‹ Cosmos. Essai d'une description physique du monde (volume 3)Chapitre 9 sur 11 · HAUTEURS · texte numérisé non relu

HAUTEURS

uu-dessus du niveau de la mer.

Guayaquîl. .......

Anserma nuevo. . . . .

Popayan

Le doute que mes propres observations, dans la caverne de Caripe (Cueva del Guacharo), ont pu faire naître à ce sujet (Rel. hist., t. III, p. 191-196), disparaît devant la remarque suivante: j'ai comparé la température moyenne présumée de l'air du couvent de Caripe (18°,B), non pas à la température de l'air dans la caverne (18°,7), mais à celle du ruisseau souterrain (16°8); toutefois, j'avais déjà reconnu moi-même (Bel. hist., t. III. p. et 194) qu'il était fort possible que des eaux provenant des hautes montagnes vinssent se mêler aux eaux de la caverne.

(5) [page 178]. Boussingault, dans les Annales de Chimie, t. LU, p. 181. La température de la source de Chaudes-Aigues, en Auvergne, ne dépasse pas 80a. Il est aussi à remarquer que toutes les sources situées sur les versants de certains volcans encore actifs (le Paslo, le Gotopaxi, le Tunguragua) n'ont pas

une température de plus de 56° à 54°, tandis que les Aguas calientes de las Trincheras (au sud de Porto -Cabello) sortent, d'un granit divisé en assises régulières, avec une température de 97°.

(6) [page 179]. La Cassotis (Fontaine de Saint-Nicolas) et la source de Castalie (au pied des Phédriades) sont décrites dans Pausanias, X, 24, 5 et X, 8, 9; le Pirène (Acrocorinthe), dans Strabon, p. 579 ; la source d'Erasinos (sur le Chaon, au sud d'Argos) dans Hérodote, VI, 67, et dans Pausan., Il, 24, 7: les thermes d'^depse (en Eubée), dont la température est pour les uns de 31°, et pour d'autres de 62° à 75°, dans Strabon, p. 60, 447, et dans Athénée, II, 5, 73; les sources des Thermopyles, situées au pied de l'OEta, et dont la chaleur est de 65°, dans Pausan., X, 21, 2. (Extrait des notes manuscrites de M. le professeur Curtius, le savant compagnon de voyage d'Otfried Millier).

(7) [page 179]. Plin., II, 106; Sénèque, Epist. 79, g 3, ed. Huhkopf;' (Beaufort, Sarvey of the Coast of Karamania , 1820, art, Yanar, près de Deliktasch, l'ancienne Phasélis , p. 24). Cf. aussi Ctesias, Fragm., cap. 10, p. 250. ed. Bsehr ; Strabon., lib. xiv, p. 665, Casaub.

(8) [page 180]. Arago, dans Y Annuaire pour 1835, p. 234.

(9) [page 180]. Jeta S. Patricii, p. 555, ed. Huinart, t. II, p. 385, Mazochi. Dureau de la Malle est le premier qui ait signalé ce passage remarquable, dans ses Recherches sur la topographie de Carthage, 1835, p. 276. (Cf. Senèque, Nal. Quœst., III, 24).

(10) [page 181]. Humboldt, Rel.hist.,\. III, p. 562-567; Asie Centrale, t. I, p. 43, t. II, p. 505-515; Vues des Cordillères, Pl. XLI. Sur le Macalubi (de l'arabe makhhtb, renversé, racine: khalaba), et sur « Ja terre fluide vomie par la Terre », vov. Solinus, cap. 5: « Idem ager Agrigentinus éructât limosas scaturigines, et ut vense fonlium sufficiunt rivis subministrandis, ita in hac Sicilise parte, solo nunquam deliciente, aeterna rejectatione terram terra evomit.

(11) [page 183]. Voy. l'excellente petite carte de l'île Nisyros, dans Ross, Voyage dans les îles de la Grèce, vol. IL 1845, p. 69. Allem.

(12) [page 185]. Léopold de Buch, Description physique des Iles Canaries, p. 526 ; même auteur, Sur les cratères de soulèvement et les volcans, dans les Annales de Poggendorff, v. XXXVL p. 169. Déjà Strabon distingue très-bien deux, modes de formation des îles, dans le passage où il parle de la séparation de la Sicile et de la Calabre: « Quelques îles, dit-il, (lib. VI, p. 2Î>8, ed. Casaub.), sont des fragments détachés de la terre ferme; d'autres ont été soulevées du fond même de la mer, ainsi qu'on le voit encore aujourd'hui. Les îles de la haute mer (les îles situées loin des continents) ont été probablement formées ainsi par le soulèvement d'une partie du sol sous-marin; tandis que les îles placées en avant des promontoires semblent avoir été séparées de la terre ferme. »

(13) [page 185]. Ocre Fisove (Mon s Vesuvius), dans l'ancienne langue Ombrique (Lassen, Explication des Tables Eugubiniques, dans le Rhein. Muséum, 1832, p. 387, Allem.); le mot ocre signifie montagne, d'après le témoignage de Festus luimême. D'après Voss, Mtna signifierait montagne brûlante ou montagne brillantej mais Voss croit le mot AXrv/} d'origine grecque, et il le rattache à aï0w ou à aiôtvoç; or, le savant Parthey a contesté cette origine hellénique, d'abord par des motifs purement étymologiques, ensuite parce que l'Etna n'a jamais été, pour les navigateurs grecs, un phare lumineux, comme cet infatigable Stromboli qu'Homère semble désigner dans Y Odyssée (XII, 68, 202 et 219), mais sans en fixer bien nettement la position. A mon avis, ce serait plutôt dans la langue des anciens Sicules qu'il faudrait chercher l'origine du mot Etna, si toutefois on parvenait jamais à recueillir quelques débris importants de cette langue. D'après Diodore (V, 6), les Sicani, c'est-à-dire les aborigènes siciliens qui habitaient la Sicile avant les Siculi; furent obligés de se confiner dans la partie occidentale de l'île, pour fuir des éruptions de l'Etna qui durèrent plusieurs années. La plus ancienne éruption historique de ce volcan est celle dont Pindare et Eschyle ont fait mention ; elle eut lieu sous Hiéron, dans la 2e année de la 75e olympiade. Selon toute vraisemblance, Hésiode connaissait les éruptions dévastatrices de l'Etna avant l'établissement des colonies grecques; cependant, il reste encore quelques doutes sur le mot Atrvi? qui se trouve dans le texte d'Hésiode. (Humboldt, Examen crit. de la Géogr., t. I, p. 168).

(14) [page 184]. Sénèque, Epist, 79.

(1b) [page 184]. Elien, Far. hist., YIII, 11.

(16) [page 186]. Pétri Bembi, Opuscula (,Etna Dialogus), Basil., 1556, p. 65: « Quicquid in iEtnse matris utero coalescit nunquam exire ex cratère superiore, quod vel eo inscendere gravis materia non queat, vel, quia inferius alia spiramenta sunt, non sit opus. Despumant flammis urgentibus ignei rivi pigro fluxu totas delambentes plagas, et in lapidem indurescunt. »

(17) [page 186]. Voy. mon dessin du volcan de Jorullo, de ses ffornitos et du Malpays soulevé dans les Fues des Cordillères, (pl. XLIII, p. 259).

(18) [page 187]. Humboldt, Essai sur la Géogr. des Plantes et Tableau phys. des Régions équinoxiales, 1807, p. 50 et Essai géogn. sur le gisement des Moches, p. 521. Il suffit de considérer la plus grande partie des volcans javanais pour s'assurer que la forme, la position et la hauteur absolue d'un volcan ne suffisent pas à rendre compte de l'absence totale de courants de lave, pendant une période d'activité non interrompue (Léopold de Buch, Description phys. des Iles Canaries, p. h 1 9 ; Reinwardt et Hoffmann, dans les Ann. de Pogç vol XU p. 607). s"

(19) [page 189]. Voy. la comparaison de mes mesures avec celles de Saussure et du comte Minto, dans les Mémoires de l'Académie, des Sciences de Berlin, 1822 et 1825. p. 50.

(20) [page 189]. Pimelodes Cyclopum, Voy. Humboldt, Recueil d'observations de Zoologie et d'Anatomie comparée t I p. 21-25.

(21) [page 191]. Léopold de Buch, dans les Annales dePo<™ vol. XXXVII, p. 179. OS5''

(22) [page 191]. Sur la formation du fer spéculaire dans les masses volcaniques, voy. Milscherlich, dans les Ann. de Pog°\, vol. XV, p. 650. Sur le dégagement de gaz acide hydrochlorique dans les cratères, voy. Gay-Lussac dans les Annales de Chimie et de Phys., t. XXII, p. 425.

m) mé 193]. Voy. les belles recherches de Bischof sur le re- JlsK des masses pierreuses dans la Théorie de la chaleur, p. 584, U5, 500-312.

(M) [page 195). Voy. Berzélius et Wœhler dans les Ami de pjïïnd Toi. I, p. m et vol. XI, p. 1M; Gay-Lussac, dans les* Annales de t. XXII, p, *M ; Bischof, M* ffÇig

S toâï « of Volcanoes, dans l'édition anglaise de sa Théorie de la chaleur, p. 297-509.

m) Tpage 194]. D'après les idées géognostiques de Platon, telles que le Phédon nous le présente, le Pyriphlégéthon jouerait par rapport à l'activité volcanique, le même rôle a peu près que la chaleur interne de la terre et l'état de fusion des couches profondes dans nos idées actuelles Phœdon ed As p 605 et 607, Annot., p. 808 et 817). « Il règne, dans Intérieur de la terre et tout autour d'elle, des conduits souterrains de toute grandeur. L'eau y coule en abondance • mais il y coule aussi du feu et des courants formés d'une vase liquide plus ou moins impure, semblables aux torrents de boue qui précèdent, en Sicile, l'éruption des torrents de feu et qui recouvrent, comme ces derniers, tous les lieux situés sur leur passage. Le Pyriphleaéthon se déverse dans un espace immense rempli d un teu ardent et actif, et là il forme un lac plus grand que notre mer un lac où l'eau et la vase sont constamment en ebulhtion. Il sort ensuite de ce lac et il roule ses eaux troubles et fangeuses en décrivant un cercle autour de la terre. » Ce fleuve de terre fondue et de vase est si bien la source générale des phénomènes volcaniques que Platon ajoute expressément : « le est le Pyriphlégéthon, dont quelques petites parties s'échappent vers le haut et forment les torrents de feu te p*a*èç qui apparaissent en quelque lieu que ce soit sur la terre (hm h m**] ttk » Ces scories volcaniques et les coulées de lave sont donc des parties du Pyriphlégéthon lui-même, ou de la masse en fusion, sans cesse en mouvement dans les entrailles de la terre. Que cette expression ol ^wt signifie: courants de lave, et non point: montagnes ignivomes> comme le veulent Schneider, Passow et Schleiermacher, c'est ce qui résulte clairement d'une foule de passages déjà rassemblés en partie par Ukert, dans sa Géogr. des Grecs et des Romains, Pl. II, P- 200 •

PuaH est le phénomène volcanique pris du côté le plus saillant, le courant de lave ; de là vient l'expression les /îûaxsç de l'Etna. Cf. Aristot., Mirab. Jusc, t. II, p. 833, sect. xxxvm Bekker ; Thucyd., III, 116; Theophr., De Lap., 22, p. 427 Schneider; Diod., V, 6, et XIV, 59, dans lequel on lit ces mots remarquables : « Plusieurs villes situées près de la mer et non loin de l'Etna ont été ensevelies M toû xataupévov ovaxoç; » Strabo, VI, p. 269, XIII, p. 628 , et sur les célèbres vases brûlantes des plaines de Lélante, en Eubée, I, p. 58, Casaub.; enfin Appian., De Bello civili , 114. Le blâme déversé par Aristote (Meteor.^ II, 2, 19) sur les fantaisies géognostiques du Phédon ne porte, à proprement parler, que sur l'origine des fleuves qui coulent à la surface de la terre. On a dû remarquer, dans le passage de Platon cité plus haut, une assertion singulière, mais très-précise; à savoir qu'en Sicile des éruptions de vase précèdent les courants ignés. Faut-il, pour expliquer ce passage, admettre que des rapillis et des cendres, rejetés du cratère, pendant un orage vulcano-électrique, et détrempés par la pluie ou la neige fondue , ont pu passer pour des boues expulsées avant l'éruption? ou bien ces courants de vase humide (vypov -xyloO îroTa^oî) n'étaient-ils , pour Platon, qu'une simple réminiscence des salses d'Agrigente (volcans de boue), qui vomissent la boue avec fracas et dont il a été question, note (80)? Cette incertitude nous fait regretter qu'un écrit de Théophraste sur le courant volcanique en Sicile (Treoi roû pvoaioç èv SixsXîa), ait partagé le sort des nombreux écrits du même auteur, et ne soit pas parvenu jusqu'à nous. Ce livre est cité par Diog. Laërce, V, 39.

(26) [page 195]. Léopold de Buch, Descript. phys. des Iles Canaries, p. 326-407. Je doute que Ton puisse considérer, avec C. Darwin (Géolog. Observ. on the Volcanic Islands, 1844, p. 127), les volcans centraux comme formant, en général, des chaînes volcaniques peu étendues et disposées sur des failles parallèles. Déjà Frédéric Hoffmann, en étudiant le groupe des îles de Lipari, où il a reconnu les traces de deux fissures d'éruption qui se croisent à Panaria, avait crû trouver dans ce groupe une sorte d'intermédiaire entre les volcans centraux et les chaînes volcaniques de Léopold de Buch. (Annales de Phys., de Poggend., vol XXVI, p. 81).

(27) [page 196]. Huniboldt, Obs. géogn. sur les volcans du plateau de Quito, Ann. de Pogg., vol. XLIV, p. 194.

(28) [page 196]. Après avoir parlé d'une manière très-remarquable de l'affaissement problématique de l'Etna, Sénèque dit dans sa 79e épître: « Potest hoc accidere, non quia montis altitudo desedit, sed quia ignis evanuit et minus vehemens ac largus effertur: ob eamdem causam, fumo quoque per diem segniore. Neutrum autem incredibile est, nec montera qui devoretur quotidie minui, nec ignem non manere eumdem ; quia non ipse ex se est, sed in aliqua inferna valle conceptus exsestuat et alibi pascitur: in ipso monte non alimentum habet, sed viam. » (Ed. Ruhkopfiana, t. III, p. 52). Strabon reconnaît parfaitement qu'il doit exister une communication souterraine entre les volcans de Sicile, ceux de Lipari, de Pithecuse (lschia) et le Vésuve (lib. I, p. m et 248). Il ajoute que la contrée entière est placée sur un foyer souterrain.

(29) [page 196]. Humboldt, Essai polit, sur la Nouvelle-Espagne, t. II, p. 175-175.

(50) [page 197]. Voici les vers d'Ovide ( Metamorph., xv, 296-506):

Est prope Pittheam tumulus ïrœzena sine ullis Arduus arboribus, quondam planissima campi Area, nunc tumulus: nam — res horrenda relatu — Vis fera ventorum, caecis inclusa cavernis, Expirare aliqua cupiens, luctalaque frustra Liberiore frui cœlo, cum carcere rima ÏNulla foret, toto nec pervia flatibus esset, Extentam tumefecit humum; ceu spiritus oris Tendere vesicam solet, aut direpta bicorni Terga capro. Tumor ille loci permansit, et alti Collis habet speciem, longoque induruit œvo.

Cette description d'un soulèvement en forme de cloche a un véritable intérêt au point de vue géognostique; en outre, elle s'accorde parfaitement avec un passage d'Aristote relatif au soulèvement d'une île d'éruption (Meteor., II, 8, 17-19): - La terre ne cesse pas de trembler tant que le vent (av=^oç), cause de l'ébranlement du sol, ne trouve pas d'issue à travers la terre. C'est ce qui est arrivé dernièrement à Héraclée, dans le Pont,

et plus anciennement à Hiéra, l'une des îles d'Eole. Dans celleci, une partie du sol se gonfla et s'éleva avec fracas, sous forme de monticule, jusqu'à ce que le souffle puissant eût trouvé une issue; alors il lança au dehors des étincelles et des cendres, qui couvrirent la ville voisine des Lipariens et atteignirent même plusieurs villes d'Italie. » Cette description distingue parfaitement la période de soulèvement de l'éruption elle-même. Strabon a aussi décrit le phénomène de Méthone (lib. i, p. 59, Casaub. ): « Une éruption de flammes eut lieu près de Trézène; un volcan surgit jusqu'à la hauteur de sept stades (?). Le jour, il était, inaccessible à cause de sa forte chaleur et de son odeur de soufre; mais la nuit, il exhalait une bonne odeur (?). II s'en dégageait tant de chaleur que la mer bouillait sur une étendue de cinq stades; à vingt stades delà, elle était trouble et encombrée de blocs de rochers rejetés par le volcan. « Sur la constitution minéralogique actuelle de la presqu'île de Méthana, voy. Fiedler, Voyage en Grèce , Pl. I, p. 257. Allem.

(31) fpage 197]. Léop. de Buch, Descr. phys. des Iles Canaries, p. 356-358, et surtout la traduction française de cet excellent ouvrage, p. 402 ; voy. aussi le même auteur, dans les Annales de Poggendorff, voi. XXXVII, p. 183. Dans ces derniers temps, une île sous-marine s'est formée de nouveau dans le cratère de Santorin; elle était, en 1810, à 15 brasses au-dessous du niveau delà mer, et en 1830, elle n'en n'était plus éloignée que de 3 ou 4 brasses. Cette île est escarpée ; on dirait un énorme cylindre qui s'élève du fond de la mer. L'activité continue du cratère sous marin , se révèle encore par un dégagement de vapeurs acides de soufre qui se mêlent aux eaux de la mer, dans la baie orientale de la Néo-Kammeni , comme à Vromolimni, près de Méthana. Les navires revêtus de cuivre vont souvent jeter l'ancre dans cette baie, afin d'en mettre à profit les propriétés naturelles, ou plutôt volcaniques, pour nettoyer leur bordage de cuivre et le rendre brillant. (Viret, dans le Bulletin de la Société géologique de France, t. III, p. 109, et Fiedler, Voyage en Grèce, Pl. Il, p. 469 et 584).

(32) [page 197]. Apparitions de l'île nouvelle près de l'île San-Miguel, une des Açores: 11 juin 1638; 31 déc. 1719; 13 uin 1811.

(35) [page 197]. Prévost, dans le Bulletin de la Société géologique, t. II, p. 3k; Frédéric Hoffmann, OEuvres posthumes, vol. II, p. m-HM.

(3*0 [page 198]. « Accedunt vicini et perpetui jEtnse montis ignés et insularum ^olidum, veluti ipsis undis alatur incendium; neque enim aliter durare tôt seculis tantus ignis potmsset, msi humoris nutrimentis aleretur. » (Justin-, Hist. Philipp., IV, 1.) Justin commence la description physique de la Sicile par une théorie volcanique fort compliquée. Des lits de soufre et de résine, situés à une grande profondeur; un sol très-mince, rempli de cavités, sujet à se fendiller; une agitation extrême produite par les flots de la mer, lesquels, en battant le rivage, entraînent l'air avec eux et le forcent à pénétrer jusqu'au foyer qu'il alimente: telles sont les données que Justin met en œuvre dans sa théorie, copiée par Trogue-Pompée. Au reste, en imaginant que l'air pouvait être forcé de pénétrer dans les entrailfesdela terre pour v alimenter les foyers volcaniques, les anciens avaient en vue l'influence qu'ils attribuaient à certains vents sur l'activité volcanique de l'Etna, de Hiera et de Strombolî. (Voy. un passage remarquable de Strabon, lib. vi, p. 275 et 276). L'île de Stromboli (Strongyle) passait pour la demeure d'Eole, « le régulateur des vents, » parce que les navigateurs prévoyaient les changements de temps d'après le degré de violence des éruptions du volcan de Stromboli. Les mêmes phénomènes se reproduisent encore de nos jours ( Léopold de Buch, Descr. phys. des Iles Canaries, p. 334; Hoffmann, dans les Annales de Pogg., vol. XXVI, p. 8): on a reconnu que les éruptions de ce petit volcan dépendent à la fois de la hauteur du baromètre et de la direction des vents; mais il faut avouer que nous sommes bien éloignés de pouvoir en donner une explication satisfaisante , dans l'état actuel de nos connaissances sur les phénomènes volcaniques et sur les faibles variations que les vents produisent dans la pression atmosphérique. — Bembo, dont l'éducation avait été confiée à des Grecs réfugiés en Sicile, a raconté ses excursions sur l'Etna dans un livre écrit avec tout le charme et toute l'ardeur delà jeunesse (Mtna Dialogus, vers le milieu du xvie siècle); il y développe la théorie de l'introduction des eaux de la mer dans les foyers des volcans, et il cherche à prouver que le voisinage de la mer est une condi-

tion nécessaire de la production des phénomènes volcaniques. Voici les questions qu'il agite en gravissant l'Etna: « Explana potius nobis quse petimus, ea incendia unde oriantur et orta quomodo perdurent? — In omni tellure nuspiam majores fistulse aut mealus ampliores sunt quam in locis quae vel mari vicina sunt vel a mari protinus alluuntur : mare erodit illa facillime pergitque in viscera terras. Itaque cum in aliéna régna sibi viam faciat, ventis etiam facit; ex quo fit ut loca quasque maritima maxime terras motibus subjecta sint, parum mediterranea. Habes, quum in sulfuris venas venti furenfes inciderint, unde incendia oriantur ^tnse tuas. Vides quas mare in radicibus habeat, quas sulfurea sit, quas cavernosa, quas a mari aliquando perforata ventos admiserit sestuantes, per quos idonea flammse materies incenderetur.

(35) [page 198]. Cf. Gay-Lussac, Sur les Vo Icans, dans les Annales de Chimie, t. XXII, p. 427; et Bischof, Théorie de la chaleur•, p. 272. Les éruptions de fumée et de vapeurs d'eau que l'on a vues, à différentes époques, autour deLancerote, de l'Islande et des Kouriles, pendant l'éruption des volcans voisins, autorisent à croire à la réaction des foyers volcaniques contre la pression hydrostatique des eaux voisines: et même ces éruptions gazeuses prouvent que l'élasticité des vapeurs qui se développent dans ces foyers peut devenir bien supérieure à cette pression.

(36) [page 199]. Abel Rémusat, Lettre à M. Cordier, dans les Annales des Mines, t. V, p. 137.

(37) [page 199]. Humboldt, Asie centrale, t. II, p. 30-33, 38-52, 70-80 et 426-428. L'existence de volcans actifs dans le Kordofan, à 100 myriamètres de la mer Rouge, a été niée récemment par Riippel. (Voyage en Nubie, 1839, p. 151. Allem.)

(38) [page 200]. Dufrénoy et Elie de Beau mont, Explication de la carte géologique de la France, t. I, p. 89.

(39) [page 200]. Sophocle, Philoct.3 v. 971 et 972. Sur l'époque présumée de l'extinction des feux de Lemnos, vers le temps d'Alexandre, Cf. Buttmann, dans le Muséum archéologique, vol. I, 1807, p. 295; Dureau de la Malle, dans les Annales des Voyages de Malte-Brun, t. IX, 1809, p. 5; Ukerl, dans les Éphem.

qéoqr. de Bertuch, vol. XXXIX, 1812, p. 561;Rhode, Res Lemnicœ. 1829, p. 8; et Walter, Sur la décroissance de l 'activité volcanique depuis les temps historiques, 18*4, p. m On a supposé que le cratère éteint du Mosychlos a été englouti par la mer, à une époque reculée, ainsi que l'île déserte de Chryse , antique demeure de Philoctète (Otfried Mûller, Les Minyens, p 500 Allem.); la carte hydrographique de l'île de Lemnos , exécutée par Choiseul , donne beaucoup de vraisemblance a cette opinion; les récifs et les écueils situés au N. E. de Lemnos indiquent encore la place où la mer Egée possédait autrefois un volcan actif semblable à l'Etna, au Vésuve , au Stromboli et au Volcano des îles Lipari.

(M) [page 201]. Cf. Reinwardt et Hoffmann, dans les Annales de Poggendorff, vol. XII, p. 607; Léop. de Bach, Descr, des Iles Canaries, p. m, *26. L'éruption des boues argileuses du Carguairazo, en 1698, lors de la démolition du volcan; les Lodazales d'Igualata et la Moya de Pelileo sont des phénomènes volcaniques du même genre (sur le plateau de Quito.)

(U) [page 202]. Dans un profil des environs de Tezcuco, de Totonilco et de Moran (Atlas géogr. et phys., pl. VII), que je destinais originairement (1805) à un ouvrage inédit (Pasigrafia qeoqnostica destinada al uso de los Jovenes del Colegio de Mineria de Mexico), j'ai désigné plus tard (1852) les roches d'éruption plutoniques et volcaniques , sous le nom d'endogènes (engendrées dans l'intérieur), et les roches de sédiment sous le nom d'exogènes ( engendrées extérieurement sur l'écorce terrestre). Dans le système graphique que j'avais adopté, les premières étaient indiquées par une flèche dirigée vers le haut , et les secondes par une flèche tournée vers le bas. Cette méthode a du moins l'avantage de ne point défigurer les profils, où il s'agit ordinairement de représenter des séries de couches sédimentaires disposées horizontalement les unes au-dessus des autres ; dans un grand nombre de profils plus récents, les éruptions et les pénétrations de basalte, de porphyre ou de syénite, sont figurées par des veines ascendantes, d'une manière tout-à-fait arbitraire et peu conforme à la nature. Les dénominations que j'ai proposées dans le profil pasigraphico-géognostique avaient été formées d'après celles de De Candolle (endogènes pour les plantes monocotylées, exogènes pour les dicotylées); mais Mohl a prouvé, par une analyse plus exacte du

règne végéta) qu'en thèse générale et rigoureuse la croissant

72 ïïtfi 89- A,lem-; et Jussie"' rrL'aflZ:tl

i 4., p. 88). Ce que je nomme endogène Lyell le désigne Jv expression earactérisque de «e^onne/ou |£k3?«E (Principes ofGeology, 1835, vol. III, p. 574.)

(M) [page 202]. Cf. Léop. de Buch, Sur la dolomie considéra comme roche, 1825, p. 56; et le même auteur, Tur le degré de nuidi.e qui doit être attribué aux roches plutoniques à l'é

en gr e ss, par 1 action du granit et des matières qui ont accom-

p ^^.Ipem ' - to Cr*'?"C SCimtifi"'te'

et S tPage 2°3J' DarWin, V°UaniC 1844, p. 49

(44) [page 205]. Moreau de Jonnès, Hist. phis des Antilles t I, p. 156, M et 845; Humbo.dt, W LLl^ f m

rte^S 2°31' PrèS ^ TegUiZâ; Lé°P- de BuCh' Iks S*

(46) [page 204]. Voy. plus haut, p. 8.

(47) [page 204]. Bernhard Cotta, Géognosie, 1859, p. 275

(48) [page 204]. Léop. de Buch, Sur le granit et le gneiss,^ les Mem. de l'Acad. de Berlin. 1842, p. 60.

(49) [page 204]. Le granit qui s'élève, près du lac Kolivan

onlnïT fe ""T"'68 diviSéeS Cn e,roU"S assises IMÙtoÏÏ ,' coudent fort peu de cr.slaux detitanite; le feldspath et l'albite } prédominent: Humboldt, Asie centrale, t. I, p, 298: Gustave Rose, Voyage dans l'Oural, vol. I, p. 824. '

(80) [page 204]. Humboldt, Relation historique, t. II, p. 99.

(81) [page 208]. Voy. dans l'ouvrage cité de Rose' vol. I P- 884, le plan du Biri-Taou que j'ai dessiné du côté du sud la ou se trouvaient les tentes Kirghises. - Sur le granit sphé-

ches, p. 78. cxoQ-5li,et 0») [page ,05,. W^^SS^SA S raies dessins du H« du granit, indiquée par

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la première fois, par Weiss, dans les ^rcni Karsten vol. XVI, 1827, p. 8- , . ,

(Î^age 208]. Dufrénoy et EUe de Beaumont, «e de lu France, t. l\ p. 130.

(WD [page **]. Ces ^Jf^£S^S& important dans le district des nune.de ^ g n.

mes plus doux ««^f^fK^Ofe vers la

vol. XVI, p. 858. .

(«6) [page «H». Bans l'Oural méridional etBaschkmen; Rose,

Voyage, vol. II, p. 171.

p. sur l îaeniue ue dernier mine-

P'S'[pt ,00]. Voy. les ^3^^ dans les Jrt». * VAcad. de BerUn 1822 J l8»^ 5a5:

5 * rSSJ — tcSof

p 585-566; Haidinger, dans les Transact. of the R. Society l Edinburgh, 1827, p. 148).

(89) [page 210]. Lyell, Principes of Geology, vol. M, V

et 589.

(60) rpage m Cette description des rapports de gisement du gr ni me'en relief le caractère ^^«f^^rt* la formation. Cependant, l'aspect que le granit présente dans

quelques localités autorise à croire que cette roche n'a pas toujours manqué d'une certaine fluidité au moment de l'éruption (voy. plus haut, p. 200; voy. aussi la description d'une partie de la chaîne de Narym, voisine des frontières de l'empire Chinois; Rose, Voyage dans V Oural, vol. I, p. 599): on peut en dire autant du trachyte (Dufrénoy et Elie de Beaumont, Description géologique de la France, t. I, p. 70). Puisque j'ai parlé plus haut, dans le texte, des fissures étroites par lesquelles les épanchements basaltiques ont eu lieu quelquefois, je mentionnerai ici les larges failles qui ont livré passage à des mélaphyres (cette dernière roche ne doit pas être confondue avec les basaltes) ; voy. dans Murchison, Silurian System, p. 126, l'intéressante description d'une faille de 146 m. de largeur, par laquelle le mélaphyre a été injecté dans la houillère de Cornbrook . Hoar-Edge.

(61) [page 211]. Sir James Hall, Edinb. Transact.^ vol. V, p. 43 ; vol. VI, p. 71; Gregory Watt dans les Philos. Transactions of the Royal Society of London for 1804, p. II, p. 279 ; Dartigues et Fleuriau de Bellevue, dans le Journal de Phys., t. LX, p. 456: Bischof, Théorie de la chaleur, p. 315 et 443.

(62) [page 212J. Gustave Rose , dans les Annales de Po<œ. „ vol. XLI1, p. 364.

(63) [page 212]. Voy. sur le dimorphisme du soufre, Mitscherlich, Cours de Chimie, g 55-63. Allem.

(64) [page 212]. Sur le gypse considéré comme cristal à un seul axe, sur le sulfate magnésien et les oxydes de zinc et de nickel, voy. Mitscherlich, dans les Annales de Pogg. , vol. XI . p. 328.

(65) [page 212]. Voy. les recherches faites par Goste, au Creusot, sur la transformation du fer laminé en fer cassant à froid . dans les Mém. Géol d'Elie de Beaumont, t. II, p. 411.

(66) [page 212]. Mitscherlich, Sur la dilatation des Cristaux „ dans les Annales de Poggendorff, vol. X, p. 151.

(67) [page 215]. Sur les doubles joints de stratification, voy. Elie de Beaumont, Géologie de la France, p. 41; Credner, Géognosie de la Thuringe et du Harz^ p. 40, allem.; Rœmer, Ter-

rains de transition des provinces Rhénanes, 18U, p. 5 et 9. Allem.

(68) [page 213]. La silice n'est pas simplement colorée par l'oxyde de fer; elle est encore accompagnée d'argile, de chaux et de potasse; Rose, Voyage, vol. II, p. 187. Sur la formation du iaspe par l'action du porphyre dioritique , de l'augite et de l'hvpersthenfels, voy. Rose, vol. ÎI, p. 169, 187 et 192. Cf. aussi, vol I p 427, où l'on voit le dessin des globes de porphyre entre'lesquels le jaspe se présente aussi, dans la grauwacke calcaire de Bogoslowsk, comme un produit de l'action plutonique de l'angite, vol. II, p. Mb, et Humboldt, Asie centrale , t. % p. 486.

(69) [page 213]. A propos de l'origine volcanique du mica, il est important de rappeler que les cristaux de mica se trouvent: dans le basalte du Mittelgebirge Bohémien; dans la laverejetee par le Vésuve en 1822 (Monticelli, Storia del Vesuvio negh anni 1821 e 1822, g 99); dans les fragments de schiste argileux enveloppés de basalte scoriacé qu'on trouve sur le Hohenfels , non loin de Gérolstein, dans l'Eifel (voy. Mitscherlich, dans les Formations basaltiques de Leonhard, p. 244). Sur le feldspath produit dans le schiste argileux par le contact du porphyre , entre Urval et Poïet (Forez), voy. Dufrénoy, GèoV.de la France, t. I, p. 137. C'est à un contact de ce genre qu'il faut attribuer la singulière structure amygdaloïde et cellulaire des schistes que j'ai rencontrés à Paimpol, en Bretagne (t. I, p. 254), dans une excursion géologique entreprise de concert avec M. le professeur

Kunth.

(70) [page 213]. Rose, Voyage dans V Oural, vol. I, p. B86-Ï588.

(71) [page 213]. Léopold de Buch, dans les Mèm.de VAcad. de Berlin, 1842, p. 63, et dans X Annuaire pour la critique scientifique, 1840, p. 196. Allem.

(72) [page 213], Elie de Beaumont, dans les Annales des Sciences naturelles, t. XV, p. 562-372: « En se rapprochant des masses primitives du Mont-Rose et des montagnes situées a l'ouest de Coni,on voit les couches secondaires perdre déplus en plus les caractères inhérents à leur mode de dépôt. Souvent alors elles en prennent qui semblent provenir d'une toute autre cause,

sans perdre pour cela leur stratification, rappelant par cette disposition la structure physique d'un tison à moitié charbonné , dans lequel on peut suivre les traces des libres ligneuses, bien au-delà des points qui présentent encore les caractères naturels du bois » (Cf. les Annales des Sciences naturelles , t. XIV , p. 118-122, et N. de Déchen, Géognosie,\). 553). Parmi les preuves les plus frappantes de la métamorphose des roches sous l'influence plutonique, il faut compter les bélemnites du schiste de Nuffenen (vallée alpestre d'Egine et glacier de Gries), et celles que M. de Charpentier a trouvées dans le calcaire prétendu primitif, sur le flanc occidental du Col de Seigne (entre l'Enclove de Montjovet et la hutte alpine de La Lanchette) , et qu'il m'a montrées à Bex, dans l'automne de 1822 (Annales de Chimie, t. XXIII, p. 262).

(73) [page 214]. Hoffmann, Annales de Pogg., vol. XVI, p. 552 : « Les strates de schiste argileux de transition qu'on peut suivre, dans le Fichtelgebirge, sur une étendue de trois myriamètres, ont été transformées en gneiss aux deux bouts seulement par lesquels ces couches se trouvent en contact avec le granit. Là, on voit comment le gneiss s'est formé peu à peu, comment le mica et les amygdaloïdes feldspathiques se sont développées dans la masse intérieure du schiste, qui contient déjà lui-même presque tous les éléments de ces minéraux. »

(74) [page 2U]. Parmi les œuvres d'art que nous a léguées l'antiquité grecque ou romaine, on ne trouve ni colonnes, ni grands vases de jaspe; aujourd'hui même, les monts Ourals sont seuls en possession de fournir les pièces de jaspe de grandes dimensions. La matière qu'on exploite dans l'Altaï (Revennaja Sopka) sous le nom de jaspe , provient d'un magnifique porphyre rubanné. Le mot lui-même se retrouve dans les langues sémitiques; il a été appliqué aussi à des fragments dejaspachat et à une opale jaspoïde connue des anciens, sous le nom de jasponyx: c'est là du moins ce qui paraît résulter de la description fort embrouillée qu'on lit dans Théophraste (De Lap., 23 et 27); et dans Pline (XXXVII, 8 et 9): ce dernier range le jaspe au nombre des gemmes opaques. Cette matière était si peu commune chez les anciens qu'en parlant d'un morceau de jaspe de onze pouces de longueur, Pline croit devoir affirmer qu'il a vu lui-même cette rareté: « Magnitudinem jaspidis un-

decim unciarum vidimus, formatamque inde effigiem Neronis thoracatam. « D'après Théophraste, la pierre nommée smaragd, où émeraude, dont on a taillé de grands obélisques, ne serait qu'un jaspe non rubannê.

(75) [page 214]. Humboldt, Lettre à M. Brochant de Milliers, dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XXIII, p. 261; Léop. de Buch, Lettres géogn. sur le Tyrol méridional, p. 101 , 105 et 275.

(76) [page 214]. Sur la transformation du calcaire compact en calcaire granulaire, par le granit, dans les Pyrénées (Montagne de Rancie), voy. Dufrénoy, dans les Mémoires géologiques, t. II, p. 440; et dans les montagnes de l'Oisans, Eliede Beaumont, Mém. géol, t. II, p. 379-415; par le porphyre dioritique et pyroxénique (ophytej Elie de Beaumont, Géol. de la France, t. I, p. 72), entre Tolosa et Saint-Sébastien, voy. Dufrénoy, dans les Mém. géol., t. II, p. 130; dans l'île de Skye, ou le calcaire métamorphosé par la syénite, présente encore des traces visibles de pétrifications, voy. M. de Dechen , Géognosie , p. 573. Dans la métamorphose de la craie en contact avec le basalte, les molécules ont du subir un déplacement très-remarquable , pour donner lieu à Ja structure cristalline ou grenue de la roche actuelle; car, avant la transformation, ces molécules formaient une infinité de petits anneaux séparés, ainsi qu'Ehrenberg s'en est assuré par des recherches microscopiques sur la roche primitive. Voy. les Annales de Physique dePoggendorff,vol. XXXIX, p. 105, et sur les anneaux formés par des précipités d'aragonite, voy. Gustave Rose, môme collection, vol. XLII, p. 354.

(77) [page 214]. Lits de calcaire granulaire dans le granit, au port d'Oo et à Mont de Labourd. Charpentier, Constitution géologique des Pyrénées, p. 144-146.

(78) [page 215]. Léop. de Buch, Descr. des Canaries, p. 394; Fiedler, Voyage en Grèce, pl. II, p. 181, 190 et 516.

(79) [page 215]. J'ai déjà fait allusion, dans un autre endroit, à ce passage remarquable d'Origène: Philos&phumena, cap. 14 (Opéra, ed. Delarue, t. I , p. 893). Tout porte à croire que Xénophane n'a pas voulu parler d'une empreinte de laurier (tuvjov #«'fvv}ç), mais bien d'une empreinte de poisson (tuï?ov ày^ç) ;

Delarue blâme à tort Jacob Gronovius d'avoir préféré la seconde version et d'avoir substitué le mot sardine au mot laurier. En tout cas, Ja découverte d'un poisson fossile est plus vraisemblable que celle d'une image de Silène (Plin., XXXVI, 5) trouvée, dit-on, par des ouvriers, dans les carrières de Paros (Marbres du mont Marpessos, Servius ad Virg. Mn,, VI, 471).

(80) [page 215]. Sur la constitution géologique des environs de Carrare (ville de la Lune, Strabo, lib. V, p. 222); voy. Savi, Osservazioni sui terreni antichi toscani, dans le Nuovo Giornale de' letterati di Pisa, N° 63, et Hoffmann, dans les Archives de Minéralogie de Karsten, vol. VI, p. 258-263 , et dans le Voyage géogn. en Italie, du même auteur, p. 244-265. Allem.

(81) [page 215]. Cette hypothèse a été émise par un observateur distingué, Karls de Leonhard; voy. son Annuaire minérologique, 1834, p. 329, et Bernhard Cotta, Géognosie, p. 310.

(82) [page 216]. Léop. de Buch, Lettres géogn. à A. de Humboldt, 1824, p. 36 et 82; le même, Annales de Chimie, t. XXIII, p. 276, et dans les Mèm. de VAcad. de Berlin, 1822 et 1825, p. 83-136; H. de Déchen, Géognosie, p. 574-576.

(83) [page 217]. Hoffmann, Voyage Géogn. revu par M. de Déchen, p. 113-119, 380-386; Annales de Phys. de Poggend., vol. XXVI, p. 41.

(84) [page 217]. Dufrénoy, dans les Mèm. géologiques, t. II, p. 145 et 179,

(85) [page 218]. Humboldt, Essai géogn. sur le gisement des Hoches, p. 93; Asie Centrale, t. III, p. 532.

(86) [page 218]. Elie deBeaumont, Annales des Sciences naturelles, t. XV, p. 362; Murchison, Silurian System, p, 286.

(87) [page 218]. Rose, Voyage dans l'Oural, vol. I, p. 364 et 367.

(88) [page 218]. Léop. de Buch, Lettres, p. 109-129. Cf. Elie de Beaumont, sur le contact du granit avec les couches du Jura, dans les Mém. Géol, t. II, p. 408.

(89) [page 218]. Hoffmann, Voyage, p. 30 et 57.

(90) [page 219]. Sur la formation du fer spéculaire et sur les réactions chimiques qui la déterminent, voy. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie, t. XXII, p. 415, et Mitscherlich, dans les Annales de Poggend., t. XV, p. 630. Les cavités de l'obsidienne de Gerro del Jacal, que j'ai rapportée du Mexique, contiennent aussi des cristaux d'olivine formés sans doute par voie de sublimation (Gustave Rose, Annales de Pogg., t. X, p. 523). Ainsi l'olivine se présente dans le basalte, la lave, l'obsidienne, les scories artificielles, les pierres météoriques, la syénile d'Elfdalen, et sous le nom d'hyalosidérite, dans la wacke de Kaiserstuhle.

(91) [page 219]. Constantin de Beust, Sur les formations porphyritiques, 1835, p. 89-96 ; aîlem. G. de Weissenbach, Dessins de plusieurs genres remarquables de pénétration, 1836, fig. 12. Mais la structure en forme de bandes étroites n'est pas générale; de même l'ordre dans lequel les divers membres de ces masses se succèdent n'indique pas nécessairement leur âge relatif; voy. Freiesleben, Sur les filons métallifères de la Saxe, 1843, p. 10-12. Allem.

(92) [page 219]. Mitscherlich, Sur la reproduction artificielle des Minéraux, dans les Mém. de VAcad. de Berlin, 1822 et 1825, p. 25-41.

(93) [page 220]. Les scories ont offert: des cristaux de feldspath, découverts par Heine, dans un fourneau de fonte pour le minerai de cuivre, près de Sangerhausen, et analysés par Kersten (Annales de Pogg., vol. XXXIII, p. 357); des cristaux d'augite, dans les scories de Sahle (Mitscherlich, Mém. de VAcad. de Berlin, 1822 et 1825, p. 40); des cristaux d'olivine (Sefstrœm, dans l'ouvrage de Léonhard, Formations basaltiques, vol. II, p. 495) ; du mica, dans les vieilles scories de Garpenberg (Mitscherlich, dans l'ouvrage cité de Léonhard, p. 506) ; des cristaux d'oxyde magnétique de fer, dans les scories de Châtillon-sur-Seine (Léonhard, p. 441); du fer spéculaire produit dans de l'argile à poteries (Mitscherlich, dans Léonhard, p. 254).

(94) [page 220]. Les minéraux que Ton a réussi à reproduire de toutes pièces, sont: l'idocrase et le grenat (Mitscherlich, Annales de Poggen., vol. XXXUI, p. 540), le rubis (Gaudin, Comptes rendus de VAcad. des Sciences, t. IV, p. I, p. 999); l'olivine et

l'augite (Mitscherlich et Berthier, dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XXIV, p. 376). Quoique l'augite et la hornblende présentent , d'après G. Rose , la plus grande similitude dans la forme de leurs cristaux, et qu'elles aient presque la même composition chimique; cependant la hornblende ne s'est jamais rencontrée dans les scories à côté de l'augite , et les chimistes n'ont encore pu reproduire ni la hornblende, ni le feldspath (Mitscherlich, Annales de Pogg., vol XXXIII, p. 340 : et Rose, Voyage dans V Oural, vol II, p. 358 et 363). Cf. aussi Beudant, Mém. de VJcad. des Sciences, t. VUI, p. 221. et les recherches ingénieuses de Becquerel, dans son Traité de VÊlec^ tricité, t. I, p. 53k; t. III, p. 218; t. V, 1, p. 148 et 185.

(95) [page 220]. D'Aubuisson, Journal de Physique, t. XLVIII, p. 128.

(96) [page 221]. Léop. de Buch, Lettres géogn., p. 75-82; on voit en même temps, dans ce passage, pourquoi le grès rouge (le todtliegende des couches de flœtz de la Thuringe) et le terrain houiller doivent être considérés comme produits par l'éruption des roches Porphyritiques.

(97) [page 223]. C'est une découverte de miss Mary Anning , quia trouvé aussi les coprolithes des poissons. Ces coprolithes et ceux des ichthyosaures sont si nombreux en Angleterre (par exemple, à Lyme Régis) que Buckland les compare à des pommes de terre répandues en abondance sur le sol. Cf. Buckland, Geology considered wilh référence to Nalural Theology, vol. ], p. 188-202 et 305. Sur l'espoir manifesté par Hooke « to raise a chronology » de l'étude des coquilles fossiles, « and to state the intervais of the time wherein such or such catastrophes and mutations bave happened, » voy. Posth. Works, Lecture Feb. 29, 1688.

(98) [page 223]. Léop. de Buch, Méin. de VJcad. de Berlin , 1737^ p. 64.

(99) [page 224]. Le même, Roches et terrains de la Russie, 1840, p. 24-40.

(100) [page 224]. Agassiz, Monographie des Poissons fossiles du vieux grès rouge, p. VI et 4.

. (i) [page 224]. Léop. de Buch, Mém. de VAcad. de Berlin, 1838, p. 149-168; Beyrich , Documents relatifs au terrain de transition des provinces Rhénanes, 1837, p. 45. Allem.

(2) [page 225]. Agassiz, Recherches sur les Poissons fossiles , t. I, Introd., p. XVIII (Davy, Consolations in Trwel, dial. III).

(3) [page 22b]. D'après Hermann de Mayer, ce serait un Protosaurus. La côte d'un saurien trouvée, dit-on, dans le calcaire de montagne (calcaire carbonifère) du Northumberland (Herm. de Mayer, Palœologica, p. 299) , est très-douteuse, selon Lyell (Geology, 1832, vol.I, p. 148). L'auteur de la découverte en fixe lui-même la place dans les couches d'alluvion qui recouvrent le calcaire de montagne.

(4) [page 225]. F. d'Alberti, Monographie du Bunter Sandstein, du Muschelkalk et du Keuper, 1834, p. 119 et 314.

(5) [page 225]. Voyez les ingénieuses considérations de H. de Mayer, sur l'organisation des sauriens volants, dans les Palœologica, p. 228-252. C'est à Solenhofen, dans le schiste lithographique de la formation jurassique supérieure, que l'on a trouvé le Pterodactylus crassirostris , ainsi que le P. longiroslris (Ornithocephalus , Sœmmering) plus anciennement connu. Le professeur Goldfuss a même trouvé, sur un exemplaire fossile de la première espèce , des traces de l'aile membraneuse et l'empreinte de plusieurs mèches de poils recourbés, ayant, ça et là, quelques centimètres de longueur.

(6) [page 226]. Cuvier, Recherches sur les Ossements fossiles, t. I, p. LII-LVH (Cf. Y Échelle des époques géologiques dans .Phillips, Geology, 1837, p. 166-185).

(7) [page 226]. Agassiz, Poissons fossiles, t,l, p. XXX et t. III, p. I, 1-52; Buckland, Geology, vol. I, p. 273-277.

(8) [page 227]. Ehrenberg, sur les espèces animales encore vivantes qu'on a trouvées , à l'état fossile , dans la formation crétacée, Mém. de VAcad. de Berlin, 1839, p. 164.

(9) [page 227]. Valenciennes, Comptes rendus de VAcad. des Sciences, t. VII, 1838, P. 2, p. 580.

(10) [page 227}. Dans le Weald-Clay,Beudant, Géologie, p. 175. Le nombre des ornitholithes augmente dans le gypse de la formation tertiaire (Cuvier, Ossements fossiles, t. III, p. 302-328).

(14) [page 228]. Léop. de Buch, dans les Mém. de VAcad. de Berlin, 1830, p. 135-187.

(12)[page228].Quenstedt, Terrains de flœtz du Wurtemberg, 1843, p. 135.

(43) [page 228]. Le même, p. 13.

(14) [page 228]. Murchison fait deux divisions du bantersandsteinj l'une est le trias supérieur d'Alberti; l'autre division comprend le trias inférieur, auquel appartient le grès vosgien d'Elie de Beaumont; le zechstein (calcaire magnésien) et le todtliegende (nouveau grès rouge inférieur) forment le système permien. Il fait commencer les formations secondaires au trias supérieur, c'est-à-dire à la division supérieure du bunter sandstein allemand; le système permien, le calcaire carbonifère ou calcaire de montagne , les strates devoniennes et siluriennes constituent les terrains paléozoïques de Murchison. Dans ce système, la craie et le calcaire du Jura portent le nom de formations secondaires supérieures; et le keuper, le calcaire coquiller, le grès bigarré, portent celui de formations secondaires inférieures ; le système permien et le calcaire carbonifère composent la formation paléozoïque supérieure, que les couches devoniennes et siluriennes sont, ensemble, désignées sous le nom de formation paléozoïque inférieure. Les bases de cette classification générale sont développées dans le grand ouvrage où l'infatigable savant anglais doit exposer la géologie d'une grande partie de l'Europe orientale.

(15) [page 229]. Guvier, Ossements fossiles, 1831, t. I, p. 157, 261 et 264. (Cf. Humboldt, Sur le plateau de Bogota , dans la Bévue trimestrielle allemande, 1839, vol. L p. 117 )

(16) [page 229]. Journal of the Asiatic Society, 1844, n. 45, p. 109.

(17) [page 229].-Beyrich, dans les Archives pour la Minéralogie, de Karsten, 1844, vol. XY11I, p. 218.

M ïpage 230]. Par les excellents travaux du conte Sternbig, d'Adolphe Brongniart, de Gœppert et de Lmdley.

/i<Â rm«e 2301 Voy. Robert BroWn, Botany of Congo,?. h% etÏ SSiS , S le "mémoire-. De la distribution « fougères sur la surface du globe terrestre.

m) [pa-e 230). Telles sont les cycadées découvertes par le com2 Sternberg dans l'ancien terrain honiller de teJn.U Boh le et débites par Curda (deux espèces de cycl es etl zamites Cordais Voy. Gœppert cycadet t fonle, d an Ues TV» vaux de la Société Silésiemie, 1843, p. 35, 37, 40 et 50). un a rouve aussi une cycadée, le Pterophyllnm gonorrackis Gœppert, dans le terrain honiller de la SUésie supérieure. (21) [page 230]. Lindley, Fossil Flora, n» 18, p. 163. (22Ï TDaae 230]. fossil coniferœ , dans Buckland Geology , D 483-490 M. William a le grand mérite d'avoir le premier reconnu l'existence des conifères dans la végétation primitive de 1 ancienne formation carbonifère. Autrefois la plupart des troncs d'arbre que l'on rencontrait dans cette formation étaient considérés comme des palmiers. Au reste, les espèces du . genre Araucarites ne sont point exclusivement propres aux terrains honillers des îles Britanniques; elles se trouvent auss. dans la Silésie supérieure.

(23) [page 230], Adolphe Brongniart, Prodrome d'une Hùt. des végétaux fossiles, p. 179; Buckland, Geology, ^ 9^|0? dlicher etUnger, Éléments de Botanique, 1843, p. 488. Allem.

M) fbase 231]. « Bv means of Lepidodendron a better passage is established from Flbwering to Flowerless plants than by either Equisetum or Cycas , or any other known genus. » Lindley et Hulton, Fossil Flora, vol. H, p. 85.

(28) [page 231]. Kunth, Classification des familles des Plantes) dans son Manuel de Botanique, p. 307 et 314. Allem.

(26) [nace 2311. Le charbon de terre ne provient point de végétaux carbonisés parle feu, mais de végétaux décomposes par la voie humide sous l'influence de l'acide sulfunque. La preuve la plus frappante dont on puisse arguer en faveur de cette opinion a été donnée par Gœppert, dans les Jrchim de Mine-

ralogie de Karsten, vol. XVIII, p. 830. Gœppert a examiné un fragment de l'arbre à ambre qui a été transformé en charbon noir, sans que l'ambre ait subi d'altération ; le charbon et l'ambre s'y trouvent juxtaposés. Quant à la part qui revient aux petits végétaux, dans la formation des couches carbonifères, voy. Link, dans les Mém. de VAcad. de Berlin, 1838, p. 38.

(27) [page 232]. Voy. les excellents travaux de Ghevandier, dans les Comptes rendus de VAcad. des Sciences, 1844, t. XVIII, P. 1, p. 285. En comparant cette couche de charbon, de 16 millimètres d'épaisseur, avec les couches de charbon déterre, il faut tenir compte de l'énorme pression à laquelle ces dernières couches sont soumises ; cette pression se manifeste par la forme aplatie de presque tous les troncs d'arbres souterrains. « Les montagnes de bois que l'on a vues sur le rivage méridional de la Nouvelle-Sibérie, île découverte en 1806, par Sirowatskoi, consistent, d'après Hedenstrœm, en une série de couches de grès horizontales, alternant, sur une hauteur d'environ 60 m., avec des troncs d'arbres bitumineux. Au sommet de la montagne, ces troncs sont disposés verticalement. La couche, remplie de bois flotté, est visible sur une étendue de 5 nryriamètres. « Voy. Wrangel, Voyage stir la côte septentrionale de la Sibérie, pendant les années 1820-1824, P. I, p. 102.

(28) [page 232]. Cette corypha est la soyate ( en aztèque , Zoyatl) ou le Palma dulce des indigènes; voy. Humboldt et Bonpland, Synopsis plant, œquinoct. orbis novi, t. I, p. 302. Un homme profondément versé dans les langues de l'Amérique, le professeur Buschmann, fait remarquer que le Palma soyate est désigné sous ce nom dans le Vocabulario de la lengua Othomi de Yepes, et que le mot aztèque Zoyatl (Molina, Vocabulario en lengua mexicana y castellana) se retrouve dans les noms de lieu tels queZoyatitlan et Zoyapanco, dans l'état de Chiapa.

(29) [page 232]. A Baracoa et à Cayos de Moa; voy. le journal de l'Amiral , à la date du 25 et du 27 novembre 1492 , et Humboldt, Examen critique de Vffist. de la Géogr. du Nouveau- Continent, t. II, p. 252 et t. III, p. 23. Colomb accordait une attention si soutenue à tous les faits naturels qu'il reconnut, le premier, la différence du Podocarpus au Pinus. Je trouve, ditil, en la tierra aspera del Cibao pinos que no llevan pinas ,

»ero por tal orden compuestos por naturaleza, que (los frutos) parecen azeytunas del Axarafe de Sevilla. » Le grand botaniste Richard ne soupçonnait guère, en publiant son excellent traite sur les Cycadées et les conifères, que bien avant L Héritier, le Podocarpus avait déjà été distingué des Abiétinées par un navigateur du xve siècle.

(50) [page 255]. Charles Darwin, Journal of the Voyages of the Advenlure and Beagle, 1859, p. 271.

(51) [oa-e 2551. Gœppert décrit encore trois Cycadées ( espèces du aenre Cycadiles et Pterophyllum) provenant du schiste armleux carbonifère d'Alsattel et de Commotau en Bohême ; elles appartiennent peut-être à la période éocene (Gœppert, dans l'ouvrage cité à la note (20), p. 61).

(52) [page 254]. Buckland, Geology, p. 509.

(55) [paçe 25b]. Léopold de Buch, dans les Mêm. de VAcad. de Berlin 1815, p. 161, et dans les Annales de Poggendorff, vol. IX, p! 575; Elie de Beaumont, dans les Annales des Sciences Nat, t XIX, p. 60.

(54) fiDao-e 256]. Cf. Elie de Beaumont, Descrip. géol. de la France, t I, p. 65; Beudant, Géologie, 1844, p. 209.

(55) rna^e 259]. Transaction of the Cambridge Philos. Society, vol. Vl! , P? 2, 1857, p. 297. Selon d'autres auteurs, le rapport est celui de 100 à 284.

m) fpaee 240]. On croyait, dans le moyen âge, que les mers eoiSTla septième partie seulement de la s^face terres tre; et celte croyance le cardinal d'Ailly la basait sur le ^ livre apocryphe d'Esdras. Christophe Colomb, qui puisait toutes es notions cosmologiques dans l'œuvre du Cardinal, avait un grand intérêt à défendre cette opinion de la peUtesse relative des mers, que l'expression mal comprise de « Meuve de 1 0cean .venait encore renforcer. Cf. Humboldt, Examen critique de Vhist. de la Géographie, t. I, p. 186.

(57^ roaçe 2401. Aaathémère, dans Hudson, Geographi minores, t II, p. I Cf Humboldt, Asie cent, t. I, p. 120, 125.

(58) [page 240]. Strabo, lib. I, p. 65, Casaub. Cf. Humboldt, Examen criU, t. I, p. 152.

(39) [page 241]. Voy., sur la latitude moyenne du littoral de 1 Asie septentrionale et sur la véritable dénomination du Gap Taïmoura (Cap Siewero-Wostotschnoi) et du Cap du Nord-Est (Schalagskoi Mys), Humboldt, Asie centrale, t. III, p. 33 et 57.

(40) [page 242]. Même ouvr., t. I, p. 198-200. De même, la pointe méridionale de l'Amérique, ainsi que l'archipel qui porte le nom de Terre de Feu, se trouvent sur le méridien de la partie la plus septentrionale de la baie de Baffin et de la grande terre polaire, dont les limites ne sont pas encore fixées et qui appartient peut-être au Groenland occidental.

(41) [page 242]. Strabo, lib. II, p. 92 et 108, Casaub.

(42) [page 242]. Humboldt, Asie centrale, t. III, p. 2b. Dès 1817, j'ai montré, dans mon ouvrage De distributione geographica plantarum secundum cœli temperiem et altitudinem montium, de quelle importance il est, pour la climatologie et l'étude de la civilisation, de distinguer entre les continents articulés et les continents compactes: « Regiones vel per sinus lunatos in longa cornua porreclse, angulosis littorum recessibus quasi membratim discerptœ, vel spatia patenlia in immensum, quorum littora nullis incisa angulis ambit sine anfractu Oceanus » (p. 81 et 182). Sur le rapport de l'étendue des côtes à la superficie d'un continent, rapport qui permet de juger, d'une manière générale, à quel point l'intérieur est accessible, voyez les Annales de Géogr. de Berghaus, t. XII. 1835, p. 490, et Y Atlas physique, 1839, n° III, p. 69.

(45) [page 242], Strabo, lib. II, p. 126, Casaub.

(44) [page 242]. Pline a dit, en parlant de l'Afrique (V, 1) : Nec alia pars terrarum pauciores recipit sinus. La pélite péninsule Transgangétique, avec sa figure triangulaire, nous offre une troisième forme très analogue à celles de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. L'idée d'une certaine régularité dans la configuration de la terre ferme a régné dans l'antiquité grecque. On croyait alors qu'il y avait, quatre grands golfes, parmi lesquels le golfe Persique et la mer d'Hyrcanie (la mer Caspienne) devaient être opposées lJun à l'autre (Arrien, VII, 16; Plut., in vita Alexandri, cap. 44; Dionys., Perieg., vol. 48 et 630, p. H et 38, Bern.). Bien plus, quatre golfes se retrouvaient sur la

surface de la Lune, comme un reflet des grandes formes de la surface terrestre (voy. cette fantastique conception d'Agesianax dans Plut., De Faciein Orbe Lunœ, p. 921, 19). Il faut lire dans Macrobe, Comm. in Somnium Scipionis, II, 9, la description de la terra quadrifida, ondes quatre continents disposés deux par deux au nord et au sud de l'équateur. J'ai soumis cette partie de l'ancienne géographie à une discussion nouvelle et approfondie, afin de la dégager de la confusion inextricable ou elle avait été laissée ; voy. mon Examen crit. de l Hist. de la Géogr., t. I, p. 119, 145, 180-185, et mon Asie centrale, t. Il, p. 172-178.

(45) [page 243]. Fleurieu, dans le Voyage de Marchand autour du monde, t. IV, p. 38-42.

(46) fpa^e 243]. Humboldt, dans le Journal de Physique, t. LUI, 1799, p. 33, et Mel hist., t. II, p. 19; t. III, p. 189 , et 198.

(47) [pa^e 243]. Humboldt, dans les Annales de Physique de PoWendorft vol. XL, p. 171. Le dédale de fiords qui s'étend au sud-est. de l'Amérique a été décrit par Darwin dans son Journal (Narrative of the voyage of the Advenlure and Beagle, vol III) 1839 , p. 266. Le parallélisme des deux chaînes se maintient depuis le 5* degré de latitude boréale, jusqu'au 5< de^ré de latitude australe. Le changement de direction que la côte présente vers Arica paraît être la conséquence d'un changement analogue dans l'immense fissure sur laquelle la Cordillera de los Andes a été soulevée.

(48) [page 248]. De la Bêche, Sections and Views illustrative of Geological Phenomena, 1830, Tab. 40; Charles Babbage, Observations on the Temple of Serapis at Pozzuoli near Naples, and on certain causes which may produce Geological Cycles of great exlent, 1834. « Si la température d'une couche de grès, de 8000 mètres d'épaisseur, augmente de 45°, la surface de cette couche dilatée s'élèvera de 7 m. Le contraire a lieu pour des couches argileuses; leur échauffement produit une contraction et, par suite, une dépression du sol. « Cf. les calculs que Bischof a faits sur l'exhaussement séculaire de la Suède, en

supposant que la température d'une couche de 45500 m. d'épaisseur augmente de 3° Réaumur. Bischof, Théorie de la chaleur interne du Globe terrestre, p. 303.

(49) [page 245]. « On a supposé jusqu'à présent que la pesanteur reste invariable en chaque point de la surface. Mais depuis que l'on a constaté un soulèvement graduel, sur de grandes étendues de la surface terrestre, cetle hypothèse, en apparence si bien établie, est devenue jusqu'à un certain point incertaine. » Bessel, Sur les poids et mesures, dans Y Annuaire de Schumacher pour 1840, p. 134.

(50) [page 246j. P. II (1810), p. 389. Cf. Halstrœm, dans les Kongl. Fetenskaps -Académies Handlingar (Stokholm), 1823, p. 30; Lyell, dans les Philos. Transact. for 1835, p.* 1; Blom, Descr. stat. de la Norwège, 1843, p. 89-116, allem. Dès 1802, avant la publication du voyage de Léopold de Buch en Scandinavie et après l'époque du voyage lui-même, Playfair présumait que le niveau de la mer ne s'abaissait point, mais que le sol de la Suède s'exhaussait (Illustrations of the Huttonian Theory g 393); selon Keilhau (Om Landjordens Stigning inNorge, dans le Nyt Magazin for Naturndenskaberne), Playfair, à son tour, aurait été précédé, dans cet ordre d'idées, par le Danois Jessen. Hàtonsnous d'ajouter que ces opinions n'ont exercé aucune influence sur les progrès de la physique du globe, ni sur les travaux du grand géologue allemand auquel elles restèrent entièrement inconnues. Dans un ouvrage intitulé; Kongeriget Norge fremstillet efter dels naturlige og borgerlige Tilstand, Kjœbenh., 1763, Jessen a cherché à approfondir les causes des variations qu'éprouve la différence de niveau de la mer et de la terre ferme, en prenant pour base les déterminations anciennes de Celsius, de Kalm et de Dalin. Après avoir débuté par des assertions erronées sur la faculté qu'il attribue aux pierres et aux roches de croître comme par intussusception, il se prononce finalement pour une hypothèse plus rationnelle, et il rattache aux tremblements de terre, comme conséquence, l'exhaussement graduel du sol. « Quoique le tremblement de terre (à Egersund) n'ait point été suivi d'un soulèvement de ce genre, il est possible, dit Jessen, que les secousses aient préparé les voies à l'action de quelques autres causes. »

(51) [page 246]. Bcrzelius, Rapport annuel sur les progrès des Sciences physiques, n° 18, p. 686. L'île deBornholm et celle de Saltholm, située vis-à-vis de Kopenhague, s'élèvent fort peu; l'exhaussement est à peine d'un tiers de mètre par siècle pour Bornholm. Voy. Forchharnmer , dans le Philos. Magazine, séries III, vol. II, p. 309.

(52) [page 246]. Keilhau, dans le Nyt Mag. for Naturnd., 1832 vol/l, p. 105-254; vol. II, p. 57; Bravais, Sur les lignes d'ancien niveau de la mer, 1843, p. 15-40. Cf. aussi Darwin, On the Parallel roads of Glen-Roy and Lochaber, dans les Philos. Transact. for 1839, p. 60.

(55) [page 247]. Humboldt, Asie centrale, t. II, p. 319-324: t. AI, p. 549-551. La dépression de la mer Rouge a été déterminée successivement par les mesures barométriques du comte Bertou, par les mesures beaucoup plus soignées de Russegger et par les opérations trigonométriques du lieutenant de vaisseau Symond. Cette dernière mesure donna, d'après une lettre adressée par M. Alderson à la Société géographique de Londres (cette lettre m'a été communiquée par mon ami le capitaine Washington), 489 m. pour la différence de hauteur entre le niveau de'la mer Morte et la plus haute maison de Jaffa. M. Alderson croyait, à cette époque (28 nov. 1841), que la mer Morte était à 427 m. au-dessous de la Méditerranée. Dans une communication plus récente du lieutenant Symond (Jameson's Edinb. New. Philos. Journal, vol. XXXIV, 1843, p. 178) le résultat définitif de deux mesures trigonométriques parfaitement concordantes est 400 mètres.

(54) [Page 2^7], Sur la mobilité du fond de la mer CasPiemw" dans mon Asie centrale, t. II, p. 283-294. En 1830, l'Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg a chargé, sur ma demande, le savant physicien Lenz de poser des marques fixes sur la presqu'île d'Abschéron, près de Bakou, afin d'indiquer le niveau moyen des eaux pour une époque déterminée. De même, j'ai insisté, en 1839, dans un appendice aux instructions données au capitaine Ross pour l'expédition antarctique, sur la nécessité d'établir, comme en Suède et comme sur les rives de la mer Caspienne, des points de repère sur les rochers qui bordent la mer dans l'hémisphère Sud. Si une pareille mesure eût

été prise à l'occasion des premiers voyages de Gook et de Bougainville, nous saurions aujourd'hui si le changement séculaire du niveau relatif des eaux et des terres est un phénomène général ou un fait purement local, et s'il existe une loi fixe dans la direction des points qui s'élèvent ou qui s'affaissent simultanément.

(55) [page 247]. Sur l'affaissement et l'exhaussement du fond de la mer du Sud , et les diverses « areas of alternate niovements, » voy. Darwin's Journal, p. 557 et 561-566.

(56) [page 250]. Humboldt, Rel. hist., t. III, p. 232-254. Cf. aussi d'ingénieuses remarques sur la configuration de la terre et la disposition des lignes de faîte, dans Albert de R.oon, Principes de Géographie , d'Ethnologie et de Statistique, 1er div.. 1857, p. 158, 270 et 276.

(57) [page 250]. Léopold de Buch, Sur les systèmes géognostiques de V Allemagne, dans ses Lettres gèogn. à Alexandre de Humboldt, 1824, p. 265-271; Elie de Beaumont, Recherches sur les révolutions de la surface du globe, 1829, p. 297-507.

(58) [page 250]. Humboldt, Asie centrale, t. I, p. 277-285. Voy. aussi mon Essai sur le gisement des Roches, 1822, p. 57, et la Relat. hist, t. III, p. 244-250.

(59) [page 251]. Asie centrale, t. I. p. 284-286. La mer Adriatique suit également la direction S.E.-N.O.

(60) [page 251]. De la hauteur moyenne des continents, dans mon Asie centrale, t. I, p. 82-90 et 165-189. Les résultats que j'ai obtenus doivent être considérés comme des nombres-limites. Laplace estime à 1,000 m. la hauteur moyenne des conlinents; ce nombre est, pour le moins, trois fois trop fort. L'immortel géomètre avait été conduit à ce résultat par certaines considérations hypothétiques sur la profondeur moyenne des mers (Mécanique céleste, t. V, p. 14). J'ai montré dans l'Asie centrale, t. I, p. 95, que déjà les mathématiciens de l'école d'Alexandrie avaient cru que cette profondeur des mers était détermiuée par la hauteur des montagnes (Plut., in Mmilio Paulo , cap. 15). La hauteur du centre de gravité des masses continentales subit vraisemblablement de faibles variations dans le cours des siècles.

(61) fpaoe 282]. Deuxième lettre géologique d'Elie de Beaumont à Alexandre de Humboldt, dans les Annales de Poggendorff, vol. XXV, p. 1-38.

(62) [page 255]. Humboldt, Relat. hist., t. III, chap. XXIX , p. 514-530.

(63) rpa^e %%%% Voy. la série des observations que j'ai faites dans la mer du Sud, depuis 0° 5' Jusqu'à 13° 16' de latitude boréale, Asie centrale, t. III, p. 354.

(64) [page 254]. On pourra (par la température de l'Océan sous les tropiques) attaquer avec succès une question capitale restée jusqu'ici indécise, la question de la constance des températures terrestres, sans avoir à s'inquiéter des influences locales naturellement fort circonscrites, provenant du déboisement des plaines et des montagnes, du dessèchement des lacs et des marais. Chaque siècle, en léguant aux siècles futurs quelques chiffres bien faciles à obtenir, leur donnera le moyen peutêtre le plus simple, le plus exact et le plus direct de décider si le soleil, aujourd'hui source première à peu près exclusive de la chaleur de notre globe, change de constitution physique et d'éclat, comme la plupart des étoiles, ou si au contraire cet astre est arrivé à un état permanent. Arago, dans les Comptes rendus des séances de VAcad. des Sciences, t. XI, P. 2, p. 301.

(65) [page 255]. Humboldt, Asie centrale, t. II, p. 321 et 327.

(66) [page 255]. Yoy. les résultats numériques, même ouv. , t. H, p. 328-533. Un nivellement, géodésique que mon vieil ami, le général Bolivar, a fait exécuter sur ma prière, en 1828 et 1829, par Lloyd et Falmarc, a prouvé que le niveau de la mer du Sud est à 1 m. tout au plus au-dessus de celui de la mer des Antilles, et même que l'une de ces deux mers est tantôt plus haute, tantôt plus basse que l'autre, selon les heures de leurs marées respectives. Or, comme le nivellement a élé effectue sur une ligne de 1 2 myriamètres, en 953 stations et par autant de coups de niveau, on admettra facilement que l'erreur du résultat final puisse aller à 1 m., et l'on pourra considérer ce résultat comme une nouvelle preuve de l'équilibre des eaux qui communiquent vers le cap. Horn (Arago, Annuaire du Bureau des Longitudes pour 1831, p. 319). J'avais déjà cru reconnaître en 1799 et 1804,

par mes observations barométriques, que, s'il existait une différence entre le niveau de la mer du Sud et celui de la mer des Antilles , celte différence ne pouvait dépasser 3 mètres. Voy. ma Relat. hist., t. III, p. 555-557, et les Annales de Chimie, t. I, p. 35-64. Les mesures qui paraissent établir un excès de hauteur pour les eaux du golfe du Mexique et pour celles de la partie septentrionale de la mer Adriatique (en combinant les opérations trigonométriques de Delcros et de Ghoppin avec celles des ingénieurs suisses et autrichiens) ne paraissent pas mériter, sur ce point, une grande confiance. Malgré la forme de la mer Adriatique, il est invraisemblable que le niveau de la partie septentrionale soit à 8m,4 au-dessus du niveau de la Méditerranée, à Marseille, et à 7m,6 au dessus de l'Océan Atlantique. Voy. mon Asie centrale, t. II, p. 332.

(67) [page 256]. Bessel, Sur les marées, dans Y Annuaire de Schumacher pour 1838, p. 225.

(68) [page 256]. La densité de l'eau de mer dépend à la fois de la température et du degré de salure; c'est un élément dont on ne s'est pas assez préoccupé dans la recherche des causes qui produisent les courants. Le courant sous-marin qui ramène vers l'équateur les eaux froides des contrées circumpolaires, suivrait une direction diamétralement opposée; il irait de l'équateur aux pôles, si les différences de salure étaient seules en jeu. Sous ce point de vue, la distribution géographique de la température et de la densité des eaux de la mer est d'une haute importance. Les observations nombreuses de Lenz (Annales de Pogg., vol. XX, 1830, p. 129), et celles qui ont été recueillies pendant les voyages du capitaine Beechey (Voyage to the Pacific, vol. II, p. 727), méritent une attention particulière. Cf. Humboldt, Relat. hist., t. I, p. 74, et Asie centrale > t. III, p. 356.

(69) [page 257]. Humboldt, Relat. hist.. t. I, p. 64; Nouvelles Annales des Voyages, 1839, p. 255.

(70) [page 257]. Humboldt, Examen crit. de Vhisl. de la géogr., t. III, p. 100. Colomb ajoute: « C'est dans la mer des Antilles que ce mouvement est le plus fort » (Navarrète, Coleccion de los viages y descubrimientos de los Espanoles, t. I, p. 260). Et en effet, Rennell nomme cette région « not, a current, but a sea in motion. » (Investigations of Currents, p. 23)

(71) [page 257]. Humboldt, Examen crit., t. II, p. 250. Hélât, hist., t. ï, p. 66-74.

(72) [page 257]. Petrus Martyr de Angleria, De Rébus Oceanicis et Orbe Novo, Bas. 1525, Dec. III, lib. VI, p. 57. Cf. Humboldt, Examen critique, t. II, p. 254-257, et t. III, p. 108.

(75) [page 258]. Humboldt, Examen crit., t. III, p. 64-101.

(74) [page 261]. Cette voix mystérieuse lui disait:

« Maravillosamente Dios hizo sonar tu nombre en la tierra de los atamientos de la mar Oceana, que estaban cerradoscon eadenas tan fuertes , te diô las llaves. " Colomb a raconté ce songe dans sa lettre au roi d'Espagne, en date du 7 juillet 1503 (Humboldt, Examen critique, t. 111, p. 234).

(75) [page 262]. Boussingault, Recherches sur la composition de V Atmosphère, dans les Annales de Chimie et de Physique, t. LVII, 1834, p. 171-173. D'après Boussingault et Léwy , la proportion d'acide carbonique contenue dans l'atmosphère, à Andillv, par conséquent loin des émanations des villes, oscillerait seulement entre 0,00028 et 0,00031 en volume.

(76) [page 262]. Liebig, dans son important ouvrage: La chimie organique dans son application à l'agriculture et à la physiologie, 1840, p. 64-72. Sur le rôle que joue l'électricité atmosphérique dans la production du nitrate d'ammoniaque, lequel est transformé en acide carbonique par le contact avec la chaux, voy. Boussingault, Économie rurale considérée dans ses rapports avec la Chimie et la Météorologie, 1844, t. II, p. 247 et 697 (Cf. aussi t. I, p. 84).

(77) [Page 2621- Léwy, Comptes-rendus de l'Acad. des Sciences, t. XVII, B. 2, p. 235-248.

(78) [page 262]. J. Dumas, Annales de Chimie, 5e série, t. III, 1841, p. 257.

(79) [page 265]. J'ai omis de mentionner, dans cette énuineration, l'acide carbonique que les plantes exhalent pendant la nuit, en même temps qu'elles absorbent l'oxygène, parce que cette émission d'acide carbonique est largement compensée par l'acte de la respiration des végétaux pendant le jour. Cf. Boussingault, Économie rurale, t. I, p. 53 68; Liebig, Chimie organique, p. 16 et 21.

(80) [page 263]. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie, t. LUI, p. 120; Payen, Mémoire sur la composition chimique des végétaux, p. 56 et 42; Liebig, Chimie organique, p. 299-345; Boussingault, Économie rurale, t. I, p. 142-153.

(81) [page 264]. En appliquant les formules que Laplace avait communiquées au Bureau des Longitudes, peu de temps avant sa mort, Bouvard a trouvé, en 1827, que la partie des varialions horaires de la pression atmosphérique qui dépend de l'attraction de la lune, ne saurait augmenter, à Paris, la hauteur du mercure dans le baromètre, de plus 0,018 de millimètre: .tandis que, d'après onze années d'observations faites à Paris, l'oscillation moyenne du baromètre était de 0,756 de millimètre, de 9 heures du matin à 3 heures de l'après-midi ; et de 0,375 de millimètre, de 3 heures de l'après-midi à 9 heures du matin. Voy. Mémoires de VAcad. des Sciences, t. VII, 1827, p. 267.

(82) [page 265]. Observations faites pour constater la marche des variations horaires du baromètre sous les Tropiques, dans ma Relation historique du Foyage aux Régions Equinoxiales , t. III, p. 270-315.

(85) [page 265]. Bravais, dans Ksemtz et Martins, Météorologie, p. 263°. A. Halle (lat. 51° 29 ) , l'amplitude de l'oscillation est encore de 0,651 de millimètre. Pour les montagnes des zones tempérées, la détermination précise des heures du maximum et du minimum paraît exiger une longue série d'observations; Cf. les observations de variations horaires qui ont été recueillies en 1832, 1841 et 1842, sur le sommet du Faulhorn ; Martins, Météorologie, p. 254.

(84) [page 265]. Humboldt, Essai sur la géographie des plantes, 1807, p. 90. Mêlai, hist., t. III, p. 515; et sur la diminution de la pression atmosphérique dans les régions intertropicales de l'Océan Atlantique, voy. Annales de Physique, de Poggendorff, vol. XXXVII, p. 245-258, et p. 468-486.

(85) [page 266]. Daussy , dans les Comptes rendus, t. III, p. 156.

(86) [page 266], Dove, Sur les Tempêtes , dans les Annales de PoggendoWï , vol. LU, p. 1.

(87) [page 266]. Léopold de Buch, Rose barométrique des vents, dans les Mèm. de VAcad. de Berlin, 1818-1819, p. 187.

(88) [page 266]. Dove, Recherches météorologiques, 1837 , p. 99-543; voy. aussi les remarques ingénieuses de Ksemtzsur le courant d'ouest supérieur qui retombe vers les latitudes élevées et sur les phénomènes généraux de la direction des vents, dans les Leçons sur la Météorologie, p. 88-66, 196-200, 327-336, 355-364; Kœmtz, dans Y Annuaire de Schumacher pour 1838, p. 291-302. Dove a publié une exposition très-intéressante des principaux phénomènes météorologiques, dans un petit écrit: Climat de Berlin, 1842. La rotation des vents a été connue des anciens navigateurs (Ghurruca, Viage al Magellanes , 1793, p. 15); sur une expression remarquable de Christophe Colomb, que son fils don Fernando Colomb nous a conservée dans la rida del Almiranle, cap. 55, voy. Humboldt, Examen critique de Vhist. de la Géographie, t. IV, p. 253.

(89) [page 267]. Monsum (en malais musim, l'hippalus des Grecs) vient de l'arabe mausim , époque fixée, saison, époque du rassemblement de ceux qui font le pèlerinage de la Mecque. Ce mot a été appliqué à la saison des vents réguliers, lesquels tirent leur nom spécifique des contrées d'où ils soufflent; ainsi on dit le mausim d'Aden, le mausim de Guzerate, du Malabar, etc. (Lassen, Archéologie indienne, vol. I, 1843, p. 211, allem.). Sur l'influence contraire de la base solide et de la base liquide qui portent l'atmosphère, voy. Dove, dans les Mêm. de VAcad. de Berlin, 1842, p. 239.

(90) [page 272]. Humboldt, Recherches sur les causes des inflexions des lignes Isothermes, dans l'Asie centrale, t. III, p. 103-114, 118, 122, 188.

(91) [page 273]. George Forster, Petits écrits, P. III, 1794, p. 87, allem. ; Dove, dans Y Annuaire de Schumacher pour 1841, p. 289; Ksemtz, Météorologie, vol. II, p. 41, 43, 67 et 96; Arago, dans les Comptes rendus, t. I, p. 268.

(92) [page 274]. Dante, Dirina commedia , Purgatorio , canto III.

(93) [page 275]. Humboldt, Sur les lignes Isothermes, dans les Mém. de phys. et de chimie de la Société d'Arcueil , t. III.

Paris, 1817, p. 14-168; Knight, dans les Transact. of the horticullural Society of London, vol. I, p. 32; Watson, Remarks on the géographical distribution of British plants 3 1835, p. 60; Trevelyan, dans le New Edimb. Philos. Journal de Jameson , n° 18, p. 184; Mahlmann, dans son excellente traduction allemande de mon Asie centrale, P. II, p. 60.

(94) [page 276]. « Hsec de temperie aeris, qui terram late circumfundit, ac in quo, longe a solo, instrumenta nostra meteorologica suspensa habemus. Sed alia est caloris vis, queni radii solis nullis nubibus velali, in foliis ipsis et fructibus raaturescentibus, magis minusve coloralis, gignunt, quemque, ut egregia demonstrant expérimenta amicissimorum Gay-Lussacii et Thenardi de combustione chlori et hydrogenis, ope thermometri meliri nequis. Etenim locis planis et montanis, vento libe spirante, circumfusi aeris temperies eadem esse potest cœlo sudo vel nebuloso; ideoque ex observationibus solis thermometricis, nullo adhibito Photometro, haud cognosces quam ob causam Gallise septentrionalis tractus Armoricanus et Nervicus, versus littora, cœlo temperato sed sole raro utentia, vitem fere non tolérant. Egent enim stirpes non solum caloris stimulo, sed et lucis, quse, magis intensa locis excelsis quam planis, duplici modo plantas movet, vi sua tum propria , tum calorem in superficie earum excitante. » (Humboldt, De dislributione gèographica plantarum, 1817, p. 163-164).

(98) [page 276]. Humboldt, ouv. cité, p. 186-161; Meyen, dans son Essai sur la géographie des Plantes, 1836, p. 379-467, allem.; Boussingault, Économie rurale, t. II, p. 675.

(96) [page 276]. Je place ici un tableau dont l'échelle décroissante représente les diverses situations de l'industrie vinicole en Europe, et la dépréciation de ses produits en raison des climats. Voy. mon Asie centrale, t. III, p. 159. Aux exemples cités dans le texte du Cosmos, pour la production du vin à Bordeaux et à Potsdam, je joins ici les données relatives aux bords du Rhin et du Mein (lat. 48° 35 — 50°7 ). On voit par Cherbourg et Dublin, dont les climats paraissent différer si peu de ceux de l'intérieur de l'Europe continentale, lorsqu'on en juge par les indications d'un thermomètre suspendu à l'ombre, on voit, disje, que l'état habituellement serein ou nébuleux du ciel peut

influer sur les productions végétales, au point de hâter ou d'arrêter la maturation.

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