‹ Cosmos (volume 5)Chapitre 51 sur 53 · NON · texte numérisé non relu

NON

devari. apparet. » (Hegel's Jerke, t. XVI, 1854. p. 28: voyez aussi Rosenkranz, Hegel's Leben, 1844, p. 154). Kant, dans le spirituel écrit intitulé: Maturgeschichle des Himunels, 1755, se borne à dire que lors de la formation des Planètes, Mars devait sa petitesse à l'immense puissance attractive de Jupiter, Il ne fait allusion qu'une fois et très-vaguement aux « membres du système solaire, qui sont fort distants les uns des autres, et entre lesquels on n'a pas encore trouvé les intermédiaires qui les séparent. » (Emmanuel Kant, Sämmtliche JFerke, 6° part., 1859, p. 57, 110.et 196.) Lu

(42) [page 425]. Voyez, au sujet de l'influenec que le perfectionnement des cartes célestes peut avoir sur Ja découy erte des petites planètes, le Cosmos, t. IE, p. 95 et 9.

(45) [page 425]. D'Arrest, weber: das System der Kleinen Planelen zwischen Mars und Jupiter, 1851. p. 8.

(44) [page 425]. Cosmos, t. IL, p. 566 et 592.

(49) [page 425]. Benjamin Abthorp Gould (aujourd'hui à Cambridge, dans l'Etat de Massachusetts), Untersuchungen ueber die gegenseilige Lage der Balinen zwischen Mars und RE 1848, p. 9-12.

(46) [page 425]. D'Arrest, ueber das System der ÆKleinen Planelen, p. 50.

(47) [page 425]. Zach, Monatliche Correspondenz, t. VI, p. 88.

(48) [page 426]. Gauss, dans le même Recueil, t. XXVE, p. 299.

(49) [page 426]. M. Daniel Kirkwood, de l'Académie de Pottsville, a eru pouvoir tenter de reconstituer la planète brisée, au moyen des fragments qui en restent, comme on recompose les animaux ERREUR Il est arrivé ainsi à Jui assigner un diamêtre dépassant celui de Mars de plus de 4800 myriamétres, et la rotation la plus lénte de toutes les planètes principales, le jour ne durant pas moins de 57 heures 1/2. (Zeport of the British Association, 1850, p. XXXV). 2

(50) [page 496]. Beer et Mædler , Beilræge zur physischen Kenniniss “der himinlischen Kwrper, p. 104-106. Les observatiens plus anciennes mais moins sûres de Hussey donnaient jusqu'à 1/24. Laplace (Système du Monde, p- 266) à trouvé théoriquement, en supposant croissante là densité des couches, une valeur comprise entre 4/24 et 548.

(4) [page #27]. L'immortel ouvrage de Newton, Philosophiæ naturalis Principia Mathematica, parut en mai 4687, et les Mémoires de l’Académie de Paris ne donnent la mesure de l’aplatissement déterminé par Cassini (1/15) qu'en 169, de sorte que Newton qui certainement pouvait connaitre les expériences faites sur le pendule à Cayenne par Richer, d'après la Relation de son voyage imprimée en 1679, dut recevoir le premier avis de la figure de Jupiter par des rapports verbaux, et par les correspondances écrites, si actives à cette époque. Voyez à ce sujet et sur l'époque où Huygens eut connaissance des observations de Richer sur le pendule, le Cosmos, t. I, p. 559 (note 29), ett. IE p.458 (note 2);

(22) [page 427]. Airv, dans les Memoirs of the royal Astron. Society, L'IX; p: 73,1..X, D. 45°

(25) [page 427]. On s’en tenait encore à cette évaluation en 1824. Voyez Laplace, Système du Monde, p. 207. P

(24) [page 427]. Delambre, Æistoire de l’ Astronomie moderne, t.. LD. 107

(5) [page 429]. « On sait qu'il existe au-dessus et au-dessous de l'équateur de Jupiter deux bandes moins brillantes que la surface générale. Si on les examine avec une lunette, elles paraissent moins distinctes à mesure qu'elles s'éloignent du centre, et même elles deviennent tout à fait invisibles prés des bords de la planète. Toutes ces apparences s'expliquent en admettant l'existence d'une atmosphère de nuages interrompue aux environs de l'équateur par une zone diaphane, produite peut-être par les vents alisés. L'atmosphère de nuages réfléchissant plus de lumière que le corps solide de Jupiter, les parties de ce corps que l'on verra à travers la zone diaphane, auront moins d'éclat que le reste et formeront les bandes obscures. À mesure qu'on s’éloignera du centre, le rayon visuel de l'observateur traversera des épaisseurs de plus en plus grandes de la zone diaphane, en sorte qu'à la lumière réfléchie par le corps solide de la planète s'ajoutera la lumière réfléchie par cette zone plus épaisse. Les bandes seront par cette raison moins obscures en s’éloignant du centre. Enfin aux bords mêmes la lumière réfléchie par la zone vue dans la plus grande épaisseur pourra faire disparaître la différence d'intensité qui existe entre les quantités de lumière réfléchie par la planète et par l’atmosphère de nuages; on ces-

sera alors d'apereevoir les bandes qui n'existent qu'en vertu de cette différence. — On observe dans les pays de montagnes quelque chose d'analogue: quand on se trouve près d'une forêt de sapins, elle parait noire; mais à mesure qu'on s'en éloigne, les couches d’atmosphère interposées deviennent de plus en plus épaisses et réfléchissent de la lumiére. La différence de teinte entre la forêt et les objets voisins diminue de plus en plus; elle finit par se confondre avec eux, si l'on s'en éloigne d'une distance convenable. » (Extrait des Lecons d'Astronomie d'Arago, 1841).

(56) [page 429]. Cosmos, t. IE, p. 272, 275 et 448 (note #4).

(37) [page 450]. Sir John Herschel, Outlines of Astron., $ 540.

(8) [page 451]. Les premières observations de William Herschel, faites en novembre 1795, donnèrent pour la rotation de Saturne 40h 46° 4%”. C'est à tort qu'on à fait honneur au grand philosophe Emmanuel Kant d'avoir deviné par des considérations purement théoriques et consigné dans le brillant ouvrage intitulé: Allgemeine Nalurgeschichte des Himmels, quarante ans avant Herschel, la véritable durée de la rotation de Saturne. Le nombre qu'il indique est 6h 95 55”, Il considère cette valeur « comme la détermination mathématique du mouvement encore inconnu d'un corps céleste, prédiction unique peut-être en son genre, et qui ne peut être vérifiée que par les observations des siècles futurs.» L'attente n’a point été remplie; les observations postérieures ont révélé une erreur de 4 heures, e’est-à-dire des 5/5. On trouve dans le même ouvrage, au sujet de l’Anneau de Saturne, que « dans l’amas de particules dont il se compose, les unes situées à l'intérieur du côté de la planète accomplissent leur rotation en 10 heures, et que les autres, qui forment la partie extérieure, mettent 15 heures à opérer le même mouvement. « Le premier de ces deux nombres se rapproche par hasard de la vitesse angulaire de la planète (40h 29° 17”). Voyez Kant, Sæmmilliche HWerke, 6° part., 1859, p. 155 et 140.

(29) [page 451]. Laplace (Exposition du Système du Monde, p. #5) évalue l'aplatissement de Saturne à 1/41. Bessel n’a point confirmé mais à au contraire déclaré inexacte cette singulière dépression d'après laquelle William Herschel, à la suite d'une série d'observations laborieuses, faites avec des télescopes trèsdivers, trouva que le grand axe de la planète était situé non pas dans le plan de son équateur, mais dans un plan formant avec celui de l'équateur un angle d'environ 45e.

(60) [page 451]. Arago, dans l'Annuaire pour 1842, p. 555.

(64) [page 452]. Dominique Cassini avait signalé aussi cette différence d'éclat des deux anneaux. Voyez Mémoires de l’4cadémie des Sciences, année 1745, p. 15.

(62) [page 452]. Cosmos, t. IL p. 274. Ce ne fut que quatre ans plus tard, en 1659, que la découverte ou plutôt l'explication complète des apparences que présentent Saturne et son anneau fut publiée dans le Systema Saturnium.

(65) [page 435]. Tout récemment de semblables éminences ont été apercues de nouveau par Lassell, à Liverpool, avec un réflecteur de 20 pieds de longueur focale, que lui-même avait construit. Voyez Report of the British Association, 1850, p. XXXWV.

(64) [page 455]. Voy. Harding, Xleine Ephemeriden für 1855, p. 100, et Struve dans les 4s{ronom. Nachrichten de Schumacher, n° 159, p. 589.

(65) [page 455]. On lit dans les 4cta Eruditorum pro anno 1684, p. 424, le passage suivant, extrait de l'ouvrage intitulé Systema phœænomenorum Saturni, autore Galletio, præposilo eccles. Avenionensis: « Nonnunquam corpus Saturni #0n exacte annuli medium obtinere visum fuit. Hine evenit, ut, quum planeta orientalis est, centrum ejus extremitati orientali annuli propius videatur, et major pars ab occidentali latere sit cum ampliore obscuritate. »

(66) [page 454]. Horner, dans le Neues Physik. Wœrterbuch de Gebler, t. VII, 1856, p. 174.

(67) [page 454]. Benjamin Peircc, on the Constitution of Saturn’s Ring, dans, l'Astronomical Journal de Gould, 4854, t. IE, p. 16: « The ring consists of a stream or of streams of à fluid rather denser than water flowing around the primary. » Voyez aussi Silliman’s American Journal, % série, t. XII, 1851, p. 99, et sur les inégalités de l'anneau ou les actions perturbatrices et par cela même conservatrices des satellites, John Herschel, Outlines of Astronomy, p. 320.

(68) [page 454]. John Herschel, Cape Observations, p. 414-450, et Outlines, p. 650. Voyez aussi sur la loi des distances, tbid., p. 557, $ 550.

(69) [page 455]. Fries, 7orlesungen ueber die Sternkunde, 1855, p. 52); Challis dans les Transactions of the Cambridge Philosophical Society, t. I, p. 171.

(70) [page 456]. William Herschel, 4ccount of a Comet, dans les Philosophical Transactions for 1781, t. LXXL p. 492.

(71) [page 456]. Cosmos, t. HT, p. 585.

(72).[page 456]. Mædler, dans les 4stronom. Nachrichten de Schumacher, n° 495. Voyez aussi sur l'aplatissement d'Uranus, Arago dans l'Annuaire pour 14842, p. 577-579.

(75) [page 458]. Voyez, pour les observations de Lassell à Starfield (Liverpool) et celles d'Otto Struve, les Monthly Notices of the royal Astronomical Society, t. VII, 1848, p. 45-47, 155-139, et les Astronom. Nachrichten de Schumacher, n° 695, p. 569.

(74) [page 458]. Bernhard von Lindenau, Beitrag zur Geschichte der Neptun's Entdeckung, dans le supplément des 4stronom. Nachrichten de Schumacher, 1849, p. 17.

(75) [page 458]. 4stronom. Nachrichten, n° 580.

(76) [page 459]. Leverrier, Recherches sur les: mouvements de la planète Herschel, 1846, dans la Connaissance des Temps pour 1849, p. 254.

(77) [page 459]. L'élément très-important de la masse de Neptune a reçu beaucoup d'’accroissements successifs. Estimé d’abord 1720897 par Adams, il a été évalué à*1/19840 par Peirce, à 1/19400 par Bond, à 4/18780 par Jobn Herschel, à 1/15480 par Lassell, enfin à 1/14446 par Otto et Auguste Struve à Poulkova. C’est ce dernier résultat que nous avons adopté dans le texte.

(78) [page 440]. Airy, dans les Honthly Notices of the royal Astronomical Society, t. VIH, n° 9 (novembre 1846), p. 121-152: Bernhard von Lindenau, Beitrag zur Geschichte der Neptun's Entdeckung, p. 1-52 et 255-258. — Leverrier, sur l'invitation d'Arago, commenca dans l'été de 1845 à s'occuper de la théorie d’Uranus. Il présenta à l'Institut les résultats de ses recherches, le 40 novembre 1845, le 1er juin, le 5 août et le 5 octobre 1846, et les publia aussitôt. Le plus grand et le plus important travail de Leverrier, celui qui contient la solution complète du problé-

— Dot =

me, parut dans Fa Connaissance des Temps pour 4849. Adams fit part de ses premiers résultats, mais sans rien confier à l'impression, au professeur Challis, en septembre A845, et avec quelques changements à l’Astronome royal, dans le mois d'octobre de Ja même année, toujours sans en rien publier. L'Astronome royal eut communication des résultats définitifs d'Adams, corrigés de nouveau dans le sens d'une diminution de la distance, au commencement du mois de septembre 1846. Le jeune géomèétre de Cambridge s'exprime sur ces travaux successifs, tous dirigés vers le même but, avee autant de modestie que d’abnégation: « Ï mention these earlier dates merely to show, that my results were arrived at independently and previously to the publication of M. Leverrier, and not with the intention of interfering with his just claims to the honors of the discovery : for there is no doubt that his researches were first published to the world, and led to the actual discovery of the planet by Dr. Galle; so that the facts stated above cannot detract, in the slightest degree, from the credit due to M. Leverrier. »

Comme, dans l'histoire de la découverte de Neptune, on a souvent répété que l'illustre astronome de Kænigsberg avait partagé l'espérance exprimée déjà en 1854 par Alexis Bouvard, l'auteur des Tables d'Uranus, « que les perturbations d'Uranus devaient être causées par une planète encore inconnue, » j'ai pensé qu'il pourrait être intéressant pour les lecteurs du Cosmos de trouver ici une partie de la lettre que m'écrivit Bessel, à la date du 8 mai 1840, deux ans, par conséquent, avant sa conversation avec Sir John Herschel, lors de sa visite à Collingwood: « Vous we demandez des nouvelles de la planète située au delà d'Uranus. Je pourrais vous adresser à quelques-uns de mes amis de Kænigsberg’qui croient en savoir plus que moi-même sur ce point. J'avais choisi pour texte d’une lecon publique, le 28 février 1840, l'exposé des rapports qui existent entre les observations astronomiques et l'astronomie elle-même. Le publie ne fait pas de différence entre ces deux objets; il y avait donc lieu de redresser son opinion. La part de l'observation dans le développement des connaissances astronomiques me conduisait naturellement à remarquer que nous ne pouvons être certains d'expliquer par notre théorie tous les mouvements des planètes. Je cilai comme preuve Uranus; les anciennes observations dont cette planète a été l'objet ne s'accordent nullement avee les éléments déduits des observations plus récentes, faites de 1785 à 1820. Je crois

— D09 — vous avoir déjà dit que j'ai beaucoup étudié cette question: mais tout ce que j'ai retiré de mes efforts, c'est la certitude que la théorie actuelle ou plutôt l'application que l’on en fait au système solaire, tel que nous le connaissons aujourd'hui, ne suffit point à résoudre le mystère d'Uranus. Ce n'est pas, à mon sens, une raison pour désespérer du succès. IT nous faut d'abord connaitre exactement et d'une manière complète tout ce qui a été observé sur Uranus. J'ai chargé un de mes jeunes auditeurs, Flemming, de réduire et comparer toutes les observations, et maintenant j'ai là réunis sous la main tous les faits constatés. Si les anciennes déterminations ne conviennent déjà point à la théorie, celles d'aujourd'hui s'en écartent plus encore; car actuellement l'erreur est d'une minute entière, et elle s'accroit de 7 à 8 secondes par an, de sorte qu'elle sera bientôt beaucoup plus considérable, J'ai eu l'idée d'après cela qu'un moment viendrait où la solution du problème serait peut-être bien fournie par une nouvelle planète, dont les éléments seraient reconnus d’après son action sur Uranus et vérifiés d’après celle qu'elle exercerait sur Saturne. Je me suis d'ailleurs bien gardé de dire que ce temps füt arrivé: je me borne à chercher jusqu'où peuvent conduire les faits actuellement connus. C’est là un travail dont la pensée me suit depuis tant d'années, et au sujet duquel j'ai passé par tant d'opinions différenies, que j'aspire à en voir là fin, et que je ne négligerai rien pour arriver à ce résultat aussitôt qu'il sera possible. J'ai grande confiance en Flemming, qui, à Dantzig où il est appelé, continuera pour Saturne et pour Jupiter la réduction des observations qu'il a faites pour Uranus. Je m'applaudis, sous ce rapport, qu'il n'ait pour l'instant aucun moyen d'observation et qu'il n'ait point de cours à faire. Un jour viendra aussi pour lui, où il devra se livrer à des observations dirigées vers un but déterminé: alors, sans doute, les facilités matérielles ne lui manqueront pas plus que dès à présent l'habileté ne lui manque. »

(79) [page #40]. La première lettre dans laquelle Lassell annonça sa découverte était du 6: août 1847. Voyez Schumacher’s Astronom. Nachrichten, n° G11, p. 165.

(80) [page 440]. Otto Struve, dans les 4stronoim. Nachrichten, n° 629. C'est d'après les observations faites à Poulkowa, qu'Auguste Struve a calculé à Dorpat l'orbite du premier satellite de Neptune.

(S1) [page #40]. W. C. Bond, dans les Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, t, HE, p. 157 et 140.

(82) [page #40]. Schumacher's 4stronom. Nachrichten, n° 729, ce p. 145.

(85) [page 442]. « On reconnaitra un jour, dit Kant, que les dernières planètes, qui par la suite seront découvertes au delà de Saturne, forment une série de membres intermédiaires qui se rapprochent de plus en plus de la nature des comètes, et ménagent la transition entre ces deux espèces de corps planétaires. La loi, d’après laquelle Fexcentricité des orbites décrites par les planètes est en raison de leur distance au Soleil, vient à l'appui de cette éonjecture. Il en résulte, en effet, qu'à mesure que cette distance augmente, les planètes répondent de plus en plus à la définition des comètes. Rien n'empêche que lon ne considère à la fois comme la dernière planète et la première comète le corps céleste qui coupe au périhélie l'orbite de la planète la plus voisine, peut-être bien celle de Saturne. Le volume des corps planétaires, croissant de même avec leur distance au Soleil, démontre encore clairement la vérité de notre théorie sur la mécanique céleste. » (Naturgeschichte des Himmels, 1755, 6€ part., p. 88 et 195, de la collection des OEuvres complètes). Au commencement de la 5° partie il est question de l’ancienne nature cométaire que Saturne est supposé avoir perdue.

(84) [page 442]. Stephen Alexander, on the similarity of arrangement of the Asteroids and the Comets of short period, and the possibility of their common origin, dans l'A4stronomical Journal de Gould, n. 19%, p. 147 et n° 20, p. 181. L'auteur, d'accord avec Hind (Schumacher s 4stronom. Nachrichten, n° 724), distingue « the comets of short period, whose semi-axes are all nearly the same with those of the small planets between Mars and Jupiter: and the other class, including the comets whose mean distance or semi-axis is somewhat less than that of Uranus. : ]l termine le premier de ses deux Mémoires par cette

conclusion: « Different facts and coincidences agree in indicating a near appulse 1f not an actual collision of Mars with a large comet in 1545 or 1516, that the comet was thereby broken into three parts whose orbits (it may be presumed) received even then their present form: viz that still presented by the comets of 1812, 4815 and 1846 which are fragments of the dissevered comet. »

(85) [page 445]. Laplace, Expositions du Système du Monde, édit. de 1824, p. #14.

(86) [page 445]. Cosmos, t. HE, p. 79-91 et 527-551 (notes 42-57): (87) [page 444]. En trois siècles et demi, de 1500 à 1850, il a paru en Europe 52 comètes visibles à l'œil nu. En les répartissant par périodes dé 50 années, on obtient le tableau suivant :

1500 — 1550 1665 14500 1668 1505 1672 4506 1680 1512 1632 151% 1686 1516 s 1689 1518 1696 1521 LA SRE 1522 10 comètes.

LT MR AUEES 1748 (9) 15 comètes.

1550 — 1600 X comêètes.

ne 1750 — 1800 1569 1759:

1577 1766 1580 1769 1582 | CHER 1585 EE à 1590 4 cometes.

1596 1800 — 1830 PR 1807 10 comètes. 1 11 ©4600 — 1650 1819 EYE 1895 1607 A 1618 1850 ER Li 41553 pen 1843 pA SE) M 1843 1650 — 1700 1847

1652 ee 166% 9 comètes.

Des 25 comètés observées au xvi® siècle, le siècle d'Apian, de Girolamo Fracastoro, du landgrave Guillaume IV de Hesse, de Mæstlin et de Tycho, les 10 premières ont été décrites par Pingré.

(38) [page 445]. C'est la comète « de mauvais augure » à laquelle fut attribuée Ja tempête qui causa la mort du célèbre navigateur portugais Bartholomé Diaz, au moment où il faisait, avec Cabral, la traversée du Brésil au Cap de Bonne-Espérance. Voyez Humboldt, Examen critique de l'histoire de la Géographie du nouveau Continent, t. 4, p. 296: t. V, p. 80, et Souza, 4sia Porlugal., t. I, 4re part., cap. 5, p. 45.

(59) [page 445]. Laugier, dans la Connaissance des Temps pour 1846, p. 99. Voyez aussi Edouard Biot, Recherches sur les anciennes apparitions chinoises de la Comète de Halley ante-

rieures à L'année 1578, dans le même volume du même Recueil, p. 70-84.

(90) [page 445]. Sur la comète découverte par Galle au mois de mars 1840, voyez les 4stronomische Nachrichten de Schumacher, t. XVI p. 188.

(01) [page 445]. Humboldt, 7'ues des Cordillères (éd. in-folio), pl LV, fig. 8, p. 281. Les Mexicains se faisaient aussi une idée fort juste de la cause qui produit les éclipses de Soleil. Le même manuserit mexicain dont il est parlé dans le texte, et qui remonte au moins à 25 ans avant l'arrivée des Espagnols, représente le Soleil presque complètement couvert par le disque de la Lune, et les étoiles brillant tout autour.

(92) [page 446]. Newton et Winthrop avaient déjà deviné Ja formation de Ja queue des comètes par les effluves de la partie antérieure, problème dont s'est tant occupé Bessel. Voyez les Principia philosoph. natural. de Newton, p. 511, et les Philosoph. Transactions for 1767, t. LVIL, p. 140, fig. 5. Suivant Newton, c'est près du Soleil que la queue a le plus de force et d’étendue, parce que l'air cosmique, ce que j'appelle, avec Encke, le milieu résistant, a dans ces régions son maximum de densité, et que les particules de la queue, très-échauffées par le voisinage du Soleil, montent plus aisément au milieu d’un air plus dense. Winthrop est d'avis que l'effet principal se produit un peu après le périhélie, parce que, en vertu de la loi posée par Newton (Principia, elc., p. 42% et 466), les maxima ont toujours une tendance à retarder l'époque de leur apparition.

(95) [page #46]. Arago. dans l'Annuaire pour 1844, p. 595. L'observation est d'Amici fils.

(9%) [page #46]. Sir John Herschel dans ses Outlines, (S 539- »97), et Peirce dans l'Zmerican Journal for 1844 (p. #2)ontrecueilli tous les détails concernant la comète du mois de mars 1845, qui brilla dans le Nord de l'Europe, près d'Orion, d'un éclat extraordinaire, et qui est, de toutes les tomètes observées et calculées, celle qui s'est approchée le plus près du Soleil. Certaines ressemblances de physionomie, genre de preuve dont, au reste, Sénèque avait déjà démontré le peu de certitude (Quæstiones natur., lib. VIL cap. 11 et 17), firent considérer d'abord cette comète comme identique avec celle de 1668 et de 1689. Voyez le Cosmos, t. 1, p. 112 et 548 (note 92), ct Galle, dans les Olbers Cometlenbahnen, n° 42 et 50. Boguslawski croit d'autre- part (Sebumacher’s 4stronom. Nachrichten, n° 545, p. 272) que la période de la comète de 1845 est de 147 ans, et que ses apparitions antérieures eurent lieu en 1695, 4548, 1401, etc. Il remonte ainsi jusqu'à l'année 571 avant l'ère chrétienne, et d'accord en cela avec le célèbre helléniste Thiersch, de Munich, il considère cette comète comme identique avec celle dont il est fait mention dans les Hétéorologiques d'Aristote (liv. E chap. 6), et la désigne sous le nom de comète d’Aristote. Mais d’abord je vappellerai que cette dénomination est vague et peut s'appliquer à plusieurs objets. Veut-on parler de la comète qu’Aristote fait disparaitre dans la constellation d'Orion et qu'il rattache au tremblement de terre de l'Achäie: dans ce cas, il ne faut point oublier que cette comète qui, d'après le philosophe de Stagire, se montra simultanément avec le tremblement de terre, fut antérieure à cet événement, suivant Callisthène, et postérieure, suivant Diodore. Le 6° et le St chapitre des Météorologiques traitent de 4 comètes . désignées par le nom des archontes d'Athènes sous lesquels elles apparurent, et par les événements désastreux auxquels on les rapporte. Aristote mentionne successivement la comète occidentale qui fut observée lors du tremblement de terre et des inondations de l'Achaïe (chap. 6, 8, puis celle qui. marque l'archontat d'Euclés, fils de Molon. Il revient ensuite à la comète occidentale, et nomme à cette occasion l'archonte Asteius, qui est devenu dans des lecons vicieuses Aristeus, et que Pingré par suite a confondu, dans sa Cometographie, avec Aristhène ou Alcisthène. L'éelat de la comète d'Asteius se répandit sur plus d’un tiers de la

voute céleste. La queue, que l'on désignait sous le nom de 6ûc£, chemin, avait 60° de longueur, et s'étendait jusque dans la région d'Orion, où elle se dissolvait. Aristote cite encore (chap. 7, 9) la comète dont l'apparition coïncida avec la chute de laérolithe d'Ægos-Potamos, et qu'il ne faut point confondre avec le nuage météorique qui, suivant le récit de Daïmachus, brilla pendant 70 jours, et lança des étoiles filantes. Enfin Aristote (chap. 7, 10) mentionne une comète que l'on observa sous l’archontât de Nicomaque, et à laquelle fut attribué ‘un violent orage qui éclata près de Corinthe. Ces quatre comètes remplissent la longue période de 52 olympiades. La première en date, celle qui coïncide avec l’aérolithe d’Ægos Potamos, se montra, d'après les marbres de Paros, la 1'° année de Ja LXX VIH Olympiade (avant J.-C. 468), sous l’archontat de Théagénidès: la comète d'Euclès, nommé à tort Euclides par Diodore (fiv. XEE, chap. 55). fut observée dans la 2 année de lOlymp. LXXXVII (av.-J.-C. 427), comme Île prouve aussi le commentaire de Jean Philopon: celle d’Asteius, dans la 4° année de l'Olymp. CI (av. J.-C. 575): enfin celle de Nicomaque, dans la 4° année de l'Olymp. CIX (av. J. C. 541). Pline (liv. If, chap. 25) rapporte à la CVHHE Olymp. la transformation de cette comète qui, après avoir présenté l'aspect d’une crinière, prit la forme d’une lance (jubæ effigies mutata in hastam). Sénèque crut aussi à une liaison directe entre la comète d'Asteius et le tremblement de terre qui ébranla l'Achaïe. II dit, en rapportant la destruction des villes d'Hélice et de Bura, qui ne sont pas expressément nommées par Aristote : « Effigiem ignis longi fuisse Callisthenes tradit, antequam Burin et Helicen mare absconderet. Aristoteles ait non trabem illam sed Cometam fuisse(Queæst.natur., lib. VIE cap. 5). > Strabon (iv. VIIL p. 58%, éd. Casaubon) place la ruine de ces deux villes deux ans avant la bataille de Leuctres. ce qui donne bien la 4° année de la CI° Olympiade. Diodore deSicile après avoir décrit en détail le tremblement de terre du Péloponèse et les inondations qui suivirent, comme des événements accomplis sous l'archontat d'Asteius (lib. XV, cap. 48 et #9), rejette à l’année suivante, sous l’archontat d’Alcisthène (Olymp. CIE D, l'apparition de la brillante comète qui produisait dé l'ombre comme la lune, ct dans laquelle il vit un présage de la déchéance des Lacédémoniens. Mais Diodore, qui écrivait longtemps après les événements qu'il raconte, ne se fait pas faute souvent de les reporter d'une année à l'autre, et l'on peut invoquer en faveur de Fopinion qui place la comète sous l'archontat d'Asteius. an-

térieur d'une année à celui d’Alcisthène, les témoignages les plus anciens et les plus sûrs, ceux d’Aristote et de la Chronique de Paros. Pour revenir maintenant au point de départ, comme Boguslawski en attribuant à la comète de 4845 une révolution de 447 ans 5/4, est remonté successivement aux années 1695, 1548, 1401, 1406, et enfin à l'année 371 avant notre ère, cette dernière apparition coïncide avec Ja comète qui accompagna le trem- ‘ blement de terre du Péloponèse, à deux années près suivant Aristote, à une seule année près suivant Diodore, écart qui, si l’on pouvait constater la ressemblance des orbites, serait de très-peu de conséquence, eu égard surtout aux perturbations vraisemblables dans un intervalle de 221% ans. Si Pingré (Cométographie, t. 1, p. 259-262), tout en substituant, d'après Diodore, l’archontat d'Alcistène à celui d’Asteius, et:en rapportant la comète qui disparut dans la constellation d'Orion à la 1r° année de Ia CIE Olympiade, lui assigne néanmoins pour date les premiers jours du mois de juillet 571 et non 572 , la raison en est que, à l'exemple de quelques historiens, il marque d'un zéro la première année de l'ère chretienne. Il est important de remarquer, en terminant, que Sir John Herschel adopte pour la révolution de la brillante comète, qui fut vue près du soleil en 845, une période de 175 ans, ce qui reporte aux années 1668, 1495 et 1518 (comp. Outlines, p. 570-572, avec Galle, dans les Olbers Cometenbahnen, p. 208, et avec le Cosmos, t. E, p. 112). D’autres combinaisons de Peirce et de Clausen donnent des périodes de 21 ans 4/5 ou de 7 ans 1/5, et prouvent combien il-est hasardé de déclarer la comète de 1845 identique avec celle de l'archonte Asteius. Grâce à la mention faite dans les Meteorologiques d'Aristote (iv. LE, cap. 7, 10), d'une comète qui apparut sous l'archontat de Nicomaque , nous savons que le phitosophe de Stagire était âgé au moins de 4% ans, lorsqu'il composa cet ouvrage. IL m'a toujours paru surprenant qu'Aristote qui à l'époque du tremblement de terre du Péloponèse et de la grande eomète qui couvrait de sa queue un espace de 60°, avait déjà quatorze ans, parle avec autant d'indifférence d'un pareil phénomène , et se borne à le ranger parmi les eomètes observées jusqu à lui. L'étonnement augmente encore, lorsqu'on lit dans le même chapitre qu'Aristote a vu de ses propres yeux autour d'une étoile fixe dans la cuisse du Chien, peut-être bien autour de Procyon dans le Petit-Chien, une apparence nébuleuse représentant une criniére. Aristote dit aussi (iv. E chap. 6,9) avoir observé dans les Gémeaux loccultation d'une

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étoile par le disque de Jupiter. La criniére de vapeur ou l'enveloppe nébuleuse de Procyon me rappelle un phénoméne dont il est souvent question dans les Annales de l'ancien empire mexicain, d'après le Codex Tellerianus: « Cette année, y est- il dit, on vit de nouveau fumer Citlalcholoa, » c'est-à-dire Ja ‘planète Vénus nommée aussi Tlazoteotl, dans la langue des Aztèques. (Humboldt, Yues des Cordillères, t. H, p. 505). Probablement sous le ciel du Mexique comme sh celui de la Grèce, on vit de petits halos formés autour des étoiles par la réfraction de leurs rayons.

(95) [page #46]. Edouard Biot, dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XVI, 1845, p. 751.

(96) [page 447]. Galle, dans l'appendice de l'ouvrage intitulé Olbers Cometenbahnen, p. 221, n° 150. Sur le passage probable de la comète à double queue de 1895, voyez Edinburg Review, 4848, n° 175, p. 195. Le Mémoire d'Encke, cité un peu plus haut dans le texte, et qui contient les véritables éléments de la comète de 1680, renverse les fantaisies de Halley, d’après lesquelles cette même comète, accomplissant sa révolution en D75.ans, aurait: apparu à toutes les époques critiques de l'histoire de Paumanité: à l'époque du déluge, d'après les traditions hébraïques : à celles d'Ogygès, d'après s les légendes grecques ; durant la guerre de Troie; lors de la destruction de Ninive: à la mort de Jules César, et ainsi de suite. La durée de la révolution de cette planète est, suivant les caleuls d'Encke, de 881% ans. Au périhélie, le 17 décembre 1680, elle n'était éloignée du Soleil que de 25000 myriamètres: c'est 15000 myriamètres de moins que la distance de la Lune à la Terre. Son aphélie est de 855, 5 distances de la Terre au Soleil. Le rapport de l’aphélie au périhélie est de 140 000 à T.

(97) [page #47]. Arago dans, l'Annuaire du Bureau des Longiludes pour 1852, p. 256-259.

(98) [page #47]. Sir John Herschel, Outlines of Astronomy, $ 592. ,

(99) [page #47]. Bernard de Lindenau, dans les 4stronomiche Dachrichten de Schumacher, n° 698, p. 25.

(100) [page #47]. Cosmos, t. IL p. 52 et 35.

(4) [page #49]. Leverrier, dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XIX, 18%4, p. 982-995.

(2) [page 450]. Newton n'attribuait l'éclat des comètes les plus brillantes qu'au reflet de la lumière solaire: « splendent cometæ luce solis a se reflexa » (Principia mnathemat. éd. Le Seur et Jacquier, 1760, t. IL p. 577).

(5) [page 450]. Bessel, Schumacher’s Jahrbuch für 1857, p. 169. (4) [page 450]. Cosmos, t. I, p. 86, et t. IE p. 54.

(3) [page 450]. Valz, Essai sur la détermination de la densile de l’Éther dans l’espace planétaire, 1850, p. 2, et Cosmos, t. E, p. 55. L'accroissement du noyau des comètes, à mesure qu augmente leur distance au Soleil, avait déjà attiré l'attention d'un observateur très-soigneux et exempt de toute prévention, d'Hévélius. Voyez Pingré, Cométographie, t. I, p. 195. C'est un travail très-délicat, lorsqu'on veut y apporter de l'exactitude, que de déterminer les diamètres de la comête d'Encke, à son périhélie. Cette comète est une masse nébuleuse dans laquelle le centre ou une partie du centre se détache par l'éclat de sa lumière. A partir de cette région, qui n’a nullement la forme d'un disque, et ne peut être appelée la tête de la comète, l'intensité de lalumière diminue rapidement tout autour. La nébulosité offre dans un sens un prolongement qui a l'apparence d'une queue. Les mesures indiquées dans le texte se rapportent à cette matiére nébuleuse dont la circonférence, sans être bien arrêtée se resserre au périhélie.

(6) [page 451]. Sir John Herschel, Cape Obsersalions, 1847, $ 566, pl. XV et XVI.

(7) [page 451]. Bien que plus tard, le 5 mars, on vit croitre jusqu’à la distance de 9° 19 l'intervalle qui séparait les deux comètes, cette augmentation , ainsi que l'a prouvé Plantamour , n'était qu'apparente, et tenait à ce que l'astre s'était rapproché de la terre. Depuis le mois de février jusqu'au 10 mars, les deux parties de la double comète restèrent à la même distance l'une de l'autre.

(3) [page 451]. Le 19 février 1846, on apercoit le fond noir du ciel qui sépare les deux comètes (0. Struve, dans le Bulletin physico-mathematique de l’Académie des Sciences de Sainl-Petersbourg, t. VE n° 4).

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(9) [page 452]. Voyez Outlines sh Astron., $S 530-535, et Galle, Olbers Cometenbahnen, p: 25

(10) [page #52]. « Ephorus non Seligiopiésinñ fidei, sæpe decipitur, sæpe decipit. Sicut hic Cometem qui omnium mortalium oeulis eustoditus est, quia ingentis rei traxit eventus, cum Helilicen et Burin ortu suo merserit, ait illum discessisse in duas stellas : quod præter illum nemo tradidit. Quis enim posset observare illud momentum quo cometes solutus et in duas partes redactus est? Qyomodo autem, si est qui viderit cometem in duas dirimi, nemo viditfieri ex duabus? (Sénéque, Quæstiones nalurales, hb. VIE cap. 16.)

(41) [page 452]. Edouard Biot, Recherches sur les comètes de la collection de Ma-tuan-lin, dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. XX, 1845, p. 554

(12) [page 455]. Galle dans les Olbers Cometenbahnen, p. 252, n° 174. Les cométes de Colla et de Brémiker, qui ont fait leur apparition dans les années 1845 et 1840, décrivent leur orbite elliptique en un temps assez court, si on les compare aux cométes de 1811 et de 1680, qui n'emploient pas moins de 5000 et de : 8800 ans. Les périodes des deux comètes de Colla et de Brémiker ne paraissent être que de 249 et de 544 ans. Voyez Galle, ibid., p. 229 et 251.

(45) [page 455]. La courte période de 120% jours fut constatée par Encke, lors de la réapparition de sa comète, en 1849. Les éléments de l'orbite elliptique de cette comète, se trouvent calculés pour la première fois dans le Berlin. astronom.Jahrbüch für 1822, p. 195. Voyez aussi pour la constante du milieu résistant, considérée comme moyen d'expliquer la rapidité de la révolution, le 4e Mémoire d'Eucke, dans le recueil de l'Académie de Berlin, année 1844, et comparez à ce sujet Arago, annuaire pour 1852, p. 181, et Lettre à M. Alexandre de Humboldr, are p. 12, ainsi que Galle dans les Olbers Cometenbahnen, p.221. Pour compléter, en remontant aussi loin que püssible, Le de la cométe d’Encke, il est bon de rappeler qu'elle fut vue pour la première fois par Méchain du 47 au 19 janvier 1786, puis par miss Carolina Herschel du 7 au 27 novembre 1795, par Bouvard, Pons et Huth du 20 octobre au 19 novembre 1805, eafin par Pons du 26 novembre 4818 au 12 janvier 4819, lors de sa dixième réapparition depuis la découverte de Méchain. Le premier retour cal-

eulé à l'avance par Encke fut observé par Rumker à Paramatita ; voyez Galle, ibid., p: 215, 217,221 et 222. — La comète intérieure de Biéla, ou comme on a aussi coutume de dire, la comète de Biéla et de Gambart, observée pour la première fois le 8 mars 1772 par Montaigne, fut vue ensuite successivement par Pons, le 10 novembre 1805, par Biéla. à Josephstadt, çn Bohème, le 27 février 1826, et par Gambart à Marseille, le 9 mars de la même anpée. C'est certainement Biéla qui, le premier, a découvert de nouveau la comète de 1772, mais en revanche Gambart en a déterminé les éléments elliptiques plus tôt que Biéla, et presque en même temps que Clausen. Le premier retour de la comète de Biéla, déterminé mathématiquement, à été observé par Henderson au Cap de Bonne-Espérance, durant les mois d'octobre et de décembre 1852. Le merveilleux dédoublement de la comète de Biéla, dont il a été question dans le texte, eut lieu lors de sa onzième réapparition depuis l'année 1772, vers la fin de 1845. Vovez Galle, dans les Olbers Cometenbahnen, p. 21%, 2148, 224, 227 et 252,

(44) [page 455]. Sir John Herschel, Outlines of 4stron., $ 601.

(15) [page 456]. Laplace, Exposition du système du Monde, p. 596 et 41%. Les vues particulières de Laplace sur les comètes, qu'il considère comme de petites nébuleuses errant de systèmes en systèmes, sont contredites par la résolution d’un grand nombre de nébuleuses, opérée depuis la mort de ce grand homme.

(16) [page 456]. IE y avait des divergences d'opinions à Babylone dans le ecollége des astrologues chaldéens, aussi bien que chez les Pythagoriciens et dans toutes les anciennes écoles. Sénèque (Quæst. natur. lib. VIL cap. 5) cite les sentiments opposés d’Apollonius le Myndien et d'Épigène. Bien qu'Épigène soit rarement cité, Pline (lib. VIF, cap. 57) l'appelle « gravis auctor in primis. » Son nom se retrouve aussi, mais sans qualification, dans Censorinus (de Die nalali, cap. 17), et dans Stobée (Ecloga physica, lib. I, cap. 29, p. 586, éd. Hecren). Voyez aussi Lobeck, 4glaophamus, p. 541. Diodore de Sicile (lib. XV, cap. 50) croit que l'opinion générale et dominante chez les astrologues de Babylone était que les comêtes, après des intervalles de temps invariables, rentraient dans les orbites déterminés, Le dissentiment qui divisait les Pythagoriciens sur la nature planétaire des comètes, et que mentionnent Aristote et le Pseudo-Plutarque (Heteorologica,. lib. I, cap. 6,4: de Placitis

Philosoph. lib. HE cap. 2) s'étendait d'après le Stagirite (Aeteorol., hib. E, cap. 8, 2) à la nature de la voie Laciée, qui marquait la voie abandonnée par le soleil et celle d'où avait été précipité Phacton. Voyez Letronne, dans les Mémoires de l’Académie des Inscriptions, 1859, t. XIE, p. 108. Aristote cite encore cette opinion de quelques Pythagoriciens, que les comètes appartiennent à la classe de planètes qui, comme Mercure, ne deviennent visibles qu'en s'élevant, après un long temps, au-dessus de l'horizon. Dans le Traité du Pseudo-Plutarque, dont malheureusement les indications sont toujours. tronquées, il est dit que les comètes se lèvent à l'horizon à des époques déterminées, après leur révolution accomplie. Beaucoup de renseignements sur la nature des comètes contenus dans les écrits d'Arien, que Stobée put mettre à profit, et dans ceux de Charimander, dont le nom seul a été conservé par Sénèque et par Pappus, sont perdus pour nous (Ecloga, lib. [, cap. 25, p. 61, éd. Plantin). Stobée cite, comme appartenant aux Chaldéens, l'opinion que les comètes sont si rarement visibles parce que, dans leur longue excursion, elles vont se cacher dans les profondeurs de l'héter, comme les poissons dans l'Océan. L'explication la plus séduisante et en même temps la plus sérieuse, malgré ce qui sy mêle de rhétorique, celle qui est le plus d'accord avec les opinions récentes, est l'explication qu'a donnée Sénèque: « Non enim existimo cometem subitaneum ignem, sed inter æterna opera naturæ. — Quid enim miramur cometas tam rarum mundi spectaculum, nondum tenert legibus certis? nec initia illorum finesque patesecre, quorum ex ingentibus intervallis recursus est? Nondum sunt anni quingenti ex quo Græcia.

…… Stellis numeros et nomina fecit,

multæque hodie sunt gentes quæ tantum facie noverint cœlum:; quæ nondum seiant, éum luna deficiat, quare obumbretur. Hoe apud nos quoque nuper ratio ad certum perduxit. Veniet tempus quo ista quæ nunclatent in lucem dies extrahat et longioris ævi diligentia. — Veniet tempus quo posteri nostri Lam aperla nos nescisse mirentur. — Eleusis servat quod ostendat revisentibus. Rerum natura sacra sua non simul tradit: initiatos nos credimus:; in vestibulo ejus hæremus: illa arcana non promiseue nee omnibus patent, reducta et in interiore sacrario clausa, sunt. Ex quibus aliud hæc ætas, aliud quæ post nos subibit, despiciet. Tarde magna proveniunt..….» (Quæstiones naturales, lib. VE, cap. 22, 25 et 51).

(A7) [page 465]. L'aspect du firmament nous offre des objets qui ne coexistent point simultanément. Beaucoup sont évanouis longtemps avant que la lumière qui en émane soit parvenue Jus-

Le L F = .

qu'à nous; quelques-uns occupent des places différentes de celles où nous les apercevons. Voyez le Cosmos, t. I, p. 426-555; t. II, p. 65-251 et comp. Bacon, Nosun Organum, Lond., 1755, p. s71,et William Herschel, dans les ?hilosophical Transactions for 4802, p. 498.

(18) [page 464]. Cosmos, t. I, p. 106 et 545 (note 85).

#19) [page 464]. Voyez les opinions des Grecs sur les chutes de pierres météoriques, dans le Cosmos, t. I, p. 107, 108, 534, 555, 538, et 546 (notes 61, 62, 69, 87, 88 et 89), t. IL, p. 440 (note 27).

(20) [page 465]. Voyez dans Brandis, Geschichte der Griechisch-ræmischen Philosophie (A'° part. p. 272-277), un passage où est réfutée l’opinion émise par Schleiermacher, dans le Re-

cueil de l'Académie de Berlin, années 1804-1811. (Berlin, 1845), p. 79-124.

(21) [page 465]. Stobée, dans le passage cité (Ecloga physica, p. 508), attribue à Diogène d'Apollonie d'avoir appelé les étoiles des corps ponceux ou poreux. Cette idée peut bien avoir été fournie par la croyance si répandue dans l'antiquité que les corps célestes se nourrissaient d'évaporations humides. « Le Soleil rend les substances qu'il a pompées. » (Aristote, Meteorologica, éd. Ideler, t. I, p. 509; Sénèque, Quæstiones naturales, lib. IV, eap. 2). Les corps célestes, semblables à la pierre ponce, étaient supposés avoir aussi leurs exhalaisons propres. « Ces exhalaisons, qui ne peuvent être vues, tant qu'elles errent dans ies espaces célestes, pe sont autres que des pierres qui s'enflamment et s’éteignent en tombant sur la terre. » (Plutarque, de Plucitis Philosophorum, Nb. IL cap. 15). Pline (lib. IL, cap. 59) croit que les chutes de pierres météoriques sont des accidents qui se renouvellent fréquemment: « Decidere tamen crebro non erit dubium. » Il dit aussi (lib. IE, cap. 45) que. lorsque le ciel est serein, la chute de ces pierres détermine une détonation. Un passage de Sénèque (Quest. natur., Hb. I, cap. 17), dans lequel il est question d'Anaximène, et qui parait exprimer une pensée analogue, n'a trait

vraisemblablement qu'au grondement de la foudre dans une nuée orageuse,

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(22) [page 465]. Je cite ici le remarquable passage de la Vie de Lysandre, traduit littéralement: Quelques physiciens ont émis une opinion plus vraisemblable : suivant eux, les étoiles filantes ne découlent ni ne se détachent du feu éthéré qui s'éteint dans l'air aussitôt après s'être enflammé, et ne sont pas davantage produites par lignition et la combustion de l'air que la condensation force à s'élever dans les régions supérieures, ce sont des corps célestes qui, lancés sur la terre par la cessation-du mouvement gyratoire, ne tombent pas toujours dans les espaces habités, mais le plus souvent dans la mer, où ils restent cachés à nos regards.

(25) [page 466]. Sur les astres complètement obscurs ou qui eessent, peut-être periodiquement, d'émettre de la lumière, sur les opinions des modernes à ce sujet, en particulier, sur les opinions de Laplace et de Bessel, et sur l'observation de Bessel relative à un changement survenu dans le mouvement propre de Procyon, observation confirmée par Peters à Kænigsberg, voyez le Cosmos, t, HE p. 165-167.

(24) [page 466]. Voyez le Cosmos, t. IE p. 23-54.

(25) [page 466]. Il y a littéralement dans le passage de Plutarque (de Fucie in orbe Lunæ, p. 925): « La lune à pourtant un secours contre Ja force qui la sollicite à tomber: c'est son mouvement Même et la rapidité de sa révolution , comme les objets placés dans une fronde ne peuvent tomber, grâce au mouvement gyratoire qui les entraine. »

(26) [page 468]. Cosmos, L. I, p. 97.

(27) [page 468]. Coulvier-Gravier et Saigey, Recherches sur les Étoiles filantes, 1847, p. 69-86.

(22) [page 463]. Edouard Heis, die periodischen, Sternschnuppen und die Resultale der Erscheinungen, 1849, p. 7 et 26-50.

(29) [page 468]. La désignation du pôle Nord, comme point de départ d’un grand nombre d'étoiles filantes, dans la période d'août, ne repose que sur les observations de l'année 1859. Un voyageur qui a parcouru l'Orient, le DT Asahel Grant, écrit de Mardin, en Mésopotamie, que vers minuit le ciel était comme hérissé d'étoiles filantes, qui toutes partaient de la région de l'étoile

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polaire. Voyez dans Heis (die periodischen Slernschnuppen, etc. p. 28), un passage rédigé d'après une lettre d'Herrick à Quételet et le Journal de Grant.

(50) [page 469]. La prédominance de Persée sur le Lion, comme point de départ d’un plüs grand nombre d'étoiles filantes , ne

s'était point encore Pnifelee lors des observations faites à Brême, pendant la nuit du 15 au 1% novembre 18583. Un observateur fort exercé, Roswinkel, a vu, dans uné pluie d'étoile très abondante, presque toutes les trajectoires partir du Lion et de la partie méridionale de la Grande-Ourse, tandis que dans la nuit du 12 au 15 novembre, par une pluie d'étoiles à la vérité fort peu considérable, il ne vit que quatre trajectoires partir de la constellation du Lion. Olbers remarque à ce sujet, dans les 4stronomische Nachrichten de Schumacher, n° 572, que, durant cette nuit, « les trajectoires n'étaient'nullement parallèles entre elles, que rien ne semblait les rattacher à la constellation du Lion, et que ce défaut de parallélisme les faisait ressembler à des étoiles filantes isolées ‘beaucoup plus qu'à des flux périodiques. Il est vrai que le phénomène de novembre fut loin de pouvoir être comparé en 1858 à ceux des années 1799, 1852 et 1855. »

(51) [page 470]: Saigey, Recherches sur les étoiles filantes, p. 151. Voyez aussi sur la détermination faite par Erman des points de convergence, diamétralement opposés aux points de départ, le même ouvrage, p. 125-129,

(52) [page 470]. Heis, nas Sternschnuppen, p. 6. Comp. Aristote, Problemata, XXVI, 25, et Sérèque, Queæstiones naturales, Hb. EF cap. 1%: « Ventum significat stellarum discurrentium lapsus et quidem ab ea parte qua erumpit. » J'ai admis moi-même, particulièrement pendant mon séjour à Marseille, à l'époque de l'expédition d'Egypte, l'influence des vents sur la direction des étoiles filantes.

(35) [page 470]. Cosmos, t. I, p. 552 (note 60).

(54) [page 471]. Tout ce qui, dans le texte, est renfermé entre guillemets, est dù aux communications obligeantes de M. Jules Schmidt, adjoint à l'observatoire de Bonn. On peut voir sur ses travaux antérieurs accomplis, de 1842 à 1844, Saigey, Recherches sur les éloiles filantes, p. 159.

(55) [page 472]. J'ai cependant observé moi-même dans la Mer du Sud, par 15° 1/2 de latitude Nord, une pluie très-consi-

dérable d'étoiles filantes, le 435 mars 1805. L'an 687 avant l'ére chrétienne, on remarqua aussi dans le mois de mars deux flux de météorcs.

(36) [page #74]. Une pluie d'étoiles filantes tout à fait semblable à celle du 21 octobre 1566 (ancien style), dont Boguslawski fils a trouvé l'indication dans le Chronicon Ecclesiw Pragensis de Benesse de Horovic (Cosmos, 1. 1, p. 105), a été decrite en détail, dans le célèbre ouvrage historique de Duarte Nunez do Liao (Chronicas dos Reis de Portugal reformadas , parte I, Lisb., 1600, fol. 187): mais elle est reportée à la nuit du 22 au 25 octobre. Faut-il admettre deux flux différents, dont l’un avait été vu en Bohême, et l’autre sur les bords du Tage, où l’un des deux chroniqueurs s'est-il trompé d'un jour ? Je cite le passage de l'historien portugais: « Vindo o anno de 1566, sendo andados XXII dias do mes de Octubro, tres meses antes do fallecimento del Rei D. Pedro (de Portugal), se fez no ceo hum movimento de estrellas, qual os homées nao virao nem ouvirao. E foi que desda mea noite por diante correrao todalas strellas do Levante para o Ponente, e acabado de serem juntas comecarao à correr humas para huma parte e outras para outra. E despois descerao do ceo tantas e tam spessas, que tanto quo forao baxas no ar, pareciao grandes fogueiras, e que 0 ceo € 0 ar ardiao, e que a mesma terra queria arder. O ceo parecia partido em muitas, partes, alli onde strellas nao stavao. E isto durou per muito spaco. Os que isto viao, houverao tam grande medo e pavor, que stavao como attonitos, e cuidavao todos de ser mortos, e que era vinda a fim do mundo. >

(57) [page 47%]. On eùt pu citer des points de comparaison plus récents, s'ils eussent été connus à cette époque: par exemple les flux météoriques observés par Klœden à Postdam, dans la nuit du 12 au 15 novembre 1825, par Bérard sur les côtes d'Espagne, du 12 au 15 novembre 1851, et par le comte Souchteln à Orenbourg, du 12 au 15 novembre 1852. Voyez lé Cosmos, t. LE p. 100, et Schumacher s 4stronomische Nachrichten, n° 505, p. 242. Le grand phénomène que Bonpland et moi nous observames du 11 au 12 novembre 1799 (7oyage aux Régions équinoxiales, iv. IV, chap. 10, t. IV, p. 54-55, éd. in 8°) dura depuis 2 heures jusqu'à # heures du matin. Pendant tout le voyage que nous fimes à travers la région boisée de l'Orénoque jusqu'au Rio Négro, nous trouvämes que cet immense flux mé-

ER téorique avait été remarqué par les missionnaires, et noté par plusieurs d'entre eux sur leur rituel. Dans le Labrador et dans le Groënland, les Esquimaux en avaient été frappés d’étonnement jusqu'à Lichtenau et New-Herrnhut, par 6%° 14° de Jatitude. A Itterstedt, près de Weimar, le pasteur Zeising vit ce que l’on voyait en même temps en Amérique, sous l'équateur et prés du cercle polaire boréal. Le retour périodique du phénomène de la Saint-Laurent attira l'attention beaucoup plus tard que le phénomène de novembre. J'ai recueilli avec soin les indications relatives aux pluies considérables d'étoiles filantes qui, à ma connaissance, ont été exactement observées dans la nuit du 42 au 15 novembre, jusqu à 1346. On en peut compter 15, qui se sont produites en 1799, 1818, 1822, 1825, dans les années comprises entre 1851 et 1859, en 1841 et 1846. Fexclus de ce caicul toutes les chutes de météores qui s’écartent de la date fixée de plus d'un jour ou deux, notamment eelle du 10 novembre 1787 et du 8 novembre 1815. Ce retour périodique presque à jour fixe est d'autant plus étonnant que des corps d'aussi peu de masse sont exposés à un grand nombre de perturbations, et que la longueur de l'anneau dans lequel on suppose les météores enfermés peut embrasser plusieurs jours de la révolution de la terre autour du soleil. C'est en 1799, 1851, 1853 et 1854 que les flux météoriques de novembre ont été le plus éclatants. Ce peut être iei le lieu de faire remarquer qu'il ÿ a eu erreur dans la description que j'ai donnée des météores de 1799, et qu'au lieu d’égaler le diamètre des plus grands bolides à 4° où 4° 1/4, ileût fallu dire que ce diamètre était égal à 4 ou 4 1/4 du diamètre de la Lune. Je n'achèverai pas cette note sans faire mention du globe enflammé que le directeur de l'observatoire de Toulouse, M. Petit, à observé avec une attention toute spéciale, et dont il a calculé la révolution autour de la Terre. Voyez les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 9 août 4817, et Schumacher’s 4stronomische Nachrichten, n° 701, p. 71.

(58) [page 477]. Forster, Mémoires sur les étoiles filantes, p.51 (59) [page 473]. Cosmos, t. 1, p. 101 et 545 (note 75), (40) [page #78]. Kæmtz, Lehrbuch der Meteorologie, t. I,

p-:277 (41) [page 479]. La chute des aérolithes qui tombérent à Crema et sur les bords de l'Adda, à été décrite avec une vivacité sinst

gulière, mais malheureusement d'une manière obscure et non sans quelque mélange de déclamation, par le célèbre Martyr Anghiera (Opus ÆEpistolarum , Amst. 1670, n° CCCCLXV, p. 245 et 246). La chute des pierres fut précédée d'un obscurcissement qui voila presque complètement le Soleil, le 4 septembre 1541, à midi:.« Fama est Pavonem immensum in aërea Cremensi plaga faisse visum. Pavo visus in pyramidem converti, adeoque celeri ab Occidente in Orientem raptari cursu, ut in horæ momento magnam hemisphærii partem doctorum inspectantium sententia pervolasse éredatur. Ex nubium illico densitate tencbras ferunt surrexisse, quales viventinm nullus unquam se cognovisse fateatur. Per cam noctis faciem, eum formidolosis fulguribus, inaudita tonitrua regionem circumsepserunt. » Les éclairs étaient si intenses que, tout autour de Bergame, les habitants purent voir la plaine entière de Crema au milieu même de l'obscurité qui Ja couvrait. L'écrivain ajoute: « Ex horrendo illo fragore quid irata natura in eam regionem pepererit percunctaberis. Saxa demisit in Cremensi planitie (ubi nullus unquam æquans oYum lapis visus fuit (immensæ magnitudinis, ponderis egregii. Decem fuisse reperta centilibralia saxa ferunt. > Il est dit encore que des oiseaux, des moutons, des poissons perdirent la vie. Parmi ces exagérations, il faut bien reconnaitre que le nuage météorique d'où tombèrent les pierres devait être d'une noirceur et d'une densité inaccoutumées. Ce qu'Anghiera appelle Pavo était sans doute un bolide alongé et pourvu d’une large queue. A la manière dont l’auteur retrace le bruit effroyable qui retentit dans le nuage météorique, il semble qu'il ait voulu décrire des coups de tonnerre accompagnant les éclairs. Anghiera se procura en Espagne un fragment de ces aérolithes gros comme le poing, et le montra au roi Ferdinand le Ce en présence du célebre capitaine Gonzalve de Cordoue. La lettre dans laquelle il raconte ce fait, adressée de Burgos à Fagiardus, se termine par ces mots: « Mira super hisce prodigiis conscripta fanatice, physice, theologice ad nos missa sunt ex Italia. Quid portendant quomodoque gignantur, tibi utraque servo, si aliquando ad nos veneris. » Cardan, entrant dans des détails plus précis (Opera, Lugd. 1665, t. IE, lib. XV, cap. 72, p. 279), affirme quil est tombé 1200 aérolithes, parmi lesquels il y en avait un, noir comme le fer et très-dense, qui pesait 120 livres. Selon Cardan, le bruit se prolongea pendant deux heures: « Utmirum sit tanfam molem in acre sustineri potuisse. » Il regarde le bolide à

— D85 — queue comme une comète, et se trompe d'une année dans F'indication de la date, qu'il fixe à l’année 4510. A l'époque où ce phénomène se produisit, Cardan était âgé de neuf à dix ans.

(42) [page 479]. Récémment les aérolithes qui tombérent à Braunau, le 14 juillet 1847, étaient si chauds encore, six heures après leur chute, que l’on ne pouvait les toucher sans se brûler, — J'ai déjà signalé dans l'Asie centrale (t. 1, p. 408) l'analogie que présente avec une chute d'aérolithes le mythe de l'or sacré répandu chez les races seythiques. Je joins ici le passage d'Hérodote, dans lequel est racontée cette légende (liv. V, chap. 5 et 7): « Targitaus eut trois fils dont l’ainé s'appeläit Leipoxais, le second Arpoxais, et le plus jeune Colaxais. Sous leur règne, il tomba du ciel dans la Seythie, des instruments d'or: une charrue, un joug, une hache et une coupe. L’ainé, qui les apercut le premier, s'étant approché pour les prendre, l'or s'enflamma aussitôt. Arpoxais vint à son tour, et il en fut de même: les deux frères repoussérent done cet or; mais quand le troisième fils, Colaxais, se présenta, l'or s'éteignit et il put le transporter dans sa maison, Ses frères comprenant le sens de ce prodige, lui abandonnèrent tous leurs droits à la royauté. »

Peut-être aussi le mythe de l'or sacré n'est-il qu'un mythe ethnographique , une allusion aux trois fils du roi qui auraient fondé ebacun une des tribus dont se composaient les populations seythiques , et à la prédominance qu'obtint la tribu fondée par le plus jeune, celle des Paralates. Voyez Brandstæter, Scylhica, de aurea Caterva, 1857, p. 69 et 81.

(45) [page 481]. Parmi les métaux dont on a découvert la présence dans les pierres météoriques, Howard a reconnu le nickel, Stromayer le cobalt, Laugier le cuivre et le chrome, Berzélius l’étain.

(4%) [page 482]. Rammelsberg, dans les Ænnalen de Poggendorff, t. LXXIV, 1849, p. 442.

(45) [page484]. Rammelsberg, Poggendorffs 4nnalen,t. LXXIIT, 1848, p. 585 ; Shepard, dans l'4merican Journal of Sciences et Arts de Silliman, 2° série, t. Il, 1846, p. 577.

(46) [page 484]. Voyez le Cosmos, t. 1, p. 105.

(47) [page 485]. Zeitschrift der deutschen geologischen Gesellschaft, t. TI, p. 252. Tout ce qui, dans le texte, de la page 475

à la page 476, est placé entre guillemets, est emprunté à des manuscrits du professeur Rammelsberg, portant la date du mois de mai 1851.

(48) [page 489]. Voyez Képler, 4stronomica nova seu Physica cœlestis, tradita commentariis de motibus stellæ Martis, ex obsereationibus Tychonis Brahi elaborata, 1609, cap. XL et LIX.

(49) [page 490]. Laplace, Exposition du Système du Monde, p. 509 et 591.

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