]. Outlines, $ 548.

(79) [page 597]. Voyez, dans l’4stronomie de Mædler, p. 218, la tentative faite par cet astronome pour déterminer avec un grossissement de 1000 fois, lé diamètre de Vesta, qu'il évalue environ à #0 myriamètres.

(80) [page 598]. J'avais pris pour base des caleuls que j'ai donnés dans le premier volume du Cosmos (p. 76) le demi diamètre équatorial de Saturne.

(81) [page 598]. Voyez le Cosmos, t. I, p. 177.

(82) [page 599]. J'ai exposé en détail, dans le Tableau de la Nature placé en tête du Cosmos (t. 1, p. 116-117), tout ce qui est relatif au mouvement de translation du Soleil; voyez aussi t. HE p. 16%.

(85) [page 401]. Cosmos, t. IE, p. 546.

(84) [page 401]. Voyez les observations faites par le mathématicien suédois, Bigerus Vassenius, à Gothenbourg, pendant l’éclipse totale du 2 mai 1753, et le commentaire qu’en a donné Arago dans l'Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1846, p. #4 et 462. Le D' Galle, qui observait à Frauenbourg le

928 juillet 1851, vit « que de petits nuages flottant librement étaient rattachés par trois filaments déliés, ou davantage, à la gibbosité crochue. »

(85) [page 401]. Voyez dans le même 4nnuaire, p. 416, les remarques faites à Toulon, le 8 juillet 1842, par un observateur exercé, le capitaine de vaisseau Bérard. « Il vit une bande rouge très-mince, dentelée irrégulièérement. »

(86) [page 401]. Ce contour de la Lune apercu distinetement, pendant Féclipse solaire du 8 juillet 1842, par quatre observateurs, n'avait pas encore été décrit dans les occasions analogues qui se sont présentées: La possibilité de voir les bords de la Lune extérieurs au disque. solaire parait tenir à la Jumière ,;qui provient de la troisiéme enveloppe du Soleil et de la couronne qui l'entoure. « La lune se projette ex partie sur l'atmosphère du Soleil. Dans la portion de la lunette où l'image de la Lune se forme, il n'y a que la lumière provenant de l'atmosphère terrestre. La Lune ne fournit rien de sénsible et, semblable à un écran, elle arrête tout ce qui provient, de plus loin et lui correspond. En dehors de cette image, et précisément à partir de son bord, le champ est éclairé à la fois par la lumière de l’atmosphère terrestre et par la Lumière de l'atinosphère solaire. Supposons que ces deux lumières réunies forment un total plus fort de 1/60 que la lumière atmosphérique terrestre, et, dès ce moment, le bord de la Lune sera visible. Ce genre de vision peut prendre le nom de eision négative ; c'est en éffet par une moindre intensité de la portion du champ de la lunette où existe l'imäge de la Lune, que le contour de cette image est aperei. Si l'image était plus intérse que:le reste du champ. la vision serait positive. » (Arago, dans l'Annuaire pour 1846, p. 584). Voyez aussi le Cosmos, t. I, p. 46 et 221 (note 8).

(87) [page 4092]. .Cosmos, t. IL p. 540-545.

(88) [page 402]. Lepsius, Chronologie der Ægypter, A" part, p. 92-96.

(89) [page 402]. Cosmos, t. LIL p. 527 (note n5). (90) [page 402]. Cosmos, t. I P- 195.

(91) [page 402]. Voyez Lalande, dans les Mémoires de l’Académie des sciences pour 1766, p. 498; Delambre, Histoire de l’4stronomie ancienne, t. H, p. 520.

— DiT — (92) [page 402]. Cosmos, t. DE, p. 526 (note /5).

(95) [page 405]. Lors du passage de Mercure sur le Soleil, le k mai 1852, Mædler et Wilhelm Beer (Beitræge zur physischen Kenntniss dér himmlischen Kerper, 1841, p. 145), ont trouvé le diamètre de cette planète égal à 452 myriamètres: mais, dans l'édition de son Astronomie publiée en 1849, Mædier a préféré le résultat donné par Bessel.

(94) [page 405]. Laplace, Exposition du Système du Monde, 182%, p. 209. L'illustre auteur convient lui-même que, pour déterminer la masse de Mercure , il s’est fondé sur « l'hypothèse très-précaire qui suppose les densités de Mercure et de la Terre réciproques à leur moyenne distance du Soleil. » — Je n'ai cru devoir parler ni des chaines de mont: agnes hautes de 58000 pieds, que Schræter prétend avoir mesurées sur la surface de Mercure, et qui ont été déjà mises en doute par Kaiser (Stérnenhimmel, 1850, $.57), ni d'une atmosphère Signalée par Lemonnier et Messier , comme ayant été vue autour de cette planète, lors de son passage sur le Soleil (Delambre, AÆisloire de l'Astronomie au xvin® siècle, p. 222), ni des groupes de nuages qui : auraient traversé son disque, ou des obscurcissements que sa surface aurait subis. 3e n'ai, pour ma part, rien remarqué qui décélàt une atmosphère, lors du passage que j'observai au Pérou, le 8 novembre 1802, bien que, pendant l'observation , je fusse très-attentif à Ja netteté des contours.

(95) [ age 404]. La région de CAbite de Vénus où cette planète peut nous apparaitre avee lé plus d'éclat, au point même d'être visible sans télescope en plein midi, est placée entre Ha conjonction inférieure et la plus grande élongation, à peu de distance de ce dernier point, et à 40 degrés du Soleil ou de la conjonction inférieure. En moyenne, Vénus brille de son plus vif éclat à 40° à l'Est ou à l'Ouest du Soleil , lorsque son diamètre apparent, qui, en conjonetion inférieure peut atteindre jusqu à 66”, n'en à que 40, et.que Ja largeur de sa partie éclairée est à peine de 10”. La proximité de la Terre donne alors à son étroit croissant une lumière si intense qu'elle fait. naître des ombres en l'absence du Soleil. > (Littrow, Theorische Astronomie, 1854, 2 part., p. 68.) Copernic a-t-il, en effet, prévu et annoncé comme nécessaire la future découverte des phases de Vénus, ainsi que cela est affirmé dans le livre de Smith (Optics, sect. 4050),

et dans beaucoup d'autres écrits? C'est ce qu'ont rendu extrémement douteux les recherches approfondies du professeur De Morgan, sur l'ouvrage de Revolutionibus, et sur la manière dont il nous est parvenu. Voyez la lettre d'Adams au Rév. R. Main, en date du 7 septembre 1846, dans les AReports of the Royal AStron. Society, t. VIT, n° 9, p. 142 et le Cosmos, t. IE, p. 276.

(96) [page 405]. Delambre, Histoire de l'Astronomie au xvin® siècle, p. 256-258. Le résultat de Bianchini a été défendu par Hussey et Flaugergues.

(97) [page 405]. Voyez sur la remarquable observation faite à Lilienthal, le 12 août 1790, Arago, dans l'Annuaire du Bureau des Longiludes pour 1842, p. 559. — « Ce qui favorise aussi la probabilité de l'existence d'une atmosphère qui enveloppe Veénus, dit ailleurs Arago, c'est le résultat optique obtenu par l'emploi d'une lunette prismatique. L'intensité de la lumière de l'intérieur du croissant est sensiblement plus faible que celle des points situés dans la partie circulaire du disque de la planète. » (Manuscrits de 1847).

(98) [page 405]. Wilhelm Beer et Mædler, Beitræge zur physischen Kenntniss der himmlischen Kærper, p.148. Le prétendu satellite de Vénus, que Fontana, Dominique Cassini et Short prétendirent avoir découvert, pour lequel Lambert caleula des tables , et que l’on dit avoir vu à Creefeld au milieu du disque solaire, trois heures au moins après l'immersion de Venus (Berliner Jahrbuch, 1778, p. 186), est une de ces fables astronomiques nées à une époque où la critique avait encore fait peu de progrès. |

(99) [page 405]. Philosophical Transactions, 1795, t. LXXXVE, p. 214.

(100) [page 407]. Cosmos , t. I, p. 75 et 240 (note 62).

(4) [page 407]. « La lumière de la Lune est jaune, tandis que celle de Vénus est blanche. Pendant le jour la Lune paraît blanche, parce qu'à la lumière du disque lunaire se mêle la lumière bleue de cette partie de l'atmosphère que la lumière jaune de la Lune traverse. » (Arago, Manuscrits de 4847). Les couleurs les plus réfrangibles du spectre solaire, comprises entre le bleu et le violet, peuvent former du blanc, lorsqu'elles sont combinées avec les couleurs moins réfrangibles , comprises entre le rouge et le vert. Voyez le Cosmos , t. Ii, p. 281 (note #7).

(2) [page 408]. Forbes, on the Refraction and Polarisation of

Heat, dans les Transactions of the Royal Society of Edinburgh, tu. XIII, 1856, p. 151.

(5) [page 408]. Lettre de M. Melloni à M, Arago sur la puissance calorifique de la lumière de la Lune dans les Comptes rendus, t. XXII, 1846, p. 541-544. Voyez aussi, pour les données historiques, le Jahresbericht der physikalischen Gesellschaft zu Berlin, t. I, p. 272. — Il m'a toujours semblé digne de remarque que dans les temps les plus reculés, où la chaleur ne se reconnaissait qu'à l'impression qu'elle produisait sur les sens, la Lune ait la première fait naître l'idée que l’on pouvait rencontrer séparément la lumière et la chaleur. En sanscrit, la Lune, honorée chez les Hindous comme la reine des étoiles, se nomme l'astre froid (sitala, hima) , ou bien encore l’astre d’ow Le froid rayonne (himän'su), tandis que le Soleil, représenté avec des rayons de lumière qui tombent de ses mains, est appelé le créateur de la chaleur {nidaghakara). Les taches de la Eune dans lesquelles les peuples occidentaux croient reconnaitre un visage, représentent, d'après les idées indiennes , un chevreuil ou un lièvre ; d'où viennent au Soleil les noms de porteur de chevreuil (mrigadhara) ou de porteur de lièvre (sa’ sabhrit). Voyez Schütz, five Cantos of the Bhalti-Kävya , 1857, p. 19-25. — On s'est plaint, chez les Grecs, de ce que « la lumière solaire, réfléchie par la Lune, perdait toute sa chaleur , et qu'il ne nous arrivait qu'un faible reste de son éclat. » (Plutarque , de Facie quæ in orbe Lunæ apparet ; éd. Wyttenbach, t. IV, Oxon., 1797, p. 795). On lit dans Macrobe (Comment. in Sominium Scipionis, lb. E, cap. 19, Biponti, 1788, t. I, p. 95 et 94): « Luna speeuli instar lucem qua illustratur.. rursus emittit, nullum tamen ad nos perferentem sensum caloris : quia lucis radius, cum ad nos de origine sua, id est de Sole, pervenit, naturam secum ignis de quo nascitur devehit: cum vero in Lunæ corpus infunditur et inde resplendet, solam refundit claritatem, non calorem. » Comp. Macrobe, Saturnal., lib. VIT, cap. 16, Biponti, t. I, p. 277.

(4) [page 409]. Mædler, 4stronomie, $ 112.

(©) [page 409]. Voyez Lambert, sur la lumière cendrée de la Lune, dans les Memoires de l’Académie de Berlin, année 4775, p. #6: « La Terre vue des planètes pourra paraitre d'une lumière verdâtre, à peu près comme Mars nous parait d'une couleur rou-

— 5ù0 — geatre. # Nous ne pouvons cependant pas adhérer à l'hypothèse proposée par ce savant ingénieux, que la planète Mars est couverte d'une végétation rouge, semblable aux buissons du Bougainvillæa (Humboldt, Tableaux de La nature, p. 592 de la traduct. frane., réproduite à Milan en 1851 par Charles Furati). — « Quand, dans l'Europe centrale, la Lune, peu avant son renouvellement, est placée le matin à l'Orient, elle reçoit la luwnière terrestre principalement des grands plateaux de PAsie et de l'Afrique. Lorsque, le soir, la nouvelle Lune est au contraire placée à l'Ouest, elle ne peut recevoir qu'un reflet moins intense de Ia lumière terrestre, qui lui est envoyée par le continent américain, moins étendu que l’autre, et surtout par l'Océan. » (Wilhelm Beer et Mædler, der Mond nach seinen cosmischen Ferhæltnissen, S 106, p.152).

(6) [page 409]. Séance de l’Académie des Sciences, le 5 août 1855: « M. Arago signale la comparaison de l'intensité lumineuse de la portion de la Lune que les rayons solaires éclairent directement, avec celle de la partie du même astre qui recoit sculement les rayons réfléchis par la Terre. Il croit; d'après les expériences qu'il a déjà tentées à cet égard, qu'on pourra ; avec des instruments perfectionnés, saisie dans la lumière cendrée les différences de l'éclat plus ou moins nuageux de l'atmosphère de notre globe. Il n'est done pas impossible, malgré tout ce qu'un pareil résultat exciterait de surprise au premier coûp d'œil, qu'un jour les météorologistes aillent puiser dans l'aspect de la Lune des notions précieuses sur l'élat moyen de diaphanéité de Fatmosphère terrestre, dans les hémisphères qui successivement concourent à la reproduction de la lumière cendrée. »

(7) [page 409]. Venturi, Essai sur les ouvrages de Leonard de Pinci, 1797, 'p. 11.

(8) [page #10]. Képler, Paralipomena vel, Astronomie. pars optica, 160%, p. 297.

(9) [page #10]. « On concoit que la vivacité de la lumière rouge ne dépend pas uniquement de l'état de l'atmosphère, qui réfracte, plus ou moins affaiblis, les rayons solaires, en les infléchissant dans le cône d'ombre, mais qu'elle est modifiée surtout par la transparence variable de la partie de l'atmosphère à travers laquelle nous apercevons la Lune éclipsée. Sous les Tropiques, une grande sérénité du Ciel. une dissémination uniforme des vapeurs, diminuent l'extinction de la lumiére que le disque lunaire nous

en pe

renvoie. > (Humboldt, 7oyage aux Régions équinoxiales, t. I, p. D44, et Recueil d'Observat. astronomiques, t. I, p. 145). On lit dans l'Annuaire pour 1849, p. 528, cette remarque d'Arago: « Les rayons solaires arrivent à notre satellite par l'effet d’une réfraction et à la suite d’une absorption dans les couches les plus basses de l'atmosphère terrestre: : pourraient-ils avoir-une autre teinte que le rouge? »

(10) [page #10]. Babinet, dans une Notice sur les différentes proportions des lumières blanche, bleue où rouge, qui se produisent lors de l'inflexion des rayons, présente cette coloration rouge comme une conséquence de la diffraction: voyez le Aépertoire d'Optlique moderne de Moigno, 1859, t. IV, p. 1656. « La lumière diffractée, dit Babinet, qui pénètre dans l'ombre de la Terre, prédomine toujours et même à été seule sensible. Elle est d'autant plus rouge ou orangée qu'elle se trouve plus près du centre de l'ombre géométrique; car ce sont les rayons les moins réfrangibles qui se propagent le plus abondamment par diffraction, à mesure qu'on s'éloigne de la propagation en ligne droite. » D'après les ingénieuses recherches auxquelles s'est livré Magnus, à l'occasion d'une discussion entre Airy et Faraday, les phénomênes de la diffraction ont aussi lieu dans le vide. Voyez sur les explications par la diffraction, Arago, dans l'4nnuaire du Bureau des Longiludes pour 1846, p. 459-455.

(14) [page #10]. On lit dans Plutarque (de Facie in orbe Lunæ, éd. Wyttenbach, t. IV, p. 780-785) que « le changement de couleur de la Lune qui, ainsi que l’affirment les URL passe du noir au rouge et à une teinte bleuàtre, suivant l'heure où se produit l'éclipse, prouve suffisammént que l'aspect ‘enflammé (26p22502<) qu'elle présente, lorsqu'elle est éclipsée vers minuit, ne peut être considéré comme une propriété inhérente au sol de la planète. » Dion Cassius, qui s’est beaucoup ‘occupé des éclipses de Lune et des remarquables édits dans lesquels l'empereur Claude annonçait d'avance les dimensions de la partie ‘éclipsée, appelle l'attention sur la couleur de la Lune, si différente d’elle- -même, durant la conjonction. « L'éclipse qui eut lieu cette nuit, dit-il (lib. LV, cap. 11: ef. Tib'LX; cap. 26), jeta le trouble dans le amp de Vitellius: mais ce qui alarma surtout les esprits, ce fut moins l'obscurité, qui eût pu déjà paraitre de triste présage, que la couleur rouge, noire, et toutes les teintes lugubres par lesquelles la Lune passa successivement. »

(12) [page 411]. Schrœter, Selenotopographische Fragmente, ire part., 17914, p. 668; 2° part., 1802, p. 52.

(15) [page #11]. Bessel, weber eine angenommene Altmosphwre des Mondes, dans les #stronomische Nachrichten de Schumacher, n° 265, p. 416-420. Voy. aussi Beer et Mædler, der Mond, etce., N 85 et 107, p.155 et 155, et Arago, dans l'Annuaire pour 1846, p. 546-553. On a souvent présenté comme preuve de l'existencé d’une atmosphère le plus ou moins de netteté avec laquelle on aperçoit quelques accidents de la surface de la Lune.etles « brouillards qui paraissent traverser ses vallées. » C'est de toutes les raisons la moins soutenable, à cause des variations continuelles qui modifient la transparence des couches supérieures de notre propre atmosphère. Herschel le père s'était déjà prononcé pour la négative, d'après des considérations tirées de la forme que présentait l'une des pointes du croissant lunaire, dans l'éclipse de Soleil du à septembre 1795 (Philosoph. Transact., t. LXXXIV, p- 167).

(14) [page 411]. Mædler, dans le Jahrbuch de Schumacher , pour 1840, p. 188.

(15) [page 411]. Sir John Herschel (Outiines, p. 247) appelle l'attention des astronomes sur l’immersion des étoiles doubles, dans le cas où la proximité des astres accouplés qui forment chaque système ne permet pas au télescope de les séparer.

(16) [page 411]. Plateau, sur l’Irradiation, dans les Mémoires de l’Académie royale des Sciences el Belles-Lettres de Bruxelles, t. XI, p.149, et Ergänzungsband zu Poggendorff s Annalen, 1842, p. 79-1928, 195-959 et 405-445. La cause probable de l'irradiation est une excitation produite par la lumière sur la rétine, et qui s'étend un peu au delà des contours de l’image.

(17) [page #19]. Voyez l'opinion d’Arago, dans les Comptes rendus, t. VHE, 1859, p. 715 et 885: « Les phénomènes d'irradiation signalés par M. Plateau sont regardés par M. Arago comme les effets des aberrations de réfrangibilité et de sphéricité de l'œil, combinés avec l’indistinction de la vision, conséquence des circonstances dans lesquelles les observateurs se sont placés. Des mesures exactes prises sur des disques noirs à fond blanc et des disques blancs à fond noir, qui étaient placés au Palais du Luxembourg, visibles à l'Observatoire, n'ont pas indiqué les elfets de l'irradiation. »

— Se

(18) [page 412]. Plutarque, de Facie in orbe Lunæ, éd. Wyttenbach, t. ‘IV, p. 786-789. L'ombre du mont Athos, qu'a vue aussi le voyageur Pierre Belon (Obsersations de Singularites trouvées en Grèce, Asie, ete., 155%, iv. 1, chap. 25), atteignait la vache d'airain élevée sur la place de la ville de Myrine, dans l'ile de Lemnos.

(19) [page #12]. Pour les témoignages de la visibilité de ces quatre régions, voyez Beer et Mædler, der Mond nach seinen Kosmischen Ferhælinissen, p. 191, 241, 290 et 558. Il est à peine utile de rappeler que j'ai tiré tout ee qui a rapport à la topographie lunaire, de l'excellent ouvrage de mes deux amis, dont l'un, Wilhelm Beer, a été malheureusement enlevé à la science par une mort prématurée. — Afin de s'orienter plus facilement, il est bon de consulter la belle carte synoptique que Mædler a donnée en 1857, 5 ans après la grande carte lunaire qu'il a publiée en quatre feuilles séparées.

(20) [page 412]. Plutarque, de Facie in orbe Lunæ, p. 726- 729, Wyttenb. Ce passage n'est pas non plus sans intérêt pour la géographie ancienne. Voyez Humboldt, Examen critique de l'hist. de la Géographie, t. I, p. 155. Quant aux autres opinions proposées par les anciens, on peut voir celles d’Anaxagore et de Démocrite dans Plutarque, de Placitis Philosoph., Hb. IF, cap. 25, et celle de Parménide dans Stobée, p. 419, 455, 516 et 565, éd. Heeren. Comp. Schneider, Eclogæ physicæ, t. LH p. 453-445. D'après un passage fort remarquable de Plutarque, dans la Vie de Nieias (chap. 25). Anagore lui-même, qui appelle la Lune une autre Terre, aurait fait un dessin du disque lunaire. Voyez aussi Origène, Philosophumena, cap. 8, éd. Miller, 1854, p. 1#. Je fus fort étonné un jow , lorsque montrant les taches de la Lune dans un grand télescope à un Persan natif d'Ispahan, qui bien que fort éclairé, n'avait certainement jamais lu un livre grec. je lui entendis énoncer l'opinien d'Agésianax, comme très-répandue dans son pays. « Ce que nous voyons là dans la Lune, disait-il, c'est nous-mêmes, c'est Ja carte de la Terre. > Un des interlocuteurs du Traité de Plutarque, sur la face de la Lune, ne se füt pas exprimé autrement. S'il était possible de supposer des hommes habitant sur notre satellite sans air et sans eau, la Terre tournant sur elle-mème avec ses taches, dans un ciel presque noir même en plein Jour, leur présenterait une surface quatorze fois plus grande que n’est pour nous la pleine Lune et leur fe-

— Dÿ4 — rait l'effet d'une mappemonde fixée toujours au même point du firmaments mais sans doute les obscurcissements, produits sans cesse par les variations de notre atmosphère, effaceraient les contours des continents et entraveraient un peu les études géographiques. Voyez Mædier, 4stronomie, p. FpBs et 3. Herschel, Outlines of Astron., $ 456.

(21) [page 414]. Beer et Mwdler, der Mond, p. 275. 29) [page 415]. Schumacher s Jahrbuch fr 1841, DAPAU (25) [page 415]. Mædler, Astronomie, p..166.

(2) [page #16]. Le plus haut sommet de l'Himalaya et jusqu'à présent de toute la Terre, le Kinchinjinga, a, d'après les mesures récentes de Waugh, 4406 toises dé haut, où 8587 mètres. Le plus haut sommet des montagnes de Ja Lune, a, d'après Mæedler, 5800 toises: or comme le diamètre de la Lune est de 557 myriamètres, et celui de la Terre de 1274, il en résulte que la hauteur des montagnes lunaires est au diamètre de la Lune comme 1 est à 454, celle des montagnes de la Terre: au diamètre terrestre comme {À est à 1484.

(25) [page #17]. Consultez, au sujet des six altitudes dépassant 3009 toises, Beer et Mædier, der Mond, p. 99, 195, 254, 249, 550 et 551.

(26) [page 418]. Robert Hooke, Micrographia, 1667, obs. LX, p. 249-946. « These seem to me to have been the effects of some motions within the body of the Moon, analogous to our Earthquakes, by the eruption of which , as it has thrown up a brim or ridge round about, higher than the ambient surface of the Moon, so has it left a hole or depression in the middle, proportionably lower. > Hooke s'exprime ainsi au sujet.de ses expériences sur le bouiilonnement produit par l'albâtre: « Presently ceasing to boyl, the.whole surface will appear all over covered with small pits, exactly shaped'like these of the Moon. — The earthy part of the Moon has been undermined or heaved-up by eruptions of vapours, and thrown into the same kind of figured holes as the powder of alabaster. It is not improbable Fr that there may be generated, within the body of the Moon, divers such kind of internal lires and heats ; as may pi roduce exhalations. »

(27) [pige LES]. Cosmos, t. I, p. #47 (nôte 45).

— DJ — (28) [page #18]. Beer et Mædler, der Hond., p. 126. Ptolémée a 24 milles de diamètre, Alphonse et Hipparque en ont 49.

(29) [page 419j. On signale comme exceptions Arzachel et Hereule, dont le premier a un cratère au sommet, et le second un cratère latéral. Ces points, intéressants pour la géognosie; méritent d'être étudiés de nouveau avec des instruments plus parfaits (Schræter, Selenotopographische Fragmente, 2 part. pl. #% et 68, fig. 25). On n'a jusqu'ici rien observé d'analogue aux coulées de laves qui s'amoncellent dans nos vallées. Les rayons qui partent de l'Aristote, suivant trois directions différentés. sont des chaines de collines (Beer et Mædler, der Mond, p. 256).

(50) [page 419]. Beer et Mædler der Honda, p.151: Arago dans l'Annuaire pour 1842, p. 526: vovez aussi Emmanuel Kant, Schriften der Physischen Geographie, 1859, p. 595-402. D'après des recherches nouvelles et plus approfondies, l'hypothèse des changements temporaires produits dans le relief de la Lune, tels que la formation de nouveaux pics centraux ou de cratères dans le Mare crisium, dans Hévélius et dans Cléomède, est l'effet d'une illusion semblable à celle par laquelle on s'est figuré voir des éruptions volcaniques dans la Lune. Voyez Schræter, Selonotopograph. Fragmente, 1" part. p. 412-525: 2% part., p. 268-272. — Il est généralement difficile de résoudre la question de savoir quels sont les plus petits objets dont la hauteur ou Fétendue puisse être mesurée dans l’état actuel des instruments. D'après le jugement du Dr Robinson sur le superbe réflecteur de Lord Rosse, on peut, à l’aide de ee télescope, distinguer avec beaucoup de netteté un espace de 220 pieds. M&ædler a mesuré dans ses observations des ombres de 5 secondes: ce qui. d'après certaines hypothèses sur la position de là montagne et Hi hauteur du Soleil, correspondrait à une élévation de 120 pieds seulement. Mais en même temps Mædler fait remarquer que Fombre doit avoir une certaine largeur pour être visible et mesurable. L'ombre projetée par la grande pyramide de Chéops aurait à peine, en raison des dimensions connues du monument, un neuvième de seconde de largeur, même dans la partie la plus large, elle serait donc invisible pour nous: voyez Mædler, dans le Jahrbuch de Schumacher pour 18%4, p. 264. Arago rappelle qu'au moven d’un grossissement de 6000 fois, qui à la vérité ne pourrait être appliqué à la Lune avec un résultat proportionné à sa

puissance, les montagnes lunaires nous feraient à peu prés l'effet du mont Blanc, vu à l'œil nu du lac de Genève.

(51) [page #19]. Les sillons ou rigoles sont en petit nombre, et ne dépassent jamais une longueur de 22 myriamètres. Ces sillons sont quelquefois bifurqués : c'est le cas de Gassendi. Quelquefois aussi, mais moins souvent, ils ont l'apparence de veines, comme Triesnecker. Ils sont toujours lumineux : ils n’enjambent pas sur les montagnes et ne courent qu'a travers les plaines: leurs extrémités n'offrent rien de particulier, et n’ont ni plus ni moins de largeur que la partie intermédiaire (Beer et Mædler, der Mond, p. 151, 295 et 249).

(32) [page 420]. Voyez mon Essai sur la vie nocturne des animaux, dans les forêts du Nouveau Monde (Tableaux de la Nature, p.195). Les spéculations de Laplace (car ce ne furent jamais des idées arrêtées au sujet d'un clair de Lune perpétuel (Exposition du système du Monde, 182%, p. 252), ont été contredites dans un Mémoire de Liouville, sur un cas particulier du problème des trois corps. « Quelques partisans des causes finales, dit Laplace, ont imaginé que la Lune à été donnée à la Terre pour l'éclairer pendant les nuits: dans ce cas, la nature n'aurait point atteint le but qu'elle se serait proposé, puisque nous sommes souvent privés à Ja fois de la lumière du Soleil et de celle de fa Lune. Pour y parvenir, il eût suffi de mettre à l'origine la Lune en opposition avec le Soleil dans le plan même de l'écliptique, à une distance égale à la centième partie de la distance de la Terre au Soleil, et de donner à la Lune et à la Terre des vitesses parallèles et proportionnelles à leurs distances à cet astre. Alors la Lune, sans cesse en opposition au Soleil, eüt décrit autour de Jui une ellipse semblable à celle de la Terre: ces deux astres se seraient succédé l'un à l'autre sur l'horizon; et comme à cette distance la Lune n’eût point été éclipsée, sa lumière aurait certainement remplacé celle du Soleil. > Liouville trouve au contraire « que, si la Lune avait occupé à l'origine la position particulière que l'illustre auteur de la Mécanique céleste lui assigne, elle n'aurait pu s'y maintenir que pendant un temps trèscourt. » :

(55) [page 420]. Voyez sur le transport des terrains par les marées, Sir Henry de la Beche, Geological Manual, 1855, p. 111.

(54) [page 420]. Arago, sur la question de savoir si la Lune exerce sur notre atmosphère une influence appréciable, dans l'Annuaire pour 1855. p. 157-206. Les principales autorités citées sont: Scheibler (Untersuchungen über Einfluss des Mondes auf die Veränderungen in unserer Atmosphäre, 1850, p. 20), Flaugergues f'ingt années d'observations à Viviers, dans la Bibliothèque universelle, Sciences et Arts, t. XL. 1829, p. 265-235, et dans le Recueil de Kastner: A#rchie für die gesammte Naturlehre, t. XVII, 1829, p. 52-50), et Eisenlohr, dans les Poggendorff s Annalen der physik,t. XXXV, 1855, p. 1#1-160 et 509- 529. — Sir John Herschel croit très-probable « qu'il règne sur la Lune une très-haute température, fort au-dessus de l’ébullition de l'eau, parce que la surface de cet astre est exposée à l'action du Soleil, durant quatorze jours, sans interruption et sans rien qui l'adoucisse. La Lune doit donc, en opposition ou peu de jours après. devenir, à quelque degré que ce soit (in some small degree), une source de chaleur pour la Terre: mais cette chaleur émanant d’un corps dont la temperature est encore bien loin de l'incandescence (below the temperature of ignition), ne peut atteindre la surface de la Terre, attendu qu'elle est absorbée dans notre atmosphère, où elle transforme les vapeurs vésiculaires et visibles en vapeurs transparentes. » Sir John Herschel considère le phénomène de la dissolution rapide des nuages sous l'influence de la pleine Lune, quand le Ciel n’est point trop couvert, comme un fait météorologique, « confirmé, ajoute-t-il, par les expériences de Humboldt, aussi bien que par la croyance trèsgénérale des navigateurs espagnols dans les mers tropicales. » Voyez Report ofthe fifteenth Meeting ofthe British Association for the adarancement of Science, 1846, Notices, p. 9, et Oullines of Astronomy, p. 261.

(55) [page 421]. Beer et Mædler, Beitræge zur physischen Kenntniss des Sonnensystems, 4841, p.115: les chiffres indiqués résultent d'observations faites en 1850 et en 1832. Voyez aussi Mædler, Astronomie, 1849, p. 206. La première et importante correction, apportée à la durée de la rotation de Mars, qui avait été évaluée par Dominique Cassini à 24h 40, est due aux laborieuses observations poursuivies par William Herschel de 1777 à 1781: ces observations donnèrent pour résultat 24h 59 24°,7. Kunowsky, en 18214, avait trouvé 24h 56 40°, résultat très-voisin de celui qu'a obtenu Mædler. La première observation faite par

Cassini sur Ja rotation d'une tache de Mars, parait avoir eu lieu peu de temps après l'année 1670 (Delambre, Histoire de L 45stroaomie moderne, t..M, p. 69%): mais dans le Mémoire fort rare de Kern, de Scintillatione Stellarum, Wittenberg, 1686, & 8, je trouve mentionnés comme avant découvert la rotation de Mars etcelle de Jupiter: « Salvator Serra et le Père Égidius Franciseus de Cottignez, astronomes du Collége romain. »

(56) [page 421]. Laplate, Exposition du Système du Monde, p- 53 Les mesures CS 0 Ÿ de Schræter sur le diamètre de Mars attribuent à cette planète un aplatissement de 4/80 seulement.

(97) [page K21]. Beer et Mædler, Beilræge, alc:, pr41144. (38) [page 4247. Sir John Herschel, Outlines of 4stron., $ 510. (39) [page 421]. Beer et Mædler, Beitræge, etc., p. 117-195.

(40) [page 422]. Mædler, dans les 4stronom. Nachrichten de Schumacher, no°1992;:

(41) [page 129]. Cosmos, t. HI. p. 566 et 567. Voyez aussi sur l'ordre chronologique dans lequel.se sont succédé les découvertes, des petites Faure ibid. p. 365 et 596; sur leur grandeur relativement à celle des. astéroïdes météoriques ou Séto thes , p. 570; enfin sur l'hypothèse d’après laquelle Képler combiait à l'aide d'une planète la grande lacune qui sépare Mars de Jupiter, hypothèse qui n'a-d ailleurs en aucune facon contribué à amener la découverte de la première petite planète , de Cérès , p. 577-581 et 541,549 (notes 61-63). Je ne crois pas juste lereproche sévère adressé à un illustre philosophe, parce qu'igno rant la découverte de Piazzi, à une époque où elle pouvait, il est vrai, lui être connue depuis cinq mois, il contestait non pas la probabilité mais bien la nécessité d'une planète existant entr e Mars et Jupiter. Hegel, en effet, dans la Dissertation de ‘Orbiti s Planelarum, qu'il écrivit durant le printemps et l'été de 4801 , traite des idées des anciens sur les distances respectives des Pla nètes : et çitant la série des nombres dont,parle Piaton dans le Timée (p. 5à, Estienne): 1.2.5.4.9.8.927.:. (Noyez:Cosmos , t. FL, p. 536, note 51), il conteste qu'il faille nécessairement ad mettre une lacune. JF dit simplement: « Quæ series si. erior naturæ ordo.sit, quam arithmetica progressio, inter quartum et quintum locum magnum esse spatium, neque ibi planetam desi-

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