‹ Cosmos; essai d'une description physique du monde;Chapitre 10 sur 14 · MO · texte numérisé non relu

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6tûi ifvtMrrifam. La plupart des passages des auteurs grecs sur le Cosmos, se trouvent rassemblés d'abord dans la controverse de Richard Bentley contre Charles Boyle sur l'existence historique de Zaleucus, législateur de Locres (Opuscula pkihlogica, 1781, p. 347, 445; Dissertation, vpon the Epistles of Phalaris, 1817, p. 254); ensuite dans l'escellent ouvrage de Nœke, Si^ied. crit., 1812, p. 9-15, et enfin dans Théophile Schmidt, ad Cleom.cycl. theor. met., 1. 1, c. 1 (p. n, 1 et 99). Pris dans une acception plus restreinte, le mot Cosmos a été aussi employé au pluriel (Plut, ibid., 1. 1, c. 5) pour désigner les étoiles (Slobée, 1. 1, p. 514; Plut., 1. 11, c. 13} ou les innombrables systèmes disséminés comme autant d'Iles dans l'immensité des cieus, et formés chacun d'un soleil et d'une luiie (Anaxag. Claz., Fragm., p. 89,93, 120; Brandis, Geschichie der Griechisch-RÔmisclien Philosophie, t. 1, p. 252). Chacun de ces groupes formant ainsi un Cosmos, l'univers, TiinSv, doit avoir une signification plus large (Plut., 1. 11, cl). Ce Tut longtemps après le siècle des Ptolèmées que ce mot fut appliqué à la (erre. Bœckh a fait connaître des inscriptions à la louange de Trajan et d'Adrien {Corpus Inscr. Grœc, t, 1, n*» 334 et 1306), où m'oiwc est mis pour tXxtifin de même que, par monde, on entend souvent la terre seule. Flous avons déjà indiqué cette division singulière des espaces célestes en trois parties, VOlympe, le Cosmos et l'Ouranos (Slobée, 1. I, p. /i88; Philolaus, p. 9ii-102| ; elle s'applique aux régions diverses qui entourent ce foyer mystétieux de l'univers, cette Ëm'i TcS icavrot des Pythagorioiens. Dans le fragment qui nous a conservé cette division, le nom d'Vranos désigne la région la plus intérieure, située entre la lune et la terre ; c'est le domaine des choses changeantes. L.a région moyenne, où les planètes circulent dans un ordre invariable et harmonieux, est nommée exclusivement Cosmos, en vue de conceptions très-particulières sur l'univers. Quant à l'Olympe, c'est ila région extérieure, la région ignée. Un profond investigateur

— Û50 — des affinités des langues, Bopp, fait remarquer qae « l'on peut déduire, comme l'a fait Pott (Etymologitehe Fortchtmgm, 1" part., p. 39 et 252), le mot Koa[u< ^^ Ib racine sanscrite iud', pxirificari, en s'appuyant sur deux considératiODS : d'abord, le « grec, dans «'sp;, vient de la palatale s, que Bopp représente par k et Pott par ç; de mâme Siut, decem, en langue gothique taihun, vient du mot indien daian; en second lieu, le d" indien correspond, en règle générale, an a gL%c {Vergtekhende Gramm., $ 22), ce qui achève de mettre en évidence le rapport de x^.<i( (pour Kify'x) avec la racine sanscrite lud', d'où vient aussi «sflspït. Une autre expresâon indienne pour désigner le monde est gagat ( prononcez dsdiagat); c'est proprement le participe présent du verbe gagâmt, je vais, dont la racine est t>â}, n En restant dans le cercle des étymologies de la langue grecque, on trouve {Etymolog. Magnum, p. 532, 12) que mt^un se lie immédiatement ft xâts, ou plutôt à uti<i>[uu (d'oCi xiKxaniic; OU xamifUi^). Welker {eine Krelische Colonie in Ihtben, p. 23, y rattache en outre te nom de xH^m, de même que, dans Hésychius, x3S|u« signifie une prise d'armes chez les Cretois. Lorsque le langage scientifique des Grecs s'introduisit clicz les Romains, la mot mvndiii, qui avait à l'origine la signification première du mot ]u!«(u« (ornement de femme), servit à désigner te monde et l'univers, Ennius paraît avoir osé, le premier, cette nouveauté. Dans un des fragments de ce poète, que Macrobe nous a conservés ft l'occasion de la querelle qu'il fait à Virgile sur ses emprunts, on trouve ce mot employé dans l'acception nouvelle : «.Mundus cœlî vastus comtUit silentio » (5<ilum., 1. VI, c. 2). Cicëron a dit aussi dans sa traduction de Hmée, c. 10 ! quem nos bt(enicm mundwm vocamiis. Au reste, la racina sanscrite mmd, d'où Pott fait dériver le mot latin mundus {Elymol. Forschvngcn, 1" part., p. 2/i0), réunit la double signification de briller et d'orner. Lôka désigne en sanscrit le monde et les hommes, comme le mot français monde, et dérive, suivant Bopp, de lôk (voir et briUeiO; U eu est de même

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de la racine slave swjel, qai veut dîrâ à la fois lumière et monde (Grimm, deutsche Gramm., t. Ilf , p. 39/i). Quant au mo t" dont les Allemanda se servent aujourd'hui {we!t, en vieil allemand wêrall, en vieux saxon worold et vêruld en anglosaxon), sa signification originaire aurait été, suivant Jacob Grimm, celle d'un laps de temps, d'un âge d'homme {sxculum), et non pas celle du munduf dans l'espace. Les Étrusques se figuraient le monde comme une voûte renversée et symétriquement opposée h la voûte céleste {Otfried MûUer, Etrusker, 2* part., p. 96, 68 et 1^3). Pris dans une acception plus étroite encore, le monde parait avoir été, pour les Goths, la surface terrestre entourée d'une ceinture de mers (marei, merîj; Us l'appelaient merigard, littéralement jardin des mers.

(28) [page 67]. Voyez, sur Enuius, les recherches ingénieuses de Léopold Krabner, dans la dissertation intitulée : Crundlinien zur Gesckkhte des Verfalls der romischen Staats- Religion, 1837, p. Z|l-Ii5. Selon toute probabilité, E^nius n'a pas puisé dans les fragments d'Épicharme, mais dans des poèmes composés sous le nom de ce philosophe, et conçus dans le sens de son système.

(29) [page 69]. Aulu-Gelle, Noctea Auicx, 1. V, c. 18.

(30) [page 78]. Bruno, ou Dit principe 'divin et naCurel des choses, par S. de Schelling, traduit de l'allemand par Husson, 1S/|5, p. 20i|.

(31) [page 89]. Les considérations relatives à ta diffêrencA qui existe sous le rapport de la darté, entre un point lumineux et on disque de diamètre angulaire appréciable, ont été développées par Arago, dans l'Analyse des travaux de sir William Hersckei (.4nnuatr6 du Bureau des longiiudes, 181)3, p. blO-/|12 et U1-)

(52) [page 91]. « Les deux nuées Magellaniqoes, Aufiecu/a

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— A52 — major et tm'nor, sont <trs objets fort remarquables. La plus grande se compose «l'amas stellaires irrégiiliers, d'amas sphértques et d'étoiles nébuleuses plus ou moins grandes, entremêlées de nébulosités irréductibles. Selon toute vraisemblance, ces dernières ne sont autre chose qu'une poussière stellaire (slar-dust) ; mais le télescope de 20 pieds, lui-même, est impuissant à les résoudre en étoiles. Elles produisent une clarté générale dont le champ de la vision est illuminé, et les autres objets se trouvent disséminés sur ce fond brillant. Aucune autre région du ciel ne renferme autant de nébuleuses et d'amas d'étoiles dans le mâme espace. La Nubecula minor est beaucoup moins belle -, elle présente plus de nébulosités irréductibles, et les amas stellaires y sont à la fois moins nombreux et moins brillants. » ( Extrait d'une lettre de âr Jobn Herschel, datée de Feldhuysen, au cap de Bonne-Espérance, 13 juin 1836.)

(33) [page 92). Cette belle expression ïo'jtw tûf«.eC, empruntée par Hesychius à un poêle inconnu, aurait pu être citée déjà, à l'occasion des Champs célestes (Himmels-Garten, littéralement : jardins du ciel), si le mot r.ifrK n'eût été plus ordinairement employé à désigner, d'une manière générale, l'espace compris dans une enceinte. Au reste, on ne peut méconnaître l'affinité de ce mot avec le Garlen des Allemands (en langue gothique gards, lequel dérive, d'âpre Jacob Grimm, de gairdan, cingere), ou avec le grad, gorod des Slaves, avec le khan des Ossètes, et, suivant Pott {Etymolog. VorscAwnjCTi, 1" part., p. Idù), avec le chors des Latins (d'où eorU, cour). Citons encore le gard, gard des langues du Nord (une clâture et par suite un enclos, une résidence), et les mots persans gerd, gird, enceinte, cerËle, puis une résidence princiëre, un chftteau ou une ville, comme on le voit par les anciens noms de lieux que l'on rencontre dansle Schahnam^ de Firdusi : Siyawakchgird, Darabgird, etc.

,(3&) [page 95]. L'erreur probable de la paraltave de « du

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Cenlaure, déterminée par Haclear, est de 0",06i. (Résultats de 1839 cl de 18iO.) Voyez les Transacl. of the Aslron. Soc, t. XII, p. 370. Pour la parallaxe de la 61' du Cygne, voyez Bessel, dans l'Annuaire de Schumacher, 1839, p. kT-h^ ■ erreur moyenne 0",01I|. Quant à l'idée que nous devons nous faire de la figure réelle de la voie lactée, je trouve, dans Kepler, ce passage remarquable {Epitome Asironomis Copei^ nicanx. 1618, 1. 1, I. I, p. 32^-39) : u Sol liic noster nil aliud est quam una ex fixis, nobis major et clarior visa, quia proptor quam fixa. Pone Terram stare ad latus, uno semidiametro vise lacteœ, tune hsec via lactea apparebit circulas parrus, vel ellipsis parva, tota declinans ad latus altenim ; eritque simul uno intuitu conspicua, qu» nunc non potest Disi dimidia conspici quovis moinento. Itaque fixarum sphfera non tantum orbe stellarum, sed etiam circule lactis versus DOS deorsum est terminata. n

(35) [page 98]. a Si, dans les zones abandonnées par l'almosphëre du Soleil, il s'est trouvé des molécules trop volatiles pour s'unir entre elles ou aux planètes, elles doivent, en continuant de circuler autour de cet astre, offrir toutes les apparences de la lumière zodiacale, sans opposer de résistance sensible aux divers corps du système planétaire, soit à cause de leur extrême rareté, soit parce que leur mouvement est à fort peu près le même que celui des planètes qu'elles rencontrent, n Laplace, Exposititm du Système du Monde, (5" édit.), p. dis.

(36) [page 99], Laplace, ouvrage cité, pages 396 et /|t/i,

(37) [page 99], Littrow, Astronomie, 182S, t. U, p. 107 ; Ma;dler, Astron,, 18iit, p. 212 ; Laplace, ouvrage cité, p. 210.

(38) [page 101]. Voy. Kepler, sur la densité décroissante et le volume croissant des planètes, à mesure que la distance au Soleil augmente; il considère l'astre central (le Soleil) comme le plus dense de tous les astres. Voy. son Epitome

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Astron. Copem. in VII libros digesta, 1618-1622. p. 420. De même que Kepler et Otto de Guericke, Leibnitz pensait que les volumes des planâtes croissent en raison de leur distance au Soleil. On peut lire sa lettre au bourgmestre de Magdeboui% (Mayenoe, 1571), dans la collection des Écrits allemands de Lebnitz, éditée par Gubrauer, 1" part., p. 2QU.

(39) [page 101]. Pour la comparaison des masses, voy. Encke, dans les Astronom. Naehrichun de Schumacher, ISfjS, n^ùSS. p. ll/i.

(liO) [page lOd]. En admettant, avec Burckhardt. 0,2725 pour le diamètre de la Lune, et .^^ pour son volume, on trouve 0,5596, ou -^ à peu près, pour sa densité. Voy. ausu G. Béer et H. Mœdier. der Mond, p. 3 et 10; et VAslnnomie de M^dler, p. 157. D'après Hansen, le volume de notre satellite est ^ environ {-^, suivant Mœdler), et sa masse est j^j, le volume et la masse de la Terre étant pria respectivement pour unités. Pour le troisième satellite de Jupiter, le plus grand de tous, les rapports avec la planète centrale sont jjjy^ en volume, et ^f^ pour les masses. Quant à l'aplatissement d'Uranus, voy. iesAstron. Naekridiien de Schumacher, 18^, n° /|93.

(Iil) [page 109]. Voy. Béer et Msedler, ouv. cité, S 185, p. 208, et S Sfi?, p. 332, et des mêmes auteurs Physische Kennlniss der himmlischcn Kôrper, p. k et 69, tab. I.

(fi2) [page 111]. Les quatre plus anciennes comètes dont on ait pu calculer les orbites, ont été observées par les Chinois; ce sont celles de l'an 240 (sous Gordien UI), de 539 (sous Jus(inien), de 565 et de 837. Suivant Duséjour, cette dernière comète serait restée, pendant 2U heures, à moins de 400000 myriamètree de la Terre. Son apparition effraya tellement Louis le Pieux, que ce prince crut devoir fonder plusieurs couvents, afin de conjurer le danger. Pendant ce temps, les astronomes chinois observaient d'une

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tnanière vraiment scientifique la trajectoire apparente du nouvel aslre; ils mesurèrent la queue, longue de 60"; ils en décrivirent les variations, car elle fut tantôt simple, lantdt multiple. La première comète dont l'orbite ait été calculée sur les seules observations européennes, est celle de 1Z|56, . une des apparitions de la comète de Halley ; elle a même passé longtemps, mais à tort, pour la première apparition bien certaine de cette Tameuse comète. Voy. Kn^ù, dans l'annuaire de 1S36, p. 204, et plus ta note (56) p. b59.

{A3) [page H2]( Arago, dans l'annuaire de 1332, p. 2Û9- 211. La comète de 1(|02 Tut visible en plein soleil, comme la comète de 18I|3. Cette dernière a été vue, aux États-Unis, le 28 février, entre une heure et trois heures de l'après-midi, par i. G. Clarke (à Pordand, État du Maine). On a pu mesurer avec une grande précision la distance du noyau au bord du Soleil. Ce noyau devait être fort dense; la comète présentait l'apparence d'un nuage blanc, à contours très-nets ; seulement il y avait un espace obscur entre le noyau et la queue. {Amer. Joum. of Science, t. XLV, n" 1, p. 229; AUrm. Nachrichtende Schumacher 18i;3, n'ifll, p. 175.)

(hk) [page 112], Philos. Transact. for 1808, 2" part., p. 155 ; for 1812, 1" part., p. 118. Les diamètres des noyaux, mesurés par Herschel, étaient de 538 et de I|23 milles anglais. Pour les dimensions des comètes de 1798 et de 1805, voy. Arago dans l'Annuaire de 1332, p. 203.

1 (t|5) [page l\!t\. Arago, des Changements physiques de la comète de Balley, du iS au 23 octobre i835, dans l'Annuaire de 1836, p. 218-221. La direction que les queues des co-

. mètes affectent ordinairement était bien connue sous Néron : Comx radios solis effuglunt,' dit Sénèque, N(U. Qaxst., I. VII, c20.

(&6) [page 115]. Voy. fiessel, dans les Asiron. Nâchriditm de Schumacher, 1836, a- 300-302, p. 188, 192, 197, 200,

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2Q3 et 230, et dans le Jahrinich du même, 1837, p. 1&&-168. W. Herschela cru trouver, daus la belle comète de 181 1, des indices d'un mouvement de rotation dont le noyau et la queue auraient été animés {Phil. Tratisact. for 1812, 1™ part., p. UO) ; la même remarque a été Taite par Duolop, à Paramalta, sur la troisième comète de 1825.

(Ii7) [page IIG]. Bessel, dans les Asiron. Nachruhlen de Schumacher, 1836, n" 303, p. 231 ; Schum. Jahrbuch. 1837, p. 175. Voy. aussi Lehmann, sur les queues des comôles, dans Bode's Asiron. Jahrb. fur 1826, p. 168.

(i8) fpage 116]. Aristole, Meteor., 1. 1, c. 8, 11-15 et IMl (éd. Ideler, t. [, p. 32-3fi), Biese, Philos, des Arisloieles, t. Il, p. 86. Quand ou songe à l'influence qu'Aristote a exercée pendant tout le moyen âge, on ne peut trop déplorer l'hostilité de ce grand homme contre les belles idées des anciens pythagoriciens sur la structure de l'univers. Dans le même livre où Aristote rappelle que l'école de Pythagore confère les comètes comme autant de planètes à longues périodes, il déclare, lui, que les comètes sont de simples météores passagers qui naissent et se dissipent dans notre atmosphère. De l'école de Pythagore, ces idées, dont Apollonius le Myndien fait remonter l'origine aux Chaldéens, arrivèrent aux Romains qui se bornèrent à les reproduire, comme ils firent de toute diose. Apollonius, en décrivant les orbites cométaires, dit qu'elles pénètrent profondément dans les régions supérieures du ciel ; là-dessus Sénèque s'exprime ainsi ( Natur. Qtuest., I. Vil, c. 17) : u Comètes non est species fiilsa, sed proprium »dus, sicut Solis et Lune : altiora mundi secat et tune demum apparet quum in imum cursum sui venit. ii 11 ajoute (1. Vil, c. 27) ; u Comelas œtemos esse et sortis ejusdem cujus uetera (sidéra), etiamsifaciem illis non habent sîmilem.n Pline (II, 25) fait également allusion aux idées d'Apollonius de Mynde, lorsqu'il dit : « Sunt qui et biec sidéra perpétua esse credant suoque ambitu ire, sed non nisi relicta a Sole cerni. u

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— Û57 — {i9) [page 116], Olbers, dans les AsO-on. Nachrîehtm, 1338, p. 157 et 18^. Arago, de la Constitution physique des Comèus, Annuaire de 1832, p. 203-208. Déjà les ancieDs avaient été frappés de ce que l'on peut voir à travers les comètes comme à travers une flamme. La plus ancieane observation d'éloiles restées visibles, malgré l'interposition d'une comële, remonte à Démocrite (Arislote, Meteor., 1. I. c. 6). Ce fait a donné à Aristote l'occasion de rapporter qu'il avait lui-même observé l'occultation d'une étoile des Gémeaux par lupiter. Sénttque a dît : « On voit les étoiles à travers une comète comme à travers un nuage. » {Nat, Quœst., I. VII, c. 18) ; à la vérité, ces paroles ne doivent pas s'entendre du corps même de la comète, mais seulement de la queue, car Sénëque ajoute (1. VU, c. 2'6) : a Non in ea parte qua sidus ipsum est spissi et solidi ignis, sed qua rarus splendor occurrît et in aines dispergitur, Per intervalla ignium non per ipsos vides, n Cette dernière restriction était superflue ; car on peut voir à travers une flamme dont l'épaisseur n'est pas trop forte. Galilée ne l'ignorait pas : il a fait à ce sujet des recherches dont il parle dans le Saggialore {Leitera a Monsignor Ctsanni, 1619).

{50} [page 116]. Bessel, dans les Astron. Nachrichlen, 1836, n" 301, p. 204-206. Struve, dans le Recueil des Mém. de £Acad. de Sainl-PétersbouTg. 1836, p. Ii0-U3, et dans les Aslron. ^'achridaein, 1836, n" 303, p. 238. o A Dorpat, l'étoile qui se trouvait en conjonction avec la comète, n'était qu'à 2", 2 du point le plus brillant du noyaiu. L'étoile ne cessa pas d'être visible ; sa lumière ne parut même pas aifaiblie, tandis que le noyau da la comète fut comme éclipsé par l'éclat plus vif de l'étoile qui n'était pourtant que de 9*àl0* grandeur.»

(51) [page 117]. Les premières redierches dans lesquelles Arago ait fait usage des phénomènes de la polarisation, pour analyser la lumière des comètes, remontent au 3 juilletl819, le soir même de l'apparitiou subite de la grande comète. Je

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DM troimls alors à l'Observatoire, et je pus me convaincre, eomme Mathieu et comme feu Bouvard, que les deux images lumioeusea, données par la lunette prismatique, étai^il d'un éclat inégal, quand l'instrument recevait la lumière de la comète. Pour la Chèvre, noin loin de laquelle la comète se trouvait située ce soir-là. les deux images étaient d'égale intensité, A l'époque du retour de la comète de Halley, en 1835, l'appareil modifié indiquait la présence de la lumière polarisée, par le contraste de deux images de couleurs complémentùres (rouge et verte, par exemple) ; c'était une application nouvelle de la polarisation chromtUique. dont la découïerte est due i Arago. Voy. Annales de Chimie, t. Xlll, p. 108, et l'Annuaire do 1832, p. 216. « On doit conclure, dit Arago, de l'ensemble de ces observations, que la lumière de la comète n'était pas en totalité composée de rayons doués des propriétés de la lumière directe, propre ou assimilée : il s'y trouvait de la lumière rélléchie spécialement et polarisée, c'est>à-djre de la lumière venant du soleil. On ne peut décider par cette méthode, d'une manière absolue, que les comètes brillent seulement d'un éclat d'emprunt. En eflet, en devenant lumineux par eux-mêmes, les corps ne perdent pas, pour cela, la faculté de réHéchir des lumières étrangères. »

|[52) [page 119], Arago, dans YAnnuaire de 1832, p. 217- 220 ; Sir lohn Herschel, Astronomie, § /|88.

(53) [page 120]. E^ncke, dans les Astron. NadirichUn, 18&3,n<'Z|89, p. 130-132.

(5I|} [page 121]. Laplace, fzpot. du System du Monde, p. 216 et 237.

(55) [page 121]. Litlrow, Beschreibmde Astronomie, 1835. p. 21k- Sur la comète i, courte période récemment découverte par Paye, à l'Observatoire de Paris, et dont l'excentricité est 0,551, la distance périhélie 1,690, et la distance

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— Û59 — aphéliâ 5,332, voy. les Naciiridum Ash-m. de Scbamacbor, l&kli, o" /|95. (Sur l'identité présamée de la comète de 1766 avec ta troisième comèle de 1818, voy. ibid,. 1833, d* 239, et sur l'identité de la comète de llk^ avec la quatrième comète de 1819, D" 237.)

(56) (page 123]. Laugler, dans les Comptes rendus des Séances de l'Académie. 1843, t. XVI, p. 1006.

(57) [page 126]. Pries, Yorlesungen ueber die Sternktmde, 1839, p. 262-267. On trouve dans Sénèque (Nat. Quœit., 1. Vil, c. 17 et 21), nne preuve assez mal cboisie de l'imioctiité des comètes ; le philosophe parle de la comète « qaem nos Neronis prîncipatu lœtissimo vidimus et qui cometis detraxit infamiam. »

(58) [page 129]. APopayan (latitude boréale 2° 26', hauteur au-dessus de la mer, 1793 m.). En 1788, un de mes amis, homme fort instruit, vit en plein j«ur un bolide si brillant, que sa cbambre tout entière en fut illuminée, malgré la lumière du soleil dont aucun nuage n'affaiblissait l'éclat. Au moment de l'apparition, l'observateur avait le dos tourné • à la fenêtre, et lorsqu'il se retourna, une grande partie de la trajectoire parcourue par le bolide brillait encore d'une vive lumière. Au lieu de ce terme repoussant de Sternschnuppe (littéralement mouchure d'éloitcs), j'aurais aimé à employer d'autres expressions d'un allemand tout aussi légitime, comme

Slemsehuss ou Stemfall (en suédois sljemfaU; en anglais star- -f- i \ %'

shool, en italien Stella cadencé), si je ne m'étais pas fait un#" jta,U«. V'''"' loi d'éviter scrupuleusement, dans tous mes écrits, les mots inusités, là où il s'agit de choses généralement connues, et bien déterminées dans le langage ordinaire. Le peuple s'imagine, dans sa physique grossière, que les lumières célestes ont besoin d'être mouchées comme des lumignons. Mais j'ai renomtré d'autres dénomin^ions plus disgracieuses encore, dans les bois voisins de l'Orénoque et sur les bords solitaires

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du Gassiquiars : les indigènes de la mission de Vaûva {Betat. hisl. du Yoya^ aux régions ifjuinoxiales, 1. 11, p. 513) nomment les étoiles filantes, urne (tétoUes, et la rosée qui se dépose en perles sur les belles feuilles de l'hélicom'a, ils l'appellent salive d'étoiles. Le mythe populaire des Lithuaniens, sur l'origine et la signification des étoiles filantes, indique plus de grâce et de noblesse dans cette foculté de l'esprit qui donne à tout une forme symbolique : a Lorsqu'un enfant vient au monde, Werpeja file pour lui le fil de la destinée ; chacun de ces fils se termine par une étoile. A l'instant de la mort, le fit se rompt, l'étoile tombe, p&lit et s'éteinL n Ces paroles sont extraites du livre de Jacob Grimm, Deutsche Mythologie, 18A3, p. 685.

(59) [page 129]. D'après la relation de Denison Olmsted, professeur au collège de Yale, à New-Haven (Connecticut). Voy. les Annaten der Physik de Poggendorff, t. XXX, p. 194. 0 Kepler a, dit-on, banni de l'astronomie les bolides et les étoiles filantes. D'après lui, ces météores sont engendrés par les exhalaisons terrestres, et vont se perdre ensuite dans les hautes régions de l'étber. » Cependant il s'est expliqué sur ce sujet avec une grande réserve. « Stellœ cadentes, dit-il, sunt materia viscida inilammata. Earum aliquie inter cadendum absumuntur, aliquie vere in lerram çadunl, pondère suo tracts. Nec est dissimile vero quasdam conglobatas esse ex materia fœculenta, in ipsam auram œtheream immixta : exque tetheris regione, Iractu rectilineo, per aerem trajicere, ceu minutos cometas, occulta causa motua utrorumque.» Kepler, Epit. Astron. Copernicarue, t. I, p. 80.

(60) [page 129]. Belation historique, t. I, p. 80, 213 et 527, Si l'on distingue dans les étoiles filantes, comme dans les comètes, la télé, ou le noyau, et la queue, on peut juger, par la longueur et l'éclat de la queue ou de la traînée lumineuse, du degré de transparence de l'atmosphère et s'assurer de la supériorité des régions tropicales à cet égard. Là, l'im-

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pression produite par le spectacle des étoiles filantes est plus vive, sans que le phénomène ait besoin pour cela d'être plus fréquent : il s'y voit mieux, et dure plus longtemps. Au reste, l'inflaence de l'atmosphère sur la visibilité de ces apparitions se fait sentir, même dans les zones tempérées, par les grandes différences que l'on remarque en des stations peu distantes. Ainsi, Wartmann annonce que les nombres des météores que l'on a pu compter, pendant une apparition de novembre, en deux lieux voisins, à Genève et aux Planchettes, étaient dans le rapport de 1 à 17. (Wartmann, Mim. sur les étoiles fUantes, p. 17.) Brandes a fait une série d'observations nombreuses et fort exactes sur les queues des étoiles (liantes. Ce phénomène ne saurait s'expliquer par la persistance de l'impression produite sur la rétine, car il dure quelquefois une minute après que le noyau de l'étoile a disparu. Ordinairement la traînée lumineuse parait immobile (Gilbert's Annalen, t. XIV, p. 251). Ces faits établissent une grande analogie entre les étoiles filantes et les bolides. L'amiral de Krusenstern a vu, dans son voyage autour du monde, un bolide laisser après lui une traînée lumineuse qui brilla pendant une heure entière, sans chant;er bien sensiblement de place {Voyage, 1" part., p. 58). Sir Alexander Burnes décrit, en termes animés la transparence de l'atmosphère de Bokhara (latitude 39° Z|3' ; hauteur au-dessus de la mer, 390 m.) : h There is aiso a constant serenity in its atmosphère, and an admirable clearness jn the sky. At night, the stars bave uncommon lustre, and the milky way shines gloriousiy in the firmament. There is also a neverceasing display of the most brilliant meteors, whicb dart like rockets in the sky ; ten or twelve of Ihem are sometimes seen in an hour, assuming every colour : fiery, red, btue, pale and faint. It is a noble country for astronoinical science, and great must hâve been the avantage enjoyed by the famed observatory of Samarkand. » Bûmes, Travels tnlo Bokhara, t. Il, 183ii, p. 138. Si Bûmes estime que les étoiles filantes sont nombreuses, lorsqu'on peut en compter

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- &69 — 10 ou 12 par henre, il ne serait pas juste d'en &ire nn mjet de reprodie envers un voyageur isolé ; il a fallu recourir, en Europe, à un système d'observations régulièrement suivi, avant de pouvoir aflinner, avec Quételet {Corresp. vuOhèm. et phys., nov, 1837, p. b(i7), qu'il pantt, en moyenne,' 8 étoiles filantes par heure, dans le cercle embrassé par mie aeule personne ; et même, un autre excellent observateor, Olbers, réduit ce nombre à 5 ou 6 [Annuaire de Schumacher, 1836, p. 325.)

(61) [page 131]. Sur les poussières méWorfçiwJ, voy. AragO dans VAnnuaire de 1832, p. 25A. Tout réeemm^t j'ai cherché, dans un autre ouvrage (Asie centrale, t. I, p. AOd), h montrer comment le mjlbe scythique de l'or sacré, qui tomba du ciel en pleine incandescence, et devint ensuite It propriété de la Horde dorée des Paralates*(Herod., ). IV, c. 5-7), comment, dis-je, ce mythe a pu prendre naissance dans le souvenir confus de la chute d'un aérolithe. Les ancieu ont parlé aussi de masses d'argent qui tombèrent du ciel, sous l'empereur Sévère, et dont on s'efforça de revêtir des médailles de bronze (Dio Cassius, I. LXXV, p. 1S59) ; cependant le fer métallique avait été reconnu déjà parmi les éléments des pierres météoriques (Pline, I- H, c. 56). Quanti cette expression qui revient si souvent : lapidibiu pluit, on sait assez qu'elle ne se rapporte pas toujours à des chutes d'aérolithes. Ainsi, dana.le liv. XXV, c. 7, ces mots désignent des rapilli^ des fragments de pierre-ponce lancés par un volcan dont l'extinction n'est pas complèlITle Hons Albanns, aujourd'hui Monte-Cavo ; voy. Heyne, Opuieuia acad., t III, p. S61, (AvmRtlat, Jiûlor., t. I,p.392|. Le combat qu'Hercule soutint contre les Ligyens, en allant du Caucase va jardin des Hespérides, renbre dans un autre cercle d'idées. Ce mythe avait pour but d'assiper une origine aux galets de quartz t|ui se trouvent en abondance dans les Champs Ligyent, près de l'embouchure du fttidne. Arisloto croit qu'ils ont été

rejeta par une feote éruptive, pendsot un tfemblement de terre ; . Posidooius les attribue à l'action des vagnes d'une ancienne m«r intérieure. Dans un fragment du Prométhèe délivri d'Eschyle, on trouve une description dont tous les détails s'appliqueraient parfaitement à une chute d'aérolithes : ' Jupiter forme un nuage et fait tomber u une pluie de pierres' arrondies qui jonchent le sol de la contrée. » Déjà Posidonius se permettait de railler le mythe géognostique des galets et des blocs. Au reste, la description que les anciens ont laissée des pierres des Champs Ligyens (aujourd'hui, la contrée se nomme la Crau) est de tout point conforme à la réalité. Voy. Gaérin, Mesures barométriques dam les Alpes, et Météorologie ([Avignon, 1829, chap. XII, p. 115.

(G2) [page 131]. La pesanteur spécifique des aérolithes varie entre 1,9 (Alais)et4i5 (Tabor); leur densité est ordinairement trois fois plus grande que celle de l'eau. Pour les diamètres réels que j'ai assignés anx bolides, j'ai dû avoir recours ans mesures les plus dignes de confiance ; malheureusement ces mesures sont en bien petit nombre. En voici plusieurs : le bolide de Weston (Connecticut . lîi décembre 1807), 162 m.; le bolide observé par Le Roi (10 juillet 1771], environ 325 m.; celui du 18 janvier 1783, estimé par sir Cliaries Blagden à 8ii5 m. Brandes {Vhterkaliungen, 1. 1, p. AS) assigne un diamhfee de 25 à ûO mètres aux étoiles filantes; il évalue la longueur de leurs queues ou de leurs traînées lumineuses à deux ou trois myriamètres. Mais il y a tout lieu de croire que les diamètres apparents des bolides et des étoiles filantes ont été exagérés, sous l'influence de certaines causes de nature optique. Leur volume ne peut en aucune façon entrer en comparaison avec le volume de Cérès, même en admettant « 70 milles anglaisD pour le diamètre de cette petite planète. Voy. l'excellent ouvrage : On the Connexion of the Physicai Sciences, 1835, p, iill. — Comme pièce jusLificalive à l'appui d'une assertion de la page 132, sur le grand aérolithe qui est tombé

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dans te lit de la riviëro de Nanii, mais que l'on n'a pas retrouvé jusqu'à présent, je vais rapporter le passage, eslrail par Pertz, du Chronicon BenedicH monachi Sancli Ândrex, in Monte Soracte (Bibliothèque Chigi, à Rome); ce document remonte au X' siècle, et on y retrouve bien le style barbare de cette époque : « Anno 921 , temporibus domini Johannis dedmi papae, in anno pontiflcatus illius 7, visa sunt signa. Nam juxta urbem Romam lapides plurimi de cœlo cadere vis! sunt. In civitate quœ vocatur Narnia, tam diri ac tetri, ut nihil aliud credatur, quam de infemalibus locis deducti essent. Nem ita ex illis lapidibus unus omnium maximus est, ut deddens io flumen Namus, ad mensuram unius cubiti super aquas fluminis usque hodie videretur. Nam et ignilœ faculœ de cœlo plunmœ omnibus in hac civitate Romani populi visse sunt, ils ut pêne terra contingeret. Alite câdenles, etc. » ( Pertz, Momm. Germ. hisl. scnptores, t. III, p. 715). Sur l'aérolitbe d'IE^os- Potamos, dont la chronique de Paros place la chute dans la première année de la 78' olympiade (Beecth, Cotji. /hot. grxc, t. II, p. 302, 320 et 340), cf. Aristote, Meuor., \. I, c. 7 (Ideler, Comnt., 1. 1, p. ii0/|-Ii07); Stobée, Ecl.phys.,\.\, c. 25, p. 508, éd. Heeren; Plutarque, Lysandre, c. 12; DiDgène Laert., 1. II, c. 10. {Voy. aussi plus bas les notes 69, 87, 88 et 89). D'après une tradition mongolienne, un rocber noir, de 18 mètres de hauteur, serait tombé du ciel dans une plaine voisine des sources du fleuve Jaune, dans la Chine occidentale. (Abel Rémusat, dans le Journal de Pkysiqutde Lamilherîe, 1819, m^, p. 26It.)

(63) [page 133]. Biot, Traité d'Astronomie physique{i'éd.] 18il, t. I, p. H9, 177, 238 et 312. Mon immortel ami Poisson a expliqué, d'une manière tout à fait neuve, l'ignition spontanée des pierres météoriques, à une hauteur où la densité de l'atmosphère est presque nulle. «Aune distance de la Terre où la densité de l'atmosphère est tout i fait insensible, il serait diffidie d'attribuer, comm<- on le fait, l'incandescence

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des aérolithes à un frottement conlre les molécules de l'air. Ne pourrait-on pas supposer que le fluide électrique, à l'état neutre, forme une sorte d'atmosphère qui s'étend beaucoup au delà de la masse d'air, qui est soumise à l'attraction de la .Terre, quoique physiquement impondérable, et qui suit, en ' 'conséquence, notre globe dans ses mouvements f Dans cette hypothèse, les corps dont il s'agit, en entrant dans cette atmosphère impondérable, décomposeraient le fluide neutre, par leur action inégale sur les deux électricités, et ce serait en s'électrisant qu'ils s'échaufieraienl et deviendraient incandesceots. » (Poisson, Sech, sur la ProbabiliU des juganenis, 1837, p. VI.)

{64} [page 13i]. Philos. Transm.. t. XXIX, p. 161-163.

(65) [page 13(i]- La première édition de l'important écrit de Chiadni. Ueber den Vrsprung der von Pallas gefundenm und anderen Fisenmassen, parut deux mois avant la pluie de pierres de Siène, et deux ans avant l'époque où Lichtemberg écrivait dans un recueil de Gcettingue, « que des pierres, provenant des espaces célestes, pénétrèrent dans notre atmosphère. H Voy. aussi la lettre d'Olbers à Benzenberg, en date du 18 novembre 1837, dans l'ouvrage de ce dernier sur les étoiles filantes, p. 186.

(66) [page 135]. Encke, dans les Annalen de Po^endorff, t. XXXIU (183fi), p. 213. Arago, dans VAnnuaire pour 1836, p. 291. Deux lettres de moi à Benzenbei^, du 19 mai et du 22 octobre 1837, sur la précession présumée des nœuds dQ l'orbite parcourue par le flux périodique des étoiles âlantes (Benzenberg, Stemschmippen, p. 207 et 209). Olbers lui-même a adopté plus lard cette idée d'un retard progressif dans réapparition de novembre {Aslrim. Nachrichten, 1838, n" 372, p. 180]. Je vais exposer ici les éléments qui me paraisssent devoir servir à fixer le mouvement des nœuds, et j'ajouterai deux obsen'ations arabes à l'époque découverte par Bogusl^wski pour lo xiv* siècle :

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Au mois d'octobre d02, dans la nuit où mourut le califo Hwum-beD-Abmed, il y eut une grande a[q>arition d'étoiles filantes u semblable à une ptuîe de feu ». C'est pourquoi celte année fut nommée l'année des éloites. (CoDde, Htsi. de la domin. de los Arabes, p. 3^6.

Le 19 octobre 1202, u les étoiles furent en mouvement pendant toute la uuit. Elles tombaient comme des sauterelles.» (Comptes rendus, 1837, t. 1, p. 29fi, et FVshn, dans le Bull, de VAead. de Saint-Pilersbourg, t. III, p. 308.)

Le 21 cet., anc. st. 1366: die sequente post festum Xf ntillia Virginum , ab hora matutîna usque ad horam primam, visœ sunt quasi stellffi de cœlo cadere continuo, et in umta multitudine qnod nemo narrare sufficit. Cette notice remarquable, sur laquelle je reviens encore plus loin, dans le texte, a été découverte par M. de Bogusiawski 61s, dans la Ckronieon Ecclesix Pragensis, p. 389. Cette chronique se trouve encore dans la deuxième partie des Scriplores rerum Bohemicarum, par Pelzei et Dobrowsky, 178Ii. (Astron. Nachrichten de Schumacher, décembre 1839.)

Du 9 au 10 nov. 1787, de nombreuses étoiles filantes furent observées par Hemmer, dans le midi de l'Allemagne, particulièrement à Manheim. (Kœmtz, Miléorologie, partie Jll, p. 237.)

Le 12 nov. 1799, après minuit, eut lieu la grande pluie d'étoiles filantes que nous avons décrite , Bonpiand et moi , et qui a été observée sur une grande partie de la terre. {Relat. hist., 1. 1, p. 519-527.)

Du 12 au 13 nov. 1822, Klœden vit, à Potsdam, un grand nombre d'étoiles filantes entremêlées de bolides. (Gilberfs Amalen, t. LXXII, p. 219.)

Le 13 nov. 1831, vers quatre heures du matin, une grande pluie d'étoiles filantes a été vue par le capitaine Béranl, sur la côte d'Espagne , à la hauteur de Cartfaagëoe. (Annuaire de 1836, p. 297.)

Dans la nuit du 12 au 13 nov. 1833, l'apparition mémo-

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rable si bien décrite par Denisoa Olmsted , daos l'Amérique du Nord.

Dans la nuit du 13 au lA novernlve 183^, même phénomène, mais un peu moins marqué, dans l'Amérique du Nord, (Po^end., Annalm, t. XXXIV, p. 129.)

Le 13 nov. 1835, un bolide sporadique tombe près de Belley, département de l'Ain, et met le feu à une pile de bois. [Ànnvaire de 1836, p. 296.)

En 1838, le flux d'étoiles filantes se manifesta le plus nettement du 13 au U nov. {Aslron. Nachrichlen, 1838, n* 372.)

(67) [page 136]. On a trouvé, je le sais, que parmi soixantenleux étoiles filantes observées en Silésie (1823), sur l'invitation de Brandes, plusieurs se montrèrent à une hauteur de 3(i, de k^ et même de 74 myrîamètres (Brandes, Unterhallungen fur Freunde der Aslron. utid Physik, i" livr., p. 1(8); mais à cause de la petitesse de la parallaxe, Olbers tient pour douteuses toutes les déterminations de hauteur qui dépassent 22 myriamëtres.

(68) [page 136]. La vitesse planétaire, c'est-à-dire la vitesse de translation des planètes, dans leurs orbites, est, pour Mercure, de fi,9 ; pour Vénus, de 3,6 ; pour la Terre, de 3,0 myriamëtres par seconde.

(69) [page 136]. Selon Chladni, ce serait un physicien italien, Paolo Maiia Terzago, qui aurait conndéré, le premier, les aérolithes comme des pierres lancées par la Lune. Il a émis en efi'et celte idée, en 1660, à l'occasion de la mort d'un moine franciscain tué à Milan, par la chute d'un aérolilbe. n Labant Philosophorum mentes, » dit-il, dans son écrit (Musceum Septalianum, Manfredi Septalx, Patricii Mediolanemis, induurioio labore coratractum, Tortona, 166Z|, p. kti) u sub honim lapidum ponderibus; ni dicere veiimus, lunam terram alteram, sive mundum esse, ex cujus montibus divisa frusta in inferiorem nostruro hune orbem delabantur.»

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Olbers, qui ignorait ces hypothèses, avait été coodait, des 1795, après la célèbre chute d'aérollthes de Siène (16 juin 179Ù), à calculer la vitesse dont il faudrait qu'une masse lancée de la Lune fAt animée pour arriver jusqu'à la Terre. Ce problème de balisUque a occupé dix ou douze ans après les géomètres Laplace, Biot, Brandes et Poisson. L'opinion trèsrépandue & cette époque, et maintenant abandonnée, qu'il existe des volcans très-actifs dans la Lune, conduisùt le public à confondre deux choses fort difiérentes, à savoir : la possibilité au point de vue mathématique, et la vraisemblance au point de vue physique. Olbers, Brandes et Chiadni crurent trouver, « dans la vitesse relative de 3 à 6 myriamètres par seconde, dont les ixiUdes et les étoiles filantes sont animés, lorsqu'ils pénètrent dans notre atmosphère, » un argument décisif contre l'origine sélénitique de ces météores. Pour que les pierres lancées de la Lune puissent atteindre la Terre, il faut, d'après Olbers, qu'elles aient possédé une vitesse initiale de 2527 m. par seconde (Laplace avait trouvé 2396 m. ; Biot, 252Ii m. ; Poisson, 23U m.). Laplace considère cette vitesse initiale comme étant seulement 5 ou 6 fois plus grande que celle d'un boulet de canon, au sortir de la pièce ; mais Olbers a montré u que si les pierres météoriques étaient lancées de la Lune avec une vitesse initiale de 2500 m. à 2600 m., elles ne parviendraient à la surface de la terre qu'avec une vitesse de 1,1A myriamètre par seconde. Or, comme la vitesse observée est en réalité de 3,70 myriamètres, terme moyen, la vitesse de projection initiale, à la surface de la Lune, devrait être d'environ 35700 m., par conséquent 15 fois plus grande que Laplace ne l'a supposé, » (Olbers, dans le Schumacher's Jahrlmch, 1837, p. 52-58, et dans le Neues Physik. WôrUrbwh de Gehier, t. VI, 3* part., p. 2129-2136.) Toutefois, il faut convenir que si l'hypothèse des volcans lunaires était encore admissible de nos jours, l'absence d'atmosphère donnerait à ces volcans un avantage marqué sur les volcans terrestres, par rapport à la force de projection; mais, à cet

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égard, nous manquons de données certaines même pour nos volcans, et tout porte à croire que leur force de projection a été singulièrement exagérée. Le docteur Peters, qui a observé et mesuré avec une scrupuleuse exactitude tous les phénomènes de l'Etna, a trouvé que la plus grande vitesse des pierres lancées par le cratère était seulement de 81 m. par seconde. D'autres observations faites au Pic de Ténérilfe, en 1798, ont donné 975 m. Si Laplace, en parlant des pierres météoriques, à la &n de VExpos. du Sy$t. du monde (éd. de i82Ii, p. 309) dit, avec une sage réserve, que ii selon toutes les vraisemblances elles viennent des profondeurs de t'espace céleste o , on le voit cependant, dans d'autres passages (chap. IV, p. 233), revenir à l'bypotbèse sélénitique avec une certaine prédilection (sans doute l'énorme vitesse planétaire des pierres météoriques ne lui était pas connue) et supposer que les pierres lancées par la Lune <i deviennent des satellites de la Terre, décrivant autour d'elle une orbite plus ou moins allongée, de sorte qu'ils n'atteignent l'atmosphère de la Terre qu'après plusieurs et m^me un très-grand nombre de révolutions n. De même qu'un Italien de Tortona eut un jour l'idée de faire venir les aérolithes de la Lune, de même quelques physiciens grecs imaginèrent de les faire venir du Soleil. Diogëne Laerce (I. II, c. 9) rapporte cette opinion en parlant de la masse tombée près d'£gos-Potamos (voy. la note 62 }. Pline, qui a tout enregistré, rappelle aussi cette idée singulière (1. II, c. 58) : « Célébrant Grœci Anaxagoram Clazomeoium Olympiadis septuagesimie octavs secundo anno prœdisisse cœlestium litterarum scientia, quibus diebus saxum casunim esse e Sole, idque factum interdiu Thracise parte ad £gos flumen. — Quod si quis predictum credat, simul fateatur necesse estmajorismîraculidivinitalem Anaxagor» fuisse, solvique rerum naturte intellectum, et confundi omnia, si aut ipse Sol lapis esse aut unquam lupidem in eo fuisse credatur; decidere tamen crebro non erit dubium. » On attribuait également ù Anaxagore d'avoir prophétisé U

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— Û70 — cbate d'une pierre de grandeur moyenne, conserrée an gymnase d'Abydos. Des aérolithes tombant en plein jour, lorsque la Lune n'était pas visiUe, ont probablement donné lieu à l'idée des pierres du Soleil. C'était aussi un des dogmes pbysiques d'Anaxagore, dogmes qui attirèrent sur lui le» persécutions religieuses, que le Soleil était a une masse incandescente en fusion ((li^pix ïufxvpst}. » Dans le Phaéton d'Euripide, le Soleil est nommé, d'après les idées du pbilosopbe de Clazomëne, une « masse d'or, n c'est-à-dire une matiin couleur de feu et brillant d'un vif éclat. Voy. Walckenaer, Dialr&6 fnSuripi. perd. âram. Reliquias, 1767, p. 30; Diog. Laert, I. Il, c. 10. — Nous trouvons donc quatre hypothèses difiérentes chez les physiciens grecs *. les uns attribuent ces météores aux exhalaisons terrestres ; les autres, à des pierres arrachées et enlevées par les ouragans. (Arist., MeUorol., h 1, c. h et 9.) Ces deux premières opinions assignent mw origine terrestre aux étoiles filantes et aux bolides; la troisième hypothèse place cette origine dans le Soleil; la quatrième, enfin, la place dam I^s espaces célestes, et explique le phénomène par l'apparition d'astres qui seraient restés longtemps invisibles, à cause de leur éloignement. Sur cette dernière opinion de Diogène d'Apollonie, opinion qui coïncide si complètement avec nos vues actuelles, voyez le texte, page 139 et la note 88. Je tiens de mon maître de langue persane, M. Andréa de Nerciat (savant orientaliste, actuellement à Smyroe), qu'en Syrie, on attache beaucoup d'importance, d'après une ancienne croyance populaire, aux pierres qui tombent du del pendant le clair de lune. I^es anciens se préoccupaient, au contraire, de la chute des aérolithes patdant les éclipses de lune; voy. Pline, I. XXXVll.-c 10; Solinus, c, 37; Sahn., Exerc, p. 531, et les passages rassemblés par Ukert dans la Geogr. der Griechen und-Rômer. 2* part,, I. I, p. 131,notelf|. Voy. sur l'hypothèse invraisemblable de Fusinieri, qui attribuait la formation des pierres météoriques à la condensation subite de vapeurs métalliques.

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dont les coachea supérieures de l'atmosphère seraient ordinairement chargées, comme sur la pénétration mutuelle et le mélange des gaz d'espèces différentes, ma Retat. hisl., 1. 1, p. 525.

(70) [page 137]. Bessel, dans la Astron. Nadmchtm de Schum., 1839, n<>* 380 et 381, p. 222 et 3/|6. Le Mémwre est terminé par une comparaJson des longitudes- du Soleil avec les époques de l'apparition du mois de novembre, à partir de 1799, date de la première observation faite à Cumana.

(71) [page 138]. Le docteur Thomas Forster annonce (The pochet Encyctop. of Natwrai Phisnomena, 1827, p. 17), que l'on conserve dans le collège de Christ-Giurch. à Cambridge, un manuscrit intitulé : EfhemeriAes remm naturolium, dont l'aoteur par^t être un moine du siècle précédent. A côté de chaque jour de l'année, ce manuscrit indique le phénomène correspondant, comme la première Qoraison de certaines plantes, l'arrivée des oiseaax, etc... Le 10 août y est désigné sous le nom de meteorodes. CeUe indication, jointe & la tradition relative aux larmes de feu de saint Laurent, détermînèreut M. Forster à suivre assidûment l'apparition du mois d'août. (Quételet, Corresp. mathèm.. série 111, t. I, 1837, p. 433.)

(72) [page 138]. Humboldt. flelot. Mît., 1. 1. p. 519-527 ; Ellîcot, dans les Transact. of Ihe American Society, 180fi, t. VI, p. 29. Arago dit, au sujet de l'apparition de novembre : « Ainsi se confirme de plus en plus l'existence d'une zone composée de millions de petits corps dont les orbites tencontrent le plan de l'écliptique vers le point que la Terre va occuper tons les ans, du 11 au 13 novembre. C'est un nouveau monde planétaire qui commence à. se révéler h nous. » {Amataire de 1836, p. 296.)

(73) [page 139]. Cf. Mosschenbroek, Tntnd. ad PhU. Nal..

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— hn —

t. II, p. 1061 ; Howard, Ctimau of London, t. II, p. 23, observations de l'année 1806, par conséquent antérieures de sept années aux premières observations de Brandes (Benzenberg, Slemschnuppen, p. 2ZiO-3fiA); les observations d'août, ^faites par Thomas Forster, dans Quételet, ouv. cit., p. ^38h53; celles d'Adolphe Erman, de Bogusiawski et de Kreil, dans le Jahrbuch de Schum., 1838, p. 317-330. Sur la position du point de divergence des météores dans la constellation de Persée, le 10 aoât 1839, voy. les excellentes mesures de Bessel et d'Erman (Schum., Astron. Nachrichlen, a" 385 et 438 ). Mais il parait que le mouvement dans l'orbite n'a point été rétrograde le 10 août 1S37. Voy. Arago, dans les Comptes rendus, 1837, t. II, p. 183.

(74)[pBg^ 139]. Le 25 avril 1095, «une inrinité de personnes virent tomber les étoiles du ciel, aussi serrées que la grêle, » ( ut grande, nisi lucerent, pro densitate putaretur ; Baidr., p. 88} ; on crut même, au concile de Clermonl, qu'un tel événement devait être le présage de grandes révolutions dans la chrétienté; Wilken, Geschicfue der Kreuzzûge, t. I, p. 75. Le 22 avril 1800, on vit une grande pluie d'étoiles filantes, dans la Virginie et au Massachussels ; c'était «comme la combustion d'une fusée qui aurait duré deux heures ». Arago a signalé le premier la périodicité de cette n (rtdnée d'astéroïdes», (annuaire de 1836, p. 297.) Les pluies d'aérolithes, au commencement de décembre, sont aussi fort remarquables. On peut trouver des indices de leur périodicité dans les anciennes observations de Brandes (il compta deux mille étoiles Tilanles pendant la nuit du 6 au 7 déc. 1798), et peut-être aussi dans l'énorme pluie d'aérolithes qui tomba .au Brésil, le 11 décembre 1836, près du village de Macao, sur le Rio Assu (Brandes, Unlerhallungen, 181(5, 1" livraison, p. 65, et Compus rendus, t. V, p. 211). Capocci a découvert douze pluies d'aérolithes entre le 27 et le 29 nov. (de 1809 à 1839), et d'autres phénomènes du même genre, correspon-

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— fi73 — dants au 13 nov.. au 10 août et au 17 juillet. (Complu rendus, t. XI, p. 257.) Chose remarquable, aucun flux périodique d'éloiles filantes ou d'aérolithas ne s'est présenté, jusqu'à présent, dans les parties de l'orbite terrestre qui répondent aux mois de janvier, de févner et peut-être de mars. Cependant, j'ai observé dans la mer du Sud, le 1& mars 1803, une grande quantité d'étoiles filantes, et on a vu à Quito une pluie de météores du même genre, peu de temps nvant l'épouvantable tremblement de terre de Riobamba (3 février 1797). En résumé, les époques suivantes paraissent devoir fliier l'attention des observateurs :

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