‹ CosmosChapitre 19 sur 56 · I. EUROPE · texte numérisé non relu

I. EUROPE

L'Etna.

Le Yolcano des lies Lipari.

Le Stromboli.

Le volcan dlschia.

Le Vésuve.

Le volcan de l'tle Santorin.

Le volcan de l'Ile de Lemnos.

Ces sept volcans appartiennent au grand bassin de la mer Méditerranée et à la côte d'Europe. Tous ont donné des témoignages de leur activité dans les temps historiques. Cest postérieurement à l'époque d^ Alexandre que la montagne ignivome du Mosychlos dans rtle de Lemnos , qu'Homère appelle le séjour favori deVulcain, a été détruite, avec l'île Chrysé, par des tremblements de terre , et s'est abtmée dans les flots (53). Le grand soulèvement et la disparition des trois Gaimènes, au milieu du golfe de Santorin,

enrermé entre les îles de Théra, de Thérasia et d'Âsprooisi, phénomène qui s'est renouvelé plusieurs fois depuis l'an 186 avant Jésus-Christ, jusqu'à Tan 17 12 de notre ère, offre une analogie frappante avec unautre phénomène, à la vérité beaucoup moins considérable , avec rtle qui est sortie de la mer entre Sciacca et Pantellaria, et que Ton a désignée sous les noms de Graham, de Julia et de Ferdinandaea. Dans la presqu'île de Methone , dont nous avons déjà fait plusieurs fois mention (54), il existe des traces vi^ sibles d'éruptions volcaniques, au milieu d'un trachyte» d'un rouge brun, qui sort du calcaire , près de Kaimenochari et de Kaimeno (55).

Les volcans aniéhisloriques qui portent encore des traces fraîches de coulées de lave, déversées par des cratères, sont, en allant du Nord au Sud : le Mosenberg et le Geroldstein, dans l'Ëisel; en Hongrie, le grand cratère de soulèvement dans lequel est bâti Schemnitz; dans l'Auvergne, la chaîne des Puys ou des Monts-Dômes , le cône du Cantal , les Monts- Dore; dans le Vivarais, où les anciennes laves se sont fait jour à travers le gneiss, la coupe d'Aysac et le cône de Montpezat. Le Yelay présente des éruptions de scories, sans coulées de laves; puis viennent les monts Euganéens, les collines d*AIbano, Rocca Monfiua et le Yultur, près de Teano ei de Melfi. On trouve en Catalogne , les volcans éteints qui avoisinent Olot et Castell Follit (56), et plus au Sud encore, le groupe des Columbrettes, voisines des côtes de Valence, dont la plus grande.

qui présente la forme d'un croissant, l'ancienne Golubraria des Romains , renferme Montcolibre, rempli d'obsidienne et de trachyle cellulaire, etsitué, d'après le capitaine Smyth, par 39*" 54' de latitude. On peut citer aussi l'Ile grecque de Nisyros, l'une des Sporades carpathiques, de forme exactement circulaire, au milieu de laquelle est située, sur une hauteur de 2 130 pieds, suivant les calculs de Ross, un enfoncement profond et entouré d'un rempart, contenant une solfatare qui fait entendre de violentes détonations et d'où rayonnent des coulées de lave. Ces laves allaient autrefois se jeter dans la mer, et fou^ nissaient encore des meules volcaniques, au temps de Strabon; elles forment aujourd'hui de petits promontoires (57). Il est juste encore de mentionner, en raison de leur âge, les volcans sous-marins des îles Britanniques , et les remarquables effets qu'ils produisent sur les couches de la formation silurienne inférieuie, ou formation de Llandeilo, dans laquelle on trouve empâtés des fragments cellulaires volcaniques. D'après l'importante observation de Roderick xMurchison, les couches siluriennes inférieures des montagnes de Gorndon, dans les comtés de Schrop et de Montgomery, contiennent même des masses éruptîves de trapp (58) . Nous terminerons par les remarquables filons de l'île Arran, et il restera encore d'autres points par lesquels a passé évidemment l'activité volcanique , sans que l'on puisse découvrir aucune trace des échafaudages à travers lesquels elle s'est fait jour.

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