‹ CosmosChapitre 35 sur 56 · IV · texte numérisé non relu

IV

sischen Géographie, 4829 {!'• part., p. 183 Cl 194-199); et enfin dans llntroduction de cet ouvrage (p. v). Le dernier résultat donne pour le degré d'un méridien 57 008S655, pour Taplatissement ,,/,^,,. Le premier travail de Bessel fut immédiatement précédé par l'important écrit de Airf : Figure of Ihe Earth, publié en 1830 dans VEncydapœdia metropoliuma ( p. â^ et 239 de Tédition de 1849) , et qui donne pour la moitié de Taxe polaire 20 853 810 pieds anglais = 3261 163^7 toises; pour la moitié de l'axe équatorial 20923 713 pieds anglais = 3272095,2 toises; pour un quart de cercle d*un méridien 32811980 pieds anglais = 5 131 208 toises; pour l'aplatissement polaire 7;^. Le grand astronome de Kœnigsberg s'est occupé sans interruption^ depuis 1836 jusqu'en 1842^ de calculs sur la figure de la Terre, et comme son premier travail a été amélioré par celui qui a suivie les résultats, datant d'époques différentes, sont devenus, dans beaucoup d'ouvrages, une cause de confusion. Les inconvénients de ce mélange, regrettable surtout pour des nombres qui dépendent naturellement les uns des autres, sont augmentés encore par des inexactitudes dans les conversions des différentes mesures : toises^ mètres, pieds anglais, milles de 60 ou de 69 au degré équatorial , et font paraître sous le jour le plus désavantageux des travaux qui, d'ailleurs, ont coûté une grande dépense d'efforts et de temps. Durant Tété de 1837, Bessel publia deux Mémoires : dans Tun, il exposait l'influence des irrégularités de la forme terrestre sur les travaux géodésiques et sur la comparaison de ces travaux avec les déterminations astronomiques; dans l'autre, il discutait les axes de l'ellipsoïde de révolution qui répondent le mieux aux mesures de Tare de méridien exécutées jusqu'à ce jour. Voy. les Astroruh mische Nachrichten de Schumacher, t. XIV, n*» 329, p. 269, et n*" 333, p. 345. Les résultats de ses calculs étaient : pour la moitié du grand axe, 3271953*,854; pour la moitié du petit axe, 3261 072*,900; pour la longueur du degré moyen

d'un méridien, c'est-à-dire pour la 90^ partie d'un quart de cercle de la Terre, mesurée dans le plan perpendiculaire à réquateur, 570ir,453. Une erreur de 68 toises, que Puissant a signalée dans les calculs exécutés en 1808 par une Commission de rinstitut, pour déterminer la distance entre les parallèles de Mont-Jouy, près de Barcelone, et celui de Hola, dans l'tle de Formentera, fut pour Bessel l'occasion de soumettre à une nouvelle révision son premier travail sur les dimensions des corps terrestres. Voy. les Ajstron. Nachrichten de Schumacher, t. XIX, n» 438, p. 97-146. La longueur du quart de cercle terrestre se trouva alors fixée à 6 431 479S81 , au lieu de 5 430 740', qui avaient été adoptées d'après la première détermination du mètre, et la longueur du degré moyen d'un méridien à 57 01 3', 109; c'est 0^,644 de plus que pour le (degré d'un méridien situé sous le 45® parallèle. Les nombres indiqués dans le texte sont ceux qui résultent des dernières recherches de Bessel. Les 5434 480 toises exprimant, sous la réserve d'une erreur moyenne de 255\63, la longueur du quart de cercle d'un méridien égalent 40000856 mètres. La circonférence totale de la Terre est donc de 40003 423 mètres ou 5 390,98 milles géographiques. Entre cette évaluation et la première, adoptée par la Commission des poids et mesures, d'après laquelle le mètre était considéré comme la 40000Q00*^ partie de ia circonférence terrestre, il existe , pour la circonférence totale, une différence de 34^* ou 1756*27, ce qui équivaut environ à un demi-mille géographique (exactement ~J. D'après la première détermination , qui est encore actuellement la mesure légale, la longueur du mètre avait été fixée à 0*^5430740 ou 443>,296. D'après les derniers calculs de Bessel, la véritable longueur du mètre est de 0\5 131 480 ou *43*,334; différence : 0",038. On peut consulter sur cette mesure d'une unité naturelle, Paye, Leçons de Cosmographie^ 485% p. 93.

{W) [page 24]. Airy, Figure of the Earth, dans VEncydopœdia Metropol, 4847, p. 214-216.

(2i) [page 24]* Biot, Astronomie physique, U II, p. 482, et t. III, p. 344. Une mesure de degré parallèle, d'autant plus Importante qu'elle a conduit à la comparaison des niveaux de la mer Méditerranée et de FOcéan Atlantique, a été exécutée avec beaucoup de précision sur les cercles parallèles de la chaîne des Pyrénées, par Corabœuf, Delcros et Peyticr.

(22) [page 25]. Cosmos, 1. 1, p. 190. • U est très-remjuw quable qu'un astronome, sans sortir de son observatoire, eo comparant seulement ses observations à l'analyse, eût pu déterminer exactement la grandeur et l'aplatissement de U Terre et sa distance au Soleil et à la Lune, éléments dont U connaissance a été le fruit de longs et pénibles voyages dans les deux hémisphères. Ainsi la Lune, par l'observation de ses mouvements, rend sensible à l'astronomie perfectionDée Tellipticité de la Terre, dont elle fit connaître la rondeur aux premiers astronomes par les éclipses.» (Laplace, ExposUm du Système du Monde, p. 230). — J'ai déjà mentionné dans le III® volume de cet ouvrage (p. 525 et 709) un aperçu optique d'Arago presque analogue, et fondé sur cette remarque que l'intensité de la couleur cendrée, c'est-à-dire de la lumière terrestre dans la Lune, peut nous révéler l'état moyen de transparence de notre atmosphère. (Voyei Arago, Mémoires scientifiques, t. ï, p. 571 (t. X des CEuvres.) On devra consulter aussi Airy sur la détermination de Taplatissement terrestre par les mouvements de la Lune {Encydop. Métropolite, p. 189 et 236) , et sur les conséquences à tirer, pour la forme de la Terre, de la précession et de la natation {Ibid., p. 231-235). D'après les recherches de Biot,la détermination de l'aplatissement terrestre parles mouvements de la Lune ne pourrait donner que les nombres limites jh

et ^f entre lesquels on voit qu'il existe un écart considé* rable. Yoy. Astronomie physique, 3« édit., t. II, 1844, p. 463.

(23) [page 25]. Laplace, Mécanique céleste, édit. de 4846, t. V, p. 46 et 53.

(M) [page 26]. Cosmos, t. H, p. 270 et 536. note 9. Le premier qui ait signalé, dans les ouvrages astronomiques des Arabes, l'indication des services que peut rendre l'égale durée des oscillations du pendule est Edouard Bernard. On peut lire dans les Philosoph. Transactions (t. Xlf, p. 567) la lettre qu'il écrivait d'Oxford (avril 4683V au docteur Robert Huntington à Dublin.

(25) [page 26]. Voy. Fréret, de l'Étude de la PhUosophie ancienne, dans les Mémoires de V Académie des Inscriptions , U XVm, 4753, p. 400.

(26) [page 26]. Picard, Mesure de la Terre, 4674, art. 4. Il est à peine vraisemblable que Thypothèse exprimée dans TAcadémie des Sciences de Paris, dès avant Tannée 1671, sur les différences de la pesanteur suivant les différentes latitudes, appartienne au grand Huygens. Il est certain que Huygens présenta en 1669 à TAcadémie son Discours sv/r la cause de la Gravité; mais ce n'est pas dans le discours même, c*est seulement dans les additamenta, dont un fut évidemment achevé après Tapparition des Principes de Newton, puisque ce livre y est cité, par conséquent après 4687, qu'il parle du raccourcissement du pendule qui bat les secondes. Lui-même dit : a Maxima pars hujus libelli scripta est cum Lutetise degerem, ad eum usque locum ubi de alteratione quae pendulis accidit e motu Terrœ. j> Or, Huygens ne quitta Paris qu'en 4684. Voy. Lalande, Astronomie, t. III, p. 20, § 2668, et l'éclaircissement que j'ai donné moi-môme dans le second volume du Cosmos (p. 646, note 2). Les observations de Ricber à Gayenne ne furent publiées, ainsi qu'on Ta vu dans le texte, qu'en 4679, par conséquent six ans après son

retour. Ce qu'il y a de plus surprenant, c'est que dans les registres de l'Académie des Inscriptions il n'est fait aucune mention, dorant ce long espace de temps, des observations imiK)rtantes que Richer avait faites à la fois sur rhorloge à pendule et sur le pendule à secondes. Nous ne savons pas à quel moment Newton, dont les premières spécutaiioni théoriques sur la figure de la Terre remontent au delà de 4665, eut connaissance des résultats de Richer. 11 parait qu'il m connut que fort tard, en 168i, et parle hasard d'une conve^ sation qu'il entendit à une séance de la Royal Society y la mesure du degré de Picard, publiée cependant dès Tannée 1674, mesure qui, ainsi que l'a montré sir David Brewster (Life of Newton, p. 152), eut une décisive influence sur la détermination'du diamètre terrestre et du rapport entre la chute des corps à la surface de la Terre et la force qui imprime à la Lune son mouvement de révolution. On peut supposer que la connaissance de la forme elliptique de Jupiter, que Cassini avait constatée dès avant 1666, mais qu'il décrivit pour la première fois en 1691 dans les Mémoires de l'Académie des Sciences (t. II, p. 108) n*eut pas une moindre influence sur les idées de Newton. Faut-il supposer que Newton en apprit quelque chose par des feuilles imprimées longtemps auparavant, et queLalande déclare avoir vues dans les mains deMaraldi. (Voy. Lalande, Astronomie, t. III, p. 335, § 3345; Brewster, Lifeof Newton, p. 162, et Humboldt, Cosmos, t. î, p. 491, note 29.) Les travaux simultanés de Newton, de Huygens, de Picard et de Cassini rendent très^ifficiles de démêler la part de chacun d'eux dans l'échange scientifique des idées qui eut lieu à cette époque, surtout si l'on songe qu'il était d'usage de publier tard les découvertes, et que souvent môme des ci^ constances fortuites en ajournaient la communication.

(27) [page 27]. Delambre, Base du système métrique, i. lU, p. S'iS.

(28) [page 27 J. Cosmos, 1. 1, p. 494, note 33; Plana, Opè^

rations gèodèsiques et astronomiques pour la mesivre d^xm arc du parallèle moyen, t. II, p. 847 ; Carlinî , dans les Effemeridi astronomiche di Milano per Tanno 4843, p. 57.

(29) [page 28 ]• Comp. Biot, Astronomie physique, t. II, 4844, p. 464, avec le Cosmos, 1. 1, p. 495, note 33, et t. lll, p. 474, où j'ai indiqué les difBcultés que présente le rapport entre la vitesse de rotation des planètes et l'aplatissement déterminé par Tobservation. Schubert (Astronomie, 3* part.^ p. 316) a déjà signalé ces difScultés. Bessel, dans son Mémoire Ober Maass und Gewicht, dit expressément que des expériences récentes sur le soulèvement insensible de vastes parties de la surface terrestre ont, en une certaine mesure, ébranlé la confiance dans la constance de la pesanteur sur un point donné.

(30) [page 28]. Airy, dans son excellent travail on the Figure ofthe Earth (voy. Encyclop. metropol.^ 1849, p. 229), énumérait, en 4830, 50 stations différentes, sur lesquelles on avait recueilli des résultats certains, et 14 autres, celles où ont opéré Bouguer, Le Gentil, Lacaille, Maupertuis, La Croyère, qui , sous le rapport de Texactitude, ne sauraient être comparées avec les précédentes.

(34) [pag. 30]. Biot et Arago, Recueil d: Observations gèodèsiques et astronomiques, 4821, p. 526-540, et Biot, Traité d^ Astronomie physique, t. Il, 4844, p. 465-473.

(32) [page 30]. Biot, Astronomie physique, t. II, p. 488. Sabine {Exper. for determining the variation in the length of the pendulum vibrating seconds, 4825, p. 352) déduit des 43 stations établies par lui, dans l'expédition qu'il a entreprise en vue d'observer les mouvements du pendule, bien que ces stations fussent très -dispersées sur l'hémisphère septentrionaly ~3; et, en comparant ces stations avec toutes eelles du British Survey et de la Gonunission française chargée

d'exécuter une mesure de degré de Formentera à Duo* kerque^ il a obtenu — ,. Il y a plus lieu de s'étonner de ce que^ vers TOuest, à une grande distance de la région Atlantique, sous les méridiens de Petropawlowsk et de Nowo Archangelsk, les longueurs du pendule révèlent un aplatissement beaucoup plus considérable encore^ à savoir ^. Bessel, avec la clarté qu'il sait donner à toutes ses analyses, a fait voir, dans le livre intitulé Untersucfmngen vber die Lxnge des emfachen Secmdenpendels (p. 32, 63 et 426-429), comment Topinion, généralement adoptée jusque-là, de l'influence ex»cée par Fair qui environne le pendule conduit à une erreur de calcul, tenant à la différence de poids que perdent les corps solides plongés dans un fluide, suivant qu'ils sont en repos ou en mouvement, et comment cette erreur rend nécessaire une correction indiquée dès Tannée 4786, mais d'une manière un peu obscure, par le chevalier de Buat. a Si un corps, dit Bessel, se meut dans un fluide, le fluide se trouve faire aassi partie du système mis en mouvement, et la force qui communique rimpulsion doit se diviser non-seulement entre toutes les parties du corps solide, mais aussi entre toutes les parties de la masse fluide. Sur les expériences faites par Sabine et par Baily, à Toccasion dé la correction, importante au point de vue pratique, dont Bessel a démontré la nécessité, c'està-dire de la réduction à l'espace vide, voy. John Herschel, Memoir of Francis Baily, 4845, p. 47-21.

(33) (page 30]. Cosmos, 1. 1, p. 489 et 493, note 32. On peut consulter aussi, sur les phénomènes particuliers aox îles volcaniques, Sabine, Penrf. exper., 4825, p. 237, et Lutke, Observations dupendxUe invariable exécutées de 4826 à 4829, p. 241. Cet ouvrage contient (p. 239) un tableau remarquable indiquant la nature des roches dans seize stations de pendule, depuis rUe de Melville, par 79*» 50' de latitude boréale, jusqu'à Valparaiso, par 33*» V de latitude australe.

(34) [page 34]. Cosmos, t. I, p. 495, note 35. Edouard

Schmidt {Mathematische und physisehe Géographie, i^ part., p. 394), a mis à part^ dans le grand nombre d'observations de pendule qui ont été faîtes sur les corvettes Descubierta et Atrevida, sous le commandement supérieur de Malaspina, les treize stations qui appartiennent à l'hémisphère méridional , et a trouvé un aplatissement de -^nn* Mathieu a déduit des observations de Lacaille au cap de Bonne-Espérance et à rUe de France, comparées avec celles de Paris, 7777^. Mais les appareils de mesure n'offraient pas à cette époque les mômes garanties que présentent ceux de Borda et de Kater et les nouvelles méthodes d'observation. C'est ici le lieu de mentionner la belle expérience de Foucault , qui donne^ à Taide du pendule, la preuve matérielle de la rotation de la Terre^ en faisant voir comment le plan des oscillations se meut lentement de l'Est à rOuest. Voy. Comptes rendus de l'Académie des Sciences, séance du 3 février 4851, t. XXXII, p. 435. Dans les expériences de Benzenberg et de Reich, il faut, pour rendre sensible la déviation vers TEst des corps jetés au fond d*un puits ou du haut d'un clocher, une hauteur ou une profondeur considérable, tandis qu'avec Tappareil de Foucault, on pendule long de six pieds suflSt pour constater la rotation de la Terre. Les phénomènes qui s'expliquent par la rotation, comme la marche de Thorloge de Richer à Gayenne, Taberration diurne, la déviation des projectiles et les vents alises, ne sauraient être confondus avec la démonstration fournie par l'appareil de Foucault , dont les membres de YAcademia del Cimento paraissent avoir eu quelque notion. Voy. Antinori, dans les Comptes rendus, t. XXXII, p. 635.

(35) [page 32]. Dans l'antiquité grecque, l'opinion dominante signalait deux contrées, l'extrémité septentrionale de r Asie et la région de l'équateur, coiTime ayant été formées par une remarquable intumescence du soi. Les hautes plaines de l'Asie, dit Hippocrate (de Aère et AquiSj% XIX^ p. 1% édit. de M. Lîttré), sans être couronnées de montagnes, se prolongent

et s'élèvent jusque sous les pôles; Plutarque {de Placitis Philosophorum, 1. [I, c. 8)^ attribue la môme (voyance à Empé« docle. Aristote dit {MeUorologica, 1. II, c. I , § 15, p. 66, édit. d'Ideler) que les météorologistes antérieurs, qui faisaient passer le Soleil non pas au-dessous mais autour de la Terre, considéraient le gonflement du sol vers le Nord comme la cause de la disparition du Soleil et de la venue de la nuit. Dans la compilation des Problèmes (L XXVI, § 15, p. 941, édit. de Bekker), le froid du vent du Nord est attribué aussi à la hauteur du sol dans les régions d'où il souffle. Dans tous ces passages, il n'est pas question de montagnes, mais de hautes plaines produites par des gonflements du sol. J'ai déjà fait voir ailleurs {Asie cerUràU, 1. 1, p. 58) que Strabon, qui seul s'est servi du mot si caractéristique de ^oiri^tc, pour désigner TArménie, la Lycaonie, habitée par des ftnes sauvages, et la partie supérieure de Tlnde, dans le pays riche en mines d'or des Derdes (I. XI, p. 522, XII, p. 568, et XY, p. 706, édit. de Casaubon), distingue en toute occasion la différence des climats due à la difiérence des latitudes , de celle qui est le résultat de l'élévation au-dessus de la mer. Môme dans les contrées du Sud, dit le géographe d'Amasia, les parties élevées, plaines ou montagnes, sont froides (l. H, c. 1, p. 73). Pour expliquer la chaleur tempérée qui règne sous réquateur, Eratosthène et Polybe ne signalent pas seulement le passage plus rapide du Soleil (voy. Geminus, EU" menta Astronomie, c. i3; Cléomède, CycL theor.j 1. ï, c.6), mais surtout le gonflement du sol (voy. Humboldt^ Examen critique de la Géographie du Nouveau Continent, t. III, p. 150-452). D'après le témoignage de Strabon (1. U, c. 3, p. 97), Eratosthène et Polybe affirment que la région située sous réquateur est de toutes la plus élevée, ce qui explique que la pluie y tombe en abondance, attendu que les vents étésiens, qui changent avec les saisons, amènent du Nord sur ces hauteurs une énorme quantité de nuages. De ces deux opinions sur les gonflements du sol dans le nord de l'Asie

l'Europe scythique (pHérodote) et la zone équatoriale, la première, avec cette force qui appartient en propre à Terreur, s'est maintenue pendant près de deux mille ans, et a fourni matière au mythe géologique de ce plateau de Tartarie, qui se prolongeait sans interruption au nord de THimalaya; Tautre n'avait besoin que d'être rectifiée et appliquée à une contrée de TÂsie située en dehors des tropiques , à l'immense plateau célébré sous le nom de Meru dans les plus anciens et les plus nobles monuments de la poésie indienne. Voy. le Dictionnaire sanscrit- anglais de Wilson (1832, p. 674), où le mot meru est traduit par haute -plaine. J'ai cru devoir entrer dans ces détails^ afin d'avoir l'occasion de réfuter l'hypothèse de Fréret qui, sans citer les passages des écrivains grecs, et en faisant allusion à un texte unique sur la pluie des régions tropicales, applique ces intumescences locales de la surface terrestre soit à l'aplatissement soit à l'allongement des pôles, a Pour expliquer les pluies, dit Fréret [Mémoires de V Académie des Inscriptiom, t. XVIII, 1753, p. 111), dans les régions équinoxiales que les conquêtes d'Alexandre firent connaître, on imagina des courants qui poussaient les nuages des pôles vers l'équateur, où, au défaut de montagnes capables de les arrêter, les nuages Tétaient par la hauteur générale de la Terre, dont la surface, sous Téqualeur, se trouvait plus éloignée du centre que sous les pôles. Quelques physiciens donnèrent au globe la figure d'un sphéroïde renflé sous l'équateur et aplati vers les pôles. Au contraire, dans Topinion de ceux des anciens qui croyaient la Terre allongée aux pôles, le pays voisin des pôles se trouvait plus éloigné du centre que sous l'équateur. » Je ne puis trouver aucun témoignage de Tanliquité qui justifie ces assertions. On lit en propres termes dansStrabon (1. î, c. 3, p.48) : aEratosthène^ après avoir dit que Tensemble de la Terre est sphérique, mais non pas comme si elle était faite au tour (expression empruntée à Hérodote, L IV, c. 36), et que sa forme présente des irrégularités^ nous en cite un grand nombre pro-

duites par Teau^ le feu, les tremblements de terre, les mouvements des vents souterrains ( sans doute les exhalaisons des vapeursélastiques),etd'autres causes analogues; mais ici encore il n'a pas assez égard à l'ordonnance générale, caria forme sphérique de la Terre résulte de la disposition de Tensemble, et de telles irrégularités ne peuvent rien changer en définitif à la forme de la Terre : les petites choses se perdent dans les grandes. » Plus loin (1. II, p. 112) il dit : <k ^ensemble de la Terre et de Teau est sphérique, et la Terre n'a avec les méats qu'une seule et même surface. L'exhaussement de la terre ferme, qui est insignifiante et peut passer inaperçue, se perd dans ces vastes dimensions. En de tels cas, il ne faut pas vouloir déterminer la forme de la Terre comme si elle était faite au tour ou comme l'entendrait un géomètre ; il faut se contenter d'une approximation un peu grossière, telle que les sens la peuvent fournir. » Ailleurs encore (1. XVII, p. 809) : a Le monde est Tœuvre à la fois de la nature et de la providence; il est Tœuvre de la nature, en ce que tout conve^ vers un point et s^arrondit autour de ce centre; Télément le moins dense, qui est l'eau, enveloppant l'élément le plus dense, qui est la terre. » Lorsque les Grecs parlent de la figure de la Terre, ils en reviennent toujours à la comparer à un disque plat ou creusé au milieu, à un cylindre, comme l'avait proposé Ânaximandre, à un cube, à une pyramide, et plus généralement à une sphère, malgré la longue opposition des Épicuriens, qui niaient l'attraction exercée par le centre de la Terre. (Voy. Cleomède, Cycl. Theor., 1. I, c. 8, p. 51.) L'idée de Taplatissement ne s'est point présentée à Timagination. La forme allongée, sous laquelle Démocrite se figurait la Terre, n'était autre que le disque de Thaïes, prolongé dans une seule direction. La forme de tambour t^ <rxîi,uâ TU|i.mevMtH;, dont Fidée est attribuée surtout à Leucippe (voy. Plutarque, iô Placitis phUosoph.y L III, c. 10; Galien, Historia pkUo^ sophùB, c. 21; Âristote, de Cœlo, L II, c. 13, p. 293, édit. de Bekker ), avait déjà un point de départ dans une autre

figiir6| composée d'une demi-sphère et d'une base plane; la base représentait peut-être Téquateur et la courbure la partie de la terre habitée^ o&coufJvn. Un passage de Pline sur les perles (L IX, c. ^k) explique cette conBguration. Âristote, au contraire (MeteoroL, 1. II, c. 5, § 10, 1. 1, p. 97, édit. d'Ideler), se borne à comparer le segment de sphère avec un tambour, ainsi que cela résulte du Commentaire d'Olympiodore (t. I, p. 301, édit. d'Ideler). J'ai omis à dessein dans cette revue un passage d'Agathémère {de Geog^raphia^ 1. 1, c. 1, p. 2, édit. de Hudson), et un autre d'Eusèbe {Evangelica prxparatiOy t. IV, p. 125, édit. de Gaisford, 1843), parce qu'ils ne peuvent servir qu'à montrer avec quelle inexactitude les écrivains postérieurs attribuent souvent aux anciens des opinions qui leur étaient complètement étrangères. Il résulterait de ces témoignages qu'Eudoxe aurait donné au disque de la Terre une longueur et une largeur dans le rapport de 1 à 2, et qu'il en serait de même de Dicéarque, le disciple d'Àristote, qui a fourni cependant de nouvelles preuves à Tappui de la forme sphérique de la Terre (voy. Marcien Capella, 1. VI, p. 192). Enfin, Hipparque aurait donné à la Terre la forme d'un trapèze, et Thaïes celle d'une sphère !

(36) [page 33]. Bessel m'écrivait au mois de décembre 48^ : c 11 m'a souvent semblé que l'on n'est t^nté quelquefois de considérer l'aplatissement terrestre comme une chose douteuse que parce qu'on se pique d'une trop grande exactitude. Suivant que l'on suppose l'aplatissement égal à ^, 77Zf û^f 1Ï7 9 ^^ obtient, pour la différence des deux diamètres, 10554, 10905, 11282 et 11684 toises. Ainsi, une différence de 30 unités dans le dénominateur ne produit dans le diamètre polaire qu'un écart de 1130 toises, écart qui, si on le compare avec les inégalités visibles de la surface terrestre, parait de si peu d'importance que je m'étonne à quel point les expériences concordent. Des observations isolées, éparses sur de vastes étendues de pays, nous en appren-

dront certainement moins que nous n'en savons déjà; mais il serait intéressant de relier entre elles les mesures prises sur toute la surface de l'Europe, et de faire enirev dans cette opération tous les points déterminés astronomiquement. » Malheureusement y d'après cette propoûtion, on ne saurait de la configuration de la Terre que ce qu'on en pourrait connaître par la péninsule qui forme le prolongement occidental du grand continent asiatique, sur un espace embrassant à peine QQ degrés et demi de longitude. — Les steppes de l'Asie septentrionale^ et même la steppe nooyenne des Kirghises, dont j'ai visité une partie considérable, sont souvent coupées par des collines, et, sous le rapport de l'étendue horizontale, ces plaines ne sont pas à comparer avec les Pampas de Buenos-Âyres et les Llanos de Venezuela. Les Llanos, situées à une grande distance des chaînes de montagnes^ et couvertes, à la surface du sol, de formations sédimentaires et de couches tertiaires d'une densité également faible partout, pourraient fournir, à Faide des anomalies produites dans les oscillations du pendule, des résultats purs de toute influence et tout à fait décisifs, sur la constitution locale des couches situées à une grande profondeur de la Terre. Voy. à ce sujet mes Tableaux de la nature, 1. 1, p. 3, 9 et 42-45 de la traduction française publiée par Gide.

(37) [page 34]. Bouguer, qui invita La Condamine à observer la direction du fil à plomb sur le Ghimborazo, ne mentionne pas dans sa Théorie de la figure de la Terre p. 364-394) les recherches de Newton. Malheureusement, le mieux préparé des deux voyageurs n'observa pas sur les deux versants opposés de la gigantesque montagne, à TEst et à rOuest. Les deux stations sur lesquelles il établit ses expériences, au mois de décembre 1738, étaient situées du même côté : Tune, dans la direction Sud 61» 30' Ouest, à 4 572 toises du centre de la montagne; Tautrc, dans la direction Sud i9* Ouest, à une distance de 1 753 toises. La première station

fut établie dans une région qui m'est bien connue, probabloment au-dessous de la hauteur sur laquelle est situé le petit lac alpin de Yana- Cocha; la seconde^ dans la plaine de pierre ponce de TÂrénal (voy. La Condamine, Voyage à l'Équatewr^ p. 68-70). La déviation, calculée à Taide des hat^ leurs d'étoiles, ne fut, contre toute attente, que de 7'\5, ce que les observateurs eux-mêmes attribuèrent au voisinage de la neige étemelle qui rendait les expériences plus difficiles, an défaut de précision des instruments^ et surtout aux vastes cavernes dont ils soupçonnaient Texistence dans Timmense ddme trachytique du Chimborazo. J'ai exprimé, au sujet de ces cavernes et de la très-faible masse que Ton a par suite attribuée à cette montagne, beaucoup de doutes fondés sur des principes géologiques. Au sud-sud-est du Chimborazo, près du village indien de Caipi, se trouve le cône d'éruption du Yana-Urcu, que j'ai soigneusement examiné avec Bonpland, et qui est certainement d'origine plus récente que le colosse de trachyte en forme de cloche. Boussingault et moi n'avons rien trouvé, sur la grande montagne, qui ressemble à un cratère. Voy. dans mes Mélanges de Physique générale et de Géologie (t. I, p. 150, de la traduction française ) (^Ascension au Chimborazo.

(38) [page 34]. Baily, Exper. wiih the torsion Rod for determining the mean density of the Earth, 1843, p. 6; John Herschel, Memoir of Francis Baily, 1845, p. 24.

(39) [page 34). Cosmos, 1. 1, p. 191-193 et 495, note 3G.

(40) (page 34]. Reich, Neue Yersuche mit der Drehwage, dans les Âbhandlungen der mathem, physischen Classe der Komigl. Sxchsischen Gesellschaft der Wissenschaflen zu Leipzig^ 1852, t. \y p. 405 et 418. Les dernières recherches de mon excellent ami le professeur Reich se rapprochent un peu plus du beau travail de Baily. J'ui déduit la moyenne 5,5712 de plusieurs séries d'observations fuites : 1» avec une sphère

d'étain et un fil de cuivre long et épais , qui ont donné pour résultat 5,5712 ; Terreur probable étant de 0,0113; 2* avec la sphère d'étain et un fil de cuivre plus court et plus mince, auquel j*ai substitué un double fil de fer^ le résultat a été de 5,5832, la part de Terreur probable est de 0^0149. En tenant compte de ces deux séries d'expériences, on trouve pour moyenne 5,5756. Le résultat de Baily, obtenu, il est vrai^ à la suite d'expériences plus nombreuses^ peut être néaamoins un peu trop considérable, parce que la densité a pa paraître augmenter, en raison de la légèreté des sphères de verre ou d'ivoire dont il a été fait usage. Voy. Reich, dans les Annalen de Poggendorff, t. LXXXV, page 190^ et WhiteheadHeam, dans les PhUosoph. Transactions tariSAlj p. 217-229. A Texemple de Reich, Baily observa le mouvement de la balance de torsion sur Timage d'une échelle réfléchie par un miroir fixé au milieu du fléau, comme dans les observations magnétiques de Gauss. Les avantages de ce miroir, qui permet de lire plus exactement les résultats, ont été signalés, dans les Annalen de Poggendorff ^ dès Tannée 1826(t. Vil, p. 121).

(41 ) [ page 35 ]. Les expériences qu'Airy vient de faire sur le pendule, en 1854, dans les mines de Harton» avec une précision merveilleuse, fournissent, sur la densité de la Terre, un résultat beaucoup plus important encore que les expériences de Baily et de Reich. D'après Airy, la densité est de 6,566, avec une erreur vraisemblable de 0,182. Voy. les PhUosoj^. Transactions for 1856, p. 342. Une légère modification appo^ tée à cette valeur numérique par le professeur Stocke, en raison de l'effet de la rotation et de Tellipticité terrestre, réduit la densité, pourHarton, situé par 54<»48^ de latitude Nord, à 6,565; pour Téquateur, à 6,489.

(42) [page 35]. Cosmos, 1. 1, p. 191.

(U) [page 36 1. Laplace, Mécantqae ciksU, édit.del846,

t. V, p. 57. La pesanteur spécifique moyenne du granité doit être évaluée tout au plus à 2,7, attendu que la densité du mica blanc à base de potasse et à deux axes, et du mica vert magnésien à un seul axe varie de 2,85 à 3,i, et que celle des autres parties constituantes du granité^ c'est-à-dire du quarz et du feldspath, est de 2,56 et 2,65. Uoligoclaze elle-même n'a pas une pesantemr spécifique supérieure à 2,68. Si la pesanteur de la hornblende s'élève jusqu'à 3,17, celle de la syénite, dans laquelle le feldspath prédomine toujours, reste fort au-dessous de 2,8. Comme d'ailleurs le schiste argileux varie de 2,69 à 2,78, et que, parmi les roches calcaires, la dolomie pure atteint seule 2,88, que la pesanteur de la craie est de 2,72, celle du gypse et du sel gemme 2,3, je tiens que la densité de la partie continentale de Técorce terrestre, accessible à nos observations est plus voisine de 2,6 que de 2,4. Laplace, supposant que la densité augmente de la surface au centre en progression arithmétique, et partant de cette croyance, certainement erronée, que la densité de la couche supérieure est égale à 3, a trouvé pour la densité moyenne du globe terrestre 4,7647, nombre qui s'écarte du résultat de Reich^ 5,577, et de celui de Baily, 5,660, beaucoup plus que ne le comportent les erreurs vraisemblables de l'observation. Après avoir discuté de nouveau Thypothèse de Laplace, dans un intéressant Mémoire que doit publier bientôt Péditeur des Astronomische NachrichXenj Plana conclut qu*en remaniant cette hypothèse, on arrive à reconnaître que la densité moyenne assignée par Reich à la Terre peut être considérée comme approchant beaucoup de la vérité, ainsi que le nombre \ ,6, auquel j'ai évalué la densité de la surface solide et de la surface liquide de la Terre, et que l'eilipticité est comprise entre des limites déterminées vraisemblablement par ces dernières quantités. « Si la compressibilité des substances dont la Terre est formée, dit le géomètre de Turin, a été la cause qui a donné à ses couches des formes régulières, à peu près elliptiques, avec une densité croissante depuis la IV. 35

surface jusqu'au centre, il est permis de penser que ces couches, en se consolidant, ont subi des modifications, à la vérité fort petites, mais assez grandes pour nous empêcher de pouvoir dériver, avec toute Texactitude que l'on pourrait souhaiter, l'état de la Terre solide de son état antérieur de fluidité. Cette réflexion m'a fait apprécier davantage la première hypothèse proposée par l'auteur de la Mécanique céleste, et je me suis décidé à la soumettre à une nouvelle discussion. •

(44) [page 37]. Petit, sur la latitude de r Observatoire de Toulouse y la densité moyenne de la chaîne des Pyrénées, et la probabUiti qu*U existe un vide sous cette chaîne, dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t XXIX, 4849, p. 730.

(45) (page 38]. Cosmos, 1. 1, p. 499 et 499, note 40.

(46) I page 39 ]. Hopkins, dans le Report of the British Association for i838, p. 92 (Physical Geology); Philosoph. Tramsaclions, 1 839, «• part., p. 384, et 4840, 4 '•part., p. 493; Henry Hennessey, dans les Philosoph. Transactions, 1854 , ^ part., p. 504 et 625 (Terrestrial Physics).

(47) [page 39]. Cosmos, U l, p. 272 et 528, note 25,

(48) (page 40]. Les observations communiquées par Walferdin datent de Tautomne de Tannée 4847; elles s^écartent peu des résultats obtenus par Arago, en 4840, avec Tappareil même de Walferdin, lorsque la sonde fut parvenue à 505 mètres de profondeur, et commença à pénétrer dans le gault, après avoir traversé la craie. Voy. Cosmos^ 1. 1, p. 496 et 498 (note 38); Comptes rendus de V Académie des Sciences, t. XI, 4840, p. 707, et dans les Œuvres d' Arago, Notices scientifiques, t. III, p. 385.

(49) [page 44 ]. Ces nombres sont extraits des notes nianuscriles du Directeur général des Mines, M. d'Oeynhausen. Voy. Cosmos, i. I, p. 486, note 24, et 498, note 38, et

Bischof , Lehrbuch der chemischen und physischen Géologie, ^t. I, i^^part., p. 154-463. Par rang de profondeur absolue, le puits artésien de Mondorf , dans le grand-duché de Luxembourg, vient immédiatement après celui de Neu-Salzwerk; il a 2 066 pieds.

(50) Ipage 41 )• Voy. Cosmos, t.I, p. 498, et Mémoires de la Société ^histoire naturelle de Genève, i. VI, 1833, p. 243. La comparaison d'un grand nombre de puits artésiens situés aux environs de Lille avec ceux de Saint-Ouen et de Genève permettrait d'attribuer une plus grande influence à la conductibilité des roches et des couches terrestres, si l'on pouvait avoir une égale confiance dans la justesse de tous les résultats. Voy. Poisson, Théorie mathématique de la Chaleur y p. 421.

(51) [page 42]. Parmi 14 puits artésiens, ayant plus de 100 mètres de profondeur, et répandus sur les parties les plus distantes de la France, Bravais, dans Tinstructive encyclopédie qui a pour titre Patria [ 1847, p. 145), en cite 9 pour lesquels la profondeur correspondante à une augmenta- Ikm de température d'un degré tombe entre 27 et 39 mètres, et qui, par conséquent, s'écartent de la moyenne donnée dans le texte (32 mètres) de 5 à 6 mètres en plus ou en moins. Voy. aussi Magnus, dans les Annalen de Poggendorff, t. XXII, 1831, p. 146. En général, l'accroissement de la température parait plus rapide dans les puits artésiens d'une très-faible profondeur. Cependant, les puits très -profonds de Monte- Massi, en Toscane, et de Neuffen, dans la partie nord-ouest des Alpes Souabes, forment de remarquables exceptions.

(52) [page 43]. Quetelet, dans le Bulletin de l'Académie de BruxeUeSy 1836, p. 75.

(53) [page 43). Forbes^ Exper. on the temperat/ure of the Barth al différent depihs, dans les Transactions of the Royal Society ofEdinburgh, U XVI , 1849, 2« part., p. 189.

(5i) [page 44]. Tous les nombres concernant la température des caves de l'Observatoire sont empruntés à la ThtoriA mathématique de la Chalewr de Poisson (p. 415 et 462). D*autre part, V Annulaire météorologique de la France y publié par Martins et Hœghens (1849, p. 88) contient les corrections apportées par Gay-Lussac au thermomètre souterrain de Lavoisier, et qui s'écartent de ce résultat. Le thermomètre de Lavoisier a donné pour la moyenne de trois mois, du mois de juin au mois d'août, iS^'^iOS, tandis que Gay-Lussac trouvait H»,843 : différence 0<>,350. Voy. dans les Œuvres d'Arago. Notices scientifiques, t. V, p. 644.

(55) [page 45]. Cassini, dans les Mémoires de V Académie des Sciences, 1786, p. 51i.

(56) [page 46]. Boussingault, sur la profondeur à laquelle on trouve dans la zone torride la couche de température inva^ riabky dans les Annales de Chimie et de PhysiquCy t. LUI, 1833, p. 225-247. John Caldecott, l'astronome du Rajah de Travancore, et le capitaine Nev^bold ont présenté des objections contre la méthode recommandée dans ce Mémoire et consacrée par un si grand nombre d'observations précises dans TAmérique du Sud. Caldecott a trouvé à 'frevandrum qu'à trois pieds dans le sol et au-dessous, plus bas par conséquent que ne le prescrit Boussingault, le thermomètre de Fahrenheit marquait 85^ et 86®, la température moyenne de Tair étant à 82°,02. Voy. Edinb. Transactions, t. XVI, 3* part., p. 379-393. Les expériences de Newbold, à Bellary, dans les Indes, par i5<'5^ de latitude, ont encore donné, à un pied de profondeur, depuis le lever du Soleil jusqu'à deux heures de l'aprèsmidi, une augmentation de 4<*du thermomètre de Fahrenheit; mais à Cassargode, par 12*^29', sous un ciel chargé de nuages, Taugmentation n'était que de4<'i/2. Les thermomètres étaientils couverts comme ils doivent l'être, et à l'abri de Tinsolatîon? Voy. aussi à ce sujet Forbes, Exper. on the température ofthe Earth at différent depths, dans lesEdinb. Transaaions, U XVI,

â« pari.^ p. 189. Le colonel Acosia, le savant historien de la Nouvelle-Grenade^ a fait depuis un an, à Guaduas^ sur la pente sud-ouest du plateau de Bogota, où la température moyenne annuelle est de 23^,8, une longue série d'observations avec un thermomètre enfoncé à un pied sous le sol et dans un espace couvert. Ces expériences confirment pleinement les assertions de Boussingault. a Les observations du colonel Acosta^ dont vous connaissez la grande précision en tout ce qui interroge la météorologie^ prouvent^ m'écrit Boussingauh, que^ dans les conditions d'abri, la température reste constante entre les tropiques à une très-petite profondeur, b

(57) [page 47 ]. Sur Gualcayoc, autrement appelé Minas de Chota, et sur Micuipampa, voy. Humboldt, Recueil d*Obser^ veuions astronomiques^ t. I, p. 324.

(58) [page 47]. Humboldt, Essai politique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, ^^ édit., t. m, p. 20J .

(59) [page 49]. Voy. E. von Béer, dans le Reise in Sibirien de Middendorff, 1. 1^ p. vn.

(60) [page 49]. Fedor Schergin, dhrecteur du comptoir de la Compagnie russo-américaine, fit commencer, en 1828^ le forage d'un puits dans la cour d'une maison appartenant à la Compagnie. On était arrivé , en 1830 , à la profondeur de 90 pieds. Voyant que Ton n'avait trouvé encore que de la glace et pas d'eau^ Schergin abandonna l'entreprise. L'amiral Wrangel^qui^ en se rendant à Sitcha, s'était arrêté à Iakoutsk, comprit le grand intérêt scientifique attaché au forage de cette couche de glace souterraine, et engagea Schergin à poursuivre les travaux jusqu'au bout. En 4837, on était parvenu à 382 pieds anglais de profondeur^ et Ton n'avait pas encore firanchi la glace.

(61) (page 50]. Middendorff, Reise in Sibirien^ 1. 1, p. 125- 133. c Excluons d'abord, dit Middendorff, les profondeurs qui n'atteignent pas 100 pieds , parce qu'il résulte des cxpé-

riences faites jusqu'à ce jour en Sibérie que ces profondeurs sont soumises aux variations annuelles de la température; il restera encore, pour les profondeurs plus considérables, des anomalies partielles : ainsi, de 450 à SOO pieds, un accroissement de chaleur de i^ Réaumur répond à 66 pieds anglais; la proportion est de 217 pieds anglais pour 1<* Réaumur de 250 à 300 pieds. Nous sommes donc autorisés à dire que les faits révélés jusqu'ici par l'examen du puits de Schergin ne suffisent pas pour déterminer avec certitude la progression de la température, et que cependant , malgré des écarts considérables, produits peut-être par les différences de condueti- ' bililé dans les différentes couches terrestres, par les influences perturbatrices de Tair extérieur ou de la pluie qui pénètre à Tintérieur, on peut affirmer que l'augmentation de température n'est pas, pour 1° Réaumur, de plus de 100 à 117 pieds anglais. » Le nombre 417 est une moyenne entre six augmentations partielles de température observées de 50 en 50 pieds, depuis 400 jusqu'à 382 pieds de profondeur. Si je compare la température annuelle de l'air à Iakoutsk (— 8»,13R.) avec la température moyenne de la glace, à la profondeur de 382 pieds anglais, je trouve qu'à \^ Réaumur coiTcspondent 663/5. On trouverait 100 pieds en comparant la température de la partie la plus basse avec celle qui règne à 100 pieds de profondeur. Des recherches numériques, faites avec beaucoup de sagacité par Middendorff et Peters, sur la vitesse avec laquelle se propagent les variations de la température atmosphérique et sur les maxima du froid et du chaud, il résulte que a dans les puits artésiens, à la profondeur de 7 à 20 pieds seulement, la température s'élève du mots de mars au mois d^octobre, et qu'elle s'abaisse du mois de novembre au mois d'avril, parce que le printemps et Tautonme sont les saisons où la température atmosphérique subit les changements les plus sensibles, p Voyez Middendorff, Reise in Sîbirien, p. 133-457 et 168-175. Les puits même soigneusement recouverts se refroidissent peu

à peu , dans te nord de la Sibérie, par le contact^ prolongé pendant plusieurs années, de Tair avec les parois du puits. Cependant, dans le puits de Schergin^ ce contact a produit à peine en dix-huit ans un abaissement de température d'un demi -degré. Un phénomène remarquable et inexpliqué jusqu'ici, qui s'est présenté aussi dans le puits de Schergin, c^est l'échaufiTement que Ton a remarqué en hiver seulement, et quelquefois dans les couches les plus profondes, sans que Ton ait pu reconnaître aucune influence extérieure (voy. Ibid., p. 456 et 178). Il me parait bien plus surprenant encore que dans le puits artésien de Wedensk^ sur la Psesina, par une température atmosphérique de — 28<^ Réaumur, on ait trouvé, à la profondeur de 5 à 8 pieds seulement, la température égale à — 2<*,5. Les lignes îsogéothermes, surla direction desquelles les ingénieuses recherches de Kupffer nous ont fourni les premières données (voy. le Cosmos, t. I, p. 248 et 522, note i ) offriront longtemps encore des problèmes insolubles. La tâche est surtout difficile dans les contrées où le forage complet de la couche de glace exige un travail long et pénible. Le sol de glace que l'oti a trouvé à Iakoutsk ne peut plus être aujourd'hui considéré comme un phénomène local ^ dû^ ainsi que le supposait le Directeur général des Usines Slobin^ à des couches de terre précipitées par Tactien des eaux. Voy. Middendorff, ibid., p. 167.

(62) (page 50). Voy. Cosmos, i. IV, p. 42.

(63) [page 54 ]. Voy. Middendorff, Reise in Sibirien, t.J, p. 460, 164 et 479. Dans ces conjectures numériques sur répaisseur du sol de glace, on suppose que la température augmente avec la profondeur suivant une progression arithmétique. La question de savoir si, à des profondeurs plus considérables, la chaleur continue à croître est théoriquement incertaine, et par conséquent il faut se défier de calculs fan* tastiques sur les masses de roches hétérogènes en fusion dont

les mouvements désordonnés modifieraient la température centrale de la Terre.

(64) [page 52]. Schrenk, Reise dwch die Tundem der Samqjedm, 4848, i''' part., p. 597.

(65) [ page 52 ]. Gust. Rose, Reise nach dem Vrai, 1. 1, p. 428.

(66) [page 53]. Voy. les expériences de mon ami G. de Helmersen sur la conductibilité relative des différentes roches, dans les Mémoires de V Académie de Saint-Pétersbourg (Mélanges physiques et chimiques, 4851, p. 32).

(67) [page 54). Voy. Middendorff, Reise in Sibirien, 1. 1, p. 66, et comp. un autre passage, p. 479 : a La ligne qui marque le commencement du sol de glace paraît former, dans le nord de TAsie, deux saillies dont la convexité est dirigée vers le sud : Tune , dont la courbure est peu sensible^ sur les bords de l'Obi; l'autre, très-fortement accusée, sur les bords de la Lena. Cette limite court de Beresow^ sur rObi, versTourouchansk, sur le Jenisei; de là elle passe entre Witimsk et Olekminsk^ longe la rive droite de la Lena, et après avoir remonté vers le Nord, reprend sa direction vers l'Est. »

(68) [page 57]. Le passage le plus important sur la chaîne magnétique formée d'anneaux est dans l'Ion de Platon (p. 533, D^E, édit. de Hem*iEstienne). Plus tard, cette propagation de la force attractive est mentionnée dans Pline (1. XXXIV, c. 1 4) ; dans Lucrèce (1. VI, v. 910); dans Saint-Augustin {de Civitate Dei, 1. XX, c. 4), et dans Philon {deOpificio Mvfndi, p. 32 D, édit. de 4694).

(69) [page 581- Cosmos, t. I, p. 210 et 509 (notes 61 et 62); t. n, p. 309-342, 337-342, 556 (n. 59), et 574-573 (n. 91-93).

(70) [page 59]. Humboldt, Asie centrale^ U l, p. xl-xui. Examen critique de l'Histoire de la Géographie du Nouveau Continent, t. III^ p. 35. Edouard Biot qui^ soit seul^ soit avec

le secoordde mon ami Stanislas Julien, a confirmé et agrandi les recherches de Klaproth, sur Tépoque à laquelle remonte Tusage de Taiguille aimanté en Chine ^ cite une tradition qui n'est relatée pour la première fois que chez des écrivains des premiers siècles du christianisme, mais qui remonte beaucoup plus haut. Diaprés cette tradition^ les chars magnétiques étaient déjà en usage sous le règne du célèbre Hoang-ti, qui parait avoir vécu 3600 ans avant notre ère, c'est-à-dire 'l 000 ans avant Tépoque où les Hycsos furent expulsés de rËgypte. Voy. ÉdouaM Biot^ sur la direction de raiguUle aimantée en Chine, dans les Camptes rendus de V Académie des Sciences, t. XIX, 4844, p. 362.

(71) (page 59]. Voy. Cosmos, 1. 1, p. 210 et 509, note 61. Arisiote lui-même (de Anima, 1. 1, c. 2) ne mentionne Tâme de l'aimant que d'après une opinion de Thaïes. Diogène Laerce étend formellement cette croyance à l'ambre lorsqu'il dit : c Aristote et Hippias affirment au sujet de la théorie de Thaïes, etc. » Le sophiste Hippias d'Élis, qui se vantait de tout savoir, s'occupait de l'étude de la nature et des plus anciennes traditions qui avaient pris naissance dans l'école physiologique. Le souffle attractif du vent qui, d'après le physicien chinois Ruopho, passe à travers Taimant et l'ambre, rappelle le nom aztèque de l'aimant : tlaihioanani tell, c'est-à-dire, d'après les recherches de Buschmann sur les langues mexicaines, la pierre qui attire à elle par le souffle, de ihieth, soufDe, respiration, et ana^ attirer.

(72) [page 60]. On a retrouvé dans le Mung-khi-pi-than, et avec plus de détails, ce que Klaproth a tiré du Penthsaoyan, au sujet de ce remarquable appareil. Voy. les Comptes rendus, t. XCX, p. 365. Pourquoi est-il dit dans le Mémoire de Klaproth, ainsi que dans un livre de botanique chinois : le cyprès indique la direction de l'Ouest, et plus généralement, Taiguille aimantée indique la direction du Sud. Cela vient^il de ce que Ton suppose un développement des bran«

ches suivant la position du Soldl ou la direction dominante du ventt

(73) (page 64). Humboldt, Examen critiqite dtVHistoin de la Géographie du Nouveau Continent, t. III, p. 54.

(74) [page 661. Voy. Cosmos, t. Il, p. 557-561. Sous le règne du roi Edouard III d'Angleterre, à une époque où, ainsi que Ta démontré Sir Nicholas Harris Nicolas {History of the royal Navigation, 4867, t. Il, p. 480), la navigation était toujours réglée par la boussole, alors appelée sailstonedialj saUing needle ou adamante. On fit venir, en 4345, pour le King's ship the George^ seize horloges (hour-glasses) achetées en Flandre, et qui figurent sur le registre des dépenses; mais cela ne prouve nullement Tusage du loch. 11 résulte du témoignage de Enciso, cité par Cespedès, que longtemps avant qu'on ne se servit de cet appareil, on avait senti le besoin du sablier (arapolleta), pour corriger ce qu'il pourrait y avoir de irop aventureux dans les évaluations, echando puwlo por fantasia dans la coreadera de los perezos.

(75) [page 67]. Voy. Cosmos, t. I, p. 499, note 44, et p. 504, note 44, t. II, p. 399-404, 610, notes 70-72, et 643, note 88. Le pôle Nord magnétique était appelé CoXamilico, à cause de la forme de grenouille donnée aux premières aiguilles des boussoles.

(76) [page 67|. Voy. Gilbert, Physiologia nova de Magnete, 1. III, c. 8, p. 424. Pline dit déjà d'une manière générale que la propriété magnétique peut, avec le temps, se communiquer au fer, mais sans parler du frottement. Voy. Cosmos, t. I, p. 602, note 49. Il est singulier de voir Gilbert traiter dédaigneusement cette opinion vulgaire ^ dit- il, « de montibus magneticis aut rupe aliqua magnetica, de polo phantastico a polo mundi distante b. {Ibid., p. 42 et 98). Les changements de la déclinaison et le déplacement des lignes magnétiques lui étaient tout à fait inconnus : « Varietas unius-

cujusque loci constans est. b {Ibid., p. 42, 98^ 452 et 453).

(77) (page 67). Historia ruUural d^las Indias, 1. 1, c. 47.

(78) [page 68]. Cosmos, 1. 1^ p. 205.

(79) [page 68]. En citant les observations d'inclinaison que j'ai recueillies moi-même dans la mer du Sud^ avec tout le soin désirable, j'ai fait voir de quelle utilité pratique Tincliliaison peut être pour déterminer les latitudes, à l'époque ou règne sur les côtes du Pérou le brouillard nommé garua qui obscurcit le Soleil et les étoiles (voy. Cosmos, 1. 1, p. 204 et 404, note 44). Le jésuite Cabeus, auteur de la Philosophia maçnetica (in qua nova qusedam pyxis explicatur, quse poli elevationem ubique demonstrat), a aussi attiré l'attention sur cet objet, dans la première moitié du xvu* siècle.

(80) [page 69]. Edmond Halley, dans \esPhilosoph. Tramactions for 4683, t. XIÏ, n^ 448, p. 246.

(81) [page 69]. Le Père Christophe Burrus de Lisbonne avait aussi tracé de semblables lignes, nommées par lui traotus chalyboeliticos, sur une carte qu'il offrit au roi d'Espagne pour un prix très-considérable, comme un moyen de reconnaître et de déterminer les longitudes en mer. Ce fait est raconté dans le Magnes de Kircher (2* édit., p. 443). J'ai mentionné déjà {Cosmos, t. IV, p. 64) la plus ancienne carte de variations, qui date de Tannée 4530.

(82) [page 70]. Vingt ans après que Halley eut dressé à Sainte-Hélène son catalogue des étoiles du Sud, qui n'en contient malbeureusement aucune au-dessous de la 6« grandeur, Uevelittsse vantait encore, dans leFirmamentrmiSobesciammy de ne point employer de lunette et d'observer avec des dioptres. Halley, lorsqu'il visita Dantzig, assista à ces observations, dont il a d'ailleurs trop loué l'exactitude. Voy. Cosmos, t. UI, p. 49, 281 (notes 94 et 92), 425, 372 et 643 (note 43).

(83) [page 71]. Hellibrand^ et le Père Tachard avaient déjà reconnu, le premier à Londres, en 1634^ le second à Siam, en 4682^ des traces des variations diurnes et horaires de la déclinaison magnétique.

(84) [page 72]. Voy. Cosmos, t. I, p. 505-508 (note 59). C'est Texcellenle disposition de la boussole d'inclinaison construite par Lenoir, sur les indications de Borda, qui a rendu possible la mesure exacte de la force terrestre sous les différentes latitudes^ en permettant à Paiguille d*osciller librement et de décrire de plus grands arcs de cercles^ en diminuant d'une manière notable le frottement des pivots, et grâce au soin pris d'adapter des pinnules à l'appareil..

(85) [page 74]. Les nombres placés en tête de chaque alinéa indiquent Tépoque des observations. Ceux qui sont compris entre parenthèses et joints au titre d'un ouvrage ma^ quent Tannée de la publication, qui souvent est de beaucoup postérieure aux expériences.

(86) [page 78]. Malus découvrit la polarisation par réflexion en 1808, Arago la polarisation chromatique en 1811. Voy. Cosmos, t. Il, p. 397.

(87) [page 79]. Voy. Cosmos, 1. 1, p. 202 et 502 (note 47).

(88) [page 80]. Before the practice was adopted of dete^ mining absohue values, the most generally used scale (and which still continues to be very frequently referred to) was founded on the time of vibration observed by Mr. de Humboldt, about the commencement of the présent century, at a station in the Andes of South America, where the dûrection of the dipping-needie was horizontal, a condition which was for some time erroneously supposed to be an indication of the minimum of magnetic force at the Earth's surface. From a comparison of the times of vibration of M. de Hiimboldt's needle in South America and in Paris, the ratio of the ma-

gnetic force at Paris to what was supposed to be its minimum was inferred (i,348)^ and from the resulU so obtained^ combined with a similar comparison made by myself betwecn Paris and London in 4827, with several magnets, the ratio of the force in London to that of Mr. de Humboldt's original station in South America has been inferred to be 1^372 to 1,000. This is the origin of the number 1^375^ which has been gènepally employed by British observers. By absolute measurements we are not only enabled to compare numerically with one another the results of experiments made in the most distant parts of the globe, with apparatus not previously compared^ but we also fumish the means of comparing hereafler the intensity which exists at the présent epoch, with that which may be found at future periods. » (Sabine, Manual for the use of the British Navy, 1849, p. 17),

(89) [page 82 1. Celsius est le premier qui ait senti le besoin d'observations magnétiques faites de concert et simultanément. Sans mentionner encore Tinfluence de la lumière polaire sur la déclinaison, influence découverte et, qui plus est^ mesurée^ au mois de mars 1741, par son collaborateur 01a v Hiorter , il proposa à Graham^ dans Tété de la même année^ de s'associer à ses recherches et de voir si certaines perturbations extraordinaires, que la marche horaire de Taiguille subissait de temps en temps à Upsal, se produisaient aux mêmes moments à Londres. La simultanéité des perturbations prouverait; disait-il, que Pinfluence qui les causait s*étendait sur de vastes étendues de pays, et ne se bornait pas à des effets fortuits et locaux. Voy. Celsius^ dans Svenfka Vetenskaps Akor demiens Handlingar fôr 1740, p. 44; Hiorter, ibid., 1747, p. 27. Lorsque Arago eut reconnu que les perturbations magnétiques produites par la lumière polaire s'étendent à des contrées où le phénomène lumineux de l'orage magnétique n'est point visible^ il concerta avec notre ami commun^ Kupffer, des obseivations horaires, faites simultanément à Paris et à

Kasan^ éloigné de Paris de 47<^ enTÎroD. J'ai organisé aussi, eo i^fiS, avec Arago et Reicb, des observations simidlanées sur la déclinaison, à Paris^ à FreibergetàBerlin. Yoy. lesAfwialen de Poggendorff, t. XIX, p. 337.

(90) [page 89]. Le Mémoire de Rodolphe Wolf, cilé dans le texte, contient des observations journalières sur les taches du Soleil, faites par lui-même du !«' au 30 juin 1852, et une comparaison des expériences de Lamont sur les changemenls périodiques de la déclinaison, avec les résultats de Schwabe sur la fréquence des taches solaires , comparaison qui comprend les années 1835-i850. Ce Mémoire fut présenté à la Société des Sciences naturelles , dans une séance tenue à Berne le 31 juillet 1852, et le Mémoire plus complet du colonel Sabine fut soumis , au commencement du mois de mars 1832, à la Société royale de Londres, où il fut lu dans les premiers jours du mois de mai de la même année. Voj. Philosoph. TransaUions for 1852, 1"^ part., p. 116-121. D'après les recherches les plus récentes sur les observations des taches solaires, Wolf a trouvé que de 1600 à 1852, la période a été en moyenne de 11,11 années.

(91) [page 91]. Voy. le Cosmos, t. lll, p. 452 et 677, note 27. Le bismuth, Tantimoine, l'argent, le phosphore, le sel gemme, Tivoire, le bois, les rouelles de pomme et le cuir ressentent, dans le voisinage d'un aimant énergique, une répulsion diamagnétique, et prennent une direction équatoriale, c'està-dire de TEst à TOuest. L'oxygène, au conti-aire, soit pur, soit mélangé avec d'autres gaz ou condensé dans les interstices du charbon, est paramagnétique. Pour les corps cristallisés, on peut voir dans les Annalen de Poggondorff ( t. LXXIU, p. 178), et Philosoph. Transactions for 1851 (§ 2836-28*2), ce que l'ingénieux Plucker a trouvé d'après la position de ce^ tains axes. L'effet de répulsion produit par le bismuth a été reconnu, pour la première fois, par Brugmans (1778), et étudié plus h fond par Le Baillif ( 1827 ) et par Seebeck

(iSiS). Faraday lui-même, Reich etWilhelm Weber, qui a déployé un zèle si constaot pour les progrès du magnétisme terrestre^ ont mis en lumière la connexité des phénomènes diamagnétiques avec ceux de Tinduction. Voy. Philosoph. Transactions for 1851, § 2429-2431; PoggendorTs Ânnalen, t. LXXni, p. 241 et 253. Weber s'est efforcé aussi de démontrer que le diamagnétisme a sa source dans les courants moléculaires d'Ampère. Voy. Weber, AbhancUungen ueber electr(hdynœfnische Maassbestimmungm, 1852, p. 545-570.

(92) [page 91]. Pour créer cette propriété polaire, il faut que, dans chaque molécule de gaz oxygène, V action à distance du corps terrestre établisse entre les fluides magnétiques certains intervalles, dans une direction et avec une force déterminées. Chaque molécule d'oxygène représente ainsi un petit aimant, et tous ces petits aimants réagissent les uns sur les autres, ainsi que sur le corps terrestre, et concurremment avec lui, pour agir enfin sur une aiguille que Ton suppose placée en dedans ou en dehors de l'atmosphère. L'oxygène qui enveloppe la Terre peut être comparé à une armure de fer doux adaptée à un aimant naturel ou à un morceau de fer aimanté, en supposant à cet aimant naturel ou artificiel la forme sphérique de la Terre, et à l'armature la forme d'une sphère creuse, telle que celle de Tenveloppe atmosphérique. La l'unité jusqu'à laquelle chaque molécule d'oxygène peut être magnétisée par la force constante de la Teri'c (magnetic power) s'abaisse avec la température, et à mesure que l'oxygène se raréfie. Gomme im accroissement de température et de dilatation suit constamment le mouvement que le Soleil semble accomplir de l'Est à l'Ouest autour de la Terre, il en résulte naturellement des modifications dans les relations magnétiques de la Terre et de Toxygène qui Tenveloppe, et c'est là, suivant Faraday, la source d'une partie des variations par lesquelles passent les éléments du magnétisme terrestre. Plucker estime que , en raison de la

proportion qui existe entre la force avec laquelle l'aimant agit sur le gaz oxygène et la densité du gaz, l'aiinant cdfre un moyen eudiométrique bien simple de reconnaître^ à 1 ou 2 centièmes près^ la présence de Voxygène dans un mélange de gaz.

(93) [page 94]. Voy. Cosmos,,\. IV, p. 9 et iO.

(94) [page 94]. Kepler, Sulla Martis, p. 32 et 34. Voy. aussi son Mysterivm cosmographicum y c. 20, p. 71.

(95) [page 95]. Voy. le Comos, t. III, p. 674 (note 20), où, au lieu des mots Basis Astronomie de Horrebow, il faut lire Clavis Astronomie. Le passage de ce livre (§ 226), oùla lumière solaire est appelée une aurore boréale perpétuelle, ne se trouve pas dans la première édition (Havn., 1730), mais bien dans la seconde, ajoutée au premier volume de la collection des Opéra malhematico-physica d'Horrebovir (Havn., 1740, p. 317). On peut comparer aux idées d'Uorrebow les vues tout à fait analogues de su* William et de sir John He^ schel. Voy. Cosmos, 1. 111, p. 40 et 212.

(96) [page 95]. Mémoires de Mathématique et de Physique présentés à V Académie royale des Sciences, t. IX, 1780, p. 262.

(97) [page 96]. aSo far as thèse four stations, Toronto, Hobarton, St-Helena and the Cape, so v^idely separated froni each other and so diversely situated, justify a généralisation, we may arrive to the conclusion that, at the hour of 7 to 8 a. m., the magnetic declination is everywhere subject to a variation of vvrhich the period is a year, and which is everywhere similar in character and amount, consisting of a movement of the north and of the magnet from east to west between the northem and the southem solstice, and a retum from west to east between the soulhern and the northem solstice, the amplitude being about 5 minutes of arc. The turning periods of the year are not, as many might be dis-

posed to anticipate, those months, in which the température at the surface of ov/r planet, or of the subsoU, or of the atmosphère (as far as we possess the means of judging of the température of the atmosphère) attains its maximmn and minir "^mum. Stations so diversely situated would indeed présent in thèse respects thermie conditions of great variety : whereas uniformity in the epoch of the tuming periods is a not less coDspicuous feature in the annual variation than similarity of character and numerical value. At ail the stations the solstices are the tuming periods of the annual variation at the bour of which we are treating^ — the only periods of the year in which the diumal or horary variation at that hour does actually disappear are at the equinoxesy when the Sun is passing from the one hémisphère to the other, and when the magnetic direction^ in the course of its annual variation from casl to west, or vice versa, coincides withthe direction which is the mean declination of ail the months and of ail the hours — the amiwU variation is obviously connected with and dépendent on the Earih*s position in its orbit relatively to tbe Sun, around which is revolves ; as the diwmal variation is connected with and dépendent on the relation of the Earth on its axis, by which each meridian successively passes through every angle of inclination to the Sun in the round of Si hours. » (Sabine, on the annual and diumal VariationSy dans le S* tome encore inédit des Observations at Toronto, p. xvii-xx. Voy. aussi du même savant le Mémoire on the annual Variation of the magnetic Declination at différent periods of the Day, dans les Philos. Transactions /or 1851, 2« part., p. 635, et rintroduction aux Observations at Hobarton, t. 1,

p. XXXIV-XXXTI.

(98) (page 96). Sabine , on the means adopted for determkiing the absolute values, secular change and annual variation of the terrestrial magnetic Force, dans les Philoscph. Transactions for 1850, 1^ part., p. SIC. On lit encore, dans IV. 36

le Discours d'ouverture prononcé par Sabine à TAssemblée de Belfast {Meeting of the BrUish Association in 1852) : c It is a remarkable fact which bas been established, thaithe magnetic force is greater, in both the northern and southern hémisphères, in the months of December^ January and February^ when the Sun is nearest to the Earth, than ûi those of May^ June and July^ when he is most distant from it : whereas, if the effects were due to température, the two hémisphères should be oppositely instead of similarly affected in each of the two periods referred to. o

(99) [page 96). Lamont^ dans les Ânnalen de Poggendorff. t. LXXXIV, p. 579.

(100) [page 97 1. Sabine, ofi per^dU^ lau)s discoverabU in the mean effects of the larger magnetic Disturbances, dans les Philosoph. Transactions /or 1852, l^* part., p. 121. Voy. aussi Cosmosy t. IV., p. 87, m 9.

(1) [page 97). Cosmos, t. III, p. 455.

(2) [page 98). Cosm^os, t. III, p. 192.

(3) [page 98]. Kreil, Einfluss des Mondes auf die magnetische Declination, 1852, p. 27, 29 et 46.

(4) [page 99 1. Cosmos, 1. 1, p. 475 (note 85), et, en ce qui concerne les aéroUthes, p. 136 et 137. Voy. aussi t. DI, p. 601.

(5) [page 101 ]. Voy. Mary Somerville, dans sa courte mais lumineuse exposition du magnétisme terrestre, faite d'après les travaux de Sabine. {Physical Geography, t, Q, p. 102). Sir John Ross, qui, dans sa grande expédition antarctique, a coupé, au mois de décembre 1839, la courbe de la plus faible intensité, par 19^ de latitude australe, 31^ 35' de longitude occidentale, et qui a le mérite d'avoir déterminé le premier la situation de cette ligne dans Thémisphère du Sud,

la nomme Equator of less intensity ( Voyage to ihe southem and antarctic Régions, 1. 1^ p. 22).

(6) [page 101]. « Stations of an intermediaU character, situated between the norihem and southem magnetic hemisphereS; partaking^ although in opposite seasons^ of those conlrary fealures wbich separately prevail (in the two hémisphères) throughout the year. » (Sabine^ dans les Philosopha Transactions for 1847, l'« part., p. 53 et 57.

(7) [page 101]. a Le pôle of intensity n'est pas le pôle of verticUy. Voy. Philos. Transactions for 1846, 3* part., p. 255.

(8) [page 101]. Gauss, Allgemeine Théorie des ErdmagnetiS' mus, § 31.

(9) [page 102]. PhUosoph. Transactions /or 1724, t. XXXIII, 4725, p. 332 : € To try, if the dip and vibrations were constant and regular d.

(10) (page 102). Novi Commemarii Academ. Scient. Petropolit., pro anno 1769, t. XIV, 2« part., p. 33. Voy. aussi Lemonnier, Lois du Magnétisme comparées aux Observations, 4776, p. 50.

(11) [page 102]. Voyage de la Pérouse, 1. 1, p. 162.

(12) (page 103]. Cosmos, t. FV, p. 71.

(13) [page 104]. Il est bon de rappeler que, dans les déterminations de lieux astronomiques, le signe + placé devant le nombre indique les latitudes boréales, le signe — les latitudes australes, et que les longitudes orientales et occidentales sont calculées, non d'après le méridien de Greenwich, mais d'après cdui de Paris, à moins que le contraire ne soit spécifié. Lies passages qui, dans la partie de ce volume consacrée au magnétisme terrestre (p. 88-1 70), sont compris entre guillemets, sans qu'un titre d'ouvrage soit indiqué dans les notes

correspondantes, sont empruntés aux manuscrits qu'a bien voulu me communiquer mon ami le colonel Sabine.

(14) [page 404]. EsmBn,MagrutùcheBeobacMungenypAlî et 540 ; Sabine, dans les Philosoph. Transaaions for 1850, l»» part., p. 218.

(15) [page 105]. Fifth Report of the British Associationy p. 72 ; SeverUh Report, p. 64 et 68 ^ Contributions to terrestrial Magnetismj n® vu, dans les Philosoph. Transactûms for 1846, 3« part., p. 254.

(16) [page 106]. Sabine, dans le Seventh Report ofthe British Association, p. 77.

(17) [page 106]. Sir James Ross, Voyage in the sotUhem and antarctic Régions, 1. 1, p. 322. Ce grand navigateur a coupé deux fois la ligne de la plus grande intensité, entre Ke^ guelen et Van Diemen, la première fois, par &6<> 44' de latiU australe et 126'^ 6' de longit. orientale, point oii Tintensité s'élevait jusqu'à 2,034, pour s'abaisser à TEst, dans la direction d'Hobarton, jusqu'à 1,824 (ibid., 1. 103 et 10%) ; la seconde fois, une année plus tard, du i^^ juin au 3 avril 1841, Sir Joho Ross trouva, d'après le journal de bord de l'Erebus, que depub la latitude de — 77« 47' ( longit. 173* 21' E.) jusqu'à celle de — 510 16' (longit. 1 340 30' E), l'intensité était sans interruption supérieure à 2,00 et s'élevait même à 2,07 (voy. Philos. Transactiorhs for 1843, 2^" part., p. 211-215). Le résultat auquel est arrivé Sabine pour l'un des foyers de l'hémisphère méridional (lat. — 64«, longit. 135» 10' E.), et que j'ai indiqué dans le texte, est tiré des observations recueillies par Sir James Ross du 19 au 27 mars 1841 (crossing the southern isodynamic ellipse of 2,00 about midway between the extremitîes of its principal axis), entre— 58«» et — 64* 26' de latitude, 126*20' et 146° 0' de longitude orientale. Voy. Contribut. to terrestr. Magnetism, dans les Philos. Transactions for 1846, 3« part, p. 252

(48) [page 106]. Ross, Voyage, etc., t. II» p. 2ii. D'après les instructions données au départ, on supposait les deux foyers méridionaux de la plus grande intensité situés par' — 47* de latitude, 140o de longitude orientale, et— 60<» de latitude, 235<> de longitude orientale, comptés à partir du méridien de Greenwich.

(19) [page 107]. Philos. Transactions for 1850, l'* part., p. 201; Admiralty ManwU, 1849, p. 16; Ërman, Magnetische Beobachtungm, p. 437-454.

(20) [page 107]. Cosmos, t. IV, p. 80. .

(21) [page 108]. Sur la carte des lignes isodynamiques do TAmérique septentrionale, jointe au Mémoire de Sabine : Contributions to terrestrial Magnetism, n** tu, il faut lire 14,21 au lieu de 14,88; le véritable nombre se trouve dans le texte de la dissertation, p. 252. Dans l'addition à la note 158, ajoutiée par Sabine au 1*^ volume de la traduction anglaise du Cosmos^ on a imprimé aussi 13,9 à la place de 14,21.

(22) [page 108]. J'ai donné le nombre 15,60d'après les indications de Sabine. [ContribxUions, etc., n» vu, p. 252.) On voit, par le Journal magnétique de ITrebus [Philos. Transactions /(>rl843, 2« part., p. 169 et 172) que sur la glace, le 8 fév. 1841 , par — 77« 47' de latitude, H5<> 2^ de longitude occidentale, des observations isolées ont- donné jusqu'à 2,124. La valeur de llntensité était 15,60 sur Féchelle absolue; cela suppose à priori pour Hobarton une intensité égale à 13,51 (voy. Magnôtic and meteorol. Obseroationsmade at Hobarton, 1. 1, p. lxxv). L'intensité d'Hobarton a un peu augmenté récemment et s'est élevée à 13,56 {ibid., t. II, p. 46). Dans V Admiralty Marnai y p. 17 , je trouve le nombre qui représente le foyer méridional le plus fort changé en i 5,8.

(23) [page 108]. Voy. Sabine, dans la traduction anglaise du Cosmos, 1. 1, p« 414.

(îi) [page 109]. Voy. dans les Proceedings of Uie Brilish Association al Liverpool, 1837, p. 72-74, Tinléressanle carte intitulée Map ofthe World, divided into hémisphères by apUme coincidingwith Ihe meridians of iOO and 280 E. of Greenvoich, exhibUing the wiequal distribution of the magnetic Intensity in the two hémisphères f plate v. En prenant pour point de départ lo méridien de Paris, ce plan passe par 97** W de longitude orientale, et 82^ 20^ de longitude occidentale. Erman a trouvé, dans la zone méridionale qui s'étend en latitude de — 24^25' à — 13« 18', entre 37*>10' et 35*» V de longitude ouest, Tintensité de la force magnétique presque sans interruption audessous de 0,76, c'est-à-dire très-faible.

(25) [page 109]. Voy. le Cosmos, 1. 1, p. 210 et 508 (note 60).

(26) [page 109]. Voyage in the southem Seas, t. I, p. 22 et 27. Voy. aussi plus haut, p. 101 et 562 (note 5).

(27) [page 109]. Voy. le Journal maritime de Sulivan et Dunlop, dans les Philosoph. Transactions for 1840, l'* part., p. 143; toutefois ils n'ont pas trouvé, pour le minimum, plus de 0,800.

(28) [page 110]. On obtient le rapport 1 : 2,44, en comparant l'intensité absolue de Sainte-Hélène (6,4) avec le foyer le plus énergique de l'hémisphère méridional. Le rapport est de 1 à 2,47, si Vùa compare Sainte-Hélène avec le maximum méridional, porté, comme il l'est dans VAdmiralty Manual (p. 17), à 15,8; il est de 1 à 2,91, si Ton compare la valeur relative des observations faites par Erman dans Tocéan Atlantique (0,706) avec le foyer méridional (2,06). Enfin, on arrive au rapport de 1 à 2,95, en comparant la plus faible évaluation de ce voyageur éminent, prise d'une manière absolue (5,35), avec le plus fort des nombres représentant le foyer méridional (15,8). Le rapport moyen serait 1 : 2,69. Voy. sur Tintensité de Sainte-Hélène (valeur absolue 6,4; valeur relative

0,845), les dernières observations de Pita-Roy (0,836), dans les Fhilosoph. Transactions for 1847, !'• part., p. 52, et Proceedvngs of the Meeting at Liverpool, p. B6.

(29) [page 110]. Voy. la traduction anglaise du Cosmos, i. I, p. 413, et Contributions to the terrestrial Magnetism^ n*» vn, p. 256.

{3G\ [page 112]. Sur Hllusion qui a pu, dans les houillères de Flenou, conduire à ce résultat que l'intensité horizontale croit de 0,00i , à une profondeur de 83 pieds au-dessous du sol, voy. le Journal de V Institut, avril 1855, p. 146. Dans une mine anglaise profonde, Henwood n'a trouvé aucune augmentation de rintensité magnétique à 950 pieds au-dessous du niveau de la mer. Voy. Brewster, Treatise on Magnetismy p. 275.

(31) [page 112] Cosmos, 1. 1, p. 488 et 489; t. IV, p. 40.

(32) [page 113]. L'affaiblissement de l'intensité magnétique avec la hauteur résulte du rapprochement des observations que j'ai faites sur la Villa de Caracas (haut, au-dessus de la mer, 8105 pieds, intensité 1,188); avec celles que j'ai recueillies dans le port de la Guayra (haut. Op., intens. 1 ,262), et dans la ville de Caracas (haut. 2484 p., intens. 1,209); à Santa-Fé de Bogota (haut. 8190 p., intens. 1,147), et dans la chapelle de Nuestra Seûora de Guadalupe, placée justement au-dessus de la ville, et suspendue comme un nid dliirondelle au flanc escarpé d'un rocher (haut. 10128 p., intens. 1,127); sur le volcan de Puracé ^aut. 13650 p., intens. 1,077), dans le petit village de Puracé (haut. 8136 p., in* Icns. 1,087), et dans la ville de Popayan (haut. 5466 p., intens. 1,117); dans la ville de Quito (haut. 8952 p., intens. 1,067) et dans le village de San- Antonio de Lulumbamba, situé dans la crevasse d'un rocher voisin, inunédiatement audessous de Téquateur géographique (haut. 7650 p., intens. 1,087). Sur les Ueux les plus élevés où j'ai observé les os-

cilhitiolig de l'aiguille , sur le penchant de rAntisana^ volcaa depuis longtemps éteint, en face du Chussulongo^ j'ai obtenu , à 14 960 pieds de hauteur , des résultats en opposition avec ceux qui précèdent. Les observations durent être faites dans une vaste cavité , et raccroissement considérable que je constatai dans l'intensité magnétique résultait certainement d'une attraction locale exercée par la masse trachytique qui nous entourait ^ ainsi que le prouvent les expériences que j'ai faites avec Gay-Lussac sur les bords du cratère du Vésuve et dans le cratère même. Je trouvai que Vintensité s'élevait dans le creux de l'Antisana à 1^188, tandis qu'elle était à peine de i^OGS sur les plateaux environnants^ qui n'avaient pas la même hauteur. L'intensité s'est trouvée plus grande à l'hospice du Sainr-Gothard (1,313) qu'à Airolo (1^309); mais elle y était plus faible qu'à Âltorf (1 ,32S^). L'intensité d* Airolo, au contraire, surpassait celle de rUrfem-lochs (1,307). Gay-Lussac et moi nous avons constaté encore qu'à l'hospice du mont Cenis l'intensité était de 1 ,344, tandis qu'elle n'était que de 1,323 à Lens-le-Bourg, au pied du mont Cenis, et de 1^336 à Turin. Ainsi que je l'ai rema^ que plus haut, ce fut naturellement un volcan encore en activité, le Vésuve, qui nous offrit les contradictions les plus frappantes. En 1805, tandis que l'intensité magnétique était à Naples de 1,274, et à Portici de 1,288, à l'hermitage de San- Salvador elle atteignait 1,302 pour retomber à 1,193 dans le cratère du Vésuve, au-dessous de ce qu'elle était dans toute la contrée environnante. Le fer contenu dans la lave, le voisinage des pôles magnétiques formés dans des fragments détachés, et réchauffement du sol qui est en général une cause d'affaiblissement, produisent les perturbations locales les plus opposées. Voy. Humboldt, Voyage aux régions équinoxiaUs, t. III, p. 619-626^ et Mémoires de la Société dÀrcueil, 1. 1, 1807, p. 17-19.

(33) [page 113]. Les observations de Kupffer ne se réfè-

rent pas à la cime de TEIbrouz, mais à la différence de hauteur de deux stations : le port de Malya et la pente du Kharbis, fort éloignés Tun de l'autre malheureusement en longitude et en latitude; cette différence est de 4500 pieds. Sur les doutes que Necker et Forbes ont élevés au sujet du résultat, voy. Transactions of the Royal SociePy of Edinhurgh, t. XIV, 1840, p. 23-25.

(34) [page 113]. Comp. Laugier et Mauvais, dans les Comptes rendus, t. XVI, 1843, p. 1175; Bravais, Observations de l'intensité du Magnétisme terrestre en France, en Suisse et en Savoie^ dans les Annales de Chimie et de Physique, 3® série, t.XVllI, 1846, p. 214, et Kreil, Einfluss der Alpm aufdie In^ tensitatf dans les Denkschriften der Wiener Akademie der Wissenschafien (Mathemat. Naturwiss., t. I, 1850, p. 265, 279 et 290). Il est d'autant plus surprenant qu'un observateur fort exact, Quetelet, ait vu, en 1830, l'intensité horizontale augmenter avec la hauteur, de Genève (1 ,080) au col de Balme (1,091) et jusqu'à l'hospice du Saint-Bernard (1,096). Voy. aussi sir David Brewster, Treatise on Magnetism, p. 275.

(%) [page 114]. Annales de Chimie, t. LU, 1805, p. 86 et 87.

(36) [page 114]. Arago, Notices scientifiques, t. I, p. 519 (t. rv, des Œuvres) ; Forbes, dans les Edinb. Transactions, t. XIV, 1840, p. 22.

(37) [page 115]. Faraday, Exper. Researches in Electricity, 4851, p. S3et 77, §2881 et 2961.

(38) [page 115]. Christie, dans les Philosoph. Transactions /br 1825, p. 49.

(39) [page 116]. Sabine, on periodical laws of the larger magnetie disturbances^ dans les PhUosoph, Transactions for 1851, 1** part, p. 126, et on the annual variation ofthe mor f/neticDedmation, dans les Philosoph. Transact, for 1851, a* part., p. 636.

(40) [page 416]. Observations mode at the magnetic and météorologie Observatory at Toronto, t. I, 1840-1842, p. un.

(4i) [page 4i7]. Sabine, dans les Magnet. and meUoroL Observât, at Hobarton, L I, p. Lxvni : a There is aiso a cônespondence in ihe range and turning hours of the diimal variation of the total force at Hobarton and at Toronto, although the progression is a double one at Toronto and a single one at Hobarton. i». Le maximum de l'intensité tombe à HobartoD entre 8 heures et 9 heures du matin, et c'est à 10 heures du matin qu'a lieu, à Toronto, le plus faible minimum ou minimum secondaire. Ainsi, en se référant au temps du lieu, Taccroissement et la diminution de Tintensité se produisent aux mêmes heures, non pas aux heures opposées, comme cela a lieu pour TincUnaison et la déclinaison. Voy. sur les causes de ce phénomène, Observât, at Hobarton, p. lxix. On peut aussi consulter Faraday, Atmospheric Magnetism, § 3027-

(42) [page \il].PhUosoph. Transact. for 4850, 1*^ part., p. 215-217; Magnetic observations at Hobarton, t. 0, 1852, p. xLvi. Voy. aussi le Cosmos, t. IV, p. 561 (note 98). Au cap de Bonne-Errance, l'intensité (force totale) subit, dans les saisons opposées, des changements moins considérables que l'inclinaison. Voy. Magnet. Observations at the cape of Goad Hope, 1. 1, 1851, p. Lv.

(43) [page 118]. Voy. la partie magnétique de mon Asie centrale, t. III, p. 442.

(44) [page 118]. Sir John Barrow, Arctic Voyages ofdiscovery, 1846, p. 521 et 529.

(45) [page 119]. En Sibérie, on n'a point observé jusqu'ici d'inclinaison supérieure à 82^1 6^ Cette observation a été faite par Middendorf sur la rivière Taimyr, par 74<> 17' de

latitude boréale et 93o 20' de longitude Est de Paris. Voy. Hiddendorfy Reise in Sibirien, i'« part., p. 194.

(46) [page 119]. Sir James Ross, Voyage to theAntarctic Régions, 1. 1^ p. 246 : a I had so long cherished the ambitious hope to plant the flag of my country on both the magnetic pôles ofour globe; but the obstacles which presented thern* selves being of so insurmountable a character^ was some degree of consolation , as it left us no grounds for self-reproach d.

(47) [page 119]. Cosmos, 1. 1, p. 206-208 et 505.

(48) [page 119]. Sabine, Pendulum Experiments , 1825, p. 476.

(49) [page 120]. Sabine, dans les Philosoph. Transactions for 1840, 1" part., p. 137, 139 et 146. Je suis, pour le mou- ▼ement des nœuds africains, la carte jointe à ce Mémoire.

(50) [page 12i]. Je donne ici, suivant mon habitude constante, les éléments de cette détermination, qui n'est pas sans importance : Micuipampa, petite ville péruvienne située au pied du Gerro de Gualgayoc, célèbre par la richesse de ses mines d'argent : latitaustr. 6* 44' 25'', longit. 80^53' 3"; haut, audessus de la mer du Sud lll&O pieds, inclinaison magnétique 0*,42 vers le Nord (le cercle portait la division centésimale). — Gaxamarca, située dans une plaine haute de 8784 pieds : iat. aostr. 7«» 8^ 38", longit. » 23» 42»; incita. 0*> ,1 5 Sud. - Montan, métairie (hacienda) située au milieu de la montagne et entourée de troupeaux de lamas : latit. austr. 6® 33' 9", longit. S* 26» 51»; haut. 8042 pieds, inclin. 0«,70 Nord.— Tomependa, située dans la province Jaen de Bracamoros, au confluent de Chmebipe et de la rivière des Amazones : Iat. austr. 5^31^28", longit. 80» 57' 30"; haut. 1242 pieds, inclin. 3«, 55 Nord. — Truxillo, ville péruvienne sur les côtes de la mer du Sud : latit. austr. «•B' 40", longit. 81*23' 37"; inclin. 2o,15 Sud. Voy. Humboldt, Recueil cF Observations astronomiques (nivel-

lement barométrique et géodésique)^ 1. 1, p. 316, n<**i4d et 24<k-254. Pour les principes sur lesquels reposent les déterminations astronomiques par les hauteurs d'étoiles ^ le chronomètre^ voy. le même ouvrage, t. II, p. 379-391. Cest un singulier effet du hasard que le résultat de mes observations sur rinclinaison, faites en 1802, par l^'V de latitude australe, 81"* 8' de longitude occidentale, ne concorde pas trop mal avec les conjectures de Lenionnier, fondées sur des calculs théoriques, a Au nord de Lima, dit Lemonnier,réquatear magnétique doit être trouvé, en 1776, par 7<* 1/3, tout au plus par &*AI% de latitude australe! » Voy. Lots du magnétisme comparées aux Observations, 3* part., p. 59.

(51) [page 121]. Saigey, Mémoire sur V Equateur magfiètique, d'après les observations du capitaine Duperrey, dans les Annales maritimes et coloniales, déc. 1833, t. IV, p. 5. Dans ce Mémoire, Saigey remarque déjà que l'équateur magnétique n'est pas une courbe d'égale intensité, et qu'en différentes parties de cet équateur, l'intensité varie de 1 à 0,867.

(52) [page 121 ]. Cette portion de l'équateur magnétique a été déterminée par Erman pour 1830. En revenant du Kacntschatka en Europe, Erman a trouvé Tinclinaison presque nulle dans les lieux dont l'indication suit : latit. austr. 1® 3(K, longit.occid. 134^57'; latit. austr. 1^52^, long, occîd. 137*30'; latit. bor. lo54', longit.occid.l36<>5'j latit. austr. 2ol',ioDgit. occid. 1 hi^ 28^ Voy . Erman, Magnetische Beobachtungen, 1841 , p. 536.

(53) [page 121]. Wilkes, United States Exploring Expedi-tion, i. IV, p. 263.

(54) [page 122]. Elliot, dans les PhUosoph. Transactions for 1851, 1"» part., p. 287-331.

(55) [page 122]. Duperrey, dans les Comptes rméu$, t. XXn, 1846, p. 804-806.

(56) [page iU], Arago m'écrivait de Metz^ le 13 décembre 1827: « J'ai parfaitement constaté ^ pendant les aurores boréales qui se sont montrées dernièrement à Paris^ que Tapparition de ce phénomène est toujours accompagnée d'une variation dans la position des aiguilles horizontales et d'indinaison^ comme dans l'intensité. Les changements d'inclinaison ont été de V à 8^ Par cela seul, Faiguille horizontale^ abstraction faite de tout changement d'intensité, devait osciller plus ou moins vite^ suivant l'époque où se faisait l'observation^ mais en corrigeant les résultats par le calcul des effets immédiats de Finclinaison^il m'est encore resté une variation sensible d'intensité. En reprenant par une nouvelle méthode les observations diurnes d'inclinaison dont tu m'avais vu occupé pendant ton dernier séjour à Paris^ j'ai trouvé non pas des moyennes, mais chaque jau/r une variation régulière : l'inclinaison est plus grande le matin à 9 heures que le soir à 6 heures. Tu sais que Tintensité mesurée avec v/ne aiguille horizontale est au contraire à son minimwm à la première époque^ et qu'elle atteint son maximum entre 6 heures et 7 heures du soir. La variation totale étant fort petite, on pouvait supposer qu'elle n'était due qu'au seul changement d'inclinaison; et^ en effets la plus grande portion de la variation apparente (Tintensité dépend de l'altération diurne de la composante horizontale; mais, toute correction faite^ il reste cependant une petite quantité^ comme indice d'une variation réelle (ftntenHté.n Je lis encore dans une lettre que j'ai reçue d'Aragole 20 mars 48^, peu de tempsavantmon départ pour la Sibérie : • Je ne suis pas étonné de ce que tu reconnais avec peme dans les mois d'hiver la variation diurne d'inclinaison dont je t'ai parlé; c'est dans les mois chauds seulement que cette variation est assez sensible pour être observée avec une loupe. Je persiste toujours à soutenir que les changements d'inclinaison ne suffisent pas pour expliquer le changement d'intensité déduit de l'observation d'une aiguille horizontale. Une augmentation de température, toutes les autres

circonstances restant les mémes^ ralentit les oscillations des aiguilles. Le soir, la température de mon aiguille homontaie est toujours supérieure à la température du matin; donc Taiguille devrait, par cette cause, faire le soir, en un temps donné, moins d'oscillations que le matin ; or, elle en fait plus que le changement d'inclinaison ne le comporte : donc du matin au soir, il y a une augmentation réelle d'intensité dans le magnétisme terrestre. » — Des observations postérieures, et beaucoup plus nombreuses, faites à Greenwich, à Berlin, à Pétersbourg, à Toronto (Canada) et à Hobartoo (Van Diemen)^ ont confirmé l'opinion qu'exprimait Arago, en 1827^ sur l'accroissement qui se produit le soir dans l'intensité horizontale. A Greenwich^ le maximum principal de \A force horizontale est à 6 heures^ le minimum principal à 2!2 heures (10*" du matin) ou à 0^ (midi); à Schulzendorf^ près de Berlin^ le maximum est à 8^ le minimum à 21^ (9*" du matin) ; à Pétersbourg, le maximum est à 8^, le minimum à 23^2(y (ll^'âO' du matin); à Toronto, le maximum est à 4^^ le minimum à SS'^, toujours en calculant le temps du lieu. Voy. Airy, Magnetic Observations at Greenwich for 1845, p. i3; for 1846, p. 102; for 1847, p. 241 ; Riess et Moser, dans les Annalen de Poggendorfif, t. XIX, 1830, p. 175; Kupffer. Compte rendu annuel de V Observatoire central magnétiqw de Saint'Pétersbourgj 1852, p. 28, et Sabine, Magnetic Observations at Toronto, 1. 1, 1840-1842, p. xui. Au cap de Bonne- Espérance et à Sainte-Hélène, les heures des changements de période sont fort différentes et presque opposées; c'est le soir que la force horizontale est le plus faible. Voy. Sabine, ifo^n^to Observations at the cape ofGoodHope, p. xl, at St. Helena,p. 40. Mais il n'en est pas ainsi dans tout Thémisphère du Sud; on s'aperçoit du changement en avançant vers l'Est, a The principal feature in the diumal change of the horizontal force at Hobarton is the decrease of force in the forenoon and its subséquent increase in the aftemoon. » (Sabine, Magnetic Observât, at Hobarton, t I, p. uv, t. II, p. lua).

(57) [page 125]. Sabine^ Observ. at Hobarton, 1. 1, p. lxmi

et LXIX.

(58) [page 1S8]. Intensité totale à Hobarton : maximum 5»» 1/2, minimum 20»» i/2 {&" 1/2 du matin); à Toronto, maximum principal 6**, minimum principal 14** (2** du matin), second maximum 20*» (8** du matin), second minimum 22*» (10*» du matin). Comparez Sabine, Observ. at Toronto, t. F, p. LXi et Lxn, et Observ. at Hobarton, t. I, p. lxviii.

(59) [page 129 ]. Sabine, Report on the isoclinal and isodynamic Unes in the Britishlslands, 1839, p. 61-63.

(60) [page 130]. Voy. Humboldt, dans les Annalen de Poggcndorff, t. XV, p. 319-336, t. XIX, p. 357-391, et dans le Voyage aux régions équinoxiales, t. lU, p. 616 et 625.

(61) [page 130]. Hansteen, uberjahrlicheVeranderxmgder Inclination, dans les Annalen de Poggendorff, t. XXI, p. 403- 429. Voy. aussi, sur Teffet produit par le mouvement des nœuds de l'équateur magnétique, sir David Brewster, Treatise on Magnetisnif p. 247. Depuis que, grâce à rétablissement des stations magnétiques , un champ presque infini s*est ouvert aux observations spéciales, on découvre chaque jour, en cherchant la loi de ces phénomènes, des complications nouvelles. On voit, par exemple, à mesure que les années se suivent, Tinclinaison croître, au lieu de diminuer, en partant du changement de période du maximum, tandis qu'elle suit sa diminution progressive annuelle en partant du minimum. A Greenwich, par exemple, l'inclinaison magnétique a diminué à llieure du maximum (21*») en 1844 et 1845, elle a augmenté à la même heure dans les années 1845-1846, tout en continuant à diminuer de 1844^ à 1846 à Theure du changement de période du minimum (3*»). Voy. Airy, Magnetic Observations at Crceiiwich, 1846, p. 113.

(62) [page 130], Humboldt, Cosmos, t. IV, p. 85.

(63) [page 13!]. PhUos. Transact. for 1841, i^ part., p. 35.

(64) [page 131 ]. Gomp. Sawelieff dans le Bulletin physicomathématique de r Académie impériale de Saml-Pètersbowgj t. X, n^ 319, avec Humboldt, Asie centrale , I. lU , p. 4i0.

(65) [pago 131 ]. Sabine, Magnetic Observations cUthecapc of Good Hope, t. I, p. lxv. Si Ton peut se fier aux observations faites en 1751 par Lacaille qui, à la vérité, eut soin d'intervertir chaque fois les pôles, mais qui avait une aiguille trop peu mobile, l'inclinaison aurait augmenté au Cap de 30,08 en 89 années!

(66) [page 13SK]. Arago, Rapports sur les voyages scietUifigues, p. 281-289 (t. IX des Œuvres).

(67) [page 133]. Je crois devoir répéter encore que toutes les observations d'inclinaison, recueillies en Europe et citées dans le passage du texte qui renvoie à cette note, se rapportent à la division du cercle eu 360 parties , et que les observations que j'ai faites au mois de juin 1804, dans le nouveau continent, sont seules calculées d'après la division centésimale. Yoy. mon Voyage aux régions équinoxiales , t. 111,

(68) [page 134]. Bravais, sur l'Intensité du Magnétisme terrestre en France, en Suisse et en Savoie, dans les Annales de Chimie et de Physique, 3« série, t. XVIII, 1846, p. 225.

(69) [page 134]. Humboldt, Voyage aux Régions équinoxiales, t. I, p. 116, 277 et 288.

(70) [page 135]. Le puits du Khurprinz est situé près de Freiborg, dans TErzgebirge saxon. Le point souterrain était à la septième galerie d'écoulement du filon Ludwig, à 80 Lvchtcr à Test du puits d'extraction , 40 lœchter à l'ouest de la fosse d'épuisement, et à 133 lœcJucr l/'2 de profondeur. Les observations fiiiles avec Frciosicben et Reich à 2 heures 1/2 du soir, la température du puits étant à lo*,6

da thermomètre centigrade, ont donné les résultats suivants : inclinaison de l'aiguille A, 67<^ 37'>4; inclin, de l'aiguiUe B, 61^ 32'>7; moyenne des deux aiguilles à Tintérieur do puits^ 67^ 35^,05. ATairlibre, sur un point de la surface du tsol placé, ainsi qu'on en pouvait juger d'après le plan dressé par l'ingénieur de k mine, directement au-dessus de celui qui avait servi aux expériences souterraines^ Tûiguille A marquait, à onze heures du matin, 67<»33',87, l'aiguille B 67«32'425 moyenne des deux aiguilles^ dans la station supérieure, 67»32',99^ la température de l'air étant à 15^,8 centigr.; différence des deux • moyennes, â^06. L'aiguille A, qui était la plus forte et m'inspirait le plus de confiance^ donnait une difiTérence de3',53^ d'où l'on peut conclure que l'influence de la profondeur sur l'aiguille B, considérée isolément, était presque insensible. Voy. Humboldt, dans les Annalen de Poggendorff, t. XV, p. 326. J'ai décrit en détail et éclairci par des exemples, dans VAsie centrale ( t. III^ p. 465467 ), la méthode que j'ai constamment suivie^ et qui consiste à lire sur le cercle aziçiuthal, afin de trouver le méridien magnétique par les inclinaisons correspondantes de l'aiguille dans deux plans perpendiculaires, et à lire l'inclinaison elle-même sur le cercle vertical, en retournant les aiguilles sur les pivots, et en observant les deux extrémités avant et après l'interversion des pôles. J'ai observé seize fois l'état de chacune des deux aiguilles, pour déduire la moyenne de ces observations. Si l'on veut déterminer seulement avec vraisemblance d'aussi faibles quantités, U ne faut pas craindre d'entrer dans les détails les plus minutieux.

(71) [page 435]. Cosmos, 1. 1, p. 486.

(72) [page 135]. Humboldt^ Voyage aux Régions équinoxialesj t. 1^ p. 545-517.

(73) [ page 136 ]. Mendoza^ Tratado de Navegacion^ t. H, p. 7 2.

(74) [page 137 ]. Erman^ Reise um die Erde, t. H, p. 180. lY. 37

(75) ( page 137 ]. Cosmos, t. IV^ p. 60. Peirus Peiegrini écrivait à Tun de ses amis que, dans l'année iSOQ, Taiguille aimantée marquait, en Italie, 5<» de variation orientale.

(76) [page 138]. Humboldt, Examen critique de l'histoire et la géographie du Nouveau Continent, t. ni, p. 29, 36, 38 et 44-51. Bien qu'au rapport d'Herrera (déc. I, p. 23), Colomb ait remarqué que la variation magnétique n'était pas la même le jour et la nuit, cela n'autorise pas à conclure que ce grand navigateur eût connaissance des variations horaires de la déclinaison. Son Journal de bord, publié dans toute sa sincérité par Navarreta, nous apprend , à la date du 17 et du 30 septembre 1492, qu'il rapportait tout à un mouvement inégal de réloile polaire et du Bouvier ou Gardien de l'Ourse (Guarda). Voy. VExamen critiqua, t. III, p. 56-59.

(77) [ page 138 ]. Cosmos, t. ÏV, p. 71 et 556 (note 83). Les plus anciennes observations faites à Londres, qui aient été imprimées, sont celles de Graham, publiées dans les Phdlosoph. Transactions for 1724 (1725, t. XXXIII, p. 96-107), sous ce titre : an account of Observations mode of the horizontal ne&Ue at London, 1722-1723, by M' George Graham. Le changement de la déclinaison ne se fonde, y est-il dit, « neitber upon beat nor cold, dry or moisi air. The variation is greatest between 12 and 4 in the aftemoon, and the least at 6 or 7 in the evening. h Les heures indiquées ici ne sont pas celles où ont réellement lieu les changements de période.

(78) [i39]. Ce fait est attesté par de nombreuses observations; il l'est, pour l'observatoire du cloître grec à Péking, par les expériences de Georges Fuss et de Kowanko; pour Nertschinsk par celle d'Anikin; pour Toronto, dans le Canada, par celles de Buchanan Riddell. Dans toutes ces contrées, la déclinaison est occidentale. Nous possédons des observatioDS pour les lieux suivants, où la déclinaison est orientale : à Casan , celles de Kupffcr et de SimonofT; à Siika, sur la côte

Nord-Ouest de l'Amérique ^ celles de Wrangel, bien que troublées par de nombreuses apparitions de lumière polaire; à Washington^ celles de Gillis; à Marmato, dans TAmérique du Sud^ celles de Boussingault; à Payta^ sur la c6te péruvienne de la mer du Sud, celles de Duperrey. Je rappelle que la déclinaison moyenne était : à Péking (décembre 1831), 2«iy42" Ouest ( Poggendorffs Armaleriy t. XXXIV, p. 54); à Nerstchinsk (septembre 1832), Af> 7',44" Ouest (Poggend. Armaleny ibid. p. 61); à Toronto (novembre 1847), 1* 33^ Ouest (comp. Observations at the magnetical and metearological Observatory at Toronto, 1. 1^ p. xi, et Sabine, dans les Philos. Transactions for iSM, 2* part., p. 636); à Kasan (août 1828), 2* 21' Est (Kupffer etSimonoff; voy. aussi Ërman, Reise um die Erde, t. II, p. 532); à Sitka (novembre 1829), W i& Est (Erman^ ibid., p. 546); à Marmato (août 1828), 6* 33' Est (Humboldt, dans les Annalen de Poggendorfi; t. XV, p. 331); à Payta (août 1823), 8« 56^ Est ( Duperrey, dans la Connaissance des tems pour 1828, p. 252.) — A Hflis, la marche de Taiguille vers POuest s'opère de 19^ (7* du matin) à 2*^. Voy. Parrot, Reise zwn Ararat, 1834, 3* part., p. 58.

(79) [page 140]. Voy. dans Hansteen, Magnetismus der Erde (1819, p. «459), des extraits de la lettre que j'écrivais de Rome à Karsten, le 22 juin 1805, sur quatre mouvements de Faiguille aimantée, analogues aux périodes du baromètre, et qui sont comme des flux et reflux magnétiques. Au sujet des variations nocturnes de la déclinaison, négligées pendant si longtemps, on peut consulter Faraday, on the night Episode, §3012-3024.

(80) [page 140]. Airy, Magnet. and meteorol. Observations mode at Greenwich, 1845 (Results), p. 6; 1846, p. 94; 1847, p. 236. Jusqu'à quel point les premières données sur les heures des changements de périodes du jour et de la nuit s'accordentelles avec les résultats obtenus quatre ans plus tard dans les

riches observatoires magnétiques de Greenwich et du Canada, c'est ce qui résulte de la discussion à laquelle s*est livré moQ vieil ami Encke, le savant directeur de Tobservatoirede Berlin, sur les observations correspondantes, recueillies à Berlin et à Breslau. 11 écrivait le 1 1 octobre 1836 : «En ce qui concerne le maximum de nuit ou l'inflexion de la courbe qui marque les variations horaires de la déclinaison^ je ne crois pas qu'il puisse en général y avoir de doute, ainsi que Dove l'a conclu, en i830, des observations CEÛtes à Freiberg(Poggendorflrsiln' nalen, t. XIX, p. 373). Les représentations graphiques sont, pour rintelligence de ce phénomène^ de beaucoup préférables aux tableaux numériques. Dans les tracés, les grandes irrégularités sautent aux yeux tout d'abord, et permettent de tirer une ligne moyenne, tandis que^ dans les nombres, Tœil se trompe souvent et est exposé à prendre une irrégularité tièsfrappante pour un maximum ou un minimum véritable. Les périodes paraissent fixées ainsi qu'il suit :

La pins grande dâclinaison orientale iOh. i^ maxlmnm Est.

La plus grande déclinaison occidentale lli. i*' minimum Est.

Second maximum oriental on petit maximum. lOh. V maximum Est

Second minimum occidental ou petit minimum. i6h. 3« Tn'"i»»"m Est

Le second minimum, ou Félongation occidentale nocturne, tombe proprement entre 15 et 17 heures^ tantôt plus près de 15> tantôt plus près de 17. Il est à peine utile de rappeler que les déclinaisons que Encke et moi nous nommons des minima vers l'Est (O et 16**) sont, pour les stations anglaises et américaines, fondées en 1840, des maxima vers l'Ouest, et que, réciproquement, nos maxima vers l'Est (20^ et 10^), se transforment en minima vers TOuest. Pour représenter^ par conséquent , de la manière la plus générale et la plus régulière , la marche de l'aiguille aimantée dans l'hémisphère méridional, je choisis les dénominations adoptées par Sabine, en commençant par Tépoque de la plus grande élongation vers l'Ouest^ calculée d'après le temps moyen de chaque lieu.

Pnilierg

BreslM

Greenwieh

Mikentowa

Toronto

«rasUngU

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