IV
lacs : la Lagoa grande et la Lagoa azul, et qui s'est formé presque sous les yeux de Cabrai en 1444. La CcUdeirade Corvoj dont la partie située hors de l'eau a 1200 pieds de hauteur^ est presque ^ale en circonférence à la Caldeira dos uU Cidades. Les cratères de soulèvement de Fayal et de Terceira ont une hauteur presque triple. A la même classe de phénomènes éruptifs appartiennent les innombrables soulèvements que l'on a vu apparaître , pour quelques jours seulement, en 1691, autour de Ftle de S.-Jorge; en 1757, autour de celle de San Miguel. Nous avons déjà mentionné (Cosmos^ U \, p. 276) le gonflement périodique du lit de la mer, qui, à un mille géographique environ vers Touest de la Caldeiva das sete Cidades, a fait surgir l'Ile plus considérable et moins éphémère de Sabrina. On peut consulter , sur le cratère de soulèvement de TAstruni, dans les champs Pblegréens, et sur la masse trachytique soulevée au centre de ce cratère^ comme une colline en forme de cloche fermée, L. de Buch , dans les Annalen de Poggendorff, t. XXXVII, p. 471 et lg2. Rocca Monfina est un beau cratère de soulèvement , dont Abich a donné la mesure et le dessin (voy. Geologische Beobachtungen ûber die vulkanischen Erscheinungen in Unterund MiUeIrJtalien, 18M, t. 1, p. 113, pi. 11).
(91) [page 259]. Sartoriusund Waltershausen, Physisdh geographische Skizze von Island, 1847, p. 107.
(92) [page 2601. Cosmos, 1. 1, p. 531.
(93) [page 260]. On a beaucoup agité la question de savoir à quelle locaUté de la plaine de Trézène ou de la presqu'île de Methone se rattache la description du poète romain. Mon ami Louis Ross, qui a acquis par de nombreux voyages une connaissance si approfondie de la géographie ancienne et de toute l'antiquité grecque, croit que les environs deTréiène ne présentent aucune localité analogue à la colline en forme de vessie, et qu'Ovide a placé dans cette plaine par une licence
poétique le phénomèoe qu'il décrit d'ailleurs avec tant de vérité. Louis Ross m'écrivait^ à la date de novembre 1845 : a Au sud de la presqulle de Methana et à Test de la plaine de Trézène, se trouve nie Kalauria, où Démostbène^ poursuivi par les Macédoniens, se réfugia dans le temple de Neptune^ et se donna la mort. La montagne calcaire de Kalauria est séparée de la côte par un étroit bras de mer (iropo<), d'où la ville et File ont tiré leur nom moderne. Au milieu du détroit se trouve une petite île conique^ dont la forme est assez semblable à celle d'un œuf coupé en deux dans sa longueur^ et qui est reliée à Kalauria par une digue basse^ faite peut-ôtre de main d'homme. Cette lie est essentiellement d'origine volcanique, et se compose de trachyte d'un jaune gris et d'un rouge jaunâtre , mêlé de lave et de scories, presque sans trace de végétation. Dans cette lie est située la ville moderne de Poros, sur remplacement de Tancienne Kalauria. La formation de File est tout à fait analogue à celle des tles volcaniques d'origine plus récente, situées dans le golfe de Thera, aujourd'hui Santorin. Ovide^ dans sa poétique description^ a probablement imité un modèle grec ou reproduit une ancienne légende, s Yirlet, membre de l'Expédition scientifique française, a émis l'opinion que ce soulèvement volcanique n'était autre chose qu'un accroissement postérieur qui aurait grossi la masse trachy tique de la presqu'île de Methana. Cet accroissement se trouverait à Textrémité Nord-Ouest de la presqu'île, à l'endroit où la pierre noire et calcinée, nommée Kammeni-petra, et semblable aux Kammeni qui se trouvent près de Santorin, trahit une origine plus récente. Pausanias nous a transmis la légende des habitants de Melhana, d'après laquelle des flammes seraient sorties de la terre sur la côte septentrionale , avant l'apparition des eaux thermales sulfureuses dont la célébrité s'est conservée jusqu'à nos jours. Voy. Curtius^ Pelaponnesos, 1. 1, p. 42 et 56. Sur le parfum, impossible à définir^ qui, à Santorin^ succéda, dans le mois de septembre 4650, à l'odeur désagréable du soufre^ voy. Ross, Reisen auf deii griech. hiseln des jEgxischen
Meeres, 1. 1, p. 196. On peut aussi Gonsulter^ sur l'odeur de naphte qu'exhalaient les vapeurs de la lave dans l*tle d'Umnak^ soulevée en 1796 au milieu des ties Aléoutiennes^ KotleXme f Entdecktmgs-Reise, t. II, p. 106^ et Leop. deBuch, Description physique des Ues Canaries, p. 458 de la traduction française.
(94) [page 261 ]. Le sommet le plus élevé des Pyrénées, le pic de Nethou, qui fait partie du groupe de Maladetta ou Malahitba^ a été mesuré trigonométriquement à deux reprises: il a^ d'après Reboul, 10737 pieds (3 iSi""), et d'après Corabœuf, 40478 pieds (3404°). 11 a donc 1600 pieds de moins que le mont Pelvoux dans les Alpes françaises y près de Briançon. Après le pic de Nethou viennent, dans les Pyrénées, le pic^osets ou Érist, et dans le groupe du Marboré, le Mont-Perdu et le Cylindre.
(95) [page 261 \. Voy. Mémoire pour servir à la description géologique de la France, 1. 11^ p. 339. Comp. sur les Valleys of élévation , et les encirling ridges de la formation silurienne, les excellentes descriptions de sir Roderîck Murchison ( the Silurian Systeniy i" part., p. 427-442).
(96) [page 262]. Bravais et Martins, Observations faUes au sommet et au grand plateau du Mont-Blanc, dans V Annuaire métèorol. de France pour 4850, p. 131).
(97) [page 263]. CosmoSy t. IV, p. 193. J'ai visité les volcans de TEifel deux fois, et à des époques très -différentes dans le développement des études géologiques, vers la fin de 1794 et au mois d'août 1845. La première fois, j'ai exploré les environs du lac de Laach et de l'abbaye, qui alors était encore habitée par des moines; la seconde fois les environs de Bertrich, le Mosenberg et les Maars ou cratères d'explosion qui en sont voisins. Je n'ai pu consacrer que quelques jours à chacune de ces excursions. Mais comme j'avais, dans mon second voyage, le bonheur d'accompagner mon intime ami
le Directeur général des Miues de Decben, j'ai pu mettre librement à profit^ grâce à une correspondance de plusieurs années et aux travaux manuscrits qu'il a bien voulu me communiquer, les observations de cet éminent géogiioste. J'ai souvent indiqué par des guillemets^ selon mon habitude^ les passages que j'ai extraits textuellement de ces notes.
(98) Ipagc 263 ]. H. de Dechen, Geognostische Uebersicht der Umgegend von Bad Bertrich, 1847, p. 41-54.
(99) [page 264]. Voy. Stengel, dans Nœggerath, dos Gehirge von Rheinland und Westphalen, 1. 1, p. 79, pi. IIl. Ciomp. aussi les excellentes explications relatives aux volcans de TEifel et au bassin de Neuwied, que C. d'Oeynhausen a ajoutées à sa carte géognostique du lac de Laach (4847^ p. 34, 39 et 42). Sur les Maars ou cratères d'explosion, voy. Steininger, Geognostisdie Beschreibung derEifel, 1853, p. 143. Son premier travail, déjà fort méritoire , die erloschenen Yuikane in der Eifel und am Nieder-Rheiny est de l'année 1820.
(100) [ page 267 ]. La leucite , semblable à celle du Vésuve, à celle de la Rocca di Papa , dans les montagnes d'AJbano , à celle de Viterbo et de la Rocca Moiifina, qui, d'après Pilla, à quelquefois une épaisseur de plus de 3 pouces, et se retrouve dans la dolérite du Kaiserstuhl en Brisgau, existe aussi dans l'Ëifel, sur le Burgberg, près de Rieden , comme élément du leucitophyre. Le tuf de TEifel renferme , près de Boll et de Weibem , de grands blocs de cette dernière roche. Je ne peux pas résister au désir de citer ici la remarque suivante, empruntée au manuscrit d'un mémoire cbimico-géognostique , que Mitscherlich a lu, il y a quelques semaines, à l'Académie de Berlin : a Les éruptions de TEifel n'ont pu être occasionnées que par des vapeurs d'eau; mais ces vapeurs auraient divisé et dispersé l'olivine et l'angite en fines gouttelettes, si elles les avaient encore trouvées à l'état fluide. Des fragments concrétionnés de l'ancienne montagne
détruite sont étroitement mêlés à la masse primitive dans les matières rejetées parle volcan^ parexemple, à l'étang de Dreiser ; le plus souvent même , les grandes masses d'olivine et d'augite sont enfermées dans une croûte épaisse de ce mélange. Jamais on ne trouve dans Tolivine ou dans Taugite de fragments de l'ancienne montagne. Donc ces deux roches étaient formées avant d'arriver à l'endroit ou l'écroulement eut lieu. Donc l'olivîne et l'augite s'étaient déjà séparées de la masse liquide de basalte avant que cette masse rencontrât un amas d*eau^ ou une source qui occa* sionnât l'éruption. » Voyez aussi , sur les bombes, un travail plus ancien de Léonard Homer, dans les Transactions of the Geologicd Society, 2« série, t. IV, 2« part. , 1836, p. 467.
(1) [page 268]. Léop. de Buch, dans les Armalen de Poggendorff, t. XXXVIl, p. i79. Les matières volcaniques proviennent, d'après Scacchi, de la première éruption du Vésuve qui eut lieu en 79; voy. Leonhard's nette* Jahrbuch fur Minéralogie, année 4853, p. 259.
(2) [ page 271 ]. Sur l'âge de formation de la vallée du Rfain, voyez H. deDechen, geognostische Beschreibwig desSiebengebirges dans les Verhandlungen des natwrhistorischen Vereins derPreuss. Rheinlande und WestphalenSy 4852, p. 556-559. Ëhrenberg a traité des infusoires de TEifel dans les MonatsbericfUe der Akademie der Wissenschaflen zu Berlin, 1844, p. 337; 1845, p. 133 et 148; 1846, p. 161-171. Le traas de BrohI, qui est rempli de fragments de pierre ponce, contenant des infusoires, forme des collines hautes de 800 pieds.
(3) [page 272]. Comparez Bozet, dans les Mémoires de la Société géologique,^ série, t. I, p. 119. On trouve également dans rile de Java, ce champ merveilleux de Tactivité volcanique, entre Gunung-Salak et Perwakli , des cratères sans cônes, analogues aux Maars, et qui font l'effet de volcans plats. Voy. Junghuhn, Java, seine Gestalt wid
Pflanzendecke. Sans aucune éminence^ qui en marque le contour , ces cratères se trouvent souvent dans les parties absolument plates des terrains montagneux; à Tentour sont épars les fragments angulaires des roches brisées par l'explosion* Il ne sort plus de ces volcans que des vapeurs et des gaz.
(-4) [page 273]. Humboldt, Atlas des volcans des Cordi^ lères de Quilo et de Mexico, pi. IV. Voy. aussi les Mélanges de Géologie et de Physique générale, t. I, p. 450-185 de la traduct. franc.
(5) [page 273]. 76id., pi. VI.
(6) [page 273]. Ibid.y pi. VIIÏ, voy. aussi les Mélanges, t. I, p. 545. Sur la situation topographique du Popocatepetl (Montagne fwmante, dans la langue des Aztèques), qui s'élève à côté de la Dame-Blanche couchée ou Iztaccihuatl, et sur les relations géographiques de cette montagne avec le lac de Tezcuco à l'Ouest, et la pyramide de Gholula à l'Esté voy. mon Atlas géographique et physique de la NoU' velle-Espagne, pi. III.
(7) [page 273]. Volcans des Cordillères de Quito et de Mexico, pi. IX. Sur leCitlaltepetl, Montagne des Étoiles, dans la langue des Aztèques, voy. mes Mélanges^ 1. 1^ p. 467-470 de la traduct franc., et mon AUas géograph. etphys. de la Nouvelle-Espagne, pi. XVII.
(8) [p. 273). Volcans des Cordillères de Quito et de Mexico, pi. II.
(9) [page 273]. Vn^ des Cordillères et Monuments des peuples indigènes de V Amérique, pi. LXII.
(10)[page278]. Volcans desCordillèresdeQuitoet de Mexico, pi. I et X; Mélanges de Géologie et de Physique générale, t. l, p. 4-80, de la traduct. franc.
(li; [page 274]. Volcans des Cordillères, pi. IV.
(12) [page 274]. Ibid., pi. HI et VIL
(13) [page Tlk]. Longtemps avant Tarrivée de Bonguer et I^ Condamine ^ sur le plateau de Quito (1736), longtemps avant les mesures des astronomes, les indigènes savaient que le Ghimborazo était plus haut que tous les autres Nevados du pays. Ils avaient reconnus deux lignes dont le niveau ne changeait presque pas durant toute l'année : la limite inférieure des neiges étemelles, et celle de la neige sporadique ou accidentelle. J'ai montré ailleurs , par des mesures {Asie cmtraie, t. III, p. 255)^ que dans la région équatoriale de Quito, située au niveau du sommet du Mont-Blanc^ la limite inférieure des neiges ne varie, sur la pente de six des plus grands colosses, que de i80 pieds. Comme cette inégalité et d'autres encore moins considérables, vues^ à une pareille dislance, sont imperceptibles sans lunette, il en résulte^ pour le monde des tropiques , une régularité en apparence continue dans l'enveloppe neigeuse qui recouvre le sommet des montagnes, c'est-à-dire dans la forme de la ligne des neiges étemelles. Cet aspect du paysage étonne les physidens habitués à rirrégularité de la ligne des neiges dans les zones variables, dites tempérées. Ce niveau horizontal de la neige autour de Quito, et la connaissance du maximum des oscillations qu'il peut subir, fournit des bases verticales de 44800 pieds andessus de la mer et de 6 000 pieds au-dessus du plateau où sont situées les villes de Quito, de Hambato et de Nuevo-Riobamba, bases qui, en y joignant des hauteurs d'angles trèsexactes, peuvent servir à la mesure des distances et à d'autres travaux topographiques exigeant de la rapidité. La seconde de ces lignes , c'est-à-dire la ligne horizontale qui marque la limite inférieure de la neige sporadique, sert a distinguer les hauteurs relatives des montagnes dont les cimes n'atteignent pas la r^ion des neiges étemelles. Sur une longue chaîne de ces montagnes , beaucoup , que Ton avait cmes d'égale hauteur, sont reconnues inférieures à la ligne des
neiges sporadiques; ainsi ces neiges permettent de se prononcer sur les hauteurs relatives. Dans les montagnes de Quito, où les Sierras Nevadas sont souvent rapprochées, sans que leurs couvertures de neige éternelle se touchent, j'ai souvent recueilli de la bouche de paysans ou de bergers de semblables réflexions sur les limites des neiges étemelles ou temporaires. L'aspect grandiose de la nature peut exciter la sensibilité des indigènes, là même où ils n*ont pas franchi le premier degré de la civilisation.
(H) [page 275]. Voy. Abich, dans le Bulletin de la Société de Géographie (*• série, 1. 1, 4854, p. 517), auquel est joint nn très-beau dessin de Tancien volcan.
(45) [ page 275]. Humboldt, Vues des Cordillères, p. 295, pi. LXl, et Atla^ de la Relation historique^ pi. XXVll.
(46) [page 277 ]. Humboldt, Mélanges de Géologie et de Physique générale^ i. l, p. 60-80 de la traduct. franc.
(47) [page 277]. Junghuhn, Reise durchJava, 4845, p. 24 5, pi. XX.
(48) [page 277]. Voy. Adolf Erman, dans un ouvrage trèsimportant pour la géognosie , comme à beaucoup d'autres points de vue (Reise wn die Erdel t. III, p. 207 et 274.
(49) [page 278]. Sartorius de Waltershausen, Physischr geographische Skizzevonisland, 4847, p. 407, et geognostischer Atlas von Island, 4853, pi. XV et XVI.
(20) [page 278]. Oltode Kotzebue, Entdeckungs-Reise in die&udseeundindieBeringsStrasse, 4845-4848, t. III, p. 68; Choris, Reise-AtlaSy 4820, pi. V; vicomte d'Archiac, Histoire des progrès de la Géologie, 4847, t. I, p, 544, et Buzeta, Diecionnario geograph. estad. historico de las islas Filipinas, t. II, Madrid, 4854 , p. 436, 470 et474) on ne trouve cependant pas mentionnée dans cet ouvrage la double enceinte ou le second
cratère situé dans le cratère-lac et décrit par Delamare aTec beaucoup d'exactitude et de détails dans sa lettre à M. Arago, du mois de novembre \Mâ{ Comptes rendus de VAcadhnû des Sciences, t. XII, p. 736). Une violente éruption avait eu lieu le lA septembre 4746; celle de décembre 4754, quoique moins violente, détruisit, sur le bord sud-ouest du lac, l'ancien village de Taal, qui fut reconstruit plus tard à une plus grande dislance du volcan. La petite île du lac, sur laquelle s'élève le volcan, s'appelle hla del Volcan (voy. BuzeU, ibid.). La hauteur absolue du volcan de Taal est de 8W pieds environ; il est donc, avec celui de Kosima, un des moins élevés, n était en pleine activité en 4842 , lors de l'expédilion américaine du capitaine Wilkes (voy. U. St. Exploring Expédition, t. V, p. 317).
(24) [page 278]. Voy. Humboldt, Examen critique de Vhistoire de la géographie du nouveau continent aux xv« et xvi* siècles, t. III, p. 435, et le Périple d'Hannon , dans le recudl d'Hudson : Geographi Grxci minores, 1. 1, p. 45,
(22) [page 279]. Cosm4)s, t. I, p. 259.
(23) [page 280]. Sur la situation de ce volcan, qui n'est dépassé en petitesse que par les volcans de Tanna et du Mendana, voyez la belle carte de l'empire du Japon, par F. de Siebold, 4840.
(24) [page 280]. Je n'ai pas nommé, parmi les iles volcaniques, à côté du Pic deTénériffe, le Mauna-Roa, dont la forme conique ne répond pas à son nom. En langue Sandwich, le mot mauna a le sens de montagnCy et le mot roa signifie à la fois Jon^et beaucoup. 3e ne nomme pas non plus le Hawaii, sur la hauteur duquel on a si longtemps discuté, et que longtemps aussi on a décrit comme un dôme de trachyte fermé au sommet. Le célèbre cratère de Riraueah, formé par un lac de lave en ébullition , se trouve à TEst , sur une hauteur de 8724 pieds, d'après Wilkes, et près du pied du Mauna-Roa.
Voy. l'excellente description de ce volcan, dans Charles Wilkes, Exploring Expeditiony t. IV^ p. 465-196.
(25) [page 281 ]. Lettre de F. Hoffmann à L. de Bucb, ueber die geognostische Constitution der Liparischen Insein, dans les Annalen de Poggendorff,t. XXVI,1832,p.59. Volcano, haut de 1 190 pieds, d'après les récentes mesures de Ch. Sainte-Claire Deville, a eu de fortes éruptions de scories et de cendres en 1444, à la fin du xvi« siècle, en 1731, 1739 et 1771. Ses fumerolles contiennent du sel ammoniac, du soufre, de Tacide borique, du sélénium, du sulfure d'arsenic, du phosphore et, d'après Bomemann , des traces d'iode. C'est la première fois que Ton trouve ces trois demière-s substances parmi les produits volcaniques. Yoy. les Comptes rendues de V Académie des Sciences^ t. XLÎII, 1856, p. 683.
(26) [page 282]. Squier, dans IMmencan Association (tenth annual Meeting^ at New-Haven, 1850).
(27) [page 282]. Franz Junghuhn, Java, seine Gestalt und PfUmzendecke y 1852, t. I, p. 99. Le Ringgit, dont les éruptions formidables ont coûté, en 1586, la vie à des milliers de personnes, est maintenant presque éteint.
(28) [page 282). Le sommet du Vésuve n'est donc que de 242 pieds plus élevé que le Brocken.
(29) [page 282]. Humboldt, Vues des Cordillères, pi. XLIII, et Atlas géographique et physique, pi. XXIX.
(30) [page 282]. Junghuhn, ibid., 1. 1, p. 68 et 98.
(31) [page 282]. Comp. ma Relation historique (t. I, p. 93), surtout pour la distance à laquelle on a aperçu quelquefois le sommet du volcan de Tile Pico. L'ancienne mesure de Ferrer avait donné une hauteur de 7 428 pieds, c'est-à-dirè 285 pieds de plus que le calcul du capitaine Vidal, fait certainement avec plus de soin (1843].
{Ji) [page %2]. Erman, dans son intéressante description dos volcans de la presqu'île de Kamtschatka , attribue à l'Awatschinskajaou Gorelaja Sopka, 8 360 pieds de hauteur, et à la Strjeloscbnaja Sopka, que l'on appelle aussi Korjazkaja Sopka, 41 090 pieds {Reise, t. III, p. 494 et 540). Comp. sur ces deux volcans, dont le premier est le plus actif, L. de Buch , Description physique des îles Canaries , p. 447-450 de la trar duclion française. L'altitude qu'Erman donne au volcan d'Awatscha est celle qui s'accorde le mieux avec la plus ancienne mesure, exécutée par Mongez en 4787 , pendant Fexpédîtion de La Pérouse (8 198 pieds), et avec les calculs plus récents du capitaine Becchey (8497 pieds). Hoffmann, dans l'expédition de Kotzebue, et Lenz, dans celle de Lutke, ne trouvèrent que 7664 et 7705 pieds; comp., Lutke, Voyage atUour du monde, t. ni, p. 67-84. La mesure delà Stijeloschnaja Sopka par l'amiral a donné 10518 pieds.
(33) I page 283]. C!omp. les tables des hauteurs de Pentland dans Mary Somerville, Physische Géographie^ t. II, p. 452; sir Woodbine Parish , Buenos-Ayres and the prov. ofthe Rio de la Plata, 1854, p, 343; Poppig, Reùe in ChUi und Peru, 1 1, p. 411-434.
(34) [page 283]. Faut-il admettre que le sommet de ce remarquable volcan perd peu à peu de sa hauteur? Une mesure barométrique faite par Baldey, Vidal et Mudge, en 1819, a donné 2975 mètres ou 9156 pieds; tandis qu'un observateur très-consciencieux et très-exercé, qui a rendu d'importants services à la géognosie des volcans , M. Sainte-Claire Deville , n'a trouvé, en 1842, que 8587 pieds ( Voyage aws îles Antilles et à Vile de Fogo, p. 155). Peu avant cette époque, le capitaine King n'avait évalué la hauteur du volcan de Fogo qu'à 8267 pieds.
(35) [page 283]. Voy. Erman, Reise, t. IH, p. 271, 275 et 297. Le volcan Schiwelutsch a, coomie le Pichincba, la forme,
peu commune dans les volcans actifs^ d'une croupe allongée (chrebet) sur laquelle s*élèvent des cimes et des crêtes isolées (grebni). Dans toute la région volcanique de la presqu'île^ on désigne toujours sous le nom de sopki les montagnes en forme de cloche ou de cône.
(36) [ page 283 ]. Sur la concordance remarquable de cette mesure trigonométrique avec la mesure barométrique de sir John Herscbely voy. Cosmos, 1. 1, p. 435 (note 2).
(37) [page 283]. La mesure barométrique de Sainte-Claire Deville, en 4842^ a donné 3706 mètres ou 11408 pieds (Voyage aux Antilles, p. 102-118). Ce résultat est presque conforme à celui de la deuxième mesure trigonométrique ( 11330 p. ), exécutée par Borda en 1776, et que j'ai pu publier le premier, d'après un manuscrit du Dépôt de la Marine (Voyage aux régions équinoxiales, t. I, p. 116 et 275-287). La première mesure trigonométrique , faite par Borda et Pingre, en 177i, avait donné seulement 10452 pieds au lieu de 11430. L'erreur venait d'une notation fausse : on avait marqué pour la valeur d'un angle 33' au lieu de 53', ainsi que me Ta raconté Borda lui-même, qui, avant mon voyage pour rOrénoque , m'a témoigné une grande bienveillance et donné de très-utiles conseils.
(38) [page 283]. J'adopte ici les indications de Pentland, (12367 pieds anglais:; je le peux d'autant mieux que, d'après le Voyage of discovery in ihe antarctic Régions, de sir John Ross ( 1. 1, p. 216), la hauteur du volcan , dont la fumée et les flammes sont visibles même pendant le jour, est évaluée, en général, à 12 400 pieds anglais (11634 p. de Paris).
(39) [page 283]. Sur TArgœus, qu'Hamilton a gravi et mesuré le premier barométriquement (11921 pieds de Paris ou 3905 mètres), voy. Pierre de Tchihatcheff, Asie Mineure: 1853, t. I, p. 441 .4W et 571. William Hamillon, dans son excellent ouvrage ( Researchcs in Asia Minor), obtient, comme
moyenne d'une mesure barométrique et de quelques angles de hauteur, 13000 pieds anglais (12196 p. de Paris). Mai< si, d'après Ainsworth, la hauteur ()e Kaisarieh est de i 000 pieds anglais (938 p. de Paris) au-dessous du chiffre d'Hamilton, il ne reste plus pour la hauteur de l'ArgaBus que 11 268 pieds de Paris (voy. Hamilton, dans les TransacL of the geolog, Society, t. V^ 3* part., 1840, p. 596]. Un grand nombre de très-petits cônes d'éruption s'élèvent au sud -est de TÂi^us (Erdschisch-Dagh)^ dans la grande plaine d'Eregli et au sud du village de Karabunar et du groupe de montagnes connu sous le nom de Karadscha-Dagh. Un de ces cônes d'éruption, pourvu d'un cratère, offre Faspect très-curieux d'un vaisseto dopt l'avant aurait la forme d'un éperon. Ce cratère se trouve dans un lac salé, sur le chemin de Karabunar à Eregli^ à un mille au moins de Karabunar. La colline porte le même nom. Voy. Tchihatcheff, Asie Mineure ^ t. 1, p. 455; William Hamilton, Researches in Asia Minor, t. Il, p. 217.
(40) [ page 283]. La hauteur indiquée est proprement celle du lac alpin connu sous le nom de Laguna verde^ au bord duquel se trouve la solfatare examinée par Boussingault (voy. Acosta, Viages cientificosâ los Andes eciuUoriales, 1849^ p. 75).
(41) [page 283].Boussingault est parvenu jusqu'au cratère, et a mesuré la hauteur de la montagne barométriquement; son résultat est presque conforme à celui que j'avais trouvé par estimation, vingtrtrois ans auparavant^ dans mon voyage de Popayan à Quito.
(42) [page 283]. H y a peu de volcans dont on ait autant exagéré la hauteur que le colosse des lies Sandwich. De 17270 pieds, nombre indiqué dans le troisième voyage de Cook, King le fait descendre à 15465 pieds, M^band à 15588, le capitaiueWilkes à 42909, enfin Borner, dans Texpédition de Kotzebue, à 12693. C'est Léopold de Bucb qui, le premier^ a publié les bases de ce dernier résultat^ dans sa/^
cription physique des îles Canaries, p. 379. Comp. Wilkes, Exploring Expédition^ t. IV, p. iH-i62. Le bord orienlal du cratère n'a que i2609 pieds. Du reste, un nombre plus élevé pour une montagne qui, comme on FaflSrme du Mauna-Roa (lat. 19** 18'), n'a pas de neige, serait en contradiction avec le résultat des expériences que j'ai faites au Mexique , d'après lesquelles la limite des neiges perpétuelles sous les mômes latitudes ne s'abaisse pas au-dessous de 43860 pieds. Voy. Humboldt, Voyage aux régions éi^înoxiales, 1. 1, p. 97; Asie centrale, t. lïl, p. 269 et 359.
(43) [page 283]. Le volcan s'élève à Touest du village de Cumbal, qui lui-même est bâti à 9911 pieds au-dessus de la mer (voy. Acosta, Yiagescientificos, etc., p. 76).
(44) [page 283]. Je donne ici le résultat de mesures plusieurs fois répétées par Ërman, en septembre 1829. Il parait que la hauteur des bords du cratère varie à cause de la fréquence des éruptions; car des mesures exécutées en août 1828, et qui méritent la même confiance que celles d'Ërman, n'avaient donné que 15040 pieds. Comp. Erman , Physikalische Beobachtungen aufeiner Reise um die Erde, t. I, p. 400 et 419, avec la partie historique du voyage, t. III, p. 358-360,
(45) [page 283]. Dans l'inscription qu'ils ont placée à Quito, Bouguer et La Gondamine donnent au Tungurabua, avant la grande éruption de 1772 et le tremblement de terre de Riobamba (1797 ), qui a occasionné des écroulements de montagnes considérables, 15738 pieds. Je n'ai trouvé, en 1802, par des opérations trigonométriques, que 15473 pieds.
(46) [page 283]. D'après Acosta {Yiages cientificos, p. 10), en mesurant barométriquement la cime la plus élevée du volcan de Puracé, Francisco José Caldas, qui, comme mon cher compagnon Carlos Montufar, est tombé victime de son amour pour Tindépendance de sa patrie, a trouvé
5 184 mètres (15 957 pieds). J'ai reconnu que la hauteur du petit cratère, Azufral del Boqueron, qui vomit bruyamment de la vapeur de soufre, est de 135^ pieds (voy. mon Recueil c^ Observations astronomiques et coopérations trigono' métriques, 1. 1, p, 304).
(47) [page 284]. LeSangay n'est pas moins remarquable par sa situation que par son activité continue. Placé un peu à Test de la Cordillère orientale de Quito, au sud de Rio Pastaza et à 26 milles de la côte la plus voisine de rOcéan Pacifique, il est, comme les volcans des Montagnes Célestes de TAsie, une objection à la théorie d'après laquelle les Cordillères orientales du Chili devraient à leur éloignement de la mer d'être protégée contre les éruptions volcaniques. Le spirituel Dar- >vin n'a pas manqué de rappeler en détail, dans ses Geological Observations on South America ("1846» p. 185), ces vieilles théories si répandues sur les caractères volcaniques des côtes.
(48) [page 284]. J'ai mesuré le PopocatepetI, que Ton appelle aussi le Volcan grande de Mexico, dans la plaine de Tetimba, près du village indien San Nicolas de los Rœiichos.ie suis encore incertain lequel est le plus haut, du PopocatepetI ou deTOrizaba (voy. Recueil d Observations astronomiques^ t. II, p. 543).
((9) [page 284]. Le pic d'Orizaba, couvert de neiges éternelles, et dont, jusqu'à mon voyage, le lieu géographique a été mal indiqué sur toutes les cartes, quelque importance qu'il ait pour les navires qui abordent à Véra-Crux, a été pour la première fois mesuré trigonométriquement par Ferrer (1796). L'opération, exécutée du haut de l'Encero, a donné 16776 pieds. J'ai tenté la même chose dans une petite plaine, près de Xalapa, et j'ai trouvé 16302 pieds; mais les angles de hauteur étaient très-petits et la base était difficile à niveler. Voy. Humboldt, Essai politique sur la NouoeUe-Espagnôy 2» édition, 1. 1, 1825, p. 166; Atlas du Mexique (carte des fausses
positions), pi. X, et Mélanges de Physique générale et de Géologie, U I, p. 519.
(50) [page 284]. Humboldt, Essai sur la géographie des Plantes, 1807^ p. 153. La hauteur est incertaine et a été exagérée peut-être de plus d'un quinzième.
(5i) [page 284]. J'ai mesuré^ en 1802^ le cône tronqué du volcan de Tolima, situé à l'extrémité orientale du Paramo de Quindiu, dans le Valle del Carvajaly près de la petite ville d'ibague. On voit aussi cette montagne du plateau de Bo« gota, à une très-grande distance. Caldas a trouvé à cette distance, par une combinaison un peu compliquée, un résultat assez rapproché du mien (47292 pieds). Yoy. Semanario de la Nueva Granada, nueva edicion, aumentada por J. Acosta, 1849, p. 349.
(52) [page 284]. La hauteur absolue du volcan d'Arequipa a été si diversement évaluée qu'il est difficile de distinguer les simples estimations des mesures véritables. Un savant trèsdistinguéy le docteur Thaddseus Haenke, de Prague, attaché comme botaniste au voyage de circumnavigation de Malaspina, a fait l'ascension du volcan d'Arequipa en 4796, et a trouvé au sommet une croix qui y avait été posée 42 ans au* paravant. Haenke, dit-on, mesura trigonométriquement le volcan, et trouva 3180 toises (19080 p.) au-dessus de la mer. Ce nombre, beaucoup trop élevé, provient sans doute d'une inexactitude dans la hauteur absolue de la ville d'Arequipa, aux environs de laquelle l'opération fut faite. Si UaBuke eût été pourvu d'un baromètre, un botaniste, qui n'avait nulle expérience des mesures trigonométriques^ n'aurait pas eu recours à ce procédé. Après Hœnke , le premier qui ait gravi l'Arequipa est Samuel Curzon des États-Unis {Boston philosophicfil Jouimaly nov. 4823, p. 468). Pentland en 4830, évaluait la hauteur de ce volcan à 5600 mètres {Annuaire du, Bureau des Longitudes pour l*an 4830, p. 325). IV. 42
et j*ai adopté ce résuUal pour ma carte hypsonnétrique de la Cordillère des Andes, publiée en i 831. La mesure trigonométrique d'un officier de marine français^ M. DoUey, qu'a bien voulu me conununiquer en 4826 le capitaine Alphonse de Moges, à Paris , est suffisanlment d'accord avec le nombre de Peniland, environ à 4/47* près. Dolley a trouvé, par des* opérations trigonométriques, que le sommet du volcan d'Arequipa est élevé de 40348 pieds, et celui du Charcani de 14 426 pieds, au-dessus du plateau où est bâtie la ville d'Arequipa. Si Ton adopte pour la hauteur d'Arequipa 7 366 pieds (7 852 p. anglais), d'après les mesures trigonométriqnes de Pentland et de Rivero, Topération tngonométrique de Dolley donne, pour le volcan d'Arequipt, 47 742 pieds (2 952 t.); pour le volcan Charcani, 48 492 pieds (3 082 t.); le nombre indiqué par Pentland dans U table des hauteurs jointe à la PhysiccU Geoyraphy de Mary Somerville, ( 3* édit., t. n, p. 454), est exactement de 7 852 pieds anglais. Pour l'opération de Rivero, voy. le Mémorial de ciencias naturcUes, t. II, Lima, 4828, p. 65; voy. aussi Meyen, Reise um die Erdôy t. II, 4835, p. 5. Cependant, là table des hauteurs dressée par Pentland attribue au volcan d'Arequipa une hauteur de 20320 pieds anglais ou 6490 mètres (49065 p. de Paris), c'est-à-dire 4 825 pieds de Paris de plus que U mesure de 4830. D'un autre côté, ce nombre n'est que trop identique avec la mesure trigonométrique de Hœnke, qui date de l'année 1796. Les Anales de la Vniversidad de ChiU (4852, p. 224) ne donnent, au contraire, à ce volcan que 5600 mètres ou 47 240piedsde Paris, c'est-à-dire 590 mètres de moîos. Triste état de ITiypsométrie !
(53) [page 284]. Ooussingault, accompagné par le savant colonel Hall, est presque parvenu au sommet du Cotopaxi. D'après ses mesures barométriques, il a atteint la hauteur de 5 746 mètres. Il n'était plus séparé que par un petit espace des bords du cratère, mais la neige trop peu solide Teui-
pécha d'avancrr. L'cvaination de Bouguer est peut-être trop faible^ parce que son calcul trigonométrique, un peu compliqué, dépend de l'hypothèse qu'il avait adoptée pour la hauteur de Quito.
(54) [page 284]. Le Sahama^ dont Pentland dit positivement qu'il est encore en activité {Annuaire du Bureau des Longitudes pour 4830, p. 321), se trouve, sur sa nouvelle carte de la vallée de Titicaca (1848) à Test d'Arica, dans la Cordillère occidentale. 11 est de 871 pieds plus haut que le Chimborazo^ et dans le rapport de 30 à 1 avec le plus petit volcan du Japon, le Cosinia. J'ai renoncé à faire entrer dans le cinquième groupe TAconcagua du Chili, qui a, d'après Fitzroy (!835), une hauteur de 2 1767 pieds, et avec les corrections de Pentland 22 431, ou, d'après la dernière mesure prise par Je capitaine Kellet sur la frégate ^eroid (1845), 23004 pieds anglais ou 21 584 pieds de Paris, parce que le désaccord de Miers ( Voyage to Chili, t. I, p. 283) et de Charles Darwin (Journal ofResearches intotheGeologyandNaturalHistoryoflhs varions countries visited by the Beagle, 2» éd., p. 391), permet de douter que cette montagne colossalesoit un volcan encore enflammé. Mary Somerville, Pentland et Gillis {Naval Astron. Expedil.f t. I^ p. 126) se sont prononces pour la négative. Darwin dit : al was surprised at hearing that the Aconcaguawasin action the same night (15janv. 1835), because this mountain most rarely shows any sign of action, o
(55) [page 285]. Ces masses de porphyre qui viennent se mettre à jour ont une grande puissance, surtout près de l'Illimani, à Cenipampa (haut., 14962 p.) et à Totorapampa (haut., 12860 p.). Un porphyre quartzifère micacé^ qui renfenne des grenats et des fragments anguleux de schiste siliceux, lionne la cime supérieure du célèbre Cerro de Potosi riche en mines d'argent. Ces renseignements sont extraits des manuscrits de Pentland (1832). L^lllimani, dont Pentland éva« luait la hauteur d'abord à 7 315 mètres^ et plus tard à 6445
mètres^ a été, depuis i847, mesuré très-soigneusement par l'ingénieur Pissis, qui^ en faisant le relevé trigonométrique de laLlanuradeBoIivia, a trouvé en nu>yenne^ pourriilimani, par trois triangles tracés entre Calamarca et La Paz^ 6 509 mètres, ce qui ne diffère de la dernière estimation de Pentland que de 64 mètres. Voy. Investigaciones sobre la altUud de los Ândes^ dans les Anales de ChUe, 1852, page 217 et 221.
(56) [page 287]. Sartorius de Waltershausen , GeognosU Skizze von Island, p. 103 et 107.
(57) [page 288 ]. Voy. Strabon, 1. VI, p. 276, édit. Casaub. On lit dans Pline (Hist. NcUur., 1. III, c. 9) : a Strongyle, quae a Lipara liquidiore flanima tantuin differt ; e cujus Auno quinam flaturi sint venti, in triduo praedicere incolse traduntur. b Comp. Urlichs, Yindidx Plinianx, 1853, fasc. I, p. 39. Le volcan jadis si actif de Lipara, situé dans la partie nord -est de nie, me parait avoir été le Monte Campo bùuicOy ou bien le Monte di Capo Castagno (voy. aussi Hottmann, dans Poggendorffs Annalen, t. XXVI, p. 49-54).
(58) [page 289). Cosmos, t. I, p. 251 et 525 (note 7). H. Albert Berg, qui avait publié auparavant un ouvrage (ùttoresque, intitulé : Physiognomie der tropischen Végétation von Sud'Amerika, est parti en 1853 de Rhodes et de la baie de Myra (Andriace) pour visiter la Chimère de Lycie, près tfYanartasch et de Deliktasch (le nom turc Deliktasch signifie pierre trouée , de tasdi qui veut dire pierre, comme dàgh el tdgh veulent dire montagne, et de delikitOM). Le voyageur n'a commencé à voir la serpentine que près d'Adrasan , tandis que Beaufort a trouvé déjà près de Tile de Garabusa (et non Grambusa) , au sud du cap Chelidonia , la serpentine foncée superposée au calcaire et peut-être encaissée dans le calcaire. Je lis ce qui suit dans les manuscrits de M. Bei^ : a Non loin des ruines de l'ancien temple deVulcain s'élèvent celles d'une église chrétienne» construite dans le dernier style byzantin; on
voit encore des restes de la nef et de deux chapelles latérales. Dans une avant-cour placée du côté de TEst. la flamme sort de la serpentine par une ouverture ressemblant à une cheminée^ de 2 pieds de large et i pied de haut. Elle s'élève à 3 à 4 pieds^ et répand une odeur agréable, sensible à une distance de 40 pas; cette odeur tient-elle àrrexistence d'une source de napthe? A côté de cette grande flamme et en dehors de l'ouverture dont nous venons de parler, on aperçoit en grand nombre^ sur les fissures latérales, de très-petites langues de feu qui jamais ne s'éteignent. La roche en contact avec la flamme est fortement noircie; il se forme une suie que Ton ramasse soigneusement, pour l'appliquer sur les paupières malades, et principalement pour teindre les sourcils. La chaleur que répand la flamme de la Chimère est presque insupportable à trois pas. Un morceau de bois sec prend feu, si on le tient dans l'ouverture et si on rapproche de la flamme, sans même qu'il y touche. A Tendroit où la vieille muraille est adossée au rocher, il s'échappe aussi du gaz à travers les pierres du mur. Ce gaz, probablement d'une température moins élevée , ou mélangé différemment , ne s'enflamme pas de lui-même, mais seulement lorsqu'on approche une lumière. Dans Fintérieur des ruines, à 8 pieds au-dessous de la grande flamme, se trouve une ouverture ronde, ayant 6 pieds de profondeur et 3 pieds de largeur, qui probablement était voûtée autrefois, parce que, dans la saison humide, une source s'en échappe, à côté d'une fissure au-dessus de laquelle s'agite une petite flamme. M. Berg indique sur un plan topographique les relations géographiques des couches d'alluvion formées de calcaire (tertiaire?) et de serpentine.
(59) [page 290]. La notice la plus ancienne et la plus importante sur le volcan de Masaya se trouve dans un manuscrit d'Oviedo (Historia de Nicaragua, c. V-X) qui a été traduit, il y a quatorze ans seulement, par un collecteur de documents fort distingué, M. Ternaux-Compans(voy.
p. 145-197) de la traduction française, qui forme un volume des Voyages, Relations et Mémoires originaux peur servir à rhistoire et à la dècomerU de r Amérique. Voy. aussi Lopez de Gomara, Historia gênerai de las Indias, Zaragoza, 4553, fol. ex B, et parmi les ouvrages les plus récents : Squier, Nicaragua i^ Peopkj Scenery a»d Monuments y 4853, t I, p. 244-223, et t. H, p. 47. Ce volcan, en activité permanente, éiait si célèbre qu'on en trouve dans la Bibliothèque royale de Madrid une monographie sous ce titre : Entrada y descubrimiento del volcan de Masaya, que esta en la prov. de Nicaragua, fecha por Juan Sanchez del Portero. L'auteur de cette monographie était un de ceux qui, dans les singulières entreprises du dominicain Fray Blas de Inesta , se sont fait descendre à rintérieur du cratère (voy. Oviedo, Hist. de Nicaragutty p. 144).
(60) |p. 294]. On lit dans la traduction française de l'ouvrage d'Oviedo, qui n*a point été publié en espagnol (p. 423 et 432) : «On ne peut cependant dire qu'il sorte précisément une flamme du cratère, mais bien une fumée aussi ardente que du feu; on ne la voit pas de loin pendant le jour, mais bien de nuit. Le volcan éclaire autant que le fait la lune quelques jours avant d*étre dans son plein n. Cette remarque si ancienne sur le mode d'illumination problématique d'un cratère et des couches d'air qui l'environnent n'est pas sans impcx*tance, à cause des dotites qui ont été souvent élevés dans ces derniers temps sur la question àe savoir si les cratères des volcans exhalent de l'hydrogène. Quoique YEnfer de MasayOy dans son état ordinaire, tel que nous l'avons décrit, ne vomisse ni scories ni cendres, a cosa que hazen otros volcanes b, ajoute Gomara, quelquefois cependant il a vu de véritables éruptions de lave, dont la dernière date probablement de 4670. Depuis cette époque, le volcan est complètement éteint. Cette illumination incessante avait duré 140 ans. Stephens, qui a visité le volcan de Masaja en 1840, n'a trouvé aucime trace
sensible d'embrasement. — Sur la langue Chorotrga; sur la sigfiificatioD du mot Masaya et sur les Maribios, voy. les ingénieuses recherches ethnographiques de Buschmann, Ueber die aztekUcken Ortsnameriy p, 430, UO et 47i.
(64) [page 292]. a Les trois compagnons convinrent de dire qu'ils avaient trouvé de grandes richesses; et Fray-Blas, que j'ai connu conune un homme ambitieux, rapporte^ dans sa Relation, le serment que lui et les associés firent sur l'Évangile de persister à jamais dans leur opinion que le volcan contient de l'or mêlé d'argent en fusion, b (Oviedo, Description de Nicaragua, c. X, p. 486 et 496). Le Cronista de las Indias: est, du reste, très-indigné d'un conte qu'aurait fait Fray-Blas,. à savoir^ que lui, Oviedo, avait demandé à l'Empereur, pour ses armes, « l'enfer de Masaya. » Ce souvenir géognostique n'aurait pas été , du reste, contre les habitudes du temps^ car le vaillant Diego de Ordaz^ qui se vantait d'avoir pénétré au fond du cratère du Popocatepetl, lors de la première invasion de Cortez dans la vallée du Mexique, reçut l'unage de ce volcan comme un ornement héraldique. De même, Oviedo reçut la constellation de la Croix du Sud, et déjà auparavant on avait fait hommage à Colomb d'un fragment de carte dea Antilles. Voy. Humboldt, Examen critique de l'histoire de la Géographie, t. IV, p. 235-140.
(62) [page 292). Humboldt, Tableaux de la Nature, U II, p. 270.
(63) [page 293]. Squîer, Nicaragua, its People and Monuments, t. II, p. 404. Voy. aussi John Bailey^ Central America, 4850, p. 75.
ifik) [page 294]. Memoriegeologichei%àllaCamponUi, 4849, p. 61. J'ai trouvé que la hauteur du Jorullo était de 1578 pieds au-dessus de la plaine d'où il est sortie et de 400i pieds au-deeêus de la mer.
(65) Ipage 295]. La Condamine^ Jovmàl du Voyage à VÉquateur^ p. 163, et Meswre de trois degrés de la Méridienne de l'hémisphère austral, p. 56.
(66) [page 295]. Chez le marquis de Selvalegre, père de mon malheureux compagnon Carlos Montufar, on était souvent tenté de croire que les bramidos, qui ressemblaient aux décharges lointaines d'une batterie de grosse artillerie, et dont rintensité était extrêmement inégale , sans que le vent eût changé, ou qu'il se fût produit de variations dans Tétat barométrique ou thermométrique de Tair, ne provenaient pas dn Sangay; on les attribuait au Guacamayo, montagne plus rapprochée de iO milles géographiques, au pied de laquelle un chemin conduit de Quito aux plaines d'Archidona et du Rio Napo, en traversant THacienda de Antisana (voy. ma carte spéciale de la province de Quixos, n^ 23 de mon Atlas géographique et physique de V Amérique, 4814-1834). Don Jorge Juan , qui a entendu tonner le Sangay de plus près que moi, à Pintac, éloigné de quelques milles seulement de la hacienda de Chillo , dit positivement que les bramidoSy qu'il appelle ronquidos del Volcan (Relacion del Viage à la America méridional, parte I, tomo II, p. 569) appartiennent au Sangay ou Volcan de Macas , dont la voix , si je peux me servir de cette expression, est très-facile à reconnaître. Cette voix paraissait à l'astronome espagnol très-rauque; c'est pourquoi il aime mieux l'appeler un ronflement (ronquido) qu'un mugissement (bramido). Le bruit très-effrayant du Picbincha, que j'ai entendu plusieurs fois, pendant la nuit, dans la ville de Quito, sans qu*il ait été suivi de secousses terrestres, a un son clair, paraissant venir de chaînes que l'on remue ou de masses de verre qui s'écroulent. Wisse décrit les bramido$ du Sangay tantôt comme un roulement de tonnerre , tantôt comme un bruit saccadé et sec, semblable à un feu de peloton. Du sommet du Sangay jusqu'à Payta et San Buenaventura^ dans la province de Choco, où ces bruits sont parve*
nus, il y a 63 et 87 milles géographiques, dans la direction de Sud-Ouest (voy. la Carte hypsométrique des Cordillères et la Cai*te de la province de ChocOy n» 3 et 23 de mon Atlas géographique et physique). Ainsi, au milieu de cette puissante nature, on a pu distinguer la voix de quatre volcans, partant de points rapprochés, à savoir: le Sangay, le Guacamayo, le Tungurahua et le Cotopaxi, plus voisin de Quito, dont j'ai entendu les craquements au mois de février 1803, dans la mer du Sud (voy. Humboldt, Mélanges de Géologie et de Physique générale j 1. 1, p. 435). Les anciens remarquaient aussi la différence du bruit qu'un même cratère faisait entendre dans les Iles Éoliennes, à des époques différentes (voy. Strabon, I. VI, p. 276). Lors de la grande éruption du volcan de Conseguina, sur la côte de Tocéan Pacifique, à l'entrée du golfe de Fonseca (23 janvier 1835), le son se propagea sous terre avec une telle force qu'on l'entendit très-distinctement sur le plateau de Bogota, séparé du volcan par une distance égale à celle qui existe entre l'Etna et Hambourg (voy. Acosia, dans les Viajes cientificos de M. Boussinga/ult à los Andes, 1849, p. 56.)
(67) (page 296 )• Cosmos, t. FV, p. 204.
(68) (page 298]. Voy. Strabon, 1. V, p. 248, éd. de Casaub. {txu xcùXaç Tivâ;), eti. VI, p. 276. Le géographe d'Amasia (I. VI, p. 258) s'exprime , avec un grand sens géologique , sur le double mode de formation des lies : «Quelques lies (et il les nomme) sont des fragments du continent, d'autres ont surgi du fond de la mer, et cela arrive encore aujourd'hui. C'est ainsi probablement qu'ont été soulevées les ties de la haute mer; au contraire, il est plus raisonnable de regarder celles qui se trou, vent proche des promontoires, et qui n'en sont séparées que par un détroit, comme détachées de la terre ferme ». Le petit groupe des Pithécuses se composait d'Ischia , la même probablement qui s'appelait à l'origine iEnaria , et de Procida
ou Prochyta. Pourquoi se représentait -on ce groupe oomme ayant été peuplé par des singes? Pourquoi les Grecs et les Tyrrhéniens de l'Italie, par conséquent les Étrusques^ le désignaientrils tous de la même manière? C'est un point demeuré fort obscur. Cette appellation se rattache peut-être au mythe d*après lequel Jupiter aurait transformé les andens habitants en «nges. Le nom des singes^ ^i(a« (Strabon, 1. xm , p. 626), rappelait Arima ou les Arimes d'Homère et d'Hésiode [Iliade, I. Il, v. 783; Théogmie, v. 301). Les mots %it iptooic d'Homère se trouvent réunis en on dans quelques manuscrits , et les auteurs romains ont reproduit cette contraction. Voy. Vii^e, JEneide^ I. IX, v. 746; Ovide, Métamorphoses, I. XIV, v. 88. Pline (Histoire natu^ relie y I. III, c. 5) dit formellement : a iËnaria, Homero Inarime dicta, GrsBcis Pithecusa... » Chez les anciens mêmes, on a cherché le pays des Arimes d'Homère, le séjour de Typhon, en Cilicie, en Mysie, en Lydie, dans les Pithécuses volcaniques; près du crater PxOeolanuSy dans le pays de feu de la Phrygie, sous lequel avait été couché Typhon, et même dans la KaTflutxau{uvD. Il est difficile d'admettre que des singes aient habité, dans les temps historiques, 111e d'Ischia, située si loin de la côte africaine; cela est d'autant moins probable que la présence des singes, à une époque reculée, sur le rocher de Gibraltar n'est pas même prouvée, comme je l'ai déjà fait remarquer ailleurs ; car un écrivain du xn® siècle, Edrisi, et d'autres géographes arabes, qui décrivent avec tant de détails le détroit d'Hercule, n'en font aucune mention. Pline nie l'existence des singes d'i€!i>aria, mais il donne au nom de Pithécuses l'étymologie la plus invraisemblable , en le faisant venir de mV, dolium (a figlinis doliorum). Les dits essentiels qui ressortent de cet examen me paraissent être, dit Bceckh, quTnarima est un nom des Pithécuses qui doit son origine à l'interprétation savante non moins qu'à la fiction, conmaeCorcyra est devenue Scheria, et qu'Énée n'a été mis en reiitioa avec les Pithécuses (iEne» insuto) que par les Romains^ qui
retrouvent pairtout dans ces contrées l'autetir de leur race. Naevius parait confirmer aussi les relations d'Énée avec les Pithécuses^ dans le premier livre des Guerres puniques.
(69) [page 208 1. Piadsre, Pythiquss, I, 31. Gomp. Strabon, I. V, p. d45 et S48; 1. XIII, p. 637. Nous avons déjà fait remarquer plus haut (Cosmos^ t. IV, p. 235 et note 67) que Typhon s'était enfui du Caucase dans le midi de Tltalie, et que ce mythe semblait indiquer que les volcans de la grande Grèce sont d'origine plus récente que ceux de l'isthme du Caucase. On ne peut pas séparer de la géographie des volcans et de leur histoire l'étude des mythes populaires; souvent ces deux ordres de faits s'éclairent réciproquement. On avait reconnu, comme cause générale des éruptions volcaniques et des tremblements de terre, ce qui passait pour la plus grande des forces motrices à la surface de la Terre , le vent, le irviûf&a enfermé (Aristote, Meteo., 1. II, c. 8, 3). L'idée qu'Aristote se faisait de la nature reposait sur Tinfluence réciproque de l'air extérieur et de Fair souterrain, sur une théorie d'évaporation et sur la différence du chaud et du froid, de rhumide et du sec (Aristote, Meteo. , I. II, c. 8, i; 25, 31, et 9, 2). Plus la masse des vents enfermés dans des cavernes souterraines et sous-marines est grande, plus, en d'autres ter-' mes, ils sont empfichés de se mouvoir rapidement au loin, ce qui est le caractère propre de leur nature, et plus les éruptions sont considérables, a Vis fera ventorum, cœcis inclusa cavernis, » dit Ovide ( Metam.^ I. XV, v. 299). Il y a une relation particulière entre le pneuma et le feu : tô icsp ^tov \utk 'K^tù^aroç ^ TrMTflu tfiil x%\ fiptm Tax<iK( Aristote, MeUorol.j I. H, c. 8, 3); Kal '^ H «û^ olow intufiAToç -ne çùoi; (Théophraste, de Igné, § 30, p. 715). C'est aussi le pneuma qui, devenu libre soudainement, envoie du haut des nues la foudre qui éclaire et enflamme («pfHRia{>). Strabon (I. XIII, p. 628) dit: On montre encore, sur la partie de la Lydie nonunée KardwixaufuvD, trob gouffres, éloignés Tun de l'autre de 40 stades au moins, et qu'on
appelle soufflets. Au-dessus s'élèvent des collines escarpées, soulevées probablement par le gonflement de masses incandescentes. Strabon avait déjà dit auparavant (I. I^ p. 57) que, pendant quatre jours de suite, des flammes étaient sorties de la mer, entre les tlesThera et Therasia, dans le groupe des Cyclades, de sorte que a toute la mer était en feu et en boaîllonnement, et qu'il s'éleva peu à peu, comme à l'aide de leviers, une ile composée de masses incandescentes. » On attribue tous ces phénomènes si bien décrits au vent comprimé, qui agit comme des vapeurs élastiques. L'ancienne physique se soucie peu des difiérentes formes de la matière; elle est dynamique, et s'attache à la mesure de la force motrice. On ne trome trace de l'opinion d'après laquelle la chaleur, augmentant avec la profondeur, produit les volcans et les tremblements de terre, que vers la fin du in^ siècle; encore n'est-ce que le sentiment isolé d'un évêque qui vivait en Afrique sous Dioclétien (Cosmos, t. ÏV, p. 222). Le Pyriphlegethon de Pkton, en roulant ses flots de feu à l'intérieur de la Terre, nourrit tous les volcans qui vomissent de la lave (voy. plus haut, p. 299). Ainsi, ce que nous croyons pouvoir expliquer maintenant par d'autres symboles se trouve déjà en germe dans le cercle étroit des idées qui furent les premiers presseiitiments du genre humain.
(70) [page 299]. Platon, Phèdon, p. Ii3 B : « clr^rifnif
(71) [ page 301 ]. Mount Edgecombe ou montagne de Saint- Lazare, sur la petite ile nommée par Lisiansky Croze's Iskmd, qui est située dans le détroit de Norfolk , à l'ouest et auprès de la partie septentrionale de Tile Sitka ou Baranow. La montagne Saint-Lazare avait été vue déjà par Gook. (Test une colline composée de basalte riche en divine et de tracbyte feldspathique, haute de 2600 pieds seulement. Sa dernière grande éruption, qui a amené beaucoup de pierre ponce à la
surface, date de 4796 (voy, Lutké , Voyage auUmr du Monde ^ 4836, t. III, p. i5). Huit années plus tard, le capitaine Lisiansky a gravi jusqu'au sonimet, où se trouve un cratère-lac. Il n'a rencontré sur toute la montagne aucune trace d'activité volcanique.
(72) [page 303]. Sous la domination espagnole, en 4781 , l'ingénieur don José Galisteo avait trouvé, pour la surface de la lagune de Nicaragua, six pieds de plus seulement que Baily, dans ses divers nivellements de 1838 (voy« Humboldt, Relation historique, t. III, p. 321).
(73) [page 30>il. Comp. sir Edward Belcher, Voyage round the World, 1. 1, p. 185. D'après mes observations chronoméiriques, je me trouvais, pendant la tempête des Papagayos, par une longitude de 1 9*^11 Ouest du méridien de Guayaquil, c'est-à-dire par 101°29' Ouest de Paris, et à 220 milles géographiques du littoral de Costa-Rica.
(74) [page 304]. Mon premie rtravail sur la file des 17 volcans de Guatemala et de Nicaragua se trouve dans le journal géographique de Berghaus {Hcrtha, t. VI, 1826, p. 131-161 ). A Fexception du vieux Chronista Fuentes (1. IX, c. 9), je ne pouvais alors compulser que l'important ouvrage de Domingo Juarros : Compendio de la Historia de la dudad de Guatemala, les trois cartes de Galisteo, tracées, en 1781 , sous les ordres du vice-roi de Mexique Matias de Galvez, les travaux de José Rossi y Bubi, Alcalde mayor de Guatemala (1 800) , et ceux de Joaquin Ysasi et d'Antonio de la Gerda, Alcalde de Grenada^ dont je possédais une grande partie nianuscrite. L. de Buch a complété magistralement ma première esquisse, dans sa Description physique des iles Canaries (1836, p^ 500-514). Mais l'incertitude de la synonymie géographique et la confusion qui en est résulté dans les noms ont fait naître beai\coup de doutes, dissipés depuis en grande partie par la belle carte de Baily et Saunders, par le livre de Molina : Bosquejo de la Republica de
Costa-Rica^ et par te grand et important ouvrage de Sqnier : Nicaragua, iu People and ManwnerUs wUh tables of the comparative heights of the mouruains in Central America, 1852 (voy. surtout 1. 1, p. 418^ et t. II^p. 102). La grande Relation ' que le docteur GErsted nous promet prochamement sons ce titre : SchUderung der Naturverhàltnisse von Nicaragua und {Josfo-Aica jettera une nouvelle lumière surTétatgéognostique de TAmérique centrale , indépendamment des excellents travaux de botanique et de zoologie qui sont le but principal de l'ouvrage. M. OBrsted a parcouru ce pays dans tous les sais , de 4846 à 1848, et en a rapporté h Copenhague, une collection de roches. Je dois à ses bienveillanles communications des rectifications très-intéressantes du travail incomplet que j'avais publié. Aujourd'hui ^ d'après les matériaux que j'ai soigneusement comparés^ et parmi lesquels il faut compter les recherches précieuses du Consul général prussien dans l'Amérique centrale, M. Hesse^ je classe ainsi les volcans de TAmérique centrale^ en suivant la dh^ction du Sud au Nord:
Sur le plateau central de Cartago(haut., 4360 pieds), dans la république de Costa-Rica, s'élèvent, par i0*'9' de lat., les trois volcans Turrialva, Irasu et Reventado, dont les deux premiers sont encore allumés
Le volcan de Turrialva* (haut., 10300 pieds environ), d'après OBrsted , n'est séparé de Tlrasu que par une crevasse étroite et profonde. Personne n'est encore parvenu au sommet de ce volcan , d'où s'échappent des colonnes de fumée.
Le volcan Irasu *, appelé aussi volcan de Cartago(haut., 10 M2 pieds) au nord -est du volcan Reventado; c'est le foyer principal de l'activité volcanique dans la province de Costa-Rica. Il est cependant d un accès singulièrement fodle: Du côté du Sud, il est disposé en terrasses, de sorte qu'on peut arriver à cheval presque jusqu'au sommet, d'où l'on embrasse les deux mers, la merdes AnliUes et l'océan Pacifique.
Le cône de cendres et de rapilliSy haut de 1 000 pieds onvi« ron, s'^ève du milieu d'un mur d'enceinte ou cratère de soulèvement. Le véritable cratère , qui a une circonférence de 7 000 pieds et n'a jamais rejeté de coulées de lave^ se trouve dans la partie nord-est du sommet, qui est la plus plane. Ses éruptions de scories ont été souvent (1723, 17^, 1821 rt, 1847) accompagnées de tremblements de terre, qui ont détruit des villes entières, et se sont fait sentir depuis Nicaragua ou Rivas jusqu'à Panama (OErsted). Lors de ia dernière ascension de rirasu par le docteur Charles Hoffmann, au commencement de mai i855, on a pu étudier plus attentivement le cratère du sommet et ses bouches éruptives. D'après la ujesure trigonométriqne de Galindo, la hauteur du volcan serait de 12000 pieds espagnols ou 103-20 |)ieds de Paris, en supposant la vara de Castiile égale à 0* 43 {Donplandia, année 1856, n» 3).
El Reventado (haut., 8900 pieds), avec un cratère pro* fond, dans lequel s'est écroulé le bord méridional. Ce cratère était autrefois rempli d'eau.
Le volcan Barba (haut., plus de 7 900 pieds), au nord de San-José, capitale de Costa-Rica, avec un cratère qui renferme plusieurs petits lacs.
Entre les volcans Barba et Orosi se trouve une rangée de volcans, coupant presque en sens opposé la chaîne principale, qui suit, dans les provinces de Costa-Rica et de Nicaragua, la direction du Sud-Est au Nord-Ouest. Sur cette faille se trouvent, à l'extrémité orientale : Miravalles et Tenorio, hauts tous deux environ de 4400 pieds; dans le milieu, au sud-est de rOrosi , le volcan Rinccm, appelé aussi Rincon de la Vicja * (Squier, t. II, p. t02), qui chaque printemps, au commencement de la saison des pluies, a de petites éruptions de cendres; enfin, à l'extrémité occidentale, près de la petite ville d'Alajuela, le volcan Votos *, riche en soufre (haut. 7 050 pieds). Le docteur (Ersted compare cette faille transversale de TEst à rOuest,qui marque la direction de l'activité volcanique, avec
la faille qui^dans les volcans du Mexique, unit les deux mers.
L'Orosi*, encore enflammé, dans la parlie la plus méridionale de rÉtat de Nicaragua (haut., 4900 pieds); c'est le même probablement que le volcan dd Papagayo de la carte marine du Deposito hidrografico»
Les deux volcans Mandeira et Ometepec ♦ (haut., 3900 et 4900 pieds) , sur une petite Ile que les habitants aztèques de cette feontrée appellent orne tepetl, c'est-à-dire les deux montagnes (Buschmann, Aztekische Ortsnamen, p. 171 et 178), dans la partie occidentale de la Laguna de Nicaragua. Le volcan insulaire Ometepec, que Juarros nomme par erreur Ometep {Hist. de &uatem,, t. I, p. 51) est encore en activité. On en trouve un dessin dans Squier (t. II, p. 235).
Le cratère éteint de I lie de Zapatera, qui s'élève peu audessus de la mer. L'époque des anciennes éruptions est totalement inconnue.
Le volcan de Momobacbo, sur le bord occidental de la Lagune de Nicaragua , un peu au sud de Grenade. Comme cette ville est située entre le volcan de Momobacho appelé aussi Mombacho (Oviedo, Nicaragiui, trad. par Temaux, p. 225) et celui de Masaya, les pilotes désignent tantôt l'une, tantôt l'autre de ces deux montagnes coniques sous le nom vague de Volcan de Grenade.
Le volcan Massaya ou Masaya , dont nous avons longuement parlé plus haut (p. 290-292], était autrefois, pour Factivité, une espèce de Stromboli; mais depuis la grande éruption de lave qu'il a eue en 1670, il est complètement éteint. D'après les intéressants rapports du docteur Scherzer (Sitzungsberichte der philos, histor. Classe derAkademie der Wissensch. zu Wien, t. XX^ p. 58), on a vu^ en avril 1853^ sortir de nouveau des nuages de vapeur d'un cratère récemment ouvert. Le volcan de Massaya est situé entre les lacs de Nicaragua et de Managua, à l'ouest de Grenade. Massaya et Nindiri ne sont pas un seul et même volcan; ce sont, d'après l'expression du docteur OErsled, a deux volcans jumeaux avec
deux sommets et deux cratères différents, qui tous deux ont donné de la lave.» La coulée rejetée par le Nindiri^ en 1775^ est allée se jeter dans le lac de Managua. La hauteur égale de ces deux volcans si rapprochés n'est évaluée qu'à 2300 p.
Le volcan de Momotombo* (haut., 6600 p.) est encore actif, et fait souvent entendre des détonations, sans fumer. Il est situé par i^ S8' de htit., au bord septentrional de la Lagune de Managua, en face de la petite île Momotombito, qui possède beaucoup de monuments de sculpture ( voy. le dessin du Momotombo^ dans Squier, 1. 1, p. 233 et 302-31 2). La Lagune de Managua est située 26 pieds plus haut que la Lagune de Nicaragua qui est deux fois plus grande; elle ne renferme pas de volcan.
De là jusqu'au golfe de Fonseca ou Conchagua se suivent, à une distance de 5 milles du Pacifique et dans la direction du Sud-Est au Nord-Ouest, 6 volcans rangés en file et serrés Tun contre Tautre^ qui portent le nom collectif de los Marihios (voy. Squier, 1. 1, p. 419 ; t. II, p. 123).
£1 Nuevo *, appelé à tort volcan de las Pilas ^ parce que réruption du 12 avril 1850 a eu lieu au pied de cette montagne. Ainsi^ une forte éruption de lave s'est fait jour presque dans la plaine (voy. Squier, t. II, p. 105-110).
Le volcan de Telica *, visité dès la première partie du xjj^ siècle (vers 1529), pendant sa période d'activité par Oviedo; il est situé à lest de Ghinendaga, près de Léon de Nicaragua, par conséquent un peu en dehors de la direction indiquée plus haut. Cette importante montagne volcanique vomit beaucoup de vapeurs sulfureuses d'un cratère qui n'a pas moins de 300 pieds de profondeur. Mon ami le professeur Jules Frœbel^ très- versé dans la connaissance de l'histoire naturelle, en a fait l'ascension, il y a quelques années seulement. Il a trouvé la lave composée de feldspath vitreux et d'augite (voy. Squier, t. II, p. 115-117). Au sommet, qui s'élève à 3 300 pieds, se trouve un cratère, dans lequel les vapeurs déposent des masses considérables de souffre. U IV. i3
existe au pied uue source boueuse, peut-être une sabe.
Le voTcan el Viejo *, le plus septentrional des 6 volcans alignés ; il a été gravi et mesuré en 1838 par le capitaine sir Edward Belcher, qui a obtenu 5216 pieds. Une mesure [dus récente faite par Squier a donné 5630 pieds. Ce volcan, tr^ actif déjà à l'époque de Dampier, est encore allumé aujourd'hui. On voit souvent dans la ville de Léon les éruptions de scories enflammées.
Le volcan Guanacaure, un peu plus au Nord, et en dehors de la rangée volcanique qui va i'el Nuevo au Viejo , à 3 milles seulement de la côte du golfe de Fonseca.
Le volcan Gonseguina*, sur le promontoire qui s'avance à l'extrémité Sud du grand golfe de Fonseca (latit. l^^SCK); il doit sa célébrité à la terrible éruption du 23 janv. 1835, annoncée d'avance par des tremblements de terre. L'obscurité profonde causée par les cendres, analogue à celle qu'a produite quelquefois le même phénomène sur le Pichincba, dura 43 heures. A une distance de quelques pieds , on ne pouvait distinguer des torches allumées ; la resph*ation était gênée ; on entendait un bruit souterrain, semblable à des détonations d'artillerie, non- seulement à Balize dans ia presqu'île de Yukatan, mais encore sur le littoral de la Jamaïque et sur le plateau de Bogota, c'est-à-dire à une hauteur de plus de 8 000 pieds au-dessus de la mer et à une distance de près de 140 milles géographiques (voy. Juan Galindo, dans V American Jowmal de Silliman, t. XXVïll, 1835, p. 333- 336; Acosta, Via^es à los Andes, 1849, p. 56, et Squier, 1. 111, p. 110113, et pour le dessin, p. 163 et 165). Darv^iu [Jourliai ofresearches during the voyage of the Beagle, 1845, c. 14, p. 291) attire l'attention sur une coïncidence assez rema^ quable : après un long silence, le volcan Conseguina, dans l'Amérique centrale, les volcans Aconcagua et Ciorcovado, dans le Chili (lat. austr. 32o 3/4 et 43o 1/3), sont entrés en éruption le môme jour. Celte coïncidence est-elle fortuite?
Le volcan de Conchagua ou d'Anialapa , à l'entrée seplen-
trionale du golfe de Fonseca y en face du volcan Conseguina , près du beau Puerto de la Union ^ qui sert de port à la ville de San Miguel.
Les vingt volcans disposés en file serrée suivent donc la direction du Sud-Est au Nord-Ouest ^ à partir de l'État de Gosta-Rica jusqu'au volcan de Ck)nchagua; mais en entrant dans TÉtat de San-Salvador^ qui, sur une étendue en longueur de 40 milles seulement, compte cinq volcans plus ou moins actifs, la rangée prends comme la côte du Pacifique, la direction de TEst-Sud-Est à TOuest-Nord-Ouest, presque celle de TEst à TOuest ; pendant que la côte orientale qui borde la mer des Antilles se gonfle subitement d'une manière sen^ sible dans TÉtat d'Honduras et de los Mosquitos, vers le cap de Gracias â Bios (voy. plus haut, p. 30i). La direction primitive et générale. Nord 45^ Ouest, ne recommence que vers la Lagune d'Atitlan, à partir des hauts volcans qui depuis la vieille ville de Guatemala se succèdent dans la direction du Nord^ comme nous Tavons déjà fait remarquer^ jusqu'à ce que la direction anomale de l'Est à l'Ouest reparaisse .de nouveau^ à Chiapa et dans l'isthme de Tehuantepec; mais cette fois elle est tracée par des chaînes non volcaniques.
L*État de San-Salvador renferme, outre le Gonchagua, les quatre volcans dont les noms suivent :
Le volcan de San-Miguel Bosotlan * (latit. 13<* 35'), près de la ville du même nom. C'est le cône trachytique le plus beau et le plus régulier qui existe, si l'on excepte Ttlot volcanique d'Ometepec^ dans le lac de Nicaragua ( Squier, t. H, p. 196). Les forces volcaniques sont très-actives dans le Bosotlan; il a eu une grande éruption de lave le SO juillet 18&4.
Le volcan de San-Vicente*, à l'ouest du Rio de Lempa^ entre les villes de Sacatecoluca et de Sacatelepe. 11 a rejeté, d'après Juarros, une grande quantité de cendres en 4643. Dans le mois de janvier 4835, il a eu une longue éruption accompagnée d'un tremblement de terre qui a fait beaucoup de ravages dans la contrée.
Le volcan de San-Salvador (latit. 13<> JLV), près de a ville du même nom. La dernière éruption a eu lieu en 1656. Tout le pays est exposé à de violents tremblements de terre; celui du 16 avril 1854^ qui n'avait été pré<sédé par aucmi bruit, a renversé presque toutes les maisons de San-Salvador.
Le volcan dlzalco *y près du village du mémenom^ produit souvent du sel ammoniac. La première éruption dont Thistoire ait gardé le souvenir date du 23 février 1770; les de^ nières, dont les flammes furent vues à une grande distance, se produisirent en avril 1798, de 1805 à 1807 et en 18i5 (voy. plus haut^ p. 293 et Thompson^ Officiai visU to Guatômo/a, 1829, p. 512).
Le volcan de Pacaya * (iatit. 1-4*» 230, à 3 milles environ au sud-est de la nouvelle ville de Guatemala, sur le petit lac alpin d'Amatitlan. Ce volcan très-actif, et qui lance souventdes flammes, a une croupe allongée, surmontée de trois sommets arrondis. On connaît les grandes éruptions de 1565, 1651, 1671, 1677 et 1775; la dernière, qui a donné beaucoup de lave, a été vue et décrite par Juarros.
Suivent, par li^ 12' de latitude, à proximité des côtes, les deux volcans de Tancienne Guatemala, avec les noms bizarrement rapprochés de Agua et de Fuego.
Le volcan de Agxm, cône trachytique situé près d'EscuintIa, est plus élevé que le pic de Ténériife; il est entouré de masses d'obsidienne qui peut-être témoignent d'anciennes éruptioDs. Ce volcan, dont le sommet s'élève jusque dans la région des neiges perpétuelles, doit son nom à cette circonstance qu'on lui a attribué un désastre, occasionné peut-être par un treniblement de terre et par la fonte des neiges, l'inondation de la première ville de Guatemala, à laquelle a succédé la seconde, située au nord-nord-ouest de la précédente, et désignée maintenant sous le nom de ArUigua GuatenuUa.
Le volcan de Fuego *, situé près d'Acatenango, à cinq milles Ouest-Nord-Ouest du volcan d'Eau. Sur la situation réciproque de ces deux montagnes, voyez une carte fort rare,
gravée à Guatemala^ d'où elle m'a été envoyée, la carte de VAlcalde mayor Don José Rossi y Rubî, publiée sous ce titre : Bosquejo del espacio que média entre los estremos de la provincia de Suchitepeqaes y la capital de Guatemala, 4800. Le volcan de Fuego est toujours allumé, mais moins qu'autrefois. Les grandes éruptions ont eu lieu en 1581, i586, 4623, 4705, 4710, 4747, 4732, 4737 et 4799. Ce ne sont pas ces éruptions , mais plutôt les effroyables tremblements de terre dont elles étaient accompagnées qui , dans la deuxième moitié du dernier siècle , ont décidé le gouvernement espagnol à déserter l'emplacement de la seconde ville, où se trouvent maintenant les ruines de la Antigua GuatemaUif et à forcer les habitants de se fixer plus au Nord, dans la ville Santiago de Guatemala. A ce propos, comme lorsqull s'agissait de transporter ailleurs Biobamba et d'autres villes rapprochées des volcans de la chaîne des Andes, on a discuté dogmatiquement et avec une grande vivacité la question de savoir quel était l'emplacement qui, d'après les expériences faites jusque-là, semblait le moins exposé aux ravages des volcans, aux coulées de lave, aux éruptions de scories et aux tremblements de terre. Le volcan de Fuego a déversé un torrent de lave vers le littoral du Sud, lors de la grande éruption de 4852. Le capitaine Basil Hall a mesuré, de son navire , les deux volcans de Tancienne Guatemala, et a trouvé, pour le volcan de Fuego, 43760 pieds, et , pour le volcan de Agua,' 43983. Poggendorff a examiné les bases de ces résultats, et réduit la moyenne hauteur des deux volcans à 42 300 pieds environ.
Le volcan de Quesaltenango* à côté de la ville du mémo nom, par 45» 40^ de latitude, est enflammé et fumant depuis 4824. Les trois montagnes coniques qui limitent au Sud le lac alpin d'Atitlan, dans le nœud de montagnes de Solola, sont, dit-on, également allumées. Le volcan que Juarros appelle volcan de Tajamulco ne me paraît pas être identique avec celui de Quesaltenango, qui est à 40 milles géographiqueS|
dans la direction du Nord-Ouest^ du village de Tajamolco, situé lui-môme au Sud de Tejutla.
Que sont les deux montagnes appelées par Funel volcan de Sacatepeques et volcan de Sapotitlan^ le volcan de ÂmUpas de Brué?
Le grand volean de Soconusco , situé sur la frontière de Chiapa^ 7 milles au sud de Ciudad Beal^ par i&*¥ de latitude.
Je crois devoir répéter encore une fois, à la fin de cette longue note^ que les hauteurs barométriques indiquées id sont empruntées en partie à Espinache^ en partie aux travaux et aux cartes de Baily^ de Squier et de Molina.
(75) [page 305]. On peut considérer avec vraisemblance comme des volcans plus ou moins actifs aujourd'hui les dixhuit volcans qui suivent; par conséquent, presque la moitié de ceux que j'ai cités comme ayant donné des témoignages d'activité dans Tantiquité ou de nos jours.
L'Irasu et le Turrialva^ près de Cartago ; el Rincon de la Yieja, le Votos (?) et TOrosi; le volcan insulaire d'Ometepec^ le Nindiri, le Momotombo, el Nuevo^ au pied de la montagne trachytique de las Pilas; le Telica, el Yiejo, Conseguina^San- Miguel Bosotlan, San-Vicente, Tlzalco, le Pacaya, le volcan de Fuego, près de l'ancienne Guatemala, et le Quesaltenango. Les plus récentes éruptions ont été celle de el iVuet?o, près delasPilaSy le 18 avril 1850; celle de San-Miguel Bosotlan, en 1848; de Cons^n^ina et de San-Vicenle, en 1835; de rizalco, en 1825; du volcan de Fuego, en l''99 et 185i, et du Pacaya, en 1778.
(76) [page 305). Voy. Squier, Nicaragua, t. Il, p. 103, 106 et 111, et la petite brochure du même auteur publiée antérieurement : onthe Volcanos of Central America^ 1850, p. 7, ainsi que Léopold de Buch, lies Canaries, p. 506, où est dté le torrent de lave rejeté en 1775 du Nindiri, et revu de nou-
veau tout récemment par un observateur très- instruit , le docteur (Ersted.
(77) [page 308]. On peut voir toutes les bases de ces déterminations topographiques du Mexique^ comparées avec les observations de don Joaquin Ferrer^ dans mon Recueil (f Observations astronomiques , t. II, p, 521, 529 et 536-550; et Essai politique sv/r la Nouvelle-Espagne, t. I, p. 55-59 et 176; t. II; p. 173. J'ai élevé moi-même^ de bonne heure, des doutes sur le lieu astronomique du volcan de Ck)lima, voisin des côtes de TOcéan Pacifique. {Essai polit., 1. 1, p. 68 ; t. II, p. 180.) D'après des angles de hauteur mesurés en mer par le capitaine Basil Hall, le volcan serait situé par 19^ 36' de latitude, c'est-à-dire un demi degré de plus vers le Nord que je n'avais indiqué d'après des itinéraires ; il est vrai que je n'avais pas déterminé d'une manière absolue Selagua et Petatlan , que j'avais pris pour points de départ. La latitude que j'ai donnée dans le texte (19<'250> ainsi que la hauteur (H 266 p.), sont du capitaine Beechey {Voyage, 2* part., p. 587). La dernière carte de Laurie, the Mexican and Central States of America, 1853, indique pour la latitude 19^20'. Je puis, du reste , m'ôtre trompé de 2 à 3 minutes sur l'emplacement du JoruUo , parce que j'étais absorbé par des travaux géologiques et topographiques, et que je fus forcé de déterminer les latitudes sans que le soleil ni les étoiles se montrassent. Voy. Basil Hall , Journal written on the coast of Chili, Peru and Mexico, 1824, t. II, p. 379; Beechey, Voyage, 2^ part., p. 587, et Humboldt, Essai politique, 1. 1, p. 68; t. II, p. 180. D'après les vues fidèles et très-pittoresques que Maurice Rugendas a esquissées du volcan de Colima, et qui sont conservées dans le musée de Berlin, on distingue deux montagnes très-rapprochées : le volcan proprement dit, qui laisse toujours échapper de la fumée et se couvre de peu de neige, et la Nevada plus élevée, qui pénètre trè&-avant dans la région des neiges étemelles.
(78) [page 313]. Voici les déterminations de longitude et de latitude relatives aux cinq rangées volcaniques de la cbatne des Andes, et les intervalles qui séparent les groupes: ces distances font connaître la proportion qui existe entre les terrains volcaniques et les ten*ains non volcaniques.
I. Groupe des volcans mexicains. — La faille sur laquelle sont soulevés ces volcans se dirige de l'Est à l'Ouest, depuis TOrizaba jusqu'au Colima, sur une longueur de 98 milles géographiques, enlre 19o et 49°2(y de latitude. Le volcan isolé de Tuxtia est plus éloigné vers TEst de 32 milles que l'Orizaba; il est situé près de la côte du grand golfe mexicain, sur un cercle parallèle (18<> 28') plus rapproché du Sud d'un demi degré.
IL La distance entre le groupe mexicain et le groupe deFAmérique centrale qui lui succède immédiatement, c'est-à-dire entre le volcan d'Orizaba et celui de Soconusco est, dans la direction de TEst-Sud-Est à TOuest-Nord-Ouest, de 75 milles.
IIÎ. Groupe des volcans de l'Amérique centrale. — Celle ligue volcanique, dirigée du Sud-Est au Nord-Ouest, a plus de 170 milles, depuis le volcan de Soconusco jusqu'à Turrialva, dans la province de Costa-Rica.
IV. La distance entre le groupe de l'Amérique centrale et la rangée volcanique de la Nouvelle-Grenade et de Quito est de 157 milles.
V. Groupe des volcans de la Nouvelle-Grenade et de Quito. — Sa longueur, à partir du point oii s'est produite une éruption sur le Paramo de Ruiz, au nord du volcan de Tolima, jusqu*au volcan de Sangay, est de 118 milles. La partie de la chaîne des Andes, comprise entre le volcan de Puracé, près de Popayan, et la partie sud du nœud volcanique de Pasto, est dirigée du Nord-Nord-Est au Sud-Sud-Ouest. Bien loin à Tast des volcans de Popayan, près des sources du Rio-Fragua, se trouve un volcan isolé, dont j'ai marqué la place, d'après les indications des missionnaires de Timana, sur ma Carte générale des Cordillères de l'Amérique méridionale. La dis-
tance de cette rangée volcanique aux côtes de la mer est de 38 milles.
YI. Entre le groupe volcanique de la Nouvelle-Grenade et de Quito, et le groupe du Pérou et de la Bolivie^ la distance est de 240 milles. C*est la plus longue chaîne qui existe sans volcans.
VII. Groupe de la rangée volcanique du Pérou et de la Bolivie. — Ce groupe présente, depuis le volcan de Chacani et Arequîpa (latit. 16* 1/^) jusqu'au volcan d'Atamaca (2 i*» 1/2), une étendue de 105 milles.
VIII. La distance entre le groupe du Pérou et de la Bolivie, et le groupe du Chili^ est de 135 milles. H ne se trouve aucun cône volcanique dans la longue Cordillère qui court à Touest des deux provinces de Catamarca et de Rioja^ à partir de la partie du désert d'Atacama^ au bord de laquelle s^élève le volcan de San-Pedro, jusque loin au-delà de Copiapo, et même jusqu'au volcan de Coquimbo (30* 5').
IX. Groupe de Chili. Distance du volcan de Coquimbo au volcan San-Clemente^ 242 milles.
En additionnant ces longueurs des Cordillères et en tenant compte de la courbe produite par le changement de direction dans Faxe, à partir du parallèle des volcans mexicains (19« 1/4 de latit. bor.) jusqu'au volcan de San-Clemente dans le Chili {Ad^S' lat.austr.), on obtient, pour une distance de 1 242mîlles, un espace de 635 milles^ rempli par cinq groupes de volcans alignés (groupes du Mexique, de l'Amérique centrale , de la Nouvelle-Grenade et de Quito, du Pérou et de la Bolivie, et du Chili), et un espace de 67 milles, qui, sans doute, est complètement dépourvu de volcans. Ces deux nombres sont à peu près égaux. J'ai donné ici des proportions numériques très-positives : elles résultent d'une comparaison minutieuse que j'ai faite de mes propres cartes avec celles des autres géographes, afin de provoquer des rectifications. La partie la plus longue des Cordillères qui n'a point de volcans est comprise entre le groupe de la Nouvelle-Grenade et de Quito, et celui
dû Pérou et de la Bolivie. Elle se trouve, par hasard, égale à celle que couvrent les volcans du Chili.
(79) [pageSU]. Le groupe des volcans mexicains* comprend rOrizaba, le PopocatepetI *, le Toluca ou Cerro de San-Miguel de Tutucaitlapilco , le Jorullo*, le Colima* et le Tutxla *. Les volcans encore enflammés sont désignés ici, comme on Ta fait déjà dans d*autres listes du même genre, par un astérisque.
(80) [page 3U]. Pour les détails relatifs au groupe volcanique de TAmérique centrale, voy. les notes 74 et 75.
(81) [page 314]. Le groupe de la Nouvelle-Grenade et de Quito comprend : le Paramo y Volcan de Ruiz *, les volcans de Tolima, Puracé * et Sotarà, près de Popayan ; le volciii del Rio-Fragua, l'un des affluents du Caqueta; les volcans de Pasto, el Azufral *, le Cumbal *, le Tuquerres *, le Chiles, rimbaburu, le Cotocachi, le Rucu-Pichincha, TAntisana (?), le Cotopaxi*, le Tungurahua^ le Capac-Urcu ou AUar de ks Collâmes (?) et le Sangay ^
(82) [page 314]. Le groupe du Pérou méridional et de la Bolivie comprend, du Nord au Sud, les 14 volcans suivants :
Le volcan de Chacani, appelé aussi Charcani, d'après Curzon et Meyen; il appartient au groupe d'Arequipa, et on l'aperçoit de la ville de ce nom. Il est situé sur la rive droite du Rio-Quilca, par 16*^ iV de latit., d'après l'explorateur le plus exact de cette contrée, Pentland, et à 8 milles au sud du Nevado de Chuquibamba, dont la hauteur dépasse, dit-on ,[ 18000 pieds. J'ai entre les mains des renseignements inédits, qui attribuent au volcan de Chacani 18 391 pieds de hauteur. Curzon a vu un grand cratère dans la partie sud- est da sommet.
Le volcan d'Arequîpa*, situé par i&*^(y de latit., à 3 railles de la ville, dans la direction du Nord-Est. Sur la hauteur de
ce volcan (17 714 pieds?), comp. Cosmos, t. IV, p. 284 et 657 (note 52). Thaddseus Haenke, le botaniste de l'expédition de Malaspina (i796); Samuel Curzon des États-Unis (1811) et le doctîur Weddell (1847) sont parvenus jusqu'au sommet de' TArequipa. Meyen a vu, en août 1831^ s*élever de grandes colonnes de fumée; un an auparavant^ le volcan avait eu une éruption de scories^ mais il n'a jamais vomi de lave. Voy. Meyen, Beise wn die Erde^ 2^ part., p. 33.
Le volcan d'Omato : latit., 16^ 50'; il a eu une forte éruption en 1667.
Le volcan d'Uvillas ou Uvinas , au sud d'Apo. Ses dernières éruptions datent du xvi® siècle.
Le volcan de Pichu-Pichu, situé par 16^25' de latit., h A milles vers TEst de la ville d'Arequipa , près du passage Gangallo; haut. 9076 pieds au-dessus de la mer.
Le volcan Viejo : latit., 16^55'. Ce volcan possède un cratère immense, avec des coulées de lave et beaucoup de pierres ponces.
Les 6 volcans qui précèdent forment le groupe d'Arequipa.
Le volcan de Tacora ou Chipicani : latit., d'après la belle carte du lac Titicaca par Pentland, 17'» 45^; haut., 18520 pieds.
Le volcan de Sahama * : latit., IS*" T; haut., 20970 pieds. Ce volcan a la forme d'un cône tronqué parfaitement régulier (voy. Cosmos, t. lY, p. 284, et note 54). Le Sahama est, d'après Pentland, de 870 pieds plus haut que le Chimborazo, mais de 6 240 pieds inférieur au Mont Everest de THimalaya, qui passe maintenant pour le sommet le plus élevé de FAsie. Le dernier rapport officiel du colonel Waugh, daté du i^ mars 1856, mentionne, comme les quatre montagnes les plus hautes de la chaîne de l'Himalaya : Le Mont Everest (Gaurischanka), au nord-est de Katmandu , haut., 27 210 pieds; le Kuntschinjinga, au nord de Darjiling, 26417 p.; le Dhaulagiri(Dhava]agirir), 23170 p., et le Tschumalari (Cbanudari), 22468 p.
Le volcan Pomarape : haut., 20360 pieds; latit., 18^8^ Cette montagne forme presque une montagne jum0Ue avec le volcan qui la suit immédiatement.
Le volcan Parinacota : haut., M 670 pieds; latit., i^ 4^.
Le groupe des quatre cônes trachytiques : Sahama, Pomarape, Parinacota et Gualatieri, compris entre les parallèles de 18^7' et de 18^25^ est, d'après les calculs trigonométriques de Pentland, plus haut que le Chimborazo, et dépasse ^100 pieds.
Le volcan Gualatieri * : haut., ^604 pieds; latit., i%^&, dans la province bolivienne de Garangas; ile^t, d*apr%sPentr land, en grande activité (voy. Hertha, t. XIII, 1829, p. M).
Non loin du groupe de Sahama, entre 18*»7' et 18<»25', la rangée volcanique disposée à Touest de la chaîne des Andes et toute la chaîne elle-même changent brusquement d'allure, et quittent la direction du Sud-Est au Nord-Ouest pour prendre celle du Nord au Sud, qui devient la direction générale jusqu'au détroit de Magellan. J'ai traité ailleurs de cet important changement d'axe, qui forme une échancrure dans le littoral près d'Ârica (18o280, et dont on retrouve un exemple analogue sur la c6te occidentale de l'Afrique, dans le golfe de Diafra. Voy. Cosmos, 1. 1, p. 341 et 554 (note 47).
Le volcan Isluga, dans la province de Tarapaca, à Vouest de Garangas : lat. 19« 20'.
Le volcan de San-Pedro de Atacama , à l'extrémité nordest du Desierto du môme nom, par 22® 16^ de lat., d'après la nouvelle carte spéciale du docteur Philippi, au nord-est et à 4 milles géographiques de la petite ville San-Pedro, noo loin du grand Nevado de Ghorolque.
Il n'existe pas de volcan de 21o 30^ à 30*>. Après cette interruption de plus de 142 milles, l'activité volcanique reparaît dans le volcan de Goquimbo; car Moyen nie l'existence d'un volcan de Gopiapo (lat. 27'' 28' ); elle est cependant attestée par Philippi, très-familier avec cette contrée^
(83) [page 314]. La première impulsion domiée à Pétude géographique et géologique du groupe volcanique du Chili et le succès même de ces études sont dus aux ingénieuses recherches du capitaine Fitz-Roy , dans l'expédition de VAd' ventwre et du Beagle, ainsi qu'aux travaux si spirituek et plus complets de Charles Darwin* Darwin^ avec le coup d'œii généralisateur qui lui est propre ^ a rapproché sous un seul point de vue les phénomènes connexes des tremblements de terre et des éruptions volcaniques. Pendant le grand événement naturel qui a détruit la ville de Copiapo^ le 22 novembre 1822, une partie considérable de la côte fut exhaussée, et le phénomène tout à fait semblable du 20 février 1835^ qui fut si funeste à la ville de Concepcion^ fut accompagné de rémption d'un volcan sous-marin qui fit rage durant un jour et demi^ près de Bacalao Head^ dans llle de Chiloe. Tous ces effets, dus à des causes analogues, s'étaient déjà produits antérieurement ; ils confirment la croyance que la rangée d1les rocheuses, située au sud de Valdivia et du Fuerte MauUin, en face des Fiords du continent, et qui comprend Chiloe y Tarchipel des Chonos et de Huaytecas, la Peniiisula de Très Montes, et las Islas de la Campana, de la Madré de Dios, de Santa Liicia et de los Lohos, depuis 39<* 53' jusqu'à l'entrée du détroit de Magellan (52<* 16'), n'est autre chose que la crête déchirée d'une Cordillère située plus à l'Ouest, qui n'a pas complètement disparu sous les flots. Il est vrai que pas un c6ne de trachyte ouvert au sommet, aucun volcan n'appartient à ces « fractœ ex aequore terrse »; mais des éruptions sous-marines isolées, qui ont précédé ou suivi de puissantes secousses souterraines, paraissent indiquer la présence de cette faille occidentale. Voy. Darwin, On the connexion of volcanic phœnomena, the formation ofmountain chains, and the effect of the same powers by whidh continents are elevated, dans les Transactions of the Geological Society, 2* série, t. V, 3« part., 1840, p. 606415 et 629-631; Humboldt, Essai politique sur la Nouvelle-Espagne, 1. 1, p. 190, et t. IV, p. 287.
Les vingt-qaatre volcans qui forment le groupe du Chili sont rangés, du Nord au Sud^ depuis le parallèle de Coquimbo jusqu'à 46<» de latitude boréale^ dans Tordre suivant:
i^ Entre les parallèles de Coquimbo et de Valparaiso :
Le volcan de Coquimbo : lalit., 30** 5' (voy. Meyen, 1. 1, p. 385).
Le volcan Limari.
Le volcan Cbuapri.
Le volcan Aconcagua*, à Touest-nord-ouest de Mendoza : la!., 32«3y; haut., M 584 pieds, d'après Kellet (Coxmo5, t. IV, p. C59, note 54), mais, d'après les mesures trigonométriques les plus récentes, dues à Tingénieur Amado Pissis (1854), 22301 pieds anglais seulement ou 20924 pieds de Paris. L' Aconcagua est un peu moins haut, par conséquent, que le Sahama, auquel Pentland donne actuellement 22350 pieds anglais (20970 pieds de Paris). Voy. Gillîs, U.S. Naval Astron. Eocped. to Chili, 1. 1, p. 13. M. Pissis a développé, dans les Anales de la Universidad de ChUe, 1852, p. 219, les bases géodésiques de l'opération qu'il a exécutée sur l'Aconcagua, à 6797 mètres de hauteur, et qui a nécessité huit triangles.
Le Peak Tnpv/ngatOy auquel Gillis donne 22450 pieds anglais (21063 pieds de Paris), et qu'il place par,33*> 22^ de latit., tandis qu'on trouve sur la carte de la province Santiago, par Pissis, 22016 pieds anglais (20655 pieds de Paris). Voy. Gillis, p. 45. Pissis a adopté ce dernier nombre (6710 mètres), dans les Anales de ChUe, 1850, p» 12.
2<» Entre les parallèles de Valparaiso et de Concepcion : Le volcan Maypu*: lat., 34^ ir, d'après Gillis (t. l, p. 13), qui cependant, sur sa carte générale du Chili, l'a placé par 33° 47', ce qui est certainement une erreur; haut., 16572 pieds. Meyen en a fait l'ascension. La roche trachytique du sommet a percé les couches jurassiques, dans lesquelles Léo-
pold de Buch a reconnu^ à des hauteurs de 9,000 pieds, TExogyra Couloui, le Trigonia costata et rAmmonites bipkx {Description physique des îles Canaries, 1836, p. 471). Il n'existe pas de courants de lave, mais le cratère rejette des flammes et des scories.
Le volcan Peteroa*, à Fest de Talca : lat.^ 34<' 53'; il est souvent allumé^ et a eu, d'après la description de Molina, une grande éruption le 3 décembre 1762. L'habile naturaliste Gay Ta visité en 1831.
Le volcan de Chilian : lat., 36^ 2' ; la contrée avoisinante a été décrite par le missionnaire Havestadt de Munster. Tout près se trouve le Nevado Descabezado ( 35^ 1' ), dont Domeyko a fait l'ascension, et que Molina a déclaré à tort la plus haute montagne du Chili. Giilis a évalué sa hauteur à 12290 pieds (13100 pieds anglais). Voy. U. S. Naval Astron. Expédition, t. I, p. 16 et 371.
Le volcan Tucapel, à l'ouest de la ville de Goncepcion i on rappelle aussi SUla Yeluda. C'est peut-être une montague de trachyte fermée, en communication avec le volcan actif d*Antuco.
3^ Entre les parallèles de Goncepcion et de Valdivia : Le volcan Antuco * : lat.^ 37^ T. Pœppig en a donné une description géologique détaillée. C'est un cratère de soulèvement basaltique, d'où s*élève le cône de trachyte. U a des courants de lave^ qui font éruption au pied du cône y et plus rarement au sommet du cratère (Pœppig, Reise in Chili und Peru, t. I,p. 364). Un de ces courants coulait encore en 1828. En 1835, le laborieux Domeyko a trouvé le volcan en pleine activité, et a évalué sa hauteur à 8368 pieds seulement (Peutland, dans Mary Somerville, Phys. Geography, 1. 1, p. 186). L*éminent astronome américain Giilis lui donne 8672 pieds, et dte de nouvelles éruptions en 1853. D'après les renseignements que m'a donnés Giilis, un nouveau volcan aurait surgi^ le 25 novembre 1847, à l'intérieur de la Cordillère, entre Antuco et
Descabezedo, et aurait formé une colline* de 300 pieds. Doineyko en a vu sortir des éruptions de flammes et de soufre» pendant plus d'un an. Pœppig cite encore deux autres volcans : Punhamuidda* et Unalavquen^ à une grande distance vers l'Est de TAntuco^ dans une des chaînes parallèles des Andes.
Le volcan Callaqui.
Le volcan de ViUarica» : lat., 39o 14'.
Le volcan Chinai : lat.^ 29^ W.
Le volcan de PanguipuUi * : lat^ W^ 45^ d'après le major Philippi.
4* Entre les parallèles de Valdivia et le cap Sud de Hle Chiloe :
Le volcan Ranco.
Le volcan Osomo ou Llanquihue : lat., 41 <> y; haut, 6 984 pieds.
Le volcan de Calbuco*: lat., 41^ 12'.
Le volcan Guanahuca (Guanegue?).
Le volcan Minchimadom : lat., 42^ 48' ; haut., 7500 pieds.
Le volcan del Gorcovado * : lat., 43^ i V ; haut., 7 046 pieds.
Le volcan Yanteles (Yntales) : lat., 43o29'; haut., 7534 pieds.
Sur ces quatre dernières montagnes, voy. Fitz-Roy, Exfped, oftheBeagle, t. III, p. 275, et Gillis, 1. 1, p. 13.
Le volcan San-Clemente, en face de la Péninsule granitique de Très Montes, d'après Dannrin : lat., 46^ 8'. Dans sa grande carte de TAmérique méridionale, La Cruz indique un volcan de los Gigantes, situé plus au Sud, en face de farchipel de la Madré de Dios, par 51® 4' de lat., dont Texistenceest fort douteuse.
J'ai emprunté la plus grande partie des latitudes qui précèdent à la carte de Pissis, Âllan Campbell et Claude Gay, jointe à Texcellent ouvrage de Gillis (1855).
(84) [page 315]. Humboldt, Mélanges de Géologie et de Physique générale, 1. 1^ p. 88.
(85) (page 316], Le 24 janvier 1804. Voy. mon Essai politique sv/r la Nouvelle-Espagney 1. 1, p. 166.
(86) [p. 318 1. Le nœud de montagne de schiste micacé, formé par la jonction de la montagne de los Robles (lat., 2^ V), et du Paramo de las Papas (lat., 2*» 2(y ), renferme deux lacs alpins, la laguna de S, lagoeîïa, lagunadelBuey, situés à moins d'un mille et demi d'intervalle, et d'où sortent^ du premier, le Rio Cauca, du second y le Rio Magdalena. Ces deux fleuves, séparés bientôt par une chaîne centrale, ne se réunissent que sous le parallèle de 9** ^V, dans les plaines de Mompox et de Tenerife. Le nœud de montagne dont nous venons de parler^ et qui se trouve entre Popayan, Almaguer et Timana, est d'une grande importance pour résoudre la question de savoir si la chaîne volcanique du Chili, du Pérou, de la Bolivie, de Quito et de la Nouvelle-Grenade se rattache à la chaîne de risthme de Panama, et par suite à celle de Yeragua, de Costa-Rica et de toute rAmérique centrale. J'ai montré, dans mes cartes de 1816, 1827 et 1831^ dont les systèmes de montagnes ont été reproduits par Brué^ dans la belle carte que Joaquin Acosta a donnée de la Nouvelle-Grenade (1847), et dans d'autres cartes, que la chaîne des Andes se divise en trois branches par 2*" 1(K de latitude boréale. La Cordillère de rOuest court entre la vallée du Rio Cauca et le Rio Atrato, la Cordillère centrale entre le Rio Cauca et le Rio Magdalena, la Cordillère orientale entre la vallée du Rio Magdalena et les LIanos, arrosés par les affluents du Maranon et de rOrénoque. J'ai pu indiquer la direction spéciale de ces trois Cordillères d'après un grand nombre de points compris parmi les déterminations de lieu astronomiques dont j'ai fixé 152 dans l'Amérique du Sud seulement, par des culminations d*ctoiles.
La Cordillère occidentale court à l'Est du Rio Dagua et à rouest de Cazeres, de Roldanilla, de Toro et d'Ansenna, voisin de Cartago, dans la direction du Sud-Sud-Ouest au Nord- Nord-Est, qu'elle conserve jusqu'au SaUo de San^AnUmio, dans le Rio Cauca (lai., 5*14'), au sud-ouest de la Yega de Supia. De là, jusqu'à VAUo del Viento, qui s'élève à 0000 pieds, dans la CordilUra de Abibe ou Avidi (lat. 7» lî' ), la chaîne grandit considérablement en hauteur et en largeur, et se confond enfin avec la Cordillère centrale, dans la province Antioquia. Plus au Nord, vers les sources du Rio Lucio et du Rio Guacuba, la chaîne s'abaisse et se divise eu plusieurs rangées de collines. La Cordillère occidentale, qui, près de Tendroit où le Dagua se jette dans la Bahia de San- Buenaventwray est tout au plus à 8 milles des côtes du Pacifique (lat., 3® 50^) , en est séparée par une distance double sous le parallèle de Quibdo , dans la province de Choco (lat., 5° 48'). Cette remarque n'est pas sans quelque importance, parce qu'il ne faut pas confondre la chaîne occidentale des Andesavec le pays montagneux et la chaîne de coUines qui traverse du Sud au Nord, à partir de Novita et de Tado, cette province si riche en lavages d'or, entre la rive droite du Rio San -Juan et la rive gauche du grand Rio Atrato. C'est à travers cette rangée insignifiante de collines que passe, dans la Quebrada de la Raspaduray le canal du Moine, qui unit le Rio San-Juan ou Noanauia et le Rio Quibdo, l'un des affluents de l' Atrato, et par suite deux océans (Humboldt. Essai polUique, t. 1, p. 235). C'est elle aussi qui a été vue dans la fructueuse expédition le capitaine Kellet, entre la Bahia de Cupica (lat., O» 42'), que j'avais pendant si longtemps vantée en vain, et les sources du Napipi, qui se jette dans l' Atrato. Corap. Ibid., t. I, p. 231, et Robert Fitz-Roy, Considérations on the great Istfmus of Central America, dans le Jowmal of the Royal Geogr. Society, t. XX, 1851, p. 178, 180 et 486.
La chaîne centrale des Andes {Cordillera central)^ qui
touche à la région des neiges perpétuelles, et reste continuellement la plus haute, suit dans tout son parcours une direction presque méridienne, comme la chaîne occidentale, et commence à 8 ou 9 milles au nord-est de Popayan, avec les Paramos de Guanacos, de Huila, d'Iraca et de Chinche. Plus loin, entre Buga et Chaparral, s'élèvent^ du Sud au Nord, le dos allongé du Nevado de Baraguan (lat., 4" il' ), la Montana de Quindiu, le cône tronqué de Tolima, couvert de neige, le volcan et le Paramo de Ruiz, et la Mesa de Herveo. Ces hautes solitudes, à l'aspect ftpre et montagneux, que les Espagnols ont appelées Paramos, sont caractérisées par une température et par une végétation particulières; elles sont situées dans la partie des tropiques que je décris ici, et je me suis assuré, par des opérations souvent répétées, qu'elles ont une hauteur moyenne de 9 500 à 1! 000 pieds au-dessus de la mer. Sous le parallèle de Mariquita, de la Mesa de Herveo et du Salto de San-ArUonio, dans la vallée de Cauca, commence la jonction de la chaîne centrale et de la chaîne occidentale. Cest près de Supia , entre le Salto de San-Antonio, d'une part, et de l'autre, VAngostura et la Cascada de Caramanta^ que cette confusion produit les effets les plus frappants. Là se trouve le plateau de la province Antioquia, dont l'accès est si difficile, et qui, d'après Manuel Restrepo, s'étend de 5« 15^ jusqu*à 8» 34^ Nous distinguerons sur ce plateau les points culmmants qui suivent : en allant du Sud au Nord, Arma, et Sonson; au nord des sources du Rio Samana, Marinilla, Rio Negro (6tô0 pieds) et Medellin (4548 pieds); le plateau de Santa-Zosa (7944 pieds), et le Yalle de Osos. La chaîne proprement dite disparaît au delà de Cazeres et de Zaragoza, vers le confluent du Cauca et du Nechi. Le versant oriental des Cerros de San-Lucar, que j'ai vu de Badillas (lat., 9^ V) et de Paturia (lat., 7» 36'), en faisant le relevé des côtes sur le Rio Blagdalena, n'est remarquable que par le contraste qu'il forme avec la large vallée du fleuve.
La Cordillère orientale présente cette particularité géolo-
gique que non-seulemeut elle forme une limite entre tout le système septentrional de la Nouvelle-Grenade et les basses terres, d*où les eaux se rendent en partie dans le fl«îuve des Amazones par le Caguan et le Caqueta, en partie à l'Orénoque par le Guaviare, le Meta et l'Apure; mais que de plus elle se relie très-distinctement à la chaîne côtière de Caracas. 11 se produit là quelque chose d'analogue à ce qui se passe dans les systèmes des filons, c'est-à-dire une conjonction de nœuds soulevés sur deux failles de directions très-différentes et probablement aussi à des époques très-différentes. La Cordillère orientale s'éloigne beaucoup plus que les deux auU*es de la direction méridienne; elle dévie vers le Nord-Est, de sorte que, dans les montagnes neigeuses de Mérida (lat., 8<»l(y), elle se trouve déjà de 5 degrés plus à TEst qu'à sa sortie du nœud de ipontagne de los Robles» près de Ceja et de Timana. Au nord du Paramo de la Suma Paz, à Test de la Purîficacion et sur le versant occidental du Paramo de Ch'mgaza, s'élève, au-dessus d'une forêt de chênes, à la hauteur de 8 ââO pieds seulement, le plateau de Bogota, d'un bel aspect, mais sévère et dépouillé d'arbres (lat., k^ 360* L.e plateau de Bogota a environ 18 milles géographiques carrés, et sa situation présente une analogie frappante avec celle du bassin de Kascbmir, qui cependant, d'après Victor Jacquemont, est moins élevé de 3 200 pieds sur le bord du lac Wuller, et qui appar* tient au versant sud -ouest de la chaîne de l'Himalaya. Après le plateau de Bogota et le Paramo de Chingaza se succèdent, dans la Cordillère orientale des Andes, suivant la direction du Nord-Ouest : les Paramos de Guachaneque, audessus de Tunja; de Zoraca, au-dessus de Sogamoso; de Chita ( 15 000 p. ?), près des sources du Rio Casanare, un des affluents du Meta; de l'Almorzadero (12060 p.), près deSocorro; de Cacota (10308 p.), près de Pamplona; de Laura^ de Porquera, près de la Grita. C'est en ce lieu, entre Pamplona, Salazar et Rosario (7''8'-7°50' de lat.), que se trouve le petit nœud montagneux d'où se détache une crête qui se dirige du
Sud au Nord; vers Ocana et Yalle de Upar, à Touest de la Laguna de Maracaibo, pour se relier aux promontoires de la Sierra Nevada de Scmta Maria (18 000 p.?). La crête, devenue plus élevée et plus puissante, reprend sa direction première vers le Nord-Est, du côté de Merida, de Truxilloet de Barquisimeto, et se réunit à la chaîne granitique qui borde la côte de Venezuela, à Test de la Laguna de Maracaibo, et à Touest de Puerto Cabello. A partir de la Grîta et du Paramo de Porquera, la Cordillère orientale atteint de nouveau et tout d'un coup une hauteur extraordinaire. Entre les parallèles de S» 5' et 9^ 7', on rencontre successivement la Sierra Nevada de Merida (M ucuchies), explorée par Boussingault^ et que Godazzi a mesurée trigonométriquement(lfcl36 p.), et les quatre Paramos de Timotes Niquitao, Boconô et de las RosaSy oii s'épanouissent en abondance les plus belles plantes alpines (voy* Codazzi, Resûmen de la Geoqrafia de Venezuela, 1841, pi. 12 et 495, et, sur la hauteur des neiges étemelles dans cette zone, mon Asie centrale, t. III, p. 258-262.) L'activité volcanique manque complètement à la Cordillère de l'Ouest; elle se manifestedans la Cordillère centrale jusqu'au Tolima et au Paramo de Ruiz, qui cependant sont séparés du volcan de Puracé par 3 degrés de latitude. La Cordillère de TEst a une colline fumante près de son versant oriental, à la source du Rio Fragua, au nordest de Mocoa et au sud-est de Timana. Cette colline est plus éloignée du littoral de Tocéan Pacifique qu*aucun autre volcan actif du Nouveau Continent. Une connaissance exacte des relations locales entre les volcans et les ramifications des chaînes de montagnes est de la plus haute importance pour ks progrès de la géologie des volcans. Toutes les anciennes cartes, à Texception de celles du plateau de Quito, ne pouvaient qu'induire en erreur*
(87) [page 319]. Yoy* Pentland, dans Mary Somerviile, Phys. Geoyra/phy, 1851, 1. 1, p. 185. Le pic de Vilcanoto (haut. , 15970 p.; latit., W^i») situé, suivant la direction de l'Est à
rOuest, dansle puissant nœud de montagnes qui portefemème nom, forme rextrémilé nord du plateau, sur lequel se trouve le lac de Titicaca, petite mer intérieure longue de dS milles géographiques.
(88) [page 321]. Comp. Darwin^ Journal ofresearches into theNatyral History and Geology during the voyo^^ of iheBeagle, 4845, p. 275, 294 et 310.
(89) [page 322). Junghubn, Java, t. \, p. 79.
(90) [page 323]. Ibid., t. IIl, p. 155, et Goeppert, die Tertiarflora auf der Insel Java nach dm Entdeckvngm van Fr. Jwnghuhn, 1854, p. 47. L'absence de monocotyiédonées ne se remarque que parmi les troncs d'arbres pétrifiés, épars i la surface du sol, et principalement dans les rivières de la régence de Bantam. Dans les couches de houilles souterraines se trouvent des restes de bois de palmier qui appartieDoeot aux deux genres Flabdlaria et Amesoneuron. Voy. Goeppert, md., p. 34 et 35.
(91) (page 324]. Sur la signification du mot Mêru et surles conjectures que m'a communiquées Burnouf touchant la parenté de ce mot avec mira, mot sanscrit qui signifie mer, voy. VAsie centrale, 1. 1, p. 444-146, et Lassen, Indische AUerthumskunde, U l, p. 847. Lassen est disposé à nier Torigine sanscrite de ce mot.
(92) [page 324). Cosmos, t. IV, p. 274 et 648 (note 4^.
(93) [page 325j. Gunvng signifie montagne dans la langue de Java; on dit en malais gûnong. Il est assez remarquable que ce mot ne soit pas répandu davantage sur le vaste territoire où sont en usage des langues dérivées du malais. On peut voir à ce sujet la table comparative insérée dans Touvrage de mon frère sur la langue kawi (t. H, p. 249, n» 62).
(94) [page 325]. Léop. de Buch^ Description physique des iles Canaries, 4836, p. 449.yile de Java (Junghuhn, 4" part
p. 61, et 2* part., p. 5^7) ne possède pas seule un colosse, le Semeru, haut de i i 480 p., et par conséquent un peu plus élevé que le pic de Ténériffe; on attribue au pic encore actif d'Indraponra, dans 111e de Sumatra, une hauteur de 11 500 p.^ ce volcan, du reste, parait avoir été mesuré avec moins d'exactitude (voy. ibid., 1. 1, p. 78, et comp. le profil n** 1.) Après le pic d'Indrapoura viennent, dans Hle de Sumatra, Fun des sommets du mont Ophir, le Telaman, qui a non pas 12980, mais seulement 9010 pieds, et le Mérapi« qui en a 8 980, d'après le docteur Homer. Le Mérapi est le plus actif des treize volcans de Sumatra, mais il ne faut pas le confondre avec les deux volcans javanais du même nom : le célèbre Mérapi, près d'Iogjakerta (8640 p.); et le Mérapi qui forme la partie orientale du sommet de ridjen (8 065 p.). Voy. ibid., t. II, p. 294, et Junghuhn, Battalander, 1847, t. I, p. 25. On croit reconnaître dans le mot Mérapi le nom sacré de Mém, combiné avec le mot malais et javanais api, qui signifie feu.
(95) [page 325|. Junghuhn, Java, t. I, p. 80.
(96) [page 326]. Voy. Jos. Hooker, Sketch-Map ofSikhim, 1850, et dans son Himalaya Joumals{i. 1, 1854), Map ofpart of Bengal; comp. aussi Strachey, Map of West-Nariy dans sa Pkysical Geography of Western Tibet^ 1853,
(97) [page 327]. Junghuhn, Java, U II, fig. 9, p. 572, 596 et 601-604. Lerpetit cratère duBromo a donné passage à huit éruptions enflammées, de 1829 à 1848. Le cratère-lac qui avait disparu en 1842 s'est reformé en 1848^ mais, d'après les observations de B. de Berwerden, la présence de l'eau dans le goufire en forme de cuve n'aurait point empêché que des scories ignées aient été projetées au loin.
(98) [ page 327). Junghuhn, Java, t. II, p. 624-641.
(99) [page 328]. Reinwardt, en 1819, et Junghuhn, en 1837, ont fait l'ascension du Gunung-Pepandajan. Junghuhn,
qui a examiné minutieusement le champ de blocs de lare dont la montagne est entourée, et a comparé sur les lieux les plus anciennes relations, croit exagéré le récit accrédité par un grand nombre d'ouvrages estimables, d'après lequel une partie de la montagne et une étendue de plusieurs milles carrés auraient été engloutis pendant Féruption de 1772. Voy. Junghubn, Java, t. II, p. 98 et 100.
(400) [page 328]. Cosmos, t. IV, p. 206 et 6i7 (note 36); Voyage aux régions èquinoxtales, t. II, p. 16.
(i) (page 3301. Junghuhn, Java, i. II, p. 241-246.
(2) [ page 3301. ^^i^., p. 566, 590 et 607^09.
(3) (page 3301. Léop. deBuch., Physische Beschreibung der canarischen Insein, p. 206, 218, 248 et 289.
(4) ( page 331 1. Les mots barranco et barranca ont le même sens et sont assez usités dans TAmérique espagnole. Proprement ils signifient les sillons ou les crevasses creusées par les eaux, a la quicbra que hacenen la tierra las corrientes de las aguas; — una torrente que hace barrancash; mais ils signifient aussi une crevasse quelconque. Il est douteux que le mot barranca doive se rattacher au mot barro qui signifie argile, terre glaise humide, boue.
(o) [page 331]. Lyell, Manual of elementary Geology, 1855, c. XXÏX, p. 497. Ce qui offre l'analogie la plus frappante avec les stries régulières des volcans de Java, c'est la surface du manteau de la Somma, sur le Vésuve, dont les 70 sures ont été heureusement expliquées par un observateur trèssagace et très-exact, Tastronome Jules Schmidt (die Eruption des VesuvsimMai 1855, p. 101-109). D'après Léop. de Buch, ces sillons n'ont pas été originairement formés parles pluies; ce ne sont pas des fiumare. Ils datent du premier soulèvement des volcans, et sont dus à TSlMiement du sol qui éclate.
La disposition des éruptions latérales, qui le plus souvent rayonnent autour de Taxe des volcans, paraît être en relation avec ce phénomène.
(6) ( page 331 ]. a L'obsidienne, et par conséquent les pierres ponces sont aussi rares à Java que le tracbyte luimôme. Un autre fait très-curieux^ c'est Tabsence de toute coulée de lave dans cette lie volcanique. M. Reinwardt^ qui lui-même a observé un grand nombre d'éruptions, dit expressément qu'on n'a jamais eu d'exemples que l'éruption la plus violente et la plus dévastatrice ait été accompagnée de laves. » (Léop. de Buch, Description des Iles Canaries, p. 419). D après les échantillons de roches volcaniques rapportés de Java^ par Junghuhn, et offerts au Cabinet minéralogique de Berlin , on reconnaît très-distinctement des trachytes dioritiques^ composés d'oligoclase et de hornblende, sur le Burungagung (p. 255 du catalogue deLeyde), à Tjinas (p. 232) et sur le Gunung-Parang, situé dans le district de Batu-gangi. Cette formation est donc identiquement la même que celle des volcans d'Orizaba et de Toluca au Mexique^ de l'île Pa- Daria dans le groupe de Lipari, et de celle d'Égine dans la mer Egée.
(7) [page 332]. Junghuhn, Java^ 1. 11, p. 309 et 314. Les bandes enflammées que Ton a vues sur le Gimung Mérapi étaient formées par des courants pressés de scories ou traînées de fragments, par des masses désagrégées, qui découlaient du môme côté, et, étant loin d'avoir la môme pesanteur, se heurtaient sur le versant escarpé de la montagne. Le 26 mars 181 7, dans réruption du Lamongan, une de ces bandes de scories parvenue à 100 pieds au-dessous de son point de départ s'est divisée en deux bras, a Cette coulée, dit expressément Junghuhn (t. Il, p. 767), ne se composait pas de lave fondue, mais de débris de lave étroitement serrés les uns contre les autres. Le Gunung-Lamongan (5010 pieds] et le Gunung-Semeru (11 480 pieds) sont^ malgré la différence des hauteurs^ les
deux volcans javan«iis les plus semblables^ par leur longues périodes d'activité, au Stromboli, qui n'a tout au plus que 2800 pieds. Ces volcans ont montré des éjections de scories, le premier après des intervalles de 15 à 20 minutes (éruptions de juillet 1838 et de mars 1847), le second après des intervalles de 1 1/2 à 3 heures (éruptions d'août 1836 et de septembre 4844). Voy. Junghnhn, Ibid., t. II, p. 554 et 765-709- Sur le Stromboli, de nombreuses éjectious de scories sont accompagnées de petites et rares coulées de lave qui, arrêtées par des obstacles, durcissent quelquefois sur la pente du cône, rattache beaucoup d'importance à distinguer la continuité et la séparation des matières en fusion ou seul^nent à moitié fondues, qui sont lancées ou déversées, soit sur la même montagne, soit sur des montagnes différentes. L'uniformité des aperçus à laquelle nous réduisent les quatre volcans encore actifs de l'Europe rend fortdésirable que des observations analogues soient faites méthodiquement sous des zones lointaines. La question de savoir si l'Antisana, dans les Cordillères de Quito, a donné des coulées de lave, question que j'ai posée en 1802, que mon ami Boussingault a renouvelée ea 4831 , et sur laquelle je reviendrai plus bas, trouve peut-être sa solution dans la séparation des matières fluides. Le caradère essentiel d'un torrent de lave est une fluidité égale et cohérente. Un torrent de lave est un fleuve qui se déroule en bandes, et à la surface duquel se détachent des écailles, lorsqu'il s'est durci en refroidissant. Ces écailles, au-dessous desquelles la lave presque homogène continue à couler pendant longtemps, sont redressées çà et là, soit obliquement, soit perpendiculairement, par l'inégalité du mouvement intérieur et par les gaz chauds qui se dégagent. Si, comme en Islande, plusieurs torrents de lave coulant à la fois viennent à former un lac de lave, ce lac refroidi devient un champ de débris rugueux. Les Espagnols, surtout au Mexique» désignent ces contrées, qu'il est très-difficile de parcourir, sous le nom de Mal^ pais. Les champs de débris, que l'on rencontre souvent dans
la piaine, au pied d'un volcaD^ rappellent la surface gelée d'un lac où sont amoncelés des glaçons.
(8) [page 33i]. On peut expliquer le nom du Gunung* Idgen, d'après BuschmanU; par le mot javanais, hidgén qui signifie isolé, seul, à part : c'est un dérivé du substantif hidgi ou tJDidgif Mé, grain, qui^ composé avec sa, exprime le nombre un. Sur Tétymologie du Gunung-Tengger, voyez la notice trèsdétaillée de mon frère, Ueber die Yerbindungen zwischen Java und Indien (Kawi-^rache, t. T, p. 188), où il signale Tim* portance historique de la chaîne des monts Tengger, habités par une petite peuplade qui a conservé son ancienne religion indo-javanaise et résiste au mahométisme, actuellement la religion dominante dans l'Ile de Java. Junghuhn, qui explique souvent des noms de montagnes par la langue kawi , dit (^ part., p. 554), que Tengger signifie en kawi colline. Le dictionnaire delà langue javanaise par Gerike (javaanschrnederduitsch Woordenboek, Amsterdam, 1847) donne à ce mot la même signification. Slamat, le nom du haut volcan de Tegal, est le mot arabe bien connu selamai qui signifie bien-être, bon^ heur, salut.
(^) [Wl^ 332 1. Voy. dans Junghuhn {Jaioa, U II), le Slamat, p. 153 et 163; Tldgen, p. 698; le Tengger, p. 773.
(10) [page 332). Ibid., t. II, p. 760-762.
(H) [page 335]. Yoy. V Atlas géographique et physique qui accompagnemaAeleUûm/iiston^ti^, 1814, pi. XXVIII et XXIX.
(12) [page 335). Cosmos, t. IV, p. 307-309.
(43) [page 335|. Cosmos, t. f, p. 234 et519; t. IV, p. 199.
(14) [page 337). Dans les deux éditions de mon Essai politique sur la Nouvelle-Espagne, 4811 et 1827 (t. Il, p. 165- 175 de la 2® édit.)^ je n'ai donnée conformément à la nature de cet ouvrage, qu'un extrait concis de mon Journal, sans y
pouvoir ajouter le plan topograpbique des environs et 1^ carte des hauteurs. L'importance qu'on a attachée à Tévènement considérable survenu au milieu du dernier siècle m'oblige de compléter ici cet extrait. J'ai puisé de nouveaux détails sur le volcan de Jorullo dans un document officiel, dressé trois semaines après la première éruption, mais qui n'a été retrouvé qu*en 1830^ par un prêtre mexicain trèsdistingué et très-instruit y Don Juan José Pastor Morales. J'en dois d'autres aux communications verbales de mon compagnon de voyage, Don Ramon Espelde, qui avait pu encore consulter des témoins de la première éruption. — Morales a découvert, dans les archives de Vévéque deMichuacan, un Rapport, que Joaquin de Ansogorri, prêtre du village indien la Guacana, avait adressé le 19 octobre 1759 à son évêque. Le Conseiller supérieur des Mines Burkart, en adonné également un court extrait, dans Touvrage instructif intitulé : AxkfenlhaU und Reism in Mexico (1836, 1. 1, p. S^30). Don Ramon Espelde habitait dans la plaine de Jorullo lors de mon voyage, et il a le mérite d'avoir fait le premier l'ascension du volcan. Quelques années plus tard, il s'associa à l'expédition de YlntendenU Corregidor Don Juan Antonio de Riano (10 mars 1789). Un Allemand fort instruit, qui était entré au service de l'Espagne en qualité de Commissaire des Mines , François Fischer , faisait aussi partie de cette excursion. C'est par lui que le nom du Jorullo est entré pour la première fois en Allemagne, avec une lettre insérée dans les Schriften der Berghavhwnde (t. H, p. 441). Mais déjà l'éruption du nouveau volcan avait été signalée en Italie, dans XaSloria antica delMessico de Clavigero (Cesena, 1780, t. I, p. 4â) et dans un poème du père Raphaël Landivar (Rusticatio mexiccaia, éd. altéra, Bologna, 1782, p. 17). Dans son ouvrage, précieux d'ailleurs, Clavigero attribue faussement l'apparition du volcan, qu'il appelle Jrjrayo, à Tannée nOO, et enrichit sa descrii>tion de détails sur la pluie de cendres qui se répandit josqu'à Queretoro, détails fournis, en 1766, par un témoin
oculaire^ Don Juaa Manuel de Bustamante^ gouverneur de la province Valladolid de Michuacan. Landivar^ enthousiaste comme Ovide de notre théorie du soulèvement^ fait monter le colosse, dans ses hexamètres coulants^ jusqu*à la hauteur de 3 miUiaria, et trouve^ comme les anciens, que les sources thermales sont froides pendant le jour, et chaudes pendant la nuit. J'ai vu cependant à midi, le thermomètre centigrade marquer 52<^ 1/2, dans les eaux du Rio de Cuitimba.
Antonio de Âlcedo, dans Tarticle Xurullo de son grand Dio donario geogràfico-histôrico de las Indias occidentales à America, publié en 1789 (5* part., p. 374), Tannée où parut, dans la Gazeta de Mexico, le Rapport du Gouverneur Riano et du Commissaire des Mines , François Fischer, a publié cet intéressant détail : que, lorsque commencèrent les tremblements de terre dans les Playas (29 juin 1759), le volcan de Colima qui était en éruption se calma aussitôt, bien que, suivant Alcado, il soit séparé des Playas par un intervalle de 70 léguas; d'après ma carte, la distance n'est que de 28 milles géographiques. «On suppose, ajoute Fischer, que la matière renconira, dans les entrailles de la Terre, des obstacles qui la forcèrent à changer de cours, et que , trouvant à TEst des cavités appropriées, elle aurait fait surgir le JoruUo (pai*a reventar en Xurullo). » On trouve également des renseignements topographiques très-exacts sur les environs du volcan, dans Tesquisse géographique de l'ancien pays des Taraskes par Juan José Martinez de Lejarza : Anàlisis estadislico de la fMTOvincia de Michuacan en 1822 (Mexico, 1824, p. 125, 129, 130 et 131). £n affirmant que, depuis mon départ du Mexique, le Jorullo n'a prouvé par aucune manifestation que son activité se fût accrue, l'auteur, qui habite à Valladolid, près du volcan, a le premier contredit le bruit d'une nouvelle éruption qui aurait eu lieu en 1819 (Lyell, Principles of Géologie, 1855, p. 430). Gomme la latitude du Jorullo n'est pas sans intérêt , j'ai été frappé de cette circonstance que Lejarza, qui suit toujours mes déterminations astronomiques
et qui adopte exactement comme moi^ pour la longitude du Jorullo, ^W h l'ouest du méridien du Mexique (iOS^SO' Ouest de Paris )« n*est pas d^accord avec moi quant à la hti* tude. Celle qu'il indique {î89Ji3'W)j et qui se rapproche singulièrement de celle du PopocatepetI (18» W W^)^ seraitelle fondée sur des observations récentes, dont je n^aorais pas connmssanftet Xai dit expressément dans mcm RecueU é^Observations' asfrûnomt9iMS (t. B, p. SStt) : « Latitude siMp^ posée, 19^ y. Cette évaluation ed déduîfe d'obeervations d*étoîles faites avec soin à Yalladolid, qui ont donné iS^StW, et de la direction de la route. » C'est plus tard, en dressant à Mexico la grande carte du Mexique, et en y insérant la rangée de volcans qui court de TEst à TOuest, que j'ai compris de quelle importance est la latitude du JoruUo.
Puisque j'ai souvent fait allusion, dans cette notice sur l'origine du Jorullo, aux traditions répandues encore aujourd'hui dans le pays, je citerai, à la fin de ce long exposé, iioe légende très-populaire^ que j'ai déjà mentionnée ailleurs {Essai politique swr la Nouvelle-Espagne, t. Il, 18S7, p. 172} : a Selon la crédulité des indigènes, ces changements extraordinaires que nous venons de décrire sont l'onvragedes moines, le plus grand peut-être quMIs aient produit dans les deux hémisphères. Aux Ployas de JoruUo, dans la cfaaunrfère que nous habitions, notre hôte indien nous raconta qn*en 1759 des capucins en mission prêchèrent à l'habitation de San-Pedro; mais que, n'ayant pas trouvé un accueil favorable, ils chargèrent cette plaine, alors si belle et si fertile, des imprécadoiis les plus horribles et les plus compliquées : ils prophétisèrent que d'abord Thabitation serait engloutie par des flammes qui sortiraient de la terre, et que plus tard l'air ambiant se refroidirait à tel point que les montagnes voisines resteraient éternellement couvertes de neige et de glace. La première de ces malédictions ayant eu des suites si funestes, le bas peuple iodien voit déjà dans le refroidissement progressif du volcan le présage d'un hiver perpétuel. »
Après le poème du père Landirar, le premier ouvrage imprimé qui parle de cette catastrophe est la Gazeta de Mexico dn 5 mai i7B9 (t. III^ num. 30, p. 293-297). L'article est intitulé aiodestement : Superficial y nada facvUtoHva Descripcion del estado en que se hallàba el Volcan de JoruUo la mafiana del dia \Ode marzo de i 789. Il a été fait à roccasion de Texpédition de IlianOy de François Fischer et d'Espelde. Plus tard (1794), les botanistes Mociâo et Don Martin Sesse^ attachés à Texpédition maritime et astronomique de Malaspina, ont également observé le Jorullo de la côte du Pacifique.
(15) [page 34i]. Mes mesures barométriques donnent, poiv Mexico, 1168 toises; pour Valladolid, 1002t.; pour PatzcuarOy 1 130 t.; pour Ario, 994 t.; pour Aguasarco^ 780 1., et pour Tancienne plaine des Ployas de Jorullo, 404 t. Voy. Humboldt, Observations astronomiques, t. 1, p. 327 (nivellement barométrique, n« 367-370)«
(16) [p. 342 ]• En évaluant la hauteur de Tancienne plaine des Playas à 404 toises au-dessus de la mer, je trouve, pour le maximum de convexité du Malpais, 487 t.; pour le dos du grand torrent de lave, 600 1.; pour le bord le plus élevé du cratère, 667 t.; pour le point le plus bas du cratère où nous avons pu poser notre baromètre, 6U t. La hauteur du sommet du Jorullo au-dessus de la plaine est, d'après ces mesures, de 263 toises ou 1578 pieds.
(17) [page 342]. Burkart, Aufenthait und Reism in Mexico, in den JtOiren 1825-1834, 1. 1 (1836), p. 227.
(18) [page 3421. ^àid., i. I, p. 227 et 230.
(19) [page 342]. Poulet Scrope, ConsideraHons on Yolcor nos, p. 267; sir Charles Lyell, Prindples of Geology, 1853, p. 429; Manual of Geology, 1855, p. 580; Daubeny, on Yol^ canoSj p. 337. Voy. aussi, sur l'hypothèse d'un gcmftement du sol, la Géologie de Dana, dans VU. St. Expl. Expedilion, t X^
p. 379, et Constant Prévost, sur les Éruptions et le drapeau de rinfaillibilUèy dans les Comptes rendus de VAcad. des scimces^ t.XU, 1855, p. 866-876 et 918-9SS3. On peut consulter encore, sur le JoruUo, la description des volcans mexicains, par Pieschel, avec les commentaires du docteur Gumprecht, dans la Zeitschrift fur allgem. Erdkunde, publiée par la Société géographique de Berlin (t. VI, p. 490-517), et les vues pittoresques des volcans mexicains, récemment publiées par Pieschel, dans son Atlas des Volcans de la République mexicaine (1856, tab. 13, 14 et 15). — Le Musée royal de Berlin possède, dans sa division des dessins et des gravures, une magnifique collée* tion représentant les volcans du Mexique, peints d'après nature par Maurice Rugendas. Ce grand mattreen a domné plus de quarante feuilles, dont quinze pour le Golima, le plus occidental de tous les volcans mexicains.
(20) [page 348]. a Nous avons été, M. Bonpland et moi, étonnés surtout de trouver, enchâssés dans les laves basaltiques, lithoïdes et scorifiées du volcan de Jorullo, des fragments anguleux blancs ou blancs -verdâtres de syénite, composés de peu d'amphibole et de beaucoup de feldspath lamelleux. Là où ces masses ont été crevassées par la chaleur, le feldspath est devenu filandreux, de sorte que les bords de la fente sont réunis dans quelques endroits par les fibres allongées de la masse. Dans les Cordillères de l'Amérique do Sud, entre Popayan et Almaguer, au pied du Gerro Broncoso, j'ai trouvé de véritables fragments de gneiss ench&ssés dans un trachyte abondant en pyroxène. Cela prouve que les formations trachytiques sont sorties au-dessous de la croûte granitique du globe. Ce sont les mêmes phénomènes que présentent les trachytes du Siebengebirge sur les bords du Rhin, et ses couches inféi'ieures dans le phonolithe ( Porphyrschiefer) du DUinerSteinen Bohême. » (Humboldt, Essai géognostique sur le gisem&nt des roches, 1823, p. 133 et 339). Burkart {Aufenihalt und Reisen in Mexico, 1. 1, p. 330) a également reconnu.
enfermés dans la lave noire et riche en olivine du JoruHo, des blocs d'une syénite altérée. « Il est rare, dit-il, qu*on distingue nettement de la hornblende. Les blocs de syénite sont peut-être la preuve que le Jorullo a son foyer dans la syénite même ou au-dessous de cette roche, très-répandue à quelques milles (léguas) vers le Sud, sur la rive gauche du Rio de las Balsas, qui va se jeter dans le Pacifique.» Dolomieu et, en J832, Fexcellent géognoste Frédéric HofBmann, ont même trouvé à Lipari, près de Ganeto^ des fragments de granité enchâssés dans des masses d'obsidienne. Ce granité était composé de feldspath rougeàtre, de mica noir et d'un peu de quartz gris clair. ( PoggendorJBTs AnnaUn dar Physik, t. XXVi^ p. 49.)
(21) Ipage 351]. Strabon, 1. XU et XIII, p. 579 et 628; Hamilton, Researches in Asia Minor, t. II, c. 39. Le plus occidental des trois cônes, appelé actuellement JTara Devlit, s'élève à 500 pieds au-dessus de la plaine , et a déversé un grand torrent de lave du côté de Koula. Hamilton a compté dans les environs plus de trente cônes. Les trois goufires (Mpoc ou ffùaan deStrabou) sont des cratères situés sur des montagnes coniques, formées de scories et de laves.
(22) (page 351]. Erman, Reise um die Erde, t. III, p. 538; Cosmos, t. IV, p. 282 et 652 (note 32;.Postels {Voyage autour du monde par le capitaine Lutkè, partie histor., t. III, p. 76) et Léop. de Buch {Description physique des îles Canaries, p. 448) signalent la ressemblance de ces éx^hafaudages avec les Hornitos du Jorullo. Erman décrit, dans un manuscrit qu'on a bien voulu me communiquer, un grand nombre de cônes de scories tronqués^ qui se trouvent dans Timmense champ de lave situé à l'est des montagnes Baidares, dans la presqu'île du Kamtschatka.
(23) [page 352 )• Porzio, Opéra omnia, medica, philos, et
iv. 45
fïïûthem., in unum collecta^ 1736. Gomp. Dufrénoy, Mémoires pour servir à une description géologique de la France, t. IV^ p. 274. Toutes les questions d'origine sont traitées avee une grande impartialité et d*une manière complète» dans sir Qiarles Lyell, Prindples ofGeology, 1853, p. 369. Déjà Bouguer {Figure de la Terre, 1749, p. lxvi) était assez disposé à admettre le soulèvement du Piehincluu a H n'est pas impossible, dit-il, que le rocher, qui est brûlé et noir, ait été soulevé par Tao tion du feu souterrain.» Gomp. aussi p. xa.
(U) [page 352]. Zeitscfmft fur aUgemeine Erdkunde, t^lV, p. 398.
(25) [page 352]. Pour déterminer exactement les minéraux dont sont formés les volcans du Mexique, on a comparé avec mes anciennes collections les collections récentes de Pieschel.
(26) [page 354]. Le beau marbre de la Puebla proviait des caiTÎères de Tecali, de Totomehuacan et de Portachuelo, au sud de la haute montagne de trachyte el Pizarro. J'ai vu également paraître du calcaire près des gradins de la pyramide de Gholula, sur la route de la Puebla.
(27) [page 355]. Le Cofre de Perote s'élève presque isolément au sud-est du Fuerte ou CastUlo de Perote, près du versant oriental du grand plateau de Mexico; cependant sod vaste massif appartient à une chaîne d'une hauteur considérable qui forme le bord du versant, et, purtant de Crux Blanca et du Rio Frio, se dirige vers las Vigas (lat. 19^ ZV 37''), traverse le Cofre de Perote lui-même (lat. I9*>28'57'^ long. 99* 28' 39") à l'ouest de Xicochimalco et d'Aehilchotla, et s'étend du Nord au Sud jusqu'au pic d'Orizaba (lat. 19* 2M 7'', long. 99<>35'i5") parallèlement à la chaîne du Popocatepetl et de riztaccihuatl qui sépare de la plaine de la Puebla la vaUée des lacs mexicains, creusée en forme de cuve. Pour les bases de ces déterminations, voy. mon Recueil d^Observalims
astronomiques, U 11^ p. 529-533 et 547, et Analyse de l'Atlas du Mexique, ou Essai politiqw sur la NouveUe^Espagne, 1. 1, p« 55-60. Comme le Cofre de Perote forme une éminence abrupte au milieu d'un champ de pierres ponces, large de irfusîeurs milles, j'ai remarqué, avec un grand intérêt» dans mon ascension du 7 février 1801, pendant laquelle le thermomètre a baissé, au sommet de la montagne, jusqu'à — 2^, que la couche de ponce, dont j'ai mesuré barométriquement la hauteur et l'épaisseur sur plusieurs points, en montant et en descendant, dépasse 732 pieds. La limite inférieure de la pierre ponce, dans la plaine qui s'étend entre le Perote et le Rio Frio, s'élève à 1 187 toises au-dessus de la mer; la limite supérieure, sur le versant septentrional du Cofre, à 1 309 toises. Depuis ce point, et en traversant le Pinahuast et VAlto de los Caxones (1 954 toises), où j'ai pu déterminer la latitude par la cuhnination du soleil , je n'ai plus trouvé , jusqu'au sommet, aucune trace de pierre ponce. Lors du soulèvement de la montagne , une partie de la ponce qui recouvre le grand Arenal, dont la surface a peut-être été aplanie et stratifiée par l'action des eaux, a été emportée violemment J'ai fait sur les lieux, dans mon Journal (février 1804), un dessm de cette ceinture de pierre pouce. C'est le môme phénomène important qui a été vu par Léop. de Buch en 1834 sur le Vésuve, où des couches horizontales de tuf ponceux ont été portées par le soulèvement à 1 800 ou 1 900 pieds de hauteur, vers lliermitage de Salvator (PoggendorfiTs Annalm , t. XXXVII, p. 175^79). Sur le Cofre^ à l'endroit où j'ai trouvé la plus haute pierre ponce, la neige ne dérobait pas à l'observation la superficie de la roche de trachyte dioritique. Au Mexique, par i9<> et 19*" i/4 de latitude^ la neige éternelle ne commence qu'à la hauteur moyenne de 2310 toises, et le sommet du Cofre atteint, au pied du petit rocher carré semblable à une maison, où j'avais disposé mes instnunents, 2 098 toises ou 13 588 pieds au-dessus de la mer. Le rocher carré a, d'après des angles de hauteur, 21 toises ou 126 pieds. La hauteur
totale du Cofre, à laquelle on ne peut pas parvenir à cause du mur de rocher perpendiculaire, est donc de 12 714 pieds au-dessus de la mer. Je n'ai trouvé que quelques taches de neige sporadique, dont la limite inférieure était à il 400 pieds, 700 ou 800 pieds environ avant la limite supérieure de la forêt peuplée de beaux pins (Pinus occidentalis)^ mêlés au Cupressus sabinoides et à l'Arbutus madiono. Le cfaèDe (Quercus xalapensis) ne nous a accompagné que jusqu^à la hauteur absolue de 9700 pieds (Humboldt, NiveUemeru barométrique des Cordillères, n* 414-4^). Le nom mexicain de celte montagne, Nauhcampatepetlj est dû à sa forme particulière, qui lui a valu aussi le nom espagnol de Cofre; il signifie montai à quatre faces, car Nauhcampa^ formé du nom de nombre nahui (quatre), signifie adverbialement de quatre côtés, et, dans le sens adjectif^ certainement quadrilatéral ou quadrangulaire, quoique les dictionnaires n'en disent rien. C'est le sens que Ton donne en particulier à la combinaison Nauhoampa ixquich. Un observateur familier avec ce pays^ M. Piescbel, suppose Texistence d'un ancien orifice de cratère, sur le versant Est du Cofre de Pérou (Zeitschrift fur allegem. Erdkunde, publiée par Gumprecht, t. V, p. i25). J'ai dessiné le Cofre, près du château San-Carlos de PerotCj à la distance de 2 milles environ (voy. Humboldt, Vues des Cordillères, pi. XXXIV). —Le nom du Pérou était ^ dans Tancienne langue des Aztèques, Pinahuizc^an ; œ mot signifie^ d'après Buschmann, sur les bords de la rivière du Pinahuiztli, espèce de scarabée qui passait pour un signe de mauvais augure, et était employée dans des pratiques superstitieuses. Gomp. Sahagun, Historia gêner, de las cosasdeNuem Espaûaf t. II, 1829, p. iO-11. Ce nom est dérivé du mot Pinahua, qui signifie avoir honte. De là vient aussi le nom de la contrée Pinahuast (Pinahuaztli), ainsi que le nom d'un végétal qui paraît être de la famille des mimosacées , Pinahuihuiztli, que Hemandeza traduit par herba verecunda, parce que ses feuilles se détachent au simple contact.
(^) [page 338]. Strabon, 1. 1, p. 58; I. VI, p. 269, édi . de Casaub.; Cosmos, 1. 1, p. 528 (note 25), et t. IV, p. 256 61640 (note 88).
(29) [page 3581. Cosmos, t. IV, p. 305 et 640 (note 76).
(30) (page 358]. La Condamine dit : a Je n'ai point connu la matière de la lave en Amérique , quoique nous ayons , M. Bouguer et moi , campé des semaines et des mois entiers sur les volcans, et nommément sur ceux de Pichincha, de Gotopaxi et de Cbimborazo. Je n'ai vu sur ces montagnes que des vestiges de calcination sans liquéfaction. Cependant, Tespèce de cristal noirâtre, appelé vulgairement au Pérou Piedra de Gallinaço (obsidienne), dont j'ai rapporté plusieurs morceaux et dont on voit une lentille polie de sept à huit pouces de diamètre au cabinet du Jardin du Roi, n'est autre chose qu*un verre formé par les volcans. La matière du torrent de feu qui découle continuellement de celui de Sangay, dans la province de Macas, au sud-est de Quito, est sans doute une lave; mais nous n'avons vu cette montagne que de loin, et je n'étais plus à Quito dans le temps des dernières éruptions du volcan de Cotopaxi, lorsque sur ses flancs il s*ouvrit des espèces de soupiraux , d'où Ton vit sortir à flots des matières enflammées et liquides qui devaient être d'une nature semblable à la lave du Vésuve, o {Journal de Voyage en Italie, dans les Mémoires de F Académie des Sciences f 1757, p. 357, et Histoire^ p. 42.) Le choix de ces deux exemples et surtout du premier n est pas heureux. Le Sangay n'a été examiné scientifiquement qu'en 1849 par Sébastien Wisse. Ce que La Condamine a pris, à une distance de 27 milles géographiques, pour une coulée de lave ardente et même pour un torrent de soufre enflammé et de pétrole, n'était autre chose que des pierres incandescentes et des masses de scories, qui glissent quelquefois en bande serrée sur le versant abrupte du cône de cendres {Cosmos, t. FV, p. 296). Je n'ai rien vu sur le Cotopaxi, non plus que sur le
Tungurahua^ le Chimborazo, le Pichincha, oo sur le Puncé et le volcan de Sotara j près de Popayan, qui ressemble à d'étroites coulées de lave vomies parées colosses virfcaniqiies. Les masses enflammées, sans cohésion^ d*un diamètre de cinq à six piedS) et contenant souvent de l'obsidienne, qui ont été \ lancées en dehors du Gotopaxi, ont été poussées par des flots de neiges et de glaces fondues fort avant dans la plaine, où elles se présentent en quelques endroits sous forme de rayons divei^ents. La Gondamine a dit aussi avec vérité (/ourruiJ du Vcyyage à VÉqmtmrj p. 160) : « Ces éclats de rocher^ gros comme une chaumière dlndien, forment des traînées de rayons qui partent du Volcan comme d'un centre commun.!
(3i) (page 359]. Le Mémoire de Guettard sur les volcans éteints fut lu à l'Académie en 1752, par conséquent trois ans avant le départ de La Gondamine pour Tltalie; mais il ne fiit imprimé qu'en 4756, c'est-à-dire pendant le voyage de La Gondamine (voy. p. 380).
(32) [page 364]. a 11 y a peu de volcans dans la chaîne des Andes, dit Léopold de Buch, qui aient offert des courants de lave, et jamais on n'en a vu autour des volcans de Quito. L'Antisana, sur la diatne orientale des Andes, est le seul volcan de Quito sur lequel M. de Humboldt ait vu près du sommet quelque chose d'analogue à un courant de laves; cette coulée était tout à fait semblable à deTobsidienne.» Descripl, des îles Canaries^ 1836, p. 468 et 488*
(33) [page 366]. Naumann, Géognosie, 1. 1, p. 160.
(34) [page 366]. Humboldt, Mélanges de Géologie et de Physique gènèrak, 1854, 1. 1, p. 183.
(35) [page 367]. a Nous différons entièrement sur la prétendue coulée d'Antisana vers Pinantura. Je considère cette coulée comme un soulèvement récent, analogue à ceux de Calp (Tana-Urcu), de Pisque et de Jorullo. Les fragments trachyti-
ques ont pris une épaisseur plus considérable vers le milieu de la coulée. Leur couche est plus épaisse vers Pinantura que sur des points plus rapprochés d'Antisana. L'état fragmentaire est un effet du soulèvement local, et souvent dans la Cordillère des Andes les tremblements de terre peuvent être produits par des tassements, o (Lettre de M. Boussingault, août 4834.) Comp. Cosmos, t. lY, p. i9i. Boussingault dit, dans la description de son ascension au Ghimborazo (déc. 1831) : a La masse du Ghimborazo est formée par l'accumulation de débris traeby tiques, amoncelés sans ordre. CSes fragments trachy tiques, d^UD volume souvent énorme, ont été soulevés à Tétat aoUde; leurs angles sont toujours tranchants; rien n'indique qu^l y ait eu futâon ou même un simple état de mollesse. Nulle part, daos aucun des volcans de Téquateur on n^observe rien qui puisse (aire présumer une coulée de laves. Il n*est jamais sorti de ces cratères que des déjections boueuses, des fluides élastiques ou des blocs incandescents de trachyte plus ou mœns scorifiés et qui souvent ont été lancés à des distances considérables. » (Voy. Humboldt, Mélanges de Géologie et de PhysiqtAe générale^ 1. 1, p. 212.) Sur l'origine de cette opinion, que les masses solides ont été entassées en blocs par voie de soulèveDient, voy. Acosta, dans Yiajes à los Andes ecuatoriales por M. Boussingault, 4849, p. 2^ et 223. D'après les conjectures du célèbre voyageur, les secousses terrestres et d^autres phénomènes, en mettant en mouvement les blocs accumulés, el les cavités, en se comblant peu à peu, amèneraient un affaisses.
(36) [page 368 ]• Voy. Humboldt , Asie centrale , t. II , p. 296-301; Gustave Rose, Minerai, geognost. Reise nach dern irai, dem Altai und dern Kaspischen Meere, t. 1, p. 599. Il se peut que, lors du premier fendillement de Técorce terrestre, des murs de granité étroits et allongés se soient élevés audessus de failles analogues aux failles larges de 30 à 40 pieds qui soùi restées béantes au pied du Picbincba, et que Ton
désigne à Quito sous le nom de Guaycos. Voy. HumboMt, Mélanges de Géologie et de Physique gènèr., 1. 1 , 1854 , p. ^.
(37) [page 368). La Condamine, Mesure des trois premiers Degrés du Méridien, dans V Hémisphère austral, 1751 , p. 56.
(38) [page 369]. Ni le Passuchoa^ ni l'AUcazo, dont il est séparé par la métairie el Tambillo, n'atteignent la région de la neige éternelle. Le bord du cratère, la PeUa, s'est écroulé du côté de TOuest , mais à TEst il s'élève en amphithéâtre. On raconte dans le pays que le Passuchoa, jadis très-actif, s'est éteint pour toujours, au xvi* siècle, à l'occasion d'une éruption du Pichincha, ce qui confirme la communidtion entre les foyers des Cordillères orientales et occidental^ situées en face Tune .de l'autre. Le bassin proprement dit de Quito, fermé, au Nord, par le nœud de montagne compris entre Cotocachi et Imbaburo; au Sud, par les Altos de Chisinche qui courent entre 0* 2(K N. et 0» W S., est divisé, dans h plus grande partie de sa longueur, par les dos de montagnes d'Ichimbio et de Poingasi. A l'Est se trouve la vallée de Puembo et de Chillo, à TOuest la plaine d'Iôaquito et de Torubamba. Dans la Cordillère orientale se suivent, du Ncnrd au Sud : Imbaburo, les Faldas de Guamani et d'Antisana, Sinchulahua et le mur noir perpendiculaire de Rumiâaui (oeil de pierre), qui semble couronné de crénaux ; dans la Cordilièfe occidentale se succèdent : Cotocachi , Casitagua, Pichincha, Atacazo et Corazon, sur le versant duquel fleurit la belle plante alpine , le Ranunculus Gusmani de couleur rouge. Tl m*a paru opportun de représenter en quelques traits et d'à* près nature le relief d'un terrain classique, si important pour la géologie des volcans.
(39) (page 372]. Il est très-étonnant que le puissant Cotopaxi, qui manifeste une immense activité, le plus souvent, il est vrai, à des intervalles considérables, et qui fait surtout sentir sa présence aux environs par les inondations qu'il oc-
casionne^ n'émette^ dans les intervalles de ses éruptions périodiques^ aucune vapeur visible, soit du plateau deLactacunga, soit du Paramo de Pansacbe. L'examen comparatif de plusieurs colosses volcaniques ne permet pas d'expliquer un tel phénomène par la hauteur de la montagne^ qui est de iSOOO pieds environ 9 ni par Tair raréfié que cette hauteur suppose. Du reste y aucun Nevado des Cordillères équatoriales ne se montre aussi souvent dégagé de nuages, et dans une aussi éclatante beauté que la partie du Cotopaxi qui s'élève audessus de la limite des neiges éternelles. La régularité non interrompue de ce cône de cendres est beaucoup plus frappante que celle du cône de cendres placé au sommet du pic de Ténériffe, lequel présente sur toute sa longueur un mur saillant d'obsidienne. On prétend que la partie supérieure du Tungurabua se rapprochait seule duCk)topaxi pour la régularité de sa forme; miûs la terrible catastrophe de Riobamba (4 février 1797), a défiguré cette montagne, en y creusant des crevasses, en renversant des rochers, en précipitant des parties de forêts et en amoncelant de toute part des débris. Çà et là, sur le Cotopaxi, comme Ta déjà remarqué Bouguer , la neige mêlée à des morceaux de pierre ponce forme une masse presque compacte. Le manteau de neige présente cependant, vers le Nord-Ouest, une peiite inégalité causée par deux vallées ressemblant à des crevassas. De loin, on ne peut voir les crêtes de rochers noirs qui montent vers le sommet, bien que, dans réruption du ^% juin et du 9 décembre 1742, une ouverture latérale se soit montrée à moitié chemin du cône de cendres couvert de neige. On lit dans Bouguer [Figv/re de la Terre, p. Lxvni) : Qt II s'étoit ouvert une nouvelle bouche vers le milieu de la partie continuellement neigée, pendant que la flamme sortoit toujours par le haut du cône tronqué. » On reconnaît seulement tout près du sommet quelques stries noires, parallèles, mais interrompues. Observées avec une lunette, et sous des jours différents, ces stries me paraissaient être des crêtes de rochers. Toute cette partie supérieure est
plus escarpée, et forme, près de Tendroit où le cône esl tronqué, un mur circulaire de hauteur inégale, que l'œil nu ne peut cependant pas distinguer à une grande distance. La description que j'ai donnée de cette circonvallation supérieure et presque perpendiculaire a déjà vivement attiré Tattention de deux géologues distingués, Darwin (Volcamc Islandy IBM, p. 83), et Dana (Geology of the U. St. Explor. Expedit., 1849. p. 356). Les volcans des îles Galapagos, le Diana-Peak (lie de Sainte-Hélène), le Pic deTénériffeet leCotopaxi présententdes formations analogues. Le point le plus élevé, dont j*ai déterminé Tangle de hauteur, lorsque j'ai mesuré trigonométriqiiement le Gotopaxi, était situé sur une partie convexe etnoife. G'est peut-être le bord d'un cratère plus haut et plus éloigné, qui laisse voir la paroi intérieure, ou bien Tabsenoe de la neige sur la roche saillante s'expliquerait-elle par Tescarpement et par la chaleur du cratère? Dans l'automne de 1800, on a vu dorant une nuit toute la partie supérieure du cône de oeodie sMlIuminer, sans qu'il s'ensuivit une éruption ou même une émission de vapeurs visibles. Mais lors de l'épouvantable éruption du 4 janvier 1803, pendant mon séjour sur la côte de Tocéan Pacifique, les détonations du volcan ébranl^ent les vitres des fenêtres dans le port de Guayaquil , à 37 mUfes géographiques de distance. Le cône de cendre avait peido toute sa neige, et son aspect annonçait quelque catastrophe. Avait-on jamais remarqué auparavant un pareil effet? Tout récemment, ainsi que nous rapprend une voyageuse intrépide qui en est à son second tour du monde, M"« IdaPfeiSer ( Jf^tiw zweite Weltreise^ t. Ill, p. 170), le Gotopaxi a eu, au commencement du mois d'avril 1854, une éruption violente de fumée, s'échappant en épaisses colonnes, du milieu desquelles le feu se détachait en zigzags d'éclairs. Ge phénomène lumineux serait'il l'effet d'un orage volcanique, causé par l'évapontion? Depuis 1851 les éruptions sont fréquentes.
Plus est régulière la forme du cône tronqué et couveK de neiges du Gotopaxi» plus on est étonné de voir, à la limite in-
férieure de la région des neiges et à la naissance du cône^ au sud-ouest du sommet, une petite masse de rocher découpée d*une manière bizarre, d'où s'élèvent trois ou quatre pointes. L'escarpement de cette masse rocheuse fait probablement que la neige n'y demeure qu'en certains endroits. Un coup d'œiljeté sur mon Atlas pittoresque (pi. X) fera voir trèsclairement la position de ce rocher relativement au cône de cendres. C'est dans la Quebrada et \eReventazonde Minas que je me suis approché le plus près de cette masse noirâtre, probablement basaltique. Quoique depuis des siècles et dans toute la province cette colline, dont l'aspect singulier frappe les regards à une grande distance, porte généralement le nom de Cabeza del Inga^ il circule cependant parmi les naturels de couleur (Indios) deux traditions différentes sur son origine: d*une part^ on se borne à aflSrmer, sans préciser l'époque de cet événement, que le rocher est le faite écroulé du volcan qui jadis finissait en pointe; l'autre hypothèse fixe l'époque de cet écroulement à Tannée 1533, où Tlnca Atahuallpa fut étranglé à Caxamarca^ et rattache la catastrophe à Teffroyable éruption ignée du Cotopaxi^ décrite par Herrera^ qui suivit dans la même année, et à une prophétie du père d'Atahualpa^ Haayna Capac, annonçant obscurément la fin prochaine de l'empire du Pérou. La partie commune aux deux hypothèses^ c'est-à-dire l'opinion que le rocher formait jadis le sommet du cône , est-elle un écho vague de la tradition^ ou bien le souvenir confus d'un événement réel? On prétend que les indigènes, dans un état de culture aussi peu avancé^ peuvent bien saisir des faits et en conserver le souvenir, mais non eu déduire des combinaisons géologiques; je conteste la justesse de cette objection. L'idée qu'un cône tronqué a perdu sa pointe, l'a rejetée au loin sans la briser^ comme on a vu de grands blocs précipités dans les éruptions postérieures , peut très- bien se présenter à un esprit non cultivé. La pyramide à gradins de Gholula, monument de l'architecture desToltekes, est tronquée. Les indigènes sentaient
ie besoin de se représenter la pyramide comme entièrement achevée à Forigine. Pour cela on a imaginé cette légende, qu'un aérolithe tombé du ciel en a détruit le sonunet; on est même allé jusqu'à montrer aux Conquistadores espagnols des fragments de cet aérolithe. Comment peut-on, du reste, placer la première éruption du Gotopaxi à une époque, où aurait déjà existé le cône de cendre, évidemment formé par une série d'éruptions? Il me parait probable que la Cabeza del Inga est née par un effet de soulèvement , à Tendroit même qu'elle occupe aujourd'hui, comme le Tana-Urcu au pied du Chimborazo, et comme, sur le Cotopaxi même, le Morro, situé ao sud de Suniguaicu et au nord-ouest de la petite Lagune Yourakcocha, ou lac blanc ^ dans la langue Qquechhua.
J'ai dit, dans le premier volume de mes Mélanges de Géologie et de Physique générale (p. 513 et 5U], que la première partie du nom de Cotopaxi est susceptible d'être interprétée, à l'aide de la langue Qquechhua, dans laquelle le mot ccoUo signifie maison; quant au mot pacsiy il est inconnu. La Gondamine dit bien (p. 53) que Cotopaxi signifie dans la langue des Incas maison brUlasUe; mais, d'après la remarque de Buschmann, il a confondu pacsi avec pacsa , mot tout à (ait différent, qui signifie éclat , clarté , et particulièrement la clarté douce de la Lune. Pour exprimer une masse brillante, il faudrait, d'après les habitudes de la langue Qquechhua, intervertir les deux mots et dire pocsoscotto.
(40) [page 372]. Frédéric Hoffmann, dans les Annaknàe Poggendorff, t. XXVI, 1832, p. 48.
(41) [page 372]. Bouguer, Figure de la Terre, p. Lxnn. Combien de fois, depuis le tremblement de terre du 19 juillet 1698, la petite ville de Lactacunga a-t-elle été détruite et reconstruite en blocs de pierre ponce tirés des carrières souterraines de Zumbalica ! On m'a communiqué, pendant mon séjour, des copies d'anciens manuscrits détruits ou de pièces
plus récentes^ débris des arcliives de la ville, d'où il résulte que les catastrophes eurent lieu en 1703, en 4736, le 9 décembre 4742, le 30 novembre 1741, le 22 février 1757, le 10 février 1766 et le 4 avril 1768; par conséquent, sept fois dans un espace de soixante-cinq ans! J'ai trouvé encore, en 4802, quatre cinquièmes de la ville en ruines, par suite du grand tremblement de teiTe de Rio-Bamba (4 février 1797).
(42) [ page 374]. L'ingénieux géologue Abich a déjà reconnu cette différence {ùber Natwr wnd Zusammenhang vuUuinischer BUdmgen, 4844, p. 83).
(43) [page 374]. La roche du Cotopaxi a essentiellement la môme composition minéralogique que les volcans qui en sont le plus voisins, TAntisana et le Tungurahua. C'est un trachyte, formé d'oligoklase et d'augite, c^est-à-dire la roche même du Chimborazo, ce qui prouve l'identité des roches volcaniques dans les massifs des Cordillères qui se font face. Dans les échantillons recueillis, par moi en 4802, par Boussingault en 4834, la masse principale est en partie claire ou d'un gris verdàtre , brillante comme du pechstein et transparente sur les arêtes; en partie noire, presque comme le basalte, avec des pores grands et petits à parois brillantes. L'oligoklase, empâté dans cette masse, y est nettement circonscrit. Tantôt il affecte la forme de cristaux très-brillants et très-distinctement rayés sur les faces du clivage, tantôt il est petit et difficile à reconnaître. Les augites qui y sont mêlées et en font une partie essentielle sont brunes et d'un vert noirâtre; leurs dimensions sont très-diverses. Des feuillets de mica sombre et des grains noirs de fer magnétique, offrant l'éclat du métal, y sont disséminés en très-petite quantité et probablement par hasard. Dans les pores d'un fragment contenant beaucoup d'oligoklase, il se trouve un peu de soufre natif, déposé probablement par les vapeurs de soufre qui pénètrent tout.
(44) [page 375]. a Le volcan de Maypo (lat. aosU 34e iV)y qui n'a jamais rejeté de ponces^ est encore éloigné de deux journées de la colline de ToUo, de 300 pieds de hauteur ei toute composée de ponces qui renferment du fddspath vitreux^ des cristaux bruns de mica et de petits fragments d'obsidienne. C'est donc une éruption (indépendante) isolée tout au pied des Andes et près de la plaine, o ( Léop. de Boch, Description physique des Ues Canaries, 1836, p. 470).
(45) [page 376]. Federico de Gerolt, Cartas geognosticas de los principales distritos minérales de Mexico, 1827, p. 5.
(46] [page 376]. Voy. sur la solidification et la formatioD de la croûte terrestre, Cosmos, 1. 1, p. 193-196 et 497. Les expériences de BisclTof, Charles Deville et Delesse ont répandu une nouvelle lumière sur le crevassement du globe. On peut vdr ans^ les réflexions très-sensées qu'avait faites antàneorement Babbage, en expliquant, par un efiet de la chaleur, le problème que présente le temple de Serapis au nord de Pozzuoli ( Quarterly Journal of the geological Society of Londony t. ni, 1847, p. 186); comp. Charles Deville, swr la diminvh tion de densité dans les roches en passant de Vètal cristallin à l*état vitreux y dans les Comptes rendras de l'Académie des Sciences, t. XX, 1845, p. 1453; Delesse, sur les effets delà fusion, ibid,, t. XXV, 1847, p. 545; Louis Frapolli, sur le caractère géologique, dans le Bulletin de la Société géolog. de France, â«sér,t. IV, 1847, p. 627, et, avanttout, Élie deBeaumont, dans son important ouvrage intitulé : Notice sur les systèmes de montagnes, 1852, t. III. Les trois chapitres suivants méritent surtout Tattention des géologues: Considérations sur les soulèvements dus à une diminution lente et progressive du volume de la Terre, p. 1330; sur V écrasement transversal nommé refoulement par Saussure, comme une des causes de r élévation des chaînes de montagnes, p. 1317, 1333 et 1346; sur la contraction que les roches fondues éprouvent en cristallisant, tendant, dès le commencement du refroidissement du
globe, à rendre sa masse interne pki^ petite que la capacité de son enveloppe extérieure, p. 1235.
(47) [page 377]. a Les eaux chaudes de Saragyn^ à la hauteur de 5 260 pieds, sont remarquables par le rôle que joue le gaz acide carbonique qui les traverse à l'époque des tremblements de terre. Le gaz^ à cette époque^ comme Thydrogène carboné de la presqu^ile d'Apchéron^ augmente de volume et s'échauffe avant et pendant les tremblements de terre dans la plaine d'Ardébil. Dans la presqu'île d'Apchéron^ la température s'élève de ^O^ jusqu'à l'inflammation spontanée au moment et à l'endroit d'une éruption ignée, pronostiquée toujours par des tremblements de terre dans les provinces de Chémakhi et d'Apchéron. o (Abich^ dans les Mélanges physiques et chimiques, t. Il, 1855, p. 364 et 365). Voy. aussi Cosmos, t. IV, p. i96.
(48) [ page 377]. Cosmos, t. IV, p. 280 et 304.
(49) [page 378], W. Hopkins, Researches on physical Geology, dans les Philos. Transact. for 1839, 2" part., p. 31i; for 1840, !'• part., p. 193; for 1842, l'« part., p. 43. Voy. aussi, sur les conditions de stabilité de la surface terrestre, Theory ofVolcanos, dans le Report of the il^ meeting of ihe Brilish Association, 1847, p. 45-49.
(50) [page 378]. Cosmos, t. IV, p. 39-43 et 546 (notes 48-51) Nauniann, Geognosie, t. I, p. 66-76; Bischof, Warmelehre, p. 382; LyeU, Principles ofGeology, 1853, p. 536-547 et 562. M. A. de Quatrefages, dans ses Souvenirs d'un naturaliste, non moins agréablesqu'instrucUfs, évalue la limite supérieure des couches liquides fondues à la profondeur insignifiante de 20 kilomètres : a puisque , dit-il , la plupart des silicates fondent déjà à 66G'» cent, d Mais G. Rose m'écrit que ce nombre est au-dessous de la vérité, a La température de 1 300®, dit-il, que Mitscherlich a fixée comme point de fusion
du granité {Cosmos, 1. 1, p. 443, note 13)^ est certainement le minimum. J'ai souvent fait placer du granité dans les endroits les plus chauds des fours à porcelaine, et jamais il ne fondait qu'imparfaitement. Le mica seul fond avec le feldspath, et produit un verre vésiculaire; le quartz devient opaque, mais ne fond pas. H en est de même de toutes les roches qui contiennent du quartz : on peut même emptoyer ce moyen pour découvrir le quartz dans les roches où il est en si faible quantité qu'il est impossible de le reconnaître à l'œil nu : par exemple, dans la syénite de Plauen en Saxe, et dans le diorite que nous avons rapporté ensemble, en 4829, d'Alapajewsk, dans l'Oural. Toute roche qui, comme le basalte par exemple, ne confient pas de quartz et en général de minéraux aussi riches en acide silicique que le granité, fond plus facilement que le granité et forme du verre parfait, lorsqu'elle est soumise à la chaleur de la porcelaine, mais non pas sur une lampe à esprit de vin et à double cx>urant d'air, qui certainement est capable de produire une chaleur de 666® centésimaux. Lors des remarquables expériences de Bischof pour fondre dans un moule une balle de basalte, cette roche a paru demander, d'après des suppositions hypothétiques il est vrai, une température de 168® Réaumur plus élevée que le point de fusion du cuivre. ( Warmelehre des Innem unsers Erdk'ÔT" pers, p. 473.)
(5i) [page 379]. Cosmos, t. IV, p. 189. Ck)mparez aussi, sur la distribution inégale du sol de glace et sur sa profondeur, indépendante des latitudes géographiques à laquelle il commence, les observations remarquables du capitaine Franklin, d'Ërman, de Kupfifer, et principalement celles de Middendorff, Jbid., p. 48, 53 et 549 (note 61 ).
(52) [page 380].Leibnitz, Protogxa, § 4.
(53) [page 380], Cosmos, t. I, p. 280 et 535 (note 39) j
Ukert , Géographie der Griechen und R'ômer, 2* part., fasc. i, p. 198.
(54) [page 381]. Cosmos, 1. 1^ p. 531 (note 30); t. IV, p. 260 et 262 (note 93).
(55) [page 381 ]. Curtîus, Peloponesos^ t. II, p. 439.
(56) [page 381 ]. Sur le Vivarais elle Velay, voyez les dernièreset très-exactes recherches de Girard dans ses Geologische Wanderungeny t. I, 1856> p. 161^ 173 et 214. Les anciens volcans d'Olot ont été retrouvés par le géologue américain Maclure en 1808. Lyell les a visités en 1830, et les a très-bien décrits et reproduits par la gravure^ dans son Manual ofGealogy, 1855, p. 535-542.
(57) [page 382]. Ross, Reism auf den griechischen Insein, t. U^ p. 69 et p. 78.
(58) [page 382]. Sir Rod. Murchison^ Silwriay p. 20 et 55-58. Voy. aussi LyeU, Mmual, p. 563.
(59) [page 383]. Scoreby, Accoimt of the arctic régions, t.I, p.l55-169,tab.VetVI.
(60) [page 383]. Léop. de Buch, Descript. des îles Canaries, p. 357-369, et Landgrebe, NatwrgeschicUe der Yulkane, 1855, 1. 1, p. 121-136. Sur les enceintes des cratères de soulèvement (Caldeiras), dans les lies San Miguel, Payai et Terceira, d'après les cartes du cap. Vidal, voy. Cosmos, t. IV, p. 641 (note 90). Les éruptions de Payai (1672) et de S. Jorge ( 1580 et 1808) paraissent dépendre du volcan principal , qui est le Pico.
(61) [page 383]. Cosmos, t. ÏV, p. 283, p. 294 et 652 (note 34).
(62) [page 384]. Sart. Waltershausen, Physis. geograph. Skizze von IsUmd, p. 108 et 112.