IV
(63) [page 452]. Cosmos, t. IV, p. 307-309 et 680 (note 78).
(64) (page 452]. Voy. Pieschel, uber die Vulcane von Mexico y dans la Zeitschrift fur allgem, Erdhmde, t. VI, 1856, p. 86 et 489-532. La déclaration que a jamais mortel n'a gravi le sommet aride du Pico del FraUe », le point le plus élevé du volcan de Toluca (p. 86), est contredite par les mesures barométriques que j'ai prises sur ce sommet d'une largeur de iO pieds à peine, et que j'ai publiées dès l'année 1807. Elle a été aussi combattue dernièrement, dans le môme volume du même Recueil (p. 489)^ par le docteur Gumprecht. Un pareil doute était d^autant plus étrange que c'est justement du Pico del Fraile^ taillé en forme de tour et fort diflScile en effet à atteindre, que j'ai détaché, sur une hauteur inférieure de 600 pieds à peine au faite du Mont- Blanc, des masses de trachyte percées par la foudre et vitrifiées à l'intérieur comme des fulgurites. Gilbert a publié eu 1819, dans le LXI® volume de ses Annalen der Physik (p. 261, comp. aussi Annales de Chimie et de Physique, t. XK, 1822, p. 298), un travail sur les échantillons que j'ai déposés dans plusieurs collections de Paris et de Berlin. Aux endroits où la foudre a perforé des tuyaux cylindriques longs de 3 pouces , de telle sorte qu'on peut en distinguer les deux ouvertures, la roche qui entoure ces ouvertures est également vitrifiée. J*ai rapporté aussi des morceaux de trachyte, dont toute la su^ face était vitrifiée, comme sur le petit Ararat ou sur le Mont- Blanc, quoiqu'il n'y eût pas de tuyaux forés. M. Pieschel a fait, en octobre 1852, l'ascension du Colima, surmonté d'un double sommet, et est parvenu jusqu'au cratère, d'où il n'a vu s'élever que des nuages de vapeurs hydrosulfuriques chaudes. Mais Sonneschmid, qui, en février 1796, avait tenté vainement l'ascension de ce volcan, a signalé une puissante éruption, à la date de 1770. Dans le mois dé mars 1795, des scories ignées s'échappèrent comme une colonne de feu. — a Au nordouest du Colima, dit Pieschel {ibid., p. 529), une crevasse
volcanique s'élend le long de la mer du Sud. On reconnati des cratères éteints et des coulées de laves anciennes dans ce que Ton appelle les volcans d'Ahuacallan , sur la route de Gaadalaxara à San Blas, et dans ceux de Tépic.
(65) [page 453]. Cosmos, t. IV, p. 406-413.
(66) [page 455]. Le nom de Grand-Océan, proposé par un savant géographe, mon ami le contre-amiral de Fleurieu, auteur de Y Introduction historique au Voyage de Marchand^ pour désigner la mer du Sud, a Tinconvénient de confondre le tout avec la partie et de jeter de la confusion.
(67) [page 456]. Sur Taxe des plus grandes hauteurs et des volcans, dans la zone tropicale du Mexique, voy. Cosmos, t. IV, p. 307 et346.Comp. aussi. Essai polit, sur la NowoeHe- Espagne, t.I, p. 257-268; t. II, p. 173, et Tableaux delaNor ture, i. I, p. 327-336.
(68) [page 457]. Sous la conduite de Juan de Onate en 1594 (voy. Memoir ofa Tour to Northern Mexico in 4846 and 1847, by D' Wislizenus). Pour Finflucnce produite par la configuration du sol et rimmense étendue du plateau mexicain sur le commerce intérieur et les communications de la zone tropicale avec le Nord, quand l'ordre civil, la liberté légale et llndustrie fleuriront dans cette contrée, voy. mon Essai politique sur la Nouvelle-Espagne, t. IV, p. 38, et Dana, Geology, etc., p. 612.
(69) [page 458]. Ce relevé des hauteurs entre Mexico et Sanla-Fé del Nuevo-Mexico, ainsi que le relevé, moins complet, que j'ai donné dans mes Tableaux de la Nature, 1. 1, p. 334 de la traduct. franc., a été comparé avec les mesures du docteur Wislizenus, auteur de l'ouvrage très- ÎDstructif intitulé : Memoir of a tour to Northern Mexicoy cannected with CoL Doniphan^s Expédition in 1846 and 1847 , Washington, 1848; avec celles du Conseiller supérieur
des Mines Burkart et avec les miennes propres. Lorsque , de mars 1803 à février 1804^ je m'occupais, dans la lone tropicale de la Nouvelle -Espagne, de déterminations de lieux astronomiques^ et que j'essayais de tracer, d'après tous les matériaux que je pus examiner , une carte générale de la Nouvelle-Espagne 9 dont mon vénérable ami, Thomas Jefferson, alors président des États-Unis, fit faire une copie qui a donné lieu plus tard à beaucoup d'abus, on n'avait encore, à Tintérieur, déterminé aucune latitude sur la route de Santa-Fé, au nord de Durango (latit. U^&). D'après les deux Journaux manuscrits des ingénieurs Rivera, Lafora et Mascarô (ilU et 1765), qui contenaient des directions de boussole et des évaluations précieuses de dbtances partielles, et que j'ai trouvés dans les archives da Mexique, un calcul attentif donna, pour l'importante station de Santa-Fé : lat. 36o 12', long. 108<» 13' (voy. mon Atlas géographique et physique du Meocique, tab. 6, et Essai politiqm, t. I, p. 75 et 82). En faisant connaître ce résultat dans Tanalyse de ma carte, j'ai eu soin de le présenter comme très-incertain , parce que , pour les estimations de distances comme pour les directions de boussole, lorsque la déclinaison magnétique n'est pas corrigée, toutes les erreurs ne se compensent pas, surtout sur une plaine de plus de 300 milles géographiques, sans arbres et sans habitations, où rien ne peut servir de point de repère {ibid., 1. 1, p. 127-131). Par un effet du hasard, en comparant le résultat que noos venons d'indiquer avec les dernières observations astronomiques, on reconnaît que Terreur est beaucoup plus grande pour la latitude que pour la longitude ; elle est. dans le premier cas, de 31 minutes d'arc, dans le second, de 23. J'ai réussi aussi à déterminer approximativement, par des combinaisons, la situation géographique du lac Timpanogos, qu'on a pris l'habitude d'appeler Great SaU Lake, en réservant le nom de Timpanogos pour la rivière qui se jette dans le petit lac d'eau douce appelé lac Youtah. Dans la laïque
des Indiens Youtah, qui habitent près du lac^ rivière se dit og-wahbe, ou par abréviation ogo; timpan signifie rocher; rimpaTîr-o^o signifie, par conséquent, rivière de rochers (voy. Frémonl, Explor. ExpedU,, 1845, p. 273). Buschmann, qui considère le mot timpa comme un dérivé du mot mexicain tetl, pierre^ a découvert que pa est une désinence substantive propre aux langues du Mexique septentrional : il donne à ogo la signification générale d'eau. Voyez son ouvrage intitulé : die Spwen der aztekischen Sprache im nordliclien Mexico, p. 351 et 354-356. La Great Sait Lake City des Mormons est située par 40<*46' de latit.,li4o26' de longit. Voy. Expédition to the Valley of the Great Sait Lake of Utah, by capl. Howard Stansbury, 1852, p. 300; et Humboldt, Tableava de la Nature, 1. 1, p. 331. Ma carte indique des montagnes de sel gemme un peu à Test de la Laguna de Timpanogos,par40<' V delatit., 114^9^ de longit. Ainsi, ma première supposition s'écarte de la vérité de39^enlat. et de \T en long. Les déterminations les plus récentes de Santa-Fé qui soient venues à ma connaissance sont : 1^ d'après un grand nombre de hauteurs d'étoiles calculées par le lieutenant Ëmory (1846), 35*>44'6"; 2^ d'après Gregg et le D' Wislizenus (1848), peut-être dans une localité différente, 35^ 41' 6'^ La longitude est, suivant Emory, 7^ 4" 18» temps de Greenwich, ce qui revient à lOS^^SV d'arc, comptés du méridien de Paris; suivant Wislizenus, elle est de 108*22' (voy. New Mexico and Califomia by Emory, Docum. No. 41, p. 36; Wislizenus, p. 29). La plupart des cartes commettent la faute d'assigner aux lieux placés dans les environs de Santa-Fé une latitude trop septentrionale. La hauteur de Santa-Fé au-dessus de la mer est, d'après Emory, de 6422 p.; diaprés Wislizenus, de 6611 (moyenne 6516 p.). Elle est égale, par conséquent, à celle des passages du Splûgen et du St-Gotthard, dans les Alpes suisses.
(70) [ page 458]. La latitude d'Albuquerque est empruntée à
la belle carte intitulé : Map ofths Territory of NewMexUo by Kern, 1854. La hauteur est de 4457 pieds d*aiMrès Emory (p. 166); de 4559 pieds, d'après Wislizenus (p. 122).
(71) [page 458]. Pour la latitude du Paso del Norte, voy. Wislizenus, p. 125; Metr. tables, 8-12, août 1846.
(72) [page 460]. Gomp. Frémont, Report of the Explormg Expedit. in 1841, p. 60; Dana, Geology of the U. St. ExpL Exped.y p. 611-613; et pour rAmérique du Sud: Alcide d'Orbigny, Voyage dans l'Amérique méridionale, Atlas, pi. nn de Géologie spéciale, fig. 1.
(73) r page 460]. Sur cette bifurcation et sur les dénominations légitimes de chaînes orientale et occidentale, comp. k grande carte spéciale du Territory of New Mexico^ de PaAe et Kern, 1851; Edwin Johnson, Map of RaUroads, 1854; John Bartlett's Map of the Botmdary Commission, 1854; £^forations and Suroeys from the Mississipi to the Pacific in 1853 and 1854, 1. 1, p. 15 ; et avant tout, le travail complet et excellent de Jules Marcou, attaché comme géologue à Texpéditioo commandée par le lieutenant Whipple : Résmné ea^Ucai^ d^xme Carte géologique des États-Unis et dun ProfU géologique allant de là vallée du Mississipi aux côtes de r océan Pacifique, p. 113-116 (voy. aussi le Bulletin de la Société géologique de France^ 2® série, t. XII, p. 813). Dans la vallée longitudmale, qui s*étend depuis SS"" jusqu'à 38» 30^ de lat. bor., les groupes qui composent la chaîne occidentale de la Siem Madré et la chaîne orientale des Rocky Mountains (Siem de Sandia) ont chacun un nom particulier. A la première chaîne appartiennent, du Sud au Nord : la Sierra de las Grullas, la Sierra de los Mimbres (Wislizenus, p. 22 et 54), le mont Taylor (lat. 35*> 150, la Sierra de Jemez eih Sierra de San Juan; dans la chaîne orientale on distingue: les Moro Pics, la Sierra de la Sangre de Christo, avec lesijwnish Peaks situés plus à TEst (lat. 37« 32') , les WhiU Mountains
qui inclinent au Nord-Ouest^ et entourent la vallée longitudinale de Taos et de Sanla-Fé. Le professeur Jules Frœbel^ dont j'ai déjà cité plus haut les recherches sur les volcans de rAmérique centrale {Cosmos, t. IV, p. 673), a fait ressortir avec beaucoup de sagacité ce qu'il y de vague dans la dénomination géographique de Sierra Madré, souvent indiquée sur les anciennes cartes. Mais dans le Mémoire intitulé : Remarks contributing to the physical Geography of the North American Continent (9th annual Report of the Smithsonian Institution, 1855, p. 272-^1], il a soutenu aussi, ce que je ne peux admettre en aucune façon , après la comparaison de tant de matériaux dont nous disposons aujourd'hui, à savoir : que les Rocky Mountains ne doivent nullement être considérés comme la continuation du plateau mexicain, dans la zone tropicale d'Anahuac. Il n'existe pas, en effet, entre 19® et W^ de latitude boréale, depuis le Popocatepetl, dans la région d'Anahuac, jusqu'au nord du pic Frémont, dans les Rocky Moxmtains , de chaînes de montagnes non interrompues, comme il y en a dans les Apennins, le Jura, la Suisse, les Pyrénées et une grande partie des Alpes; mais Timmense gonflement du sol qui augmente toujours en largeur, dans la direction du Nord et du Nord-Ouest, s'étend sans interruption de la zone tropicale du Mexique à TOrégon; et sur ce plateau, qui est le phénomène géognostique principal, s'élèvent, le long de failles formées plus tard, à des époques et souvent dans des directions différentes, des groupes de montagnes isolées. Dans les Rocky Mountains^ ces groupes se rapprochent et se pressent, de manière à former presque un immense rempart, sur une étendue de 8 degrés de latitude. Des montagnes coniques, formées le plus souvent de trachyte, et hautes de 10000 à 12000 pieds, apparaissent de loin au voyageur et font sur lui une impression d'autant plus profonde que le plateau d'où elles se détachent semble ôtre une plaine des basses terres. Il ne faut pas oublier non plus que si, depuis le temps de La Coudamine , les Cordillères de l'Amé-
rique méridionale^ dont j'ai exploré moînméme une grande partie^ sont présentées comme divisées en deux et trois rangées, ce qui est d'ailleurs conforme à l'expression espagnole las Cordilleras de los Andes^ ici, les Icmgues croupes ou les rangées de dômes qui forment des groupes de montagnes distincts ne sont nullement parallèles entre elles, non {dos qu'à la direction générale du plateau.
(74) [page 461]. Frémont, Explor. ExpedU.,p. ^1-288. Lat. du Pike's Peafe,38®5(y (voy. le dessin de cette montagne, p. lii); lat. du Lon^s Peaky 40<»15'; voy. aussi l'ascension du Fremont's Peak (haut., 13 570 feet), p. 70. Les Wind River Mountains doivent leur nom aux sources d'un affluent du Big Hom River, dont les eaux grossissent le Yellow Stone, qui se jette lui-môme dans le Missouri supérieur (lat., 47* 58'; long., 105® 27'). Voy. les vues de ces montagnes, riches en schiste micacé et en granité, ibid.y p. 66 et 70. J'ai adopté les dénominations anglaises des géographes de l'Amérique septentrionale, parce que les traductions ont souvent occasionné des confusions. Pour pouvoir comparer avec les Rocky Mountains, sous le rapport de la direction et de la longueur, la chaîne méridienne de l'Oural, qui , d'après les pénibles recherches de mon ami et compagnon , le colonel Ernst Hofmann, incline vers l'Est, à Textrémité Nord-Est, et qui de la montagne d'Airuck-Tagh (48*>45') jusqu'à celle de Sablja (65®) a une étendue de 225 milles géographiques , je rappellerai ici que cette dernière chaîne passe entre les parallèles du Pike's Peak et du Lewis and Clarke's Pass, de 107o30' àll4«30' de longitude. Comp. Ernst Hofmann, dern'ôrdliche Ural anddasKûstengebirgePao-Choiy 18o6, p. 191 et 297-305, avec Humboldt, Asie centr(de,U l, p. 447.
(75) (page 462]. Explorations for a Railroad fromAeMissiS" sipi river to ihe Pacifiée Océan, made in 1853-1854, t. ï, p, 107.
(76) [ page 462]. Cosmos, t. IV, p. 319.
(77) [page 462]. Report of the EoDploring Expédition to the liocky Mountainsin 1842, and to Oregon andNorth Califomia in 1843-i844, p. 164, 184-187 and 193.
(78) ( page 463]. D'après la carte routière de 1855, jointe au Rapport général du Secrétaire d'État Jefferson Davis, le Raton Pass a encore une hauteur de 6737 p. au-dessus de la mer. Comp. aussi Marcou, Réswné explicatif d*une Carte géologique, i^hy p. 113.
(79) [page 464]. 11 faut distinguer, en allant de TEst à rOuest, le dos de montagne de Zuni, où le Paso de Zulii s'élève encore à 7454 pieds; Zuiii viqo^ c'est-à-dire l'ancien Pxieblo, dont les ruines ont été dessinées par MoUhausen lors de l'expédition de Whipple, et le Pueblo de Zv/fii actuellement habité. A dix milles géographiques au nord de ce dernier \illage, près du fort Défiance, se trouve encore un très-petit territoire volcanique isolé. Entre le village de Zuni et la pente de la montagne qui descend vers le Rio Colorado Chiquito (litlle Colorado) se trouve à découvert la forêt pétrifiée que MoUhausen a très-bien copiée et décrite, dans un travail envoyé à la société géographique de Berlin. D'après Marcou (Résumé explic. d'une Carte géolog,, p. 59), on a trouvé des conifères recouverts d'une enveloppe siUceuse, mêlés aux fougères arborescentes fossiles.
(80) [page 464]. Toute cette description est faite d'après les profils de Marcou et la carte routière de 1855, citée plus haut.
(81) [page 465]. Les dénominations françaises, introduites par les chasseurs canadiens, sont généralement employées dans le pays et sur les cartes anglaises. Les positions topographiques des volcans éteints sont, d'après les dernières déterminations, ainsi qu'il suit : Frcmonfs Peak, lat., 43<>5', long., 112^ 3(y; Trow TVlonsJat., 43'^ 38', long., H 3«10'; Threo
Buttes, lat, À^W, long., H5*y ; FortHaU.y lat., ÂI^V,
(82) [page 465]. Voy. le travail du lieutenant Mullan sur la formation volcanique, dans Reparts of Explor. and SurveySy 1 1, 4855, p. 330 et 348; on peut consulter aussi les Rapports de Lambert et de Tinkham sur les Three BtJkUes, ibid., p. 167 et 226-230, et Jules Marcou, Résumé explic., etc., p. 4i5.
(83) [page 466]. Dana, Geology^ etc.: Elue Mountains, p. 616-621 ', Sacramento Butt, p. 649-651, Shasty Mountams, p. 630643, Cascade Rangea p. 614. Sur le MorUe Diablo Range, qui s'est fait jour à travers une roche volcanique, voy. aussi John Trask, on the Geology of the Coast Mountains and the Sierra Nevada, 1854, p. 13-18.
(84) [page 466]. Voy. Venegas, Noticia de la Califomiay 1757, t. I, p. 27, et Duflot de Mofras, Ej^loration de l'Orégon et de laCalifomie, 1844, 1. 1, p. 218 et 239.
(85) [page 467]. Cosmos, i. IV, p. 682 (note 79).
(86) [page 467]. Dana (Geology, p. 615 et 640) évaluait la hauteur du volcan de Sainte-Hélène à 15000 pieds, et celle de Mount Hood, au-dessous de ce nombre; mab d'après d'autres, le Mount Hood n'aurait pas moins de 18316 pieds anglais = 17 176 pieds de Paris; par conséquent, 2 370 pieds de Paris de plus que le sommet du Mont-Blanc, et 4 438 pieds de plus que Fremon^s Peak, dans les Rocky Mowntains. Le Mont Hood ne serait, d'après cela, que de 536 pieds plus bas que le Cotopaxi (Landgrebe, Naturgeschichte der Vulcane^ 1. 1, p. 497); mais d'après Dana, le Mont Hood ne dépasserait le sommet le plus élevé des Rocky Mountains que de 2300 pieds au plus. Je crois toujours bon de signaler ces Yeariantes lectiones.
(87) [page 467]. Dana, Geology, etc., p. 640 et 643-645.
(88) [page 467]. Variantes antérieures: 9550 pieds d'après Wilkes; 12700 pieds d'après Simpson.
(89) [page 469]. Cosmos, t. IV, p. 301 et 668 (note 71).
(90) [page M9]. Karsten^ Archiv fur MimrcUogiey t. I, 18S9, p. S4d.
(91) [page 469]. Bumboldt, Essai polUiqw sur laNomeHe- Espagne.i. I, p. 266; t. II, p. 310.
(92) [page 469]. D'après un manuscrit qu'il m'a été permis de compulser dans les archives de Mexico, en 1803, toute la côte de Nutka, jusqu'à Tendroit appelé plus tard Cook's Jnlety fut visitée lors de Texpédition de Juan Ferez et Est&van José Martinez, en 1774 (Essai polUiqtjke, etc., p. 296- 298).
(93) [ page 470 ].Voy. M'Clure, Discovety of the N. W. Passage, p. 99; Papers relative to tlie Arctic Expeditiorif 1854, p. 34 ; Miertsching's Reise^Tagebuchy Gnadau^ 1855, p. 46.
(94) [page 474]. Dans les Antilles, Tactivité volcanique se borne aux Petites Antilles; trois ou quatre volcans encore actifs ont été soulevés sur une faille dirigée du Sud au Nord et un peu arrondie en arc^ à peu près parallèle aux failles volcaniques de l'Amérique centrale. Déjà, en exposant les réflexions que suscite la simultanéité des tremblements de terre dans les vallées de TOhio, du Mississipi et de TArkansas^ avec ceux du bassin de TOrénoque et de la côte de Venezuela, j'ai décrit; à un point de vue géognostique^ la petite mer des Antilles^ comme formant jadis un seul bassin avec le golfe du Mexique et la grande plaine de la Louisiane entre les Alleghanis et les Rocky Mountains {Relation historique, etc., t. Il; p. 5 et 19). Ce bassin est coupé au milieu, entre 18^ et 22® de latitude, par une rangée de montagnes plutoniqueS; qui s'étendent du cap Catocbe, dans la presqulle Tucatan, jusqu'à Tortola et Virgen Gorda. Cuba, Haïti et Portorico
forment une rangée qui court de l'Ouest à TEst, parallèlement à la chaîne de granité et de gneiss de Caracas ; les Pe* tîtes-Antilles^ pour la plupart volcaniques, servent à réunir la chaîne plutonique des grandes Antilles avec celle du littoral de Venezuela^ et ferment à l'Est la partie méridionale du bassin. Les volcans encore actifs sont situés depuis 13* jusquà 16* 1/2. Us se succèdent du Sud au Nord^ ainsi qu'il suit :
Le volcan de Tile Saint-Vincent ^ auquel ou attribue une hauteur tantôt de 3000 pieds, tantôt de 4740. U était tranquille depuis 1718, lorsqu'il a eu une immense éruption de lave, le 27 avril 1812. Les premiers ébranlements conunencèrent près du cratère dès le mois de mai 1811, trois mois après que Tlle Sabrina eut été soulevée du fond de la mer^ an milieu des Açores. Les premières secousses se firent sentir faiblement au mois de décembre de la même année, dans U vallée montagneuse de Caracas , à 3280 pieds au-dessus de la mer. La destruction complète de cette grande ville eut lieu le 26 mars 1812. De môme que Ton attribue avec raison le tremblement de terre qui a détruit Cumana, le 14 décembre 1796^ à Téruption du volcan de la Guadeloupe (fin de septembre 1796), la destruction de Caracas paraît avoir été produite par la réaction d'un volcan situé aussi dans les Antilles ^ mais plus au sud du volcan de Ttle Saint-Vincent. Le 30 avril 1812, on entendit dans les vastes prairies (Llanos) de Calabozo et sur les rives du Rio Apure, 48 milles géograpl^ues avant sa jonction avec TOrénoque^ un bruit souterrain terrible et semblable à des décharges d'artillerie (Humboldt. Relation historiquôy etc., t. II, p. H). Le volcan de Saint-Vincent n'avait point vomi de lave depuis 1718; le 30 avril, un torrent de lave sortait du cratère situé au sommet de la montagne, et arriva en quatre heures au bord de la mer. Une chose très-étrange m'a été affirmée par des hommes fort intelligents, qui faisaient le cabotage, c'est que le bruit a été beaucoup plus fort en pleine mer qu'auprès de Ttle.
Le volcan del'ileSan Lucia, habituellement désigné comme
une simple solfatare, n'a que 1200 à i 800 pieds de hauteur. Dans le cratère se trouvent beaucoup de petits bassins, remplis périodiquement d'eau bouillante. Une éruption de scories et de cendres fut observée, dit-on, en 1766, ce qui serait un phénomène rare dans une solfatare. Si, en effet, on ne peut mettre en question, d'après les recherches approfondies de James Forbes et de Poulett Scrope, l'éruption de la solfatare de Pozzuoli en 1198, on peut être tenté de considérer cet événement comme un effet latéral, dû au voisinage du volcan principal, le Vésuve (voy. Forbes, dans £dtm&. Jov/rruU of Science, 1. 1, p. 128, et Poulett Scrope, dans les Transact, of the Geolog. Society^ 2* série, t. II, p. 346). Lancerote, Haaii tew, les lies de Sonde nous présentent des exemples analogues d'éruptions très-éloignées des cratères du sommet, qui sont le véritable siège de l'activité. Il est vrai que, lors des grandes éruptions du Vésuve, dans les années 1794, 1822, 1850 et 1855, la solfatare de Pozzuoli n'a pas donné signe de vie (Jules Schmidt, ûber die Eruption des Vesuvs im Mai 1855, p. 156). Longtemps avant Téruption du Vésuve, Strabou (l. V, p. 245) parle vaguement de feu, près de Gyme et de Phlegra, dans la campagne de Dicsearchie, appelée Puteoli, dès le temps d'Annibal, par les Romains qui la colonisèrent. Mais il ajoute : « Quelques-uns croient que toute la contrée jusqu'à Baja et Cymefut appelée ainsi, parce qu'elle est remplie de soufre, de feu et d'eaux chaudes; quelques-uns même pensent que Gymœa (Gumanus ager) fut appelée Phlegra pour la même raison D . Au même endroit, Strabon mentionne encoi*e des coulées
de feu et d'eau, « itpox&à; tcO icupôç xal toO Hiaxcç, n
L'activité volcanique, dont auraient fait preuve à la Martinique, dans les temps modernes, la montagne Pelée, haute, d'après Dupuget, de 4416 pieds, le Vauclin et les Pitons du Carbet, est encore plus douteuse. La grande éruption de vapeurs du 22 janvier 1792, décrite par Ghisholm, et la pluie de cendres du 5 août 1851 méritent d'être examinées de plus
La Soufrière de la Guadeloupe, à laquelle Amie et Le Boucber attribuaient une hauteur de 5100 et de 4794 pieds, mais qui n'a, d'après les mesures récentes et très-exactes de Charles Sainte-Claire Deville, que 4567 pieds, s^est révélée le 28 septembre 4797 (78 jours avant le grand tr«nblement de terre qui a détruit Cumana), comme un volcan rejetant de la pierre ponce (Rapport fait au général Victor Hugues par Amie et Hapel sur le Volcan de la Basse-Terre^ dans la nuit du 7 au 8 vendémiaire an vi, p. 46; voy. aussi Humboldt, Relation historique, etc., 1. 1, p. 316). La partie inférieure de la montagne est une roche dioritiqne; le c6ne volcanique ouvert au sommet est composé de trachyte contenant du labrador. Cette montagne, qu'on appelle 5ou/rière, à cause de son état habituel, ne parait jamais avoir laissé échapper de coulées de lave, ni du cratère placé au sommet, ni d'ouvertures latérales; mais les cendres provenant des éruptions de septembre 1797, décembre 1836 et février 1837, qui ont été examinées avec le soin qu'apportait à toutes ses expériences l'excellent et regrettable Dufrénoy, ont été reconnues pour des fragments de lave pulvérisés, dans lesquels on a constaté la présence de pyroxène et de minéraux feldspathiques (labrador, rhyacolithe et sanidine). Voy. Lherminier, Daver, Él:e de Beaumont et Dufrénoy, dans les Comptes rendus de VAcadémie des ScienceSyi. IV, 1837, p. 294, 651 et 743-749. M. Deville a reconnu aussi, dans le trachyte de la soufrière, de petits fragments de quartz, avec des cristaux de labrador (Comptes rendus, t. XXXII , p. 675), de même que Gustave Rose a trouvé des dodécaèdres hexagones de quartz dans les trachytes des volcans d'Arequipa (Meyen, Reise um die Erde, t. II, p. 23).
Le phénomène que nous venons de décrire, à savoir l'éjection temporaire de formations très-diverses à travers les crevasses d'une soufrière, rappelle d'une manière sensible que les noms de solfatare, de soufrière ou de fumarolle ne désignent, à proprement parler, que certains étals de ractivité
volcanique. Des volcans qui jadis ont lancé des laves ou, à défaut de laves, des scories désagrégées, d'un volume considérable, ou ces mêmes scories réduites en poudre, arrivent, quand leur activité diminue, à une période, où ils ne donnent plus que du soufre sublimé , de Tacide sulfurique et de la vapeur d'eau. Si, dans cet état, on les appelle des demivolcans, on accrédite facilement Topinion qu'ils forment une classe de volcans à part. Bunsen, qui, avec Boussingault, Senarmont , Charles Deville et Daubrée , a fait faire à la science de si magnifiques progrès, par Tapplication ingénieuse de la chimie à la géologie et principalement aux phénomènes volcaniques, montre comment, lorsque^ dans les volatilisations de soufre qui accompagnent presque toutes les éruptions volcaniques, les masses de soufre se rencontrent sous forme de vapeur avec les roches pyroxéniques enflammées, Tacide sulfureux naît de la décomposition partielle de Toxyde de fer contenu dans ces roches. Si plus tard l'activité volcanique tombe à des températures peu élevées, l'activité chimique de cette zone entre dans une nouvelle phase. Les combinaisons du soufre avec le fer et peu^étre avec les bases métalliques des terres et des alcalis com^ mencent à réagir sur la vapeur d'eau, et le résultat de ces actions réciproques est la foimation d'hydrogène sulfuré et des produits qu'il engendre en se décomposant, c'est-à-dire de rhydrc^ène libre et de la vapeur de soufre. Les fumarolles sulfureuses survivent pendant des siècles aux grandes éruptions volcaniques. Les fumarolles d'acide muriatique ou hydrochlorique appartiennent à une période plus récente. Elles ne peuvent que rarement prendre le caractère de phénomènes permanents. La formation de l'acide hydrochlorique dans les gaz des cratères résulte de ce que le sel commun, qui se montre si souvent comme un produit de volatilisation sur les volcans, principalement sur le Vésuve , est , à des températures plus élevées et sous l'action de la vapeur d'eau, décomposé par des silicates en acide hydrochlorique et en soude, et que cette der-
nière substance se combine avec les silicates qu'elle trouve formés. Les fumarollesd'acîde hydrochlorique^ qui souvent se manifestent dans les volcans de lltalie, sur les proportions les plus grandioses^ et qui^ dans ce cas^ sont accompagnées ordinairement de grandes sublimations de sel commun^ sont de peu d'importance en Islande. Gonune derniers anneaui de cette chaîne de phéncmiènes^ il reste encore les étiianaiicms d'acide carbonique. On a jusqu'ici presque complètement négligéy dans les gaz volcaniques^ l'hydrogène qu'ils peuvent contenir. Il s'en trouve dans la source de vapeur des grandes solfatares situées à Krisuvik et à Reykjalidh en Islande; et dans ces deux endroits, Fhydrogène est mélangé avec Tbydrogène sulfuré. Gomme Thydrogène sulfuré et l'acide sulfureux en contact se décomposent mutuellement, en dégageant du soufre, ils ne peuvent jamais se montrer en m^e temps; mais ils se trouvent assez souvent très-rapprochés l'un de l'autre sur le même champ de f umaroUes. S'il était impossible de méconnaître le gaz hydrogène sulfureux dans les solfatares d'Islande que nous avons citées plus haut, il manquait, au contraire, complètement dans cet état des solfatares où se trouvait le cratère de l'Hécla, peu de temps après Téruption de 4845, c'est-à-dire dans la première phase des effets subséquents de l'activité volcanique. On ne pouvait constater la moindre trace d'hydrogène sulfuré ni par Podorat ni à Taide de réactifs, tandis que, à une grande dislance, une sublimation de soufre abondante faisait reconnaiti-e d'une manière ceilaine à Todorat la présence de l'acide sulfureux. Il est vrai que, à l'approche d'un cigarre allumé, se montraient au-dessus des fumarolles ces épais nuages de fumée, qui, d'après les expériences de Melloni et de Piria, révèlent les plus faibles traces d'hydrogène sulfuré (Comptes rendus^ t. XI, 1840, p. 352, et Poggendorff's Armaleriy supplém., 1842, p. 5ii). Mais comme on peut facilement se convaincre que le soufre seul, s'il est sublimé avec des vapeui*s d'eau, produit le même phénomène, on peut toujours ^^^^uter qu'une
trace, si légère qu'elle soit, d'hydrogène sulfuré, accompagnât les émanations des cratères dé THécIa (1845) et du Vésuve (1843). Comparez Texcellent travail, si important au point de vue géologique, de Robert Bunsen, sur la formation des roches volcaniques de l'Islande, dans PoggendorTs Anmlen, t. LXXXIII, 1851, p. 241, i44, 246, 248, 250, 254 et 256 : ce Mémoire est un complément et une rectification des travaux publiés en 1847 dans les Annalen der Chimie und Pharmacie de Wœhlcr et Liebig (t. LXII, p. 19.) Gay-Lu3sac remarquait déjà, lorsque, à Tépoque de la grande éruption de lave de 1805, je visitai avec lui les champs Phlégréens, que les émanations des solfatares de Pozzuoli n'étaient pas de Tbydrogène sulfuré , et qu'elles ne déposaient pas de soufre, au contact de Fatmosphère, comme Breislak l'avait soutenu, dans son Essai minéralogique sur la soufrière de Pozzuoli ({19^^ p. 128-130). Le pénétrant Arcangelo Scacchi nie également d'une manière positive la présence de Thydrogène sulfuré , parce que le mode d'analyse proposé par Piria ne lui paraissait prouver que la présence de la vapeur d'eau : a Son di a^-visoche lo solfo émane mescolato a i vapori acquei senza essere in chimica combinazione con altère sostanze» {Memorie geologiche suUa Campania, 1849, p. 49-121). L'analyse sérieuse des gaz émanés de la solfatare de Pozzuoli, que j'attendais depuis si longtemps, a été faite enfin tout récemment par Charles Sainte-Claire Deville et LeUanc; elle a parfaitement prouvé l'absence de l'hydrogène sulfuré {Comptes rendus de l'Acad. des sciences, t. XLIII, 1856, p. 746). Sartorius de Waltershausen ( PhysischrGeographische Skizze von Island, 1847, p. 120) remarquait au contraire, en 1811, sur les cônes d'éruption de l'£tna, une forte odeur d'hydrogène sulfuré, là où Ton n'avait trouvé , les années précédentes, que des traces d'acide sulfureux. Ch. Deville a reconnu une petite partie d'hydrogène sulfuré, non pas àGirgenti et dans les Macalube, mais sur le versant oriental de l'Etna, dans la source de Santa-Venerina. Il est étrange, IV. 48
que rimporUnte série d'analyses qaeBoussingault a fiâtes snr les volcans de la chaîne des Andes à émanations gazeuses, depuis lePuracé et le Tolima jusqu'aux plateaux de losPastos et de Quito, n'aient révélé la présence ni de Tacide hydrechlorique ni de Thydrogène sulfuré.
(95) [page 475]. Les travaux antérieurs donnent pour les volcans encore allumés les nombres suivants : d'après Werner, 493 ; d'après César de Leonhard, 487; d'après Arago, 475 {Astronomie populaire, t. III, p. 170). On voit que tous ces résultats sont inférieurs au mien. Les différences en moins, qui oscillent entre 4/8 et 4/4,5, proviennent à la fois des divers principes d'après lesquels on classe les volcans en volcans éteints et en volcans actifs, et de Tinsuffisance des matériaux. Nous avons déjà remarqué plus haut, et Texpérience historique nous a appris, que des volcans qui passaient pour éteints se sont réveillés après de très-longs intervalles, de sorte que le chiffre que je donne est plus tôt trop faible que trop élevé. Ni Léop. de Buch, dans l'appendice de sa belle Description des îles Canaries, ni Landgrebe, dans sa Géographie des Volcans, ne se sont hasardés à donner un r^ltat général.
1(96) [page 476]. Cette description est tout à fait en opposition avec celle qui a été souvent reproduite d'aprè£ Strabon, et qui est insérée dans les Armalen de Poggeodoiff (t. XXXVU, p. 490, pi. I). Un auteur plus récent, Dion Cassius, qui vivait sousSeptime Sévère, est le premier, non pas qui signale» comme on Ta prétendu souvent, Texistence de plusieurs sommets, mais qui tâche de démontrer que la forme du sommet avait changé avec le temps. Il rappelle, à ce sujet, ce qui confinne complètement le récit de Strabon, que le sommet formait autrefois une véritable plate-forme. Voici ses propres paroles (1. LXVI, c. 24, t. IV, 4824, p. 240, édit. de Stun) : € Le Vésuve est »tué au bord de la mer près de Naples, et a d'abondantes sources de feu. Toute la montagne était jadis
d'égale hauteur^ et la flamme s'échappait du milieu; ce n'est que sur ce point que le volcan est enflammé. Nulle part il n'y a eu de feu jusqu'à ce jour à rextérieur, et comme d'ailleurs le milieu est desséché par la chaleur et transformé en cendres, les sommets à Fentour ont conservé leur ancienne hauteur; mais toute la partie ignée, consumée à la longue, s'est creusée par un afiaissement progressif, de sorte que, s'il est permis de comparer les grandes choses aux petites^ tonte la montagne ressemble à un amphithéâtre. > (Comp. Sturz^ t. VI^ AnnoU II| p. 568), Ce passage décrit clairement les parties de la montagne qui, depuis Tannée 79 sont devenues les bords du cratère* La conjecture qui rapporte ce passage à YAtrio del Cavallo ne me parait pas juste. D'après le grand et excellent travail hypsométrique, publié en 4855 par un astronome trèsactif et très-distingué^ Jules Schmidt, la PwUaNasone de la Somma a 590 toises; VAtrio del Cavallo y au pied de la Punta Nasone, 447 t.; la Punta ou Rocca del Polo, la partie la plus élevée de Tenceinte qui borde au Nord le cratère du Vésuve, 624 1. Nos opérations barométriques de 4822 avaient donné pour ces trois points 586 t., 403 1. et 629 t.; difierences : 4 t., 4 fc t. et 6 1. D'après Jules Schmidt {Eruption des Vesuvs im Mai 4855, p. 95), le niveau du sol de YAtrio del Cavallo a subi de grands changements depuis l'éruption du mois de février 48S0.
(97) [page 476]. Velleius Paterculus, qui mourut sous Tibère, signale en effet le Vésuve comme la montagne que Spartacus occupa avec ses gladiateurs (1. Il, c.30); mais Plutarque, dans la Vie de Crassus (c. 44), parle simplement d'une contrée montagneuse où l'on ne pouvait entrer que par ua passage étroit. La révolte de Spartacus eut lieu Tan 684 de la fondation de Rome, par conséquent 152 ans avant l'éruption du Vésuve qui coûta la vie à Pline (24 août 79 ap. J.-C.). On lit, il est vrai, dans Florus ( 1. 1, c. 46) : a Vesuvius mons yEinaei ignis imifator,» et (1. III, c. 20) : a Fauces cavi mon-
tift. » Mais Flortis vivait sous Trajan; il avait par conséquent coonaissance de cette éruption, et savait ce que recelait l'inté. rieur du volcan. Si donc il lui donne Tépithète de caous, cela ne peut rien préjuger sur sa configuraticm antérieure, ainsi qu'on Ta déjà remarqué.
(98) [page 476]. Diodore de Sicile, 1. lY, c. 21^ 5.
(99) [page 476]. Polybe, 1. II, c. 17. (400) [page 476]. Strabon, 1. Y, p. 2M. (i) [page 477]. Yitruve, l. Il, c. 6.
(2) [page 477]. Yitruve, dans tous les cas^ écrivait avant Pline l'ancien. Cela résulte non- seulement de ce qu'il est cité trois fois dans la liste des sources auxquelles a puisé Pline (1. XYI, XXXY et XXXYI), liste dont le traducteur anglais Newton a contesté à tort Tauthenticité, mais aussi de ce que, dans un passage du livre XXXY (c. 14, § 470-172), Pline a extrait lui-même un passage de Yitruve, ainsi que l'ont démontré Sillig (t. Y, 1854, p. S72et277) etBrunn, dans la dissertation de Auctorum indicibus Plinianis (Bonnse, 4856, p. 55-60). Hirt, dans son Mémoire sur le Panthéon, place la composition du Traité de Yitruve sur l'Architecture entre les années 44 et 46 de notre ère. — Au sujet de la conjecture de de Leop. ,d^ Buch exposée plus bas, voy. les ArmaUn de Poggendorff, t. XXXYII, p. 475-480.
(3) [page 478]. On Ht dans Carminé lippi ( 4846, p. 40): c Pu il fuoco 0 l'acqua che sotterrè Pompei ed Ercolano ? Yoy. aussi Scacchi. Osservazoni entiche suUa maniera corne fu seppellita l'Ântica Pompeij 4843, p. 8-40.
(4) [page 480]. Sir James Ross, Voyage to the antœraic Régions, 1. 1, p. 247, 220 et 364.
(5) [page48i J. Gay-Lussac, Réflexions sur Us Yokaïis,d9m tes Annales de Chimie et de Physiqtie, t XXII, 4823, p. ^7;
CosmoSy t. IV, p. 190; Arago^ Œuvres complètes , t. III, p, 47.
(6) [page 482]. D'après les réductions à Timana, le volcan de la Fragua est situé environ par i^tô' de lat. bor. , 77® 50' de longit. Yoy., dans le grand Atlas de mon Voyage, la Carte hypsomètrique des nœuds des montagnes dans les Cordillères, 1834, pi. V. Voy. aussi pi. XXH et XXIV. Cette montagne, reculée vers TEst dans une position isolée, mériterait d'être visitée par un géognoste capable de faire aussi des détermi- Dations de lieu astronomiques.
(7) [page 482]. Cosmos, U ÏV, p. 349 et 340-350.
(8) [page 482). Comos, t. IV, p. 263-271.
(9) [page 483]. Pour les trois groupes qui, d'après l'ancienne nomenclature géographique, appartiennent à l'Auvei^e, au Vivarais et au Velay, j*ai calculé les distances , en mesurant Tintervalle compris entre l'extrémité septentrionale des chaînes et la partie de la Méditerranée qui s'étend du golfe d'Aigues-Mortes à Cette. Dans le premier groupe, celui du Puy-de-Ddme, on cite, comme le point le plus septentrional, un cratère taillé dans le granité, près de Manzat et nommé le Gour de Tazena (Rozet, dans les Mémoires de la Société géologique de France). Dans une position plus méridionale encore que celle du groupe du Cantal, à 48 milles géographiques tout au plus des côtes de la mer, est situé le petit cercle volcanique de la GuioUe, près des monts d'Aubrac, au nord-ouest de Chirac. Voy. Isl Carte géologique de France^ 4841.
(10) [page 483]. Humboldt, Asie centrale, t. II, p. 7-64, SI 6 et 335-36<^; Cosmos, 1. 1, p. 279. Je me suis assuré que la célèbre carte catalane de 1374, conservée comme un bijou parmi les manuscrits de la Bibliothèque de Paris, contient déjà rindication du lac alpin Issikoul, situé sur la pente septentrionale du Thian-schan, et auquel des voyageurs russes sont parvenus, il y a peu de temps, pour la première fois.
Strablenbergy dans Touvrage intitulé der nôrdlicke und ôsOikhe Theil von Europa und Asien (Stockholm, 1730, p. 327), a le mérite d'avoir représenté le premier le Thîan-schan comme une chaîne indépendante , mais sans avoir rien soupçonné de son activité volcanique. Il lui donne le nom très-vague de Mousari, ce qui, joint à ce que le Bolor portait le nom également très-peu caractéristique de MtLStag, dont Mousart n'est luimôme que la corruption, a produit pendant un siècle une confusion funeste dans les descriptions et la nomenclatore des chaînes méridiennes et des chaînes parallèles, situées au nord de THimalaya. Mustag est un mot tatare qui signiQe chaîne neigeuse (Schneekette, Snow-Ghain, Sierra Nevada). Le mot Himalaya, dans le livre des Lois de Manou, signifie lui-même le séjour de la neige, de alaya séjour et hyma neige ; c'est le Sive-schan des Chinois. 1100 ans déjà avsmt Strahleobei^, sous la dynastie des Soui, contemporaine du roi Dagobert, les €3ûnois possédaient des cartes dressées par Tordre du gouvernement^ qui représentaient tout le pays compris entre le fleuve Jaune et la mer Caspienne, avec l'indication du Kouen-lon et du Thian-schan. Ce furent certainement ces deux chaînes de montagnes, particulièrement la première, qui, lorsque l'expédition des Macédoniens eut mis les Grecs en relation plus intime avec Tintérieur de TAsie, répandirent parmi les géographes la connaissance d'une ceinture de montagne, partageant tout le continent en deux parties, et s'étendant depuis l'Asie Mineure jusqu'à l'océan Indien, depuis l'Inde et la Scythie jusqu'à Thinœ (voy. Strabon, 1. 1, p. 68; 1. XI, p. 490, et mon Asie centraley t. l, p. 118-129, 194-203, et t. 11, p. 413-425). Dicsearque et après lui Eratosthène désignaient cette chaîne comme le prolongement du Tawrus, dénomination qui corn* prenait la chaîne de l'Himalaya, a L'Inde, dit expressément Strabon (1. XV, p. 689), est bornée au Nord, dq>uis Ariane jusqu'à la mer Orientale, par Textrémité du Taurus, dont les indigènes désignent les diverses parties sous les noms de ParopamisuS; Emodus, hnaus et d'autres encore. Les Macé-
donieos appellent cette chaîne le Caucase. » Auparavant^ dwaa la description de la Bactriane et de la Sogdiane, Strabon avait écrit : « La dernière partie du Taurus appelée Imaus touche à la mer Orientale (probablement Tocéan Indien). » La distinct tion des montagnes situées au delà et en deçà du Taurus témoigne elle-même de la croyance à une chaîne parallèle unique, dirigée de TEst à TOuest. Plus tard, à Tépoque de Pto« lémée, lorsque le commerce, surtout le commerce de la soie fit de rapides progrès, on transporta la dénomination d'Imaus à la chaîne méridienne du Bolor, ainsi que le prouvent plusieurs passages du VI* livre de sa Géographie {Asie centrale, 1. 1, p. i46-16S). La ligne parallèle à Téquateur par laquelle la chaîne du Taurus partage tout le continent asiatique, d'après les vues des géographesgrecs, fut nommée d'abord par un élève d'Aristote, Dicffiarque, diaphragme^ ou mur de séparation , parce que Ton pouvait déterminer la latitude d'autres points eu menant des perpendiculaires à cette ligne. Ce diaphragme n'était autre que le parallèle de Rhodes, prolongé à TOuest jusqu'aux colonnes d'Hercule^ à l'Est jusqu'aux côtes de Thinœ (voy. Agathémère, dans la collection des Geographi grxci Minores d'Hudson^ t. II, p. 4). La démarcation de Dicœarque, également intéressante au point de vue géognostique et au point de vue orographique, passa dans l'ouvrage d'Eratosthène, qui en fait mention au III® livre de sa description de la Terre , pour éclaircir le tableau du monde habité. On peut juger de l'importance que Strabon attachait à cette division, par ce fait qu'il admet, sur le prolongement de la ligne qui traverse l'océan Atlantique près de Thinœ, l'existence d'un autre monde habité , peut-être même de plusieurs mondes (1. I, p. 65). On ne peut dire, cependant, que les paroles de Strabon soient une prophétie. Au lieu de l'océan Atlantique, on s'attendrait à voir la mer Orientale, nom sous lequel les géographes désignaient d'ordinaire la mer du Sud ou l'océan Pacifique; mais comme Strabon appelle l'océan indien au Sud du Bengale la mer Atlantique du Sud^ on a
pu supposer que les deux mers n'en faisaient qu'une, an sudest de rinde, et elles ont été souvent confondues. Ainsi on lit au livre II, p. 130 : « L'Inde, le plus vaste et le plus favorisé des pays, s'étend jusqu'aux rivages de la mer Orientale et de h mer Atlantique du Sud » ; et 1. XV, p. 689 : a La côte mâridionale et la côte orientale de l'Inde qui sont beaucoup plas étendues que les limites occidentale et septentrionale, s'avancent dans l'océan Atlantique. » Strabon a évité, dans ce passage, comme dans celui que j'ai cité plus haut relativemoiti Thinae (1. 1, p. 65), l'expression de mer Orientale. Occupé sans interruption, depuis 1792, de la direction et de l'inclinaison des couches montagneuses, et de leur rapport avec l'orientation des chaînes, j'ai cru devoir signaler cette circonstance, que, en moyenne, le parallèle que suit dans toute son étendue le Kouen-lun, y compris son prolongement occidental,* Hindou-Kho, aboutit à la mer Méditerranée et au détroit de Gibraltar (voy. Asie centrale, t. I, p. 118-127, et t. II, p. 115-118), et qu'il peut exister une relation entre ce soulèvement et ce crevassement de Técorce terrestre d'une part , et de l'autre la dépression du sol de la mer, dans un vaste bassin dont l'activité volcanique s'exerce surtout sur la côte septentrionale. Je dois dire cependant que mon cher et vieil ami Élie de Beaumont, si profondément versé dans toutes ces relations géognostiques, s'est prononcé contre les vues que je viens d'exposer, par des raisons tirées du loxodromisme (Voy. Notice sur les Systèmes de montagnes, 1852, t. II, p. 667).
(11) [page ii8/i j. Cosmos, t. IV, p. 394.
(12) [page [|84]. Voy., sur la cause de la dépression d'une grande partie de l'Asie et sur ce fait que les pentes les plus rapides des chaînes de montagnes sont généralement tournées vers la mer la plus voisine, Arago, Astronomie poptklaire, t. lll, p. 66, 242.
(13) [page 485]. Klaproth, AsidpolygloUa,^. 232, et Mémoires relatifs à l'Asie (composés d'après V Encyclopédie chinoise, publiée par l'ordrede Tempereur Kanghi en iTli), 1. 11^ p. 342. Voy. aussi Humboldt, Asie centrale^ t. II, p. i25 et 136-143.
(14) [page 486]. Pallas, Zoographia Rosso-Asiaticay 1811,
(15) [ page 487]. Ce n'est pas, comme on pourrait le croire, dans la chaîne de l'Himalaya la plus voisine de la mer, dont quelques parties, comprises entre les montagnes colossales de Kuntscbindjinga et de Scbamalari, approchent du golfe du Bengale jusqu'à la distance de 107 et même de 94 milles géographiques, que commence à se manifeste l'activité volcanique; c'est dans la troisième chaîne , connue sous le nom de Thian-shan et séparée du golfe du Bengale par une distance presque quadruple, dont le soulèvement s'est opéré dans des circonstances très-particulières, c'est-à-dire par suite d'affaissements du sol qui ont déterminé des crevasses et rompu des couches. Les ouvrages géographiques des Chinois, dont Stanislas Julien a bien voulu poursuivre Tétude à mon instigation, nous apprennent que le Eouen-lun, le Tsi-schischan des Mongols, qui forme la limite septentrionale du Tibet, renferme, dans la colline Schin-khieou, une caverne d'où s'échappent incessamment des flammes (Asie centrale , t. n, p. 427-M7 et 483). Ce phénomène parait être tout à lait analogue à celui de la Chimère de Lycie, qui jette des flammes depuis des milliers d*années (Cosmos, i. IV, p. 289 et 660, note 58). Ce n'est point un volcan, mais une source de féu qui répand au loin une odeur suave, et qui peut-être renferme de la naphthe. LeRouen-lun, que le IK Thomas Thomson, le savant botaniste du Tibet occidental, déclare, dans sa Fhraindica (1855, p. 253), comme je l'ai fait moi-même dans V Asie centrale (t. I, p. 127, et t. Il, p. 431), être un prolongement de l'Hindou-Rho, auquel se relie la chaîne de TBima-
laya qui ooort du Sud-Est au Nord-Ouest, se rapproche tdement de rextrémité occidentale de cette chaîne que mou excellent ami Adolphe Schiagintweit regarde le Kouen-hin et THimalaya, à Fouest de Tlndus, comme formant un seul massif de montagnes {Report n^ IX ofthe magnetic Survey in India, by Adolf Schiagintweit^ 4856, p. 61). Mais dans toute la région qui s'étend à FEst jusqu'à 90o de longit. orient, près de la mer des Étoiles , le Kouen-lun court de TOuest à TEst, à7<^ 3(K de THimalaya, et forme une chaîne complètement indépendante, ainsi que nous rapprennent des descriptions détaillées^ composées au xvn* siècle de notre ère, sous la dynastie des Soui (voy. Klaprotb, Tableaux historiques de VAsie, p. dO&). Les frères Hermann et Robert Schlagintw^t sont les premiers qui aient réussi dans Taventureuse entreprise de passer de Ladak sur le territoire de Khotan, en traversant k Kouen-lun (juillet et septembre 1856). D'après leurs observations, faites toujours avec un soin si minutieux , la haute chaîne de montagnes, ceXLe où s'opère le partage des eaux et sur laquelle se trouve le passage de Karakorum, haut de 1 7 i 70 pieds, forme la limite septentrionale du Tibet, et suit la direction du Sud-Est au Nord-Ouest, parallèlement à la partie de FHimalaya située plus au Sud , à Touest du Dhawalagiri« Les fleuves de Yarkand et de Rarakasch, dont se compose en partie le grand système des eaux du Tarim et du lac Lop, ont leur source sur le versant nord-est de la chaîne de Karakorum. C'est de là que partirent les voyageurs, pour arriver, par Kissiikorum et les sources chaudes (49® centigr.) situées dans le petit lac alpin du Riouk-Kioul, à la chaîne parallèle de Kouen^un (Report, n<» VIIÎ, Agra, 1857, p. 6).
(16) [page 487). Geografh. Bote, 1855, p. 31.
(17) [page W8]. Comos, t. ï, p. -194-196, 497, 498, t. IV, p. 38-55, 378, 546-552 (notes 45-67).
(18) [page 488 1. Arago, Astronomie populaire, t. m.
p. 348) adopte à peu près la môme épaisseur pour la croule terrestre, à savoir, 40000 mètres, environ 5 milles et demi. Élie de Beaumont augmente cette épaisseur d'un quart {Systèmes de montagneSy t« III, p. iâ37). La plus ancienne évaluation est celle de Cordier^ qui va jusqu'à i4 milles géographiques. Lt théorie de la stabilité de Hopkins exigerait une épaisseur de 172 à 235 milles. J'adhère complètement, par des raisons géologiques, aux doutes que Naumann a élevés, dans son excellent ouvrage (Lehrbuch der Geognosie, t. 1, p. 62-64, 73-76 et 289), contre cette énorme distance entre l'intérieur liquide du globo et les cratères des volcans actifs.
(19) [ page 489 ]. La présence de l'argent dans l'eau de mer, découverte par Malaguli et confirmée par Field, est un exemple des changements de composition appréciables qui s'opèrent dans la nature par de irès-petites accumulations graduelles. Malgré l'immense étendue de TOcéan et la trèspetite surface des navires qui le traversent, c'est parle dépôt qui se produit sur le cuivre de ces navires que Ton a pu reconnaître récemment la trace de l'argent dans Teau de mer.
(W) [page 489]. Bunsen, ûber die chemischen Prozesse der vuikanisdhen Gesteinsbildungeny dans les Annalen de PoggendorS: t. LXXXUI, p. 242 et 246.
(2i) [page 490]. Comptes rendtAS de r Académie des Sciences, i. XLHI, 1856, p. 366 et 689. La première analyse exacte du gaz qui s'échappe avec bruit de la grande solfatare de Pozzuoli, et qui a été recueilli avec beaucoup de difficulté par M. Ch. Saint-Glaire Deville a donné 24,5 d'acide sulfureux, i4,5 d'oxygène, et 61,4 d'azote.
(22) [page 490]. Cosmos, t. IV, p. 237-244.
(23) [page 490]. Boussingault, Économie rurale, 1851, t. Il, p. 724-726 : a La permanence des orages, dans le sein
de Tatmosphère (sous les tropiques) est un fait capital , parce qu'il se rattache à une des questions les plus importantes de la physique du globe, celle de la fixation de Tazote de l'air dans les êtres organisés. Toutes les fois qu'une série d'étincelles électriques passe dans Tair humide, il y a 'production et combinaison d'acide nitrique et d'ammoniaque. Le nitrate d'ammoniaque accompagne constamment l'eau des pluies d'orage, et comme^ fixe par sa nature, il ne saurait se maintenir à Fétat de vapeur, on signale dans Pair du carbonate ammoniacal, et l'ammoniaque du nitrate est amenée sur la Terre par la pluie. Ainsi, en définitive, ce serait une action électrique, la foudre^ qui disposerait le gax azote de l'atmosphère à s'assimiler aux êtres organisés. Dans la zone équinoxiale, pendant l'année entière, tous les jours, probablement même à tous les instants, il se fait dans Pair une continuité de décharges électriques. Un observateur placé à l'équateur, s1l était doué d'organes assez sensibles, y entendrait continuellement le bruit du tonnerre. » lilaislesel ammoniac, aussi bien que le sel commun ou chlorure de sodium, se retrouve quelquefois dans les coulées de lave ellesHnémes , conjme un produit des sublimations des volcans; c'est ce qui arrive sur rfiécla, le Vésuve et l'Etna, dans la chaîne vdcanique de Guatemala (volcan d'Izalco), et surtout en Asie , dans la chaîne du Thian-schan. Il y a des années où les habitants de la contrée comprise entre Routsche, Turf an et Hami payent leur tribut à Tempereur de la Chine en sel ammoniaque (en chinois nao-scha^ en persan muschaden), qui est un objet important du commerce extérieur {Asie cerurcUe, t. H, p. 33, 38, 45 et 4%).
(24) [page 491]. Yiqfes de Boussiinga/ult, 4849, p. 78.
(25) [page 491 ]. Cosmos, 1. 1, p. 325 et 550.
(26) [page 492 J. Rozet, Mémoire sur les volcans d'Auvergne, dans les Mémoires de la SocièU géologique de France,
2« série, 1. 1, p. 64 et i2(M30 : « Les basaltes (comme les trachytes) ont percé le gneiss, le granité, le terrain hoailler^ le terrain tertiaire, et les plus anciens dépôts diluviens. On voit môme les basaltes recouvrir souvent des masses de cailloux roulés basaltiques; ils sont sortis par une infinité d'ouvertures dont plusieurs sont encore parfaitement (!) reconnaissables* Beaucoup présentent des cônes de scories plus ou moins considérables, mais on n*y trouve jamais des cratères semblables à ceux qui ont donné des coulées de lave.». »
(27) [page 492]. Ck)mme les morceaux granitiques enveloppés dans le trachytedu Jorullo (CosmoSy t. IV, p. 348).
(^) [ pc^ ^^]' 11 ^^ ^^ ^ même dans l'Eifel^ d'après rimp(^tant témoignage de M. de Dechen (voy. Cosmos, t. IV, p. 270).
(29) [page 493]. Cosmos, X. ÏV, p. 363. Le Rio de Guaiilabamba se jette dans le Rio de las Esmeraldas. Le village de Guaillabamba, près duquel j'ai trouvé des basaltes isolés, contenant de Tolivine^ est situé à 6480 pieds seulement audessus de la mer. Dans la vallée règne une cbaleur insupportable; elle est cependant plus grande encore dans le Yalle de Chota, entre Torsa et la YUla de Ibarray dont le sol s'abaisse jusqu'à n'être plus qu'à 4962 pieds de bauteur, et qui ressemble plutôt à une crevasse qu'aune vallée^ eu égard à sa profondeur qui est de 4500 pieds sur 9 000 seulement de largeur (Humboldt,/{ecuei/ ^Observations astronomiques, 1. 1, p. 307). L'éruption de débris connu sous le nom de Volcan de An^ sango, sur la pente de l'Antisana, n'appartient en aucune façon à la formation basaltique; c'est plutôt un tracbyte contenant de l'oligoclase et ressemblant à du basalte (voy., touchant l'antagonisme des basaltes et des trachytes, mon Essai géoffnostique sur le gisement des Roches, 1823^ p. 327- 336, 348 et 359.
(30) [page 406]. Sébastien Wiase, ExploraiUm du vokan
de Sartgay, dans les Comptes rendus de l'Accuièmie des Sciences, t. XXXVI, 1853, p. 721 j voy. aussi Cosmos, t. IV, p, 284 et 294*296. Wisse est parrenu jusqu'à ud point situé à 900 pieds du sommet dont le diamètre n'a pas moins de 456 pieds. Les fragments éruptifs de irachyte qu'il a recueiiiis sur la pente supérieure du cône sont formés, d'après Doussingault, d'une substance noire, semblaUe àdupechstein, dans laquelle sont empâtés des fragments de feldspath » peut-être de fddqpadi vitreux. Un phénomène remarquable, et qui parait unique jusqu'à ce jour dans les éruptions volcaniques, c'est que de petits fragments de quartz pur, aux arêtes aiguës, ont été rejetés en même temps que les grands quartiers de trachytes noirs. Je vois, dans une lettre de mon ami Boussiogautt, datée de janvier 1851, que le volume de ces fragments n'excède pas 4 centimètres cubiques. Il n'y a pas de quartz semé dans la masse trachytique elle-même. Tous les trachytes volcaniques que j'ai examinés dans les Cordillères de rAmérique méridionale ou du Mexique, et même les porphyres tracbytiqies dans lesquels se rencontrent les riches filons d'ar^nt de Real del Monte, de Moran et de Régla, au nord de la haute plaine de Mexico, sont complètement dépourvus de quartz. Malgré cet antagonisme appai*ent entre le quartz et le trachyte dans les volcans enflammés , je ne suis nullement disposé à nier rorigine volcanique des trachytes et des porphyres meulières que Beudant a signalées le premier; mais la manière dont ces roches ont fait éruption à travers des fissures n'a assurément aucun rapport avec la formation des échafaudages trachytiques en forme de cônes ou de dômes.
(31) [pi^[e 496]. Comos, t. IV, p. 263-269.
(32) [page 497]. L'astronome d'Olmutz, Jules Schmidt, a composé, avec des mesures de hauteur^ des angles d'inclinaison et des coupes verticales, un travail sur le Vésuve, sur la Solfatare, le monte Nuovo, les Astroni^ Rocca Monfina et les anciens volcans des États romains, dont la trace existe dans les
logo Bracciano et le logo di Bolsena, un travail qui est le plus complet que nous possédions en ce genre pour aucune contrée Tolcanique (voy. die Eruption des Yesms im Mai 1855, et dans TAtlas, les tables m^ IV et IX).
(33) (page hSH], A mesure que, depuis Tobias Mayer jusqu'à Lohrmann, Mâdler et Jules Schmidt, on a mieux connu la configuration de la surface lunaire, la confiance dans les grandes analogies que Ton croyait exister entre les échafaudages volcaniques de la Terre et ceux de la Lune a été plutôt en diminuant qu'en augmentant. Ce résultat tient moins à des rapports de dimension et au groupement^ constaté de bonne heure ^ d*un si grand nombre d'enceintes circulaires qu'à la nature des cannelures et à des systèmes de rayonnements qui ne répandent pas d'ombre, et qui ont plus de cent milles de longueur et d'un demi-mille à quatre milles de largeur, comme dans Tycho, Copernic, Kepler et Aristarque. n est intéressant de noter que déjà Galilée, dans sa lettre au Père Cristophe Grienberger, sulle montuosità délia Luna, croyait pouvoir comparer les montagnes circulaires de la Lune, dont il estimait le diamètre plus grand qu*il n'est réellement y avec l'enceinte montagneuse qui entoure de toute part la Bohème, et que Tingénieux Robert Hooke attribue, dans sa Micrographie, le type circulaire qui domine presque partout dans la Lune, à l'action de l'intérieur contre Textérieur {Cosmos, t. U, p. 767 et t. III, p. 535). En ce qui concerne les montagnes circulaires de la Lune, je me suis vivement mtéressé, dans ces derniers temps^ aux rapports de hauteur entre les montagnes centrales et les enceintes fortifiées ou les bords des cratères, ainsi qu'à l'existence de cratères parasites sur les fortifications elles-méme^. A la suite d'un grand nombre d'observations exactes, Jules Schmidt, ao tuellement occupé à continuer et à compléter la topographie de la Lune commencée par Lohrmann, déclare que pas une seule montagne centrale n'atteint la hauteur des bords de son cra-
— resterez et que vraisemblablement le sommet de ces montagnes est sensiblement inférieur à la partie de la surface lunaire d'où le cratère est sorti. Le cône de scories, qui s'est élevédans le cratère de Vésuve^ le ^ octobre 48^, et que l'on aperçoit de Naples, dépasse de 28 pieds, d*après les mesures trigonométriques de Brioschi, la PurUa del Polo, point culminant du bord septentrional du cratère, et élevé de 618 toises au-dessus de la mer* Au contraire, sur la Lune, un grand nom^nre de montagnes centrales, mesurées par Mâdl^ et Jules Schmidt, sont inférieures de 4 000 toises au bord moyen de Tenceinte, et de 400 toises à ce quePon peut regarder approximativement comme le niveau moyen du sol dans cette partie de la Lune (voy. Madler, dans le Jahrbuch de Schumacher pour 1841, p. S7i et 274, et Jules Schmidt, der Mond, 4856, p. 62). Ordinairement les montagnes delà Lune ou les massifs de nsontagnes ont plusieurs sommets, comme on le voit dans Théophile, Petavius et Bulliald. Copernic renferme 6 montagnes centrales; TAIphons seul présente un pic central proprement dit, qui se termine par une pointe aiguë. Cette disposition rappelle les Âstroni des champs Phlégréens, dont les masses centrales avaient avec raison, aux yeux de Léq[>. de Buch, une importance considérable. « Ces masses, dit-il, n'ont point fait éruption, non plus que les montagnes situées au milieu des cirques de la Lune. 11 n'a jamais existé de liaison permanente entre l'extérieur et l'intérieur; il n*y a point par conséquent de volcans. Ce que Ton voit dans la Lune est bien plutôt le type des grands dômes trachytiques, fermés au sommet, qui sont"" répandus en si grand nombre à la surfiace de la Terre, tels que ceux du Puy-de-Dôme et du Chimborazo » (PoggendorTs AnncUen, t. XXXVIl^ 4836, p. 183). La circonvallation des Astroni a partout la forme d'une ellipse fermée et ne s'élève jamais de plus de 130 toises audessus de la mer. Les sommets situés au centre sont de 403 toises inférieurs au minimum de l'enceinte qui borde les cratères du Sud-Ouest. Ces dômes forment deux rangées pa-
rallèles couvertes d'épais buissons (voyez Jules Schmidt, Eruption des Veswos, p. i Al, et der Mond, p. 70 et 1 03) . On doit compter parmi les plus remarquables objets que présente la surface de la Lune^ la montagne circulaire appelée Petavius^ dans laquelle tout le sol intérieur du cratère est arrondi en forme de dôme ou de vessie, ce qui n'empêche pas qu'il soit couronné par une montagne centrale. La convexité est ici la forme permanente. Dans nos volcans terrestres, la surface des cratères peut de temps à autre s'élever par Télasticité des vapeurs souterraines presque jusqu'à la hauteur des bords du cratère; mais aussitôt que les vapeurs se sont frayé un passage^ la surface se dégonfle et s'abaisse. Sur notre globe, les cratères qui ont les plus grands diamètres sont la CcUdeira de Fogo, à laquelle Charles Deville assigne un diamètre de  iOOtoises( 1,08 mille géographique), et la Caldeira de Palma, qui en a 3100 d'après Léop. deBuch, tandis que sur la Lune, Tycho et Théophile ont un diamètre, 1^ premier de 45 000 toises, le second de 50000, c'est-à-dire 11,3 et 13 milles géographiques. Les cratères secondaires ou parasites qui s'ouvrent sur l'enceinte du grand cratère sont très-fréquents dans la Lune. Le sol de ces cratères est ordinairement vide, comme sur la grande enceinte démantelée du Maurolycus. Plus rarement on y aperçoit une petite montagne centrale, peut-être un cône d'éruption, comme dans Longomontanus. Sur la belle esquisse représentant le système des cratères de TEtna, que mon ami l'astronome Christian Peters, actuellement dans rAmérique du Nord,à Albany, m'a envoyée de Flensburg, au mois d'août 1854, on reconnaît clairement le cratère marginal parasite, nommé Pozzo di Fuoco, qui s'est formé en janvier 1833, sur le bord Est-Sud-Est, et a donné jusqu'en 1843 phisieurs éruptions de lave considérables.
(3i) [page 4981.C'est en 18^, dans lasecondeédition deson TraiUde Minéralogie (t. IV, p. 579), qu'Haûy a appliquépour la première fois à une roche d'Auvergne le nom trop peu caracté- IV. 49
ristique de trachyte (pierre rude au toucher), si géoéralem^it employé aujourd'hui pour désigner la roche au milieu de laquelle se font jour les volcans. Haûy se borne à donner l'étymologie de ce nom et à décrire la roche brièvement, sans mentionner les dénominations plus anciennes de granité chauffé en place^eAnsi que l'appelait Desmarets, de trapi>-porph3^ et de domite. Avant 4822, cependant^ le nom de trachyte était déjà connu par des communications verbales qui avaient eu lieu à Toccasion des cours d'Haûy au Jardin des Plantes^ et on le trouve dans un Mémoire de Léopold de Buch sur les tles basaltiques et les cratères d'élévation (4818), dans le Traité de Minéralogie de Daubuisson (1819) et dans un ouvrage considérable, le Voyage en Hongrie de Beudant. Il résulte de lettres que j'ai reçues récemment de M. Éliede Beaumont que, d'après les souvenirs de M. Delafosse, aujourd'hui membre de Tlnsûtut, autrefois aide-naturaliste d'Haûy, la dénomination de trachyte remonte à l'intervalle compris entre rannéei8i3et i8f 6. La publicité donnée par Léop. de Buch au nom de domite paraît, suivant le témoignage d'Ewald, dater de Tannée 1809. Ce nom est mentionné pour la première fois dans la 3* lettre à Garsten ( Geognostiche Beobachtimgen auf Reisen dwxh Dmtschland und Italien^ i. Il, 1809, p. 244). On lit dans cette lettre : « Le porphyre du Puy-de-D6me est une roche particulière encore innonunée, formée de cristaux de feldspath ayant l'éclat du verre, de hornblende et de petites feuilles de mica noir. Dans les crevasses de cette roche, que je noniaie provisoirement domite, se trouvent de belles druses dcNit les parois sont couvertes de cristaux de mica ferrugineux. Dans toute la longueur du Puy, les cônes de domite alternent avec les cônes de scories. » Le second tome des Voyages , qui contient les lettres d'Auvergne, a été imprimé en 1806, mais il a paru seulement en 1809; c'est donc en 1809 que le nom de domite a été publié pour la première fois. D est remarquable que quatre ans plus tard, dans le Mémoire de Léop. de Buch sur le trapp-porphyre , il n'est plus question de
domite. J'ai cité dans le texte un profil des Cordillères joint à mon Journal de Voyage (juillet 1802), qui s'étend depuis 4^ de latit. bor. jusqu'à 4<> de lalit. auslr. , et qui porte pour titre Affinité entre le feu volcaniqxie et les porphyres; j'ai voulu rappeler que c'est ce profil, représentant les trois épanchements des groupes volcaniques de Popayan , de los Pastos et de Quito, ainsi que l'éruption du trapp-porphyre dans le granité et le schiste micacé du Paramo de Assuay, sur la grande route de Gadiud, à une hauteur de 14568 pieds, qui a disposé Léop. de Buch à m'attribuer d'une noanière trop positive et trop bienveillante cette découverte, a que tous les volcans de la chaîne des Andes ont leur siège dans un porphyre formant une espèce de roche distincte , et appartenant essentiellement aux formations volcaniques » (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften zu Berlin, fur J812 et 1813, p. 131, loi et 153). Je puis avoir plus que personne contribué à généraliser la connaissance de ce phénomène ; mais Nose, dont a longtemps méconnu les services, avait dès 1789 décrit, dans ses lettres orographiques, la roche volcanique du Siebengebirge a comme une espèce de porphyre particulière à la contrée du Rhin, très*voisine du basalte et du schiste porphyrique. p II dit que celte formation est caractérisée surtout parle feldspath, qu'il propose de nommer sanidine, et qu'elle appartient, d'après Tâge de sa formation , aux couches stratifiées moyennes ( Niederrheimsche Rtise, V part., p. 26, 28 et 47; 2« part,, p. 428). Léop. de Buch affirme que Nose avait déclaré cette formation de porphyre, qu'il appelle avec peu de bonheur porphyre granitiqiie, antérieure, ainsi que les basaltes, aux strates les plus récentes; c'est, je crois, une erreur de sa part. Le grand géognosie, enlevé trop tôt à la science, avait dit que toute cette roche eût dû être désignée sous un nom qui marquât son ttialogie avec les feldspaths vitreux, sous le nom par exemple de porphyre-sanidine, si elle ne portait pas déjà celui de trappporphyre {Abhandlungen der BerL Akademie fur 1812-1813,
p. 134). L'histoire de la nomenclature systématique d'noe science n*est pas sans importance, en ce sens qu'elle reflète la suite des opinions régnantes.
(35) [page 499]. Humboldt, Cosmos, 1. 1, préface^ p. m-vm.
(36) [page 500]. Léop. de Buch^ dans PoggendorS's iinnakn, t. XXXVII, 1836, p. 188 et 190.
(37) [page 500]. Gustave Rose, dans Gilbert's Armalm, t. LXXIII, 1823, p. 173, et Annales de Chimie et de Physique, t. XXiy, 1823, p. 16. C'est Breithaupt qui, le premier, a présenté l'oligoclase comme une nouvelle espèce de minéraux (Poggendorffs AnncUen, t. VIII, 1826, p. 238). Ont cru reconnaître plus tard que Toligoclase est identique avec un minéral observé par Berzélius dans un filon de granité qui a percé le gneiss près de Stockholm, et qu'il avait appdé Natron-Spodumen y par des raisons tirées de sa composition chimique. Voy. PoggendorflTs Annalen, t. IX, 1827, p. 281.
(38) [ page 501 ].Voy., sur le granité du Riesengebirge, Gustave Rose, dans Poggendorfl's Annalenyt, LVI, 1842, p. 617. Berzélius n'avait trouvé Toligoclase, son NcUron^Spodumen, que dans un filon de granité. Le travail que nous venons de citer présente pour la première fois cette substance comme un des éléments de la masse môme du granité. Dans ce Mémoire, Gustave Rose a déterminé l'oligoclase d'après sa pesanteur spécifique^ d'après la quantité de chaux qu'il contient, et qui est plus grande que dans l'albite , et sa fusibilité , plus grande aussi que celle de cette substance. Le même q)écimen, dont il a trouvé la pesanteur spécifique égale à 2^683, a été aussi analysé par Rammelsberg. Voy. Handwôrtarbwhder Minéralogie, Sv/pplem., p. 104, etG. Rose, uberdiezur GramSgrv^e gehôrenden Gebirgsarten, dans la Zeitschrift der deuischen geolog. Gesellschafï, 1. 1, 1849, p. 364.
(39) [page 5(H]. PoggendorTs Annalm, t. LXYI, 1845,
(40) [page 502]. Rozet, sur les Volcans de V Auvergne, dans les Mémoires de la Société géologique de France, 2® série^ 1. 1, i"» part., 1844, p. 69.
(41) [page 502]. Les fragments de leucitophyre, que j'ai ramassés sur le Monte-NuoYO, ont été décrits par Gustave Rose, dans les Geognostisehe BeobacfUungen de Fréd. Hoffmann (1839, p. 219). Sur les trachytes du Monte di Procida, dans nie du môme nom, et du rocher de San Martino, voy. Roth, Monographie des Yesuvs, 1857, p. 519-522, tab. VRl. Le trachyte de TUe dlschia contient, dans TArso ou courant de laves de Cremate qui date de Tannée 1301, du feldspath vitreux, du mica brun, de Taugite verte, du fer magnétique et de Tolivine {Ibid., p. 528 ); il ne renferme point de leucite.
(42) [page 502]. Les rapports géogoostiques et topographiques du Siebengebirge de Bonn ont été développés et généralisés avec beaucoup de sagacité et d'exactitude par mon ami le Directeur des Mines H. de Dechen, dans le Recueil intitulé: Yerhandlungen des naturhistorischen Vereins derpreuss. Rheinlande und Wesîphalens, 1852, p. 289-567. Toutes les analyses chimiques des trachytes du Siebengebirge , qui ont paru jusqu'à présent s'y trouvent reproduites (p. 323-356); il y est &dt mention aussi des trachytes du Drachenfels et du Rôttchen, dont la masse principale contient, outre de grands cristaux de sanidine ou feldspatti vitreux, beau<5oup de petites parties cristallines distinctes. Le docteur Bothe a examiné chimiquement ces parties, dans le laboratoire de Mitscherlich, et les a reconnues pour être de Toligoclase parfaitement conforme à Toligoclase de Danwikszoll , près de Stockholm, cité par Benélius (voy. Dechen, ibid., p. 340-346). La Wolkenbui^etle Stenzeiberg n'ont point de feldspath vitreux, et appartiennent non pas à la deuxième, mais à la troisième divi-
sion. Qs ont ce qu'on peut appeler la roche du Toluca. Le chapitre qui coutient la description géognostique du Sid)engebirge, et traite de l'âge relatif des conglomérats trachytiques et basaltiques (p. 405-461) contient beaucoup de points de vues nouveaux, a Aux filons de trachyte qui se présentent plus rarement dans les conglomérats trachytiques, et qui prouvent que la formation du trachyte a continué même après le dépôt de ces conglomérats (p. 413)^ s'associent d'abondants filons de basalte (p. 416). Uest sûr que la formation basaltique se prolonge jusqu'à une époque plus récente que la fonnation trachy tique, et la masse principale du basalte est ici plus jeum^ que le trachyte. D'autre part, il n*y a qu'une partie du basalte (p. 323) qui soit plus récente que la grande masse de houille. Les deux formations^ le basalte et la houille, se croisent dansk Siebengebirge, de môme qu'en tant d'autres endroits^ et doivent être regardées dans leur ensemble comme contemporaines. » Là où des cristaux de quartz très-petits se montrent comme une rareté dans les trachytes du Siebengebirge^ et d'après Noegerrath et Bischof, dans le Drachenfels et dans ia vallée de RhOndorf , ils remplissent des cavités et paraissent de formation plus récente (p. 61 et 370); ils peuvent avoir été produits par la décomposition du feldspath vitreux ou sanidine. J'ai vu une seule fois , en gravissant le ChimlxMSzo, à une hauteur de 16000 p., de pareils sédiments de quartz, mais très-minces^ déposés sur les parois des cavités de quelques masses trachytiques couleur de brique et très-poreuses (Humboldt, Gisement des roches, 1823, p. 336). Ces fragments, dont j'ai parlé plusieurs fois dans mon Journal de voyage , manquent aux collections de Berlin. L'altération de l'oligoclase ou de la pâte même de la roche peut donner de semblables traces de silice libre. Quelques points du Sicbengebirge méritent encore un examen nouveau et assidu. Le sommet le plus élevé, la LOwenburg, qu'on cite comme du basalte, parait être, d'après l'analyse de Bischof et de Kjerulf, une roche doléritique (H. de Dechen, p. 383, 386 et 393).
La roche de la petite Rosenau qu'on a appelée quelquefois sanidophyre^ appartient^ d'après G. Rose^ à la première division de ses trachytes, et se rapproche beaucoup de quelques trachytes des lies Ponza. Suivant Abich, dont malheureusement les observations ne sont pas encore pubUées^ le trachyte du Drachenfels^ qui contient de grands cristaux de feldspath vitreux y offre la plus grande ressemblance avec celui du Dsyndserly-dagh, haut de 8000 p. et situé au nord du grand Ararat^ au milieu d'une formation de nummulites superposée à des couches dévonlennes.
(43) [page 503]. La très-petite distance qui sépare le cap Perdica dans l'île d'Égine, les célèbres trachytes d'un brun rouge de l'île de Methone , et les sources sulfureuses de Broroolimni rendent vraisemblable que ces trachytes et ceux de rile Calauria appartiennent aussi à la troisième division de G. Rose (oligoclase mêlé de hornblende et de mica). Voy. Humboldt, Cosmos, t. IV, p. 260 et 642 (note 93), et Curtius, Peloponnesos , t. II, p. 439 et 446, tab. XIV.
(44) [ page 503]. Voy. l'excellente carte géologique des environs de Schemnitz, par le Conseiller des Mines, Jean de Peliko, 1852, et les Abhandlungen der K. K. geologischen Reichsanstalt, i. Il, 1855, !'• part, p. 3.
(45) (page 503]. Cosmos, t. IV, p. 452 et 738 (note 64).
(46) [ page 503). Les colonnes basaltiques de Pisoje, dont la partie feldspathique a été analysée par Francis (Poggendorff's Armaleny t. LU, 1841 , p. 471) et qui sont situées dans les plaines d'Amolanga , près des rives du Gauca et (les villages de Santa Barbara et de Marmato, se composent d'oligoclase un peu altéré, en grands et beaux cristaux, et de petits cristaux de hornblende. On peut citer, comme se rapprochant beaucoup de ce mélange : le porphyre dioritique quartzifère de Mai niato , qui a été rapporté par Degenhardt, et dont la partie feldspathique a été appelée par
Abich andésine ; la roche sans quartz de Cucunisapey près de MarmatOy de la collection de Boussingault (Charles Saiote- Claire Deville, Études de Lithologie, p. 5^) ; la roche que j'ai trouvée à 3 milles géographiques vers TEst du Ghimborazo, sous les ruines de l'ancien Riobannba (llumboldt, Mélanges de Géologie et de Physique générale, 1. 1, p. 183), et enfinla rodie des montagnes de l'Ësterel, dans le département da Var (Élie de Beaumont, Explication de la Carte géologique de France, 1. 1, p. 473).
(47) [page 504]. J. Marcou, Résumé of a geological reconnaissance from the Arkensas to Califomia, July 4854^ p. 46; Résumé explicatif dwne carte géologique des États-Dhis, iSS5, p. ii3y et Esquisse dune classification des charnes de montagnes de l'Amérique du Nord, 1855, p. 23.
(48) [page 504']. Charles Deville, qui a visité les îles Canaries vers la fin de i 842, a^ le premier, reconnu le feldspath dans les trachytes du Ténériffe^ voy. son Voyage géologique aux Antilles etauxUesde Ténériffe et de Fogo (1848, p. 14, 74 et 169), et V Analyse du feldspath de Ténériffe, dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. XIX, 1844, p. 46. a Les travaux <fe MM. Gustave Rose et H. Abich, dit ce remarquable géognoste, n'ont pas peu contribué, sous le double point de vue cristallographique et chimique, à répandre du jour sur les nombreuses variétés de minéraux qui étaient comprises sous la vague dénomination de feldspath. J'ai pu soumettre à l'analyse des cristaux isolés avec soin^ et dont la densité en divers échantillons était très-uniformément 2,593, 2,594 et 2,586. C'est la première fois que le feldspath oligoclase a été indiqué dans les terrains volcaniques, à l'exception peut^tre de quelquesunes des grandes masses de la Cordillère des Andes. H n'avait été signalé, au moins d'une manière certaine, que dans les roches éruptives anciennes ( plutoniques, granités, syénites, porphyres syénitiques, ); mais, dans les trachytes
du Pic de Ténériffe , il joue un r6ie analogue à celui du Labrador dans les masses doléritiques de TEtna. » Comp. aussi Ranunelsbergy dans la Zeitsch/rift der deutschen geologischen GeseUschaft , t. V^ 1853^ p. 691^ et le quatrième supplément de son Handworterbuch der chemischen Minéralogie, p.24S.
(49) [page 504 ]. La mesure trigonométrique du grand volcan mexicain, le Popocatepetl^ que j'ai exécutée le 24 janvier 1804^ dans le Uano de Tetimba^ est la première détermination de hauteur de ce volcan {Cosmos^ t. lY^ p. 47 et 549, note 57). Je trouvai que le sommet était élevé de i 536 toises au-dessus du Uano ; et comme la plaine est située elle-même à i 234 toises au-dessus de la côte de Véracruz, la hauteur absolue du volcan est de 2770 toises, ou 16 620 pieds. Les mesures barométriques qui ont succédé à ma détermination trigonométrique ont fait supposer que le volcan était plus haut encore que je neTavais indiqué dans mon Essai sur la Géographie des plantes (1807, p. 148), et dans mon Essai politique sur laNouveUe-Espagne (t. 1, 1825, p. 185). William Giennie, qui est parvenu pour la première fois au bord du cratère le 20 avril 1827^ a trouvé, d'après son propre calcul (Gazeta del Sol, publ. en Mexico^ n» 1432), 17884 p. anglais (2796 1.); une rectification du Conseiller supérieur des Mines^ Burkart, qui a rendu de si grands services à Fhypsométrie américaine, et la comparaison avec une hauteur barométrique calculée presque amultanément à Véracruz, réduisent cette évaluation à 16900 pieds. Une autre mesure barométrique calculée par Samuel Birbeck, d'après les tables d'Oltmanns (lOnov. 1827), n'a donné que 1 6 753 pieds. Celle d'Alexandre Doignon, qui présente un accord presque trop complaisant avec la mesure trigonométrique de Tetimba, donne 5403 mètres =s 16 632 pieds (Giunprecht, Zeitschrift fur allgemeine Erdkunde, t. IV, 1855, p. 390). Un homme d*une rare instruction, actuellement envoyé pnissien à Washington, M. de Gerolt, a également ri-
rite, avec le baron Gros, le sommet du Popocatepetl (28 mû 1833), et a trouvé, comme résultat d'une mesure barométrique trè&-exacte , que la Roca del Frailôy située au-dessous du cratère, est à i5850 pieds au-dessus de Tocéan.Les résultats hypsométriques que nous venons de cHer dans leur ordre chronologique ofiï'ent une contradiction étrange avec une mesure barométrique de M. Craveri, qui paraît avoir été faite trèssoigneusement^ et a été publiée par Pétermann , dans son important recueil , MittheUungen iiber wichtige neue Erforschtmgender Géographie, 1856, iO* livr., p. 358-361. M. Craveri n'a trouvé, en septembre 1855, pour la hauteur du botû le plus élevé du cratère, celui du Nord-Ouest, comparée au résultat qu'il a obtenu poiu* la hauteur moyenne de la pression atmosphérique àVéracruz, que 5 S30 mètres = 16099 pieds, c'est-à-dire 521 pieds ou i/32 de la hauteur totale de moins que je n'avais trouvé, un demi-siècle auparavant, par des mesures trigonométriques. Craveri estime aussi que la hauteur de Mexico au-dessus de la mer est inférieure de 184 pieds à celle que nous avons constatée, Burkart et moi, à des époques bien différentes. Il a trouvé 2217 mètres, au lieu de 2277 m. =1168 t. Je me suis expliqué plus en détail, dans le Journal du D' Pétermann (p. 479-481), sur les variations en plus et en moins qui peuvent affecter mes mesures trigonométriques, lesquelles malheureusement n'ont pas encore été suivies d'une deuxième expérience. Les 453 déterminations de hauteur que j'ai faites, du mois de septembre 1799 au mois de février 1804, à Venezuela, sur les rives boisées de l'Orénoque, de la Magdalena et de la rivière des Amazones, dans les Cordillères de la Nouvelle-Grenade, de Quito et du Pérou et dans les contrées tropicales du Mexique, qui toutes ont été calculées de nouveau par le professeur Oltmanns, d'après la formule de Laplace, avec les coefficients de Ramond , ont été publiées dans mon Nivellement barométrique et géologique (voy. Recueil d'Observations asîronomiques , L I, p. 295-334). Les déterminations ont été
faites sans exception avec les baromètres à cuvette et à niveau constant de Ramsden, non pas avec les appareils dans lesquels on peut insérer Tun après l'autre plusieurs tubes de Torricelli récemment remplis, ni avec les instruments que j'avais indiqués et décrits moi-même dans le Journal de Physique de Lamétherie (t. IV, p. 468), et qui n'ont été employés quelquefois, en Allemagne et en France, que dans les années i796 et 1797. Je me suis servi des mêmes baromètres à cuvette portatifs de Rarasden en 1805, dans le voyage que j'ai fait à travers l'Italie et la Suisse avec Gay- Lussac, et nous en avons été contents tous deux. Les excellentes expériences auxquelles Tastronome d'Olmûtz, Jules Schmidt, s'est livré sur le bord du cratère du Vésuve {Beschreîr bung der Eruption im mai 1855, p. 114-116) fournisse At de nouveaux motifs de satisfaction. Gomme je n'ai jamais gravi le sommet du Popocalepetl et que je l'ai mesuré trigonométriquement, le reproche que m'adresse Craveri (Petermann's Geogr. Mittheilungen, \0* livr., p. 359), d'avoir attribué à la montagne une hauteur insuffisante, par la raison que, d'après mon propre rapport, j'aurais employé des tubes de Torricelli fraîchement remplis, est absolument dénué de fondement. L'appareil à plusieurs tubes n'est pas même applicable à l'air libre, encore moins sur le sommet d'une montagne; c'est un de ces moyens qui, grftce aux facilités que présentent les grandes villes, peuvent être employés à de longs intervalles , lorsque l'observateur n'est pas suffisamment rassuré sur l'état de ses baromètres. J'y ai rarement eu recours, mais je le recommanderais encore aux voyageurs aussi chaleureusement que je Tai fait dans mes Observations astronomiques (t. I, p. 303-373) : « Attendu qu'il vaut mieux ne pas observer du tout que de faire de mauvaises observations, on doit moins craindre de briser le baromètre que de le voir dérangé. Comme nous avons, M. Bonpiand et moi, traversé quatre fois les Cordillères des Andes, les mesures qui nous intéressaient le plus ont été répétées à différentes reprises : on
est retourné anx endroits qui paraissaient douteux. On s'est servi de temps ad temps de V appareil de Mutts, dans lequel on fait rexpérience primitive de Torricelii, en appliquant suc* cessivement trois ou quatre tubes fortement chauffés^ remplis de mercure récemment bouilli dans un creuset degrés. Lorsqu'on est sûr de ne pas pouvoir remplacer les tubes , il est peut-être prudent de ne pas faire bouillir le mercure dans ces tubes mêmes. C'est ainsi que j'ai trouvé^ dans des expériences faites conjointement avec M. Lindner, professeur de chimie à l'école des Mines du Mexique^ la hauteur de la colonne de mercure à Mexico^ dans six tubes^ de :
259,7 lignes (ancien pied de Paris) 259,5 —
Les deux derniers tubes seuls avaient été pnigés d'air au feu, par M. Bellardoni, ingénieur d'instruments à Mexico. Comme l'exactitude de Texpérience dépend en partie de la propreté intérieure des tubes vides, si faciles à transporter, il est utile de les fermer hermétiquement à la lampe. » Dans les montagnes, on ne peut prendre les angles de hauteur du bord de la mer; les opérations trigonométriques n'y peuvent être simples^ et sont en grande partie, souvent pour i/2 ou i/2,7 de la hauteur totale, mélangées de mesures barométriques; il en résulte qu'il est très-nécessrâe de dét»*miner la hauteur du plateau où Pon a mesuré la base, mais attendu que l'on ne peut obtenir au bord de la mer, séparé le plus souvent par une grande distance , des observations barométriques correspondantes, les voyageurs sont trop souvent disposés à prendre pour la hauteur moyenne de la pression atmosphérique sur le plateau et au bord de la mer, ce
qu'ils ont conclu d'observations faites pendant quelques jours seulement et dans des saisons différentes, a Pour savoir si ime mesure faite au moyen du baromètre peut atteindre i'eiactitude des opérations trigonométriques, il ne s'agit que d'examiner si, dans un cas donné, les deux genres de mesures ont été faites dans des circonstances également fiivorables, c'est-à-dire en remplissant les conditions que la théorie et une longue expérience ont prescrites. Le géomètre redoute le jeu de réfractions terrestres, le physicien doit craindre la distribution si inégale et peu simultanée dans la température de la colonne d'air, aux extrémités de laquelle se trouvent placés les deux baromètres. Il est assez probable que, près de la surface de la Terre, le décroissement du calorique est plus lent qu'à de plus grandes élévations; et pour connaître avec précision la densité moyenne de toute la colonne d'air, il faudrait, en s'élevant dans un ballon, pouvoir examiner la température de chaque tranche ou couche d'air superposée 0 ( Humboldt, Mémoire swr la Réfraction et les Mesures barométriques, dans le Recueil dOhserv. astron., 1. 1, p. 138 et 37i). Si la mesure barométrique de MM. Truqui et Craveri donne au sommet du Popocatepetl 16000 pieds seulement, tandis que Glennie lui en attribue 16 780, la mesure récemment publiée par un voyageur qui a exploré les environs de Mexico et les campagnes de Yucatan et de Chiapa, le professeur du gymnase d'Olmûtz Charies Heller, est à 30 pieds près conforme à la mienne (Humboldt, Mémoire sur la haurleur du volcan mexicain le Popocatepetl, dans Petermann's MittheUungen aus Justus Perthes geographischer AnstaU, 1856, p. 479-481).
(50) [page 504]. Il est impossible, dans la roche du Chimborazo, d'isoler mécaniquement de la masse principale les cristaux de fddqwth, comme on peut le faire dans la roche de l'Etna ; mais la quantité relativement considérable de silice que OMitient la roche du Chimborazo , jointe à la
pesanteur spécifique plus faible de celle roche, ce qui est un caractère en rapport avec le premier, permet de reconnaître que la partie feldspathique n'est autre chose que de Toligoclase. La teneur de silice et la pesanteur spécifique sont d'ordinaire en proportion inverse : la quotité de silice est, dans l'oligoclase et dans le labrador, de 64 et de 53 pour cent, tandis que la pesanteur spécifique est de 2,66 et 2,71. L'anorthite , qui ne contient que 44 pour iOO de silice, a une pesanteur spécifique égale à 2,76. Ce rapport inverse entre les proportions de silice et les densités des minéraux feldspathiques isomorphes, n'existe plus, comme le fait remarquer Gustave Rose , lorsque les formes cristallines sont différentes. Ainsi , par exemple, le feldspath et la leucite sont composés des mêmes éléments : potasse, alumine et silice ; mais le feldspath a 65 et la leucite 56 pour iOO de silice, et cependant le feldspath a une pesanteur q)écifique plus considérable (2,56) que la leucite (2,48).
Gomme je désirais, au printemps de l'année i854, obtenir une nouvelle analyse du trachyte du Chimborazo, le professeur Bammeisberg a eu l'obligeance de se livrer à cette opération avec son exactitude habituelle. Je donne ici les résultats de son travail, tels que Gustave Rose me les a communiqués dans une lettre du mois de juin 1854 : a La roche du Chimborazo, m'écrit G. Rose, soumise par le professeur Ranmielsberg à une analyse minutieuse, faisait partie de Tun des échantillons que vous avez enlevés à l'étroite arête de rocher qui court sur la montagne, à la hauteur absolue de 2986 toises, n
ANALYSE DE RAMMELSBERG.
(Hanteur, 17 916 pieds; pesanteur spécifique, 2,806.)
Silice
Alumine.
Protoxyde de fer
Chaux
Magnésie
Soude
3,46 2,6Zi
1,61 1,85 2,13 0,89 0,Zi5
Oxygène.