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La multiplicité de ces flux périodiques ne doit pas être un sujet de difficulté sérieuse, et l'on peut renvoyer, à cet égard, aux comètes dont les espaces célestes sont remplis, sans que la différence essentielle, qui existe entre une comète isolée el un anneau d'astéroïdes, puisse rendre l'assimilation vicieuse,
(75) [page UO]. Ferdinand de Wrangel', lieise làngs dei Nordkusu von Sibirien in den Jahren, 1820-1824, 2" part., p. 259. — Sur le retour de la grande apparition du mois de novembre, par périodes de 34 ans, voy. Olbers, dans le Schumacher's Jarbuch, 1837, p. 280. — J'ai entendu dire, à Cumana, qu'on avait vu, peu de temps avant le tremblement de terre de 17C6, un feu d'artifice céleste, pareil à celui du 11 au 12 novembre 1799 ; l'intervalle serait donc de 33 ans. Toutefois, le tremblement de terre n'a pas eu lieu au tommencement de novembre, mfûs bien le 21 octobre 1766. Une certaine nuit, le volcan de Cayambc parut, pendant une
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heure entière, comme envdoppé d'une pluie d'étoiles 61antes, et les habitants de Quito, effrayés de cette apparition, firent des processions, afin d'apaiser la colère du del ; peutëtre les TOyageurs qui vont i Quito pourraient-ils nous apprendre la date précise de ce phénomène. Voy. Belat. hittor., 1. 1, c. h, p.307iC. 10, p. 520 et 527.
(76) [page 1A2]. Extrait d'une lettre qui me fut adressée, en date du 2li janvier 1838. L'énorme essaim d'étoiles filantes du mois de nov. 1799 ne fut guère visible qu'en Amérique; mais il y fut observé depuis Neu-Hermhut, dans le Groenland, jusqu'à l'équateur. L'essaim de 1831 et celui de 1832 ont été vus en Europe seulement ; ceux de 1833 et del83ù ne fiirent aperçus qu'aux États-Unis d'Amérique.
(77) [page 1A3]. Lettre de M. Edouard Biot à M. Quélelet. tur les anciennes (^paritions itétoiles filantes en Chine, dans les Bull, de VAcad. de Bnxetles, 18^3, t. X, n<> 7, p. 8. — Sur la notice extraite du Chronicon Ect^ix Pragensis, voy. Boguslawsbi fils, dans les Annalen de Poggend., t. XLVIII, p. 612.
(78) [page lli3]. n II parait qu'un nombre, qui semble inépuisable, de corps trop petits pour être observés, se meuvent dans le ciel, soit autour du Soleil, soit autour des planètes, soit peut-être même autour des satellites. On suppose que, quand ces corps sont rencontrés par notre atmosphère, la différence entre leur vitesse et celle de notre planète est asseï grande, pour que le frottement qu'ils éprouvent contre l'air les échauffe au point de les rendre incandescents, et quelquefois de les faire éclater. Si le groupe des étoiles filantes fora» un anneau continu autour du Soleil, sa vitesse de circulatiOD pourra être très-différente de celle de la Terre; et ses dé{^ céments dans le ciel, par suite des actions planétaires, pour^ ront encore rendre possible on impossible, à différentes époques, le phénomène de la rencontre dans le plan de
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l'édiptique. » (Poisson, Becherchet sur la probabilité des jugemenu, p. 30&-307.)
(79) [page If^Ii]. Humboldt, Essai poliliqae suria Ifouvelle- Espagne (2* édit.). t- IH, p. 310.
(80) [page 1/iA]- Déj^ t'Hue avait remarqué la couleur particulifere à la croûte des aérolttbes « colore adusto > (I. II, c. 56 et 58); l'expression « laleHbtu pluisse u se rapporte également à l'aspect des aérolithes dont la surface indique l'action du feu.
(81) [page 1I|5]. Humboldt, Belal. hlsL, t. H, c. 20, p. 299-302.
(82) [page 1I|6]. Gustave Rose, Reise nach dem Vrai, t. Il, p. 202.
(83) [page H6]. G. Rose, dans les Annalm de Poggend., 1825. t. IV, p. 173-192; Rammelsberg, Erstes Suppl. zum dum. HandwÔrlerb. der Minerai., 1843, p. 102.
u C'est un &it bien remarquable et trop longtemps laissé dans l'oubli, a dit Olbers, que jamais airolithe fossile n'ait été rencontré parmi les coquilles fossiles des terrains secondaires et tertiaires. Faut-il en conclure que, s'il tombe vraisemblablement, d'après Schreibers, sept cents aérolithes par an sur la surface actuelle du globe , il n'en tombait Jamais avant l'époque oii cette surface a été formée? » (Olbers, Schum. Jahrbuiit, 1838, p. 329.) Plusieurs masses de fer natif nickelifère, d'une nature problématique, ont été trouvées, à 10 mètres sous terre, dans le nord de l'Asie (lavages d'or de Petropawlowsk), et tout récemment encore dans les Carpathes occidentales (mines de Magura, près de Silanicz). Cf. Erman, Archiv. fur wissetachatfl. Kunde von Russland, L 1, p. 315 ; et Haidioger, Bericht û6«r die Sslaniczer Schûrfe in Ungam.
(66) [page 1118]. Berzélius, JiAresberiiM. U XV,'p. 217
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et 231 ; Rammelsbe^ Bandwôrterbuch, 2* part., p. 25-28.
(85) [page lA?]. n Sir Isaac said, be took ail the planète lo be composed of (he same matter wîtb this earlh, viz. earth, water aod atones, but variously coDcocted. » Tumer, ColUelions for Ihe hisl. of Granlkam, cont. aulhentie Memoin ofsir Isaac Newton, p. 172.
(86) [page 1A9]- Adolphe Erman, dans les Annalen de Poggend., 1839, t.'xLVIlI, p. 582-601.
Quelques années auparavant, Biot doutait que le couraat d'astéroïdes de novembre dût reparaître vers le commencement de mai {CompUs rendus, 1836, t. Il , p. 670). Mœdler a cbercbé, par quatre-vingt-six années d'observations météorologiques faites à Berlin, ce qu'il Tant penser de la croj'ance populaire aux trois fameux jours froids du mois de mai {Verhandl. der Vereinsfûr Befôrd. des Garteni>aues, l%Zlt, p. 377), et il a trouvé qu'effectivement, le 11 , le 12 et le 13 mai. la température rétrograde de 1<',22, juste à l'époque de Vannée où le mouvement ascensionnel devrait être le plus marqué. Il serait à souhaiter que ce curieux phénomène, où l'on a va l'effet de la fonte des glaces dans le nord-ouest de l'Europe, pût être étudié simultanément sur des points trÈs-éloïgnés, en Amérique, par exemple, et dans l'hémispbère austral. Cf. le Bull, de i'Acad. iwp. de Saint-Pétersbourg, 18i!i3, t. 1, n-ft.
(87) [page U9]. Plutarque, Lysandre, c. 22. D'après la narration de Oamactius (Daîmaclios), on aurait vu, pendant soixante-dix jours consécutifs, une nuée enflammée lancer, des étincelles semblables à des étoiles filantes, puis s'abaisser et fmir par lancer la pierre d'iE^os-Potamos, « laquelle ne formait qu'une portion insigntlîante de la nue. ii Cette narration n'est rien moins que vraisemblable , car il en résulterait que le bolide a dû se mouvoir, pendant soixante-dix jours, dans le même sens et avec la même vitesse que la tem, cir-
constance dont le bolide du 19 jaillet 1686, décrit par Halley (Transact.. I. XXIX, p. 163), n'a offert la réalisation que pendant un petit nombre de minutes. Au reste, ce Daïmacbos, l'écrivain mpl timSûat, pourrait bien être le Daïmachos de Platée, que Seleucus envoya dans les Indes au fils d'Androcottus, etque Strabon (p. 70,Casaab.) présente comme un u grand diseur de febles n ; un autre passage de Plutarque, Par(Ul, de SoUm. et de Public, c. A, le donnerait presque à penser. Quoi qu'il en soit, il s'agit seulement ici de la narration très-lardire d'un auteur qui écrivait en Tbrace, un nècle et demi après la chute du célèbre aérolithe, et dont Plutarque suspecte également la véracité.
(88) [page 150]. Stobée, éd. Heeren, I, 25, p. 508; Plutarque, de Plae. philos., 1. 11, c. 13.
(89) [page 150]. Le passage remarquable de Plutarque (de PUk. philos., 1. II, c. 13) est.ainsi conçu: « Anaxagoras enseigne que l'éther ambiant est 'do nature ignée ; par la force de son mouvement giratoire, il arrache des blocs de pierre, les rend incandescents et les transforme eu étoiles, n II paraît que le philosophe de Glazomène expliquait aussi, par un effet analogue du mouvement général de rotation, la chute du lion de Némée, qu'une ancienne tradition faisait tomber de la Lune sur le Péloponèse (Élien., 1. XII, c. 7 ; Plutarque, de Facie in orbe Lunx, c. 2k; Schol. ex Cod. Paris, in Apoll. Argon.. I. I, p. &98, éd. Schsf.; t. II, p. Z|0; Meineke, Annal. Alex., 18^3, p. 85). Nous avions tout à l'heure des pierres de la lune, voici maintenant un animal tombé de la lune! D'après l'ingénieuse remarque de Bœckh, cet ancien mythe du lion lunaire de Némée aurait une origine astronomique, et se trouverait en rapport symbolique, dans la chronologie, arec le cycle d'intercalation de l'année lunaire, avec le culte de la Lune à Némée, et les jeux dont il était accompagné.
(90) [page 152], Je transcris ici un mémorable passage de
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Kepler sur les radiations caloriques des étoiles; c'est nue de ces inspiratioDs que l'on roncootre & chaque pas dans les écrits de ce grand génie : n Luôs proprlum ' est calor : syden . omnia cale&ciunt. De syderum luce claritalis ratio testeur, calorem universonim in minori esse proportione ad calorem ubius solis, quam ut ab bomine, cujus est certa caloris mensura, uterque aimai perclpi et judicari possit. De cincindula* runt lucula tenuissima negare non potes, quin cum calore àt. Vivuot enim et moventur, hoc autem non sine calefactione perQcitur. Sed neque pulrescentîum lignorum lux suo calure destituitur; nam ipsa putredo quidem lentus ignis est. Inest et stirpibus suus calor. » (Paralipomma in ViteU. Àstron. pan optiea, 160i!i, prop. XXXI), p. 25). Cf. Kepler, EpU. Astrm. Copemicanx, 1618, t, I, I. I, p. 35.
(91) [page 156]. « Thereis another tbing,' wich I recomaend to the observation of mathematical men ; wich îs, ihat in February, and for a litUe-béfore, and a Uttle aller Uiat month (as I hâve observed several years together) about sex in the evening, when the Twillght hath alniost deserted the horizon, you shall'see a plainly discernable way of the Twi- . light strihing up towerd the Pléiades, and seeming almost to touch them. Il is so observed any clear nigbt, but it is best iltac nocte. There is no such way to be observed at any otber time of Ihe year (Ihat I can perceive), nor any otber way at that time to be perceived darting up elsewhere. And I believe tt batb been and will be constantly visible at that time of tbe year. But what the cause of it in nature should be , I cannot yef imagine, but leave it to further inquiry. n Chiidrey, Brt* tœmia Baconica , 1661, p. 183. Telle est la première et la plus simple description du phénomène. (Cassini , Découverte dt la lumière céleste ^t parait dam le zodiaque, dans les Uém. dt l'Acad., t. VIII, 1730, p. 276. Mairan, Traité phys. de Vaarora boréale, 175i:i; p. 16]. Le remarquable ouvrage de Childiey dont nous venons d'extraire ce passage, contient encore (p. 91)
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des détails très-lNen raisonnes sur les époques des maxima et des miDÏma, dans la distribution annuelle de la chaleur, et dans la marcbe diurne de la température, et quelques aperçus sur le retard qm se manifeste pour la production de l'effet maximtim ou minimum, dans tous les phénomènes météorologiques. Par malheur le chapelain de lord Henry Somerset enseigne en même temps, dans sa Philosophie Ijaconienne, que la (erre est allongée vers les pôles (c'est là l'idée de Bernardin de Saint-Pierre). A l'origine, dit-il, la terre était parfaitement spfaérique; mais l'augmentation continuelle des couches de glace vers les deux pôles a modiâé cette figure; et comme U glace est formée d'eau, il en résulte que partout la masse des eaux diminue.
(92) [page 156]. Dominique Gassini {Mèm. de VÂcad., t. VIII, 1730, p. 168), et Mairan {Avrare hortaU, p. 16), ont cru retrouver la lumière zodiacale dans le phénomène qui a été vu ' en Perse en 1668, Delambre (ffist. de-i'Astron. moderne, t. II, p. 7/i'2) attribue la découverte de cette lumière au célèbre voyageur Chardin; mais Chardin lui-même présente ce nyor lovh (nyzefc, petite Isnce) dans le Couronnemenl de Soliman et dans d'autres endroits de la narration de son voyage (éd. de Langlès, t. IV, p. 326; t. X, p. 97), comme (( la grande et fameuse comète qui parut presque par toute la terre, en 1668, et dont la tête était cachée dans l'occident, de sorte qu'on ne pouvait en rien apercevoir sur l'horiion d'Ispahan. n (Allas du voi/17^ de Chardin, tab, IV, après les observations faites à Scbiraz). La tête de celte comète a été vue au Brésil et dans les Indes (Pingre, ComHographie, t II, p. 22). Sur l'identité présumée de la dernière grande comète de 18Z|3, avec celle que Cassini avait prise pour la lumière zodiacale, voy. les Aitron. Nachr. de Schumacher, 1843,n«/|76, lf|80. En persan, les mots nîz«ftt, ÔAttchin (dards ou lances de feu) s'appliquent aussi aux rayons du soleil, à son lever ou à son coucher; de même nayâzik est traduit, dans le lexique arabe de Freytag, par neilse
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cadentes. Au reste, ces dénominations singulières appliquées aux comètes, par comparaison avec les lances et les épées, se retrouvent dans toutes les langues, surtout pendant le moyen âge. Il ye plus, la grande comète qui panitenlSOO, depuîsie mois d'avril jusqu'au mois de juin, est toujours désignée par les éfrivains italiens de cette époque, bous le nom de tl signor Âstone (voy. mon Examen critique de l'histoire de la Géogntphie, t. V, p. 80). On a souvent affirmé que Descartes (Cassini, p. 230, Mairan, p. 16) et même que Kepler (Delambre, t. 1, p. 601) avaient connu la lumière zodiacale; mais celte opinion me parait inadmissible. Descartes (Principes, III, art. 136, 137) explique d'une manière assez obscure la formation des queues des comètes: i[ Par des niyous obliques qui, tombant sur diverses parties des orbes planétaires, viennent des parties latérales à notre œil par une réfraction extraordinaire» ; il dit aussi que les comètes, qui se voient dans le crépuscule du soir ou dans celui du matin, peuvent nous paraître ■ comme une longue t>outre n, lorsque le soleil se trouve entre la comète et la terre. Ces passages ne se rapportent pas plus à la lumière zodiacale, que celui ou Kepler parle d'une atmosphère solaire (limbus circa solem, coma lucida); elle empêche, dit-il, que l'obscurité soit complète pendant les éclipses totales de soleil. Il n'est pas exact de dire, avec Cassini (p. 231 , art. XXXI), et avec Mairan (p. 15), que les mots u trabes quas ^miit vocant » (Pline, I. II, c. 26 et 27) s'appliquent à la lumière zodiacale, qui monte sur l'horizon en forme de langue. Partout, chez les andens, le mot irabts est appliqué aux bolides {ardores et faces) et à d'autres météores ignés, ou bien aux comètes à longues chevelures, (Sur les mots Siaài;, Soûat, SsdtK, voy. Schœffer, Schol. Par. aà Apoll. Rhod., 1813, t. II, p. 206: Pseudo-Aristole, de Mundo. 2, 9; Comment. Alex., Joh. Phitop. et Olymp. in Arisiot. Meteor., I. I, c. 7, 3, p. 195, éd. ideler; Sénèque. Natw. Quxst., 1. 1, c. 1.
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(93) [page 156]. Uumboldt, Monummts da peuples indirgènes de eAmérique, t. H, p. 301. Ce manuscrit fort rore provient de la bibliothèque de Letellier, archevêque de Reims ; il contient de nombreux passages extraits d'un rituel aztèque, d'un calendrier astrologique et d'annales historiques qui s'étendent de 1197 à 15119. Ces annales rapportent & la fois les phénomènes naturels, la date des tremblements de [firre, l'apparition des comètes, par exemple de celles de lfi90 et de 1529, et plusieurs éclipses de soleil fort importantes pour la chronologie mexicaine. Dans le manuscrit de Camai^a, HUtoria de Tlascala, la lumière qui montaitde l'horizon ocddental presque jusqu'au zénith est nommée n étincclante et comme parsemée d'étoiles très-serrées. » Cette description d'un phénomène qui dura quarante jours ne peut s'appliquer en aucune manière aux éruptions du Popocatepetl, volcan «tué b fort peu de distance dans le sud-est. (Prescott, Hist. of ihe Con^ue$t of Mexico, 1. 1, p. 284.) Des commentateurs plus récents ont confondu cette apparition, dans laquelle Montézoma voyait le présage de quelque grand malheur, avec la v estrella que humeava » (proprement; qui scintillait ; en mexicain duiloa, sautiller et scintiller). Quant à la connexilé de cette vapeur avec l'étoile Citlal Choloa (Vénus) et avec le ifoni del'ÊloUe (Cillaltepetl , ou le volcan d'Orizaba), voy. mon ouvrage sur les Monumeros des peintes indig. de l'Amérique, t. 11. p. 303.
(9A) [page 157]. Laplace, Expos, du Système du Monde, p. 270; Mécanique cilesU, t. II, p. 169 et 171. Schubert, Àstron., t. III. S 206.
(95) [page 157]. Arago, Annuaire de 18(12, p. i|08. Cf. les con»dérations développées . par sir John Uerscbel , sur la fiiiUesse du volume et de l'éclat des nébuleuses planétaires, dans l'ouvrage de Mary Sommerville, Connexion of Ihe Phys. Scimees. 1835, p. 108. L'idée que le soleil est' une iioUe nébuleuse, dont l'atmosphère donnerait lieu au phénomène t. 31
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de la Jumière zodiacale, n'a pas été émise par Dominique Cassini, mais bien par Mairan, en 1731 {Traiti de r Aurore boréale, p. Z|7 et 263, Arago, dans l'annuaire de 1842, p. A12}. Cette idée n'est qu'una'reproduction des vues de Kepler.
(96) [p. 158]. Afin d'expliquer la forme de la lumière zodiacale, Dominique Cassini avait eu recours, comme le firent plus tard Laplace , Schubert et Poisson, k l'hypothèse d'un anneau isolé. Il dit en efi'et : « Si les orbites de Mercure et de Vénus étaient visibles (matériellement, dans toute l'étendue de leur surface), nous les verrions habituellement de la même figure et dans la même disposition ft l'égard du soleil, et aux mêmes temps de l'année que la lumière zodiacale. » {Mém. de l'Âcad., t. VIII, 1730, p. 218, etBiot, dans les Comptes rendus, 1836, t. III, p. 666.) Cassini pensait que l'anneau nébuleux de la lumière zodiacale était formé d'un nombre infini de très-petits corps planétaires, tournant autour du Soleil; il n'était même pas fort éloigné de croire que la chute des bolides se rattachait au passage de la Terre à travers cet anneau néhuleux. Olmsted et surtout Biot [ouv. cité, p. 673) ont cherché à y rattacher aussi la pluie d'étoiles filantes du mois de novembre, mais Olbers a élevé des doutes à ce sujet (Schumacher's Jahrbuch, 1837, p. 281). Houzeau, dans les Aslron. Nackr. du même éditeur, 18Ii3, n" I|92, p. 190, examine si le plan de la lumière zodiacale coïndde par&itement avec le plan de l'équateur solaire.
(97) [page 158]. Sir John Herschel, Astron., § Ù87.
(98) [page 158]. Arago, dans l'Annuaire de 18/|2, p. 2/i6. Plusieurs faits semblent indiquer que lorsqu'une masse est réduite mécaniquement à l'état de division extrême, la tension électrique peut croître assez pour développer de la lumière et de la chaleur. Les tentatives que l'on a faites avec les plus grands miroirs concaves n'ont fourni, jusqu'à présent, aucune preuve décisive de l'esisteoce de la chaleur
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rayonnante dans la lumière zodiacale. (Lettre de M. Matthiessen à M. Arago, dans les Campus rendus, t. XVI, 18I|3, avril, p. 687.)
(99) [page 159]. « Ce que tous me dites sur les variations de la lumière zodiacale entre les tropiques, et sur les causes de ces variations, excite d'autant plus vivement mon intérêt, que j'accorde moi-même depuis longtemps une attention toute particuliËre à ce phénomène, chaque fois qu'il se présente, au printemps, dans noire zone septentrionale. J'ai toujours pensé comme vous que la lumière zodiacale devait être animée d'un mouvement de rotation ; mais, contrairement à l'opinion de Poisson dont vous me faites part, j'admets que cette lumière s'étend jusqu'au Soleil, en croissant rapide^ ment en intensité, et que sa partie la plus brillante forme la couronne lumineuse dont le Soleil parait être entouré pendant les éclipses totales. D'une année à l'autre, j'ai remarqué des variations considérables dans cette lumière : souvent elle est, plusieurs années de suite, trës-brillante et très-étendue ; souvent aussi elle est & peine perceptible pendant d'autres années. Je crois avoir trouvé la première indication de la lumière zodiacale dans une lettre de Rothmann à Tycho, où Rothmann dit avoir observé que le crépuscule du soir finissait, pendant le printemps, lorsque le Soleil était descendu à 3Ii° au-dessous de l'horizon. Rothmann a certainement pris la disparition successive de la lumière zodiacale dans les vapeurs du couchant, pour la fin réelle du phénomène crépue culaire. Je n'ai jamais vu de mouvement d'effervescence, sans doute à cause de la faiblesse de la lumière zodiacale dans DOS contrées ; mais assurément vous avez raison d'attribuer aux changements qui surviennent dans notre atmosphèrei surtout dans les régions élevées, les variations rapides d'éclat que les objets célestes vous ont présentées sous les tropiques. L'effet dont vous parlez se manifeste de la manière laplusfrappante dans les queues des comètes. Onvoitsou*
vent, surtout quand le ciel est trës-pur, des pulsations partir de la tète comme du point le plus bas, et parcourir la queue entière en une ou deux secondes, de telle sorte que la queue ; parait s'allonger rapidement de plusieurs degrés, et se raocourdr aussitôt après de la même manière. Ces ondulations, dont autrefois Robert Hooke, et récemment encore Schrœter et Chiadni se sont occupés, ne se produisent pas dans le corps même de la comète : elles résultent de simides accidents atmosphériques. Cela devient évident, si l'on songe que les diverses parties d'une comète longue de plusieurs millions de lieues se trouvent nécessairement situées à des distances, très-inégales de la Terre, et que leur lumière emploie, pour venir jusqu'^ik nous, des intervalles de temps qui peuvent différer de plusieurs minutes. Quant à ces variations de la lumière zodiacale que vous avez vues, sur les bords de l'Orénoque, se prolonger pendant des minutes entières, je ne saurais décider s'il faut les attribuer à des coruscations réelles ou bien à un jeu de l'atmosphère. Il m'est également impossible d'expliquer la clarté singulière de certaines nuits, ainsi que l'étendue et l'éclat anormal des crépuscules de 1831, crépuscules dont la partie la plus brillante ne correspondait pas, selon quelques observateurs, au lieu que le Soleil devait occuper au-dessous de l'borizon. » (Extrait d'une lettre que le docteur Olbers m'a écrite de Brème, le 26 mars 1833.)
(100) [page 160]. Biot, Traité SÀslron. physique (3* éd.), 18^1, 1. 1, p. 171, 238 et 312.
(1) [page 162]. Bessel, dans le Schumacher's /ohrbuch fur 1839, p. 51; cette vitesse va peut^lre à 7/i2,000 myriamètres par jour; la vitesse relative est au moins de 618.000 myriamètres : c'est plus du double de la vitesse avec laquelle la Terre accomplit ses révolutions autour du Soleil.
(2) [page 163]. Sur le mouvement du système scAun d'après Bradley, Tobte Mayer, Lambert, Lalande et W. Uers-
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chel , Toy. Arago dans l'Annuaire de 1 84S, p. 38S-399 ; Argelander, dans les Astron. Nachr. de Schum., n"563, Soi, 398, et sur Persée, considéré comme corps central autour duquel tournerait tout l'amas stellaire, dans le Mémoire von der eigenen Betoegmig des Sotmensystems, 1837, p. Ii3; voy. aussi Otbon Struve, dans le Bull, de l'Âcad. de Saint-Pitersbourg, 18fi2, l. X, n' 9. p. 137-139. Un nouveau calcul de ce dernier donne, pour la direction du mouvement solaire, 261° 23' A. R; + 37° 36' décl.; et en réunissant ce résultat à celui d'Argelander, on trouve, par une combinaison définitive de 797 étoiles, 259° 9* A. R; + 3&° 36'décl.
(3) [page 16Ii]. Arislote, de Cœlo. 1. 111, c. 2, p. 201, éd. Bekker; Phys.. 1. VIII, c. 5, p. 256.
(A) [page 165]. Savary, dans la Connaissance des temps pour 1830, p. 56 et 163; Encke, Berl. Jahrbùcher, 1832, p. 253 et suiv.; Arago, dans l'Annuaire de 183Zi, p. 260-295; John Hersch'cl, dans les Mem. of the Aslron. Soc, t. V, p. 171.
(5) [p. 165]. Bessel, Unlersuchung des Theils der plane' tarischen Slôrungen, welche aus der Bcweguttg der Sonne enislehen, dans les Mém. de FAcad. des Sciences de Berlin, 1824 {Classe des Malhém,), p. 2-6. La question avait été soulevée par Jean Tobie Mayer, dans les Comment. Soc. Reg. Gotting., 1804-1808, t. XVI, p. 31-68.
(6) [page 166]. Philos. Transacl. for 1803, p. 225; Arago, Annuaire de 18I|2, p. 375. Si l'on veut se figurer d'une ma- Dière simple la distance des étoiles, telle que je l'ai rapportée quelques lignes plus haut, dans le texte, il suffit de placer deux points séparés par une dislance d'un pied, pour représenter le Soleil et la Terre ; alors Uranus sera situé & 19 pieds du premier point, etWéga de la Lyre à tU lieues (de 4,000 mètres).
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(7) [page 166], Bessel, dans SchumacheF's Jahrbuch. 1839, p. 53.
(8) fpAge 167]. Mœdier, Aslron., p. Z|76 ; le même, dans Schum. Jahrbuch, 1839, p. 95.
(9) [page 159]. Sir W. Herscbel, dans les Philos. Transaa. for 1817, 2- part., p. 328.
(10) [page 169]. Arogo, Astronomie populaire, L II, p. 17.
(11) [page 170]. Sir John Herscbel, dans une lettre écnte du cap de Bonne-Espérance, le 13 janvier 1836; Nîcholl, Archil, of the Heavens, 1838, p. 22. Voy. aussi plusieurs indicalions éparses de sir William Herscbel, sur l'espace vide d'étoiles qui nous sépare de la voie lactée, dans les Philos. Transact. for 1817, 2* part., p. 328.
(12) [page 170]. Sir John Herscbel, Astron., $ tih- Le même, dans les Observalûms of Nebulx and Clusters of Stars (Transact., 1833, 2" part., p. 1179, fig. 25) : « We bave bere a brother System beanng a real physical resemblance and strong analogy of structure of our own. »
(13) [page 171]. Sir William Herscbel, dans les Transact. for 1785, t. I, p. 257. Sir Jobn Herscbel, Astron., % 616. (([ Tbe nebulous région of tbe beavens forms a nebulous milky way, composed of distinct nebulœ as tbe otber of stars. » Le même, dans une lettre à moi adressée, en mars 1829.)
(1^) [page 171]. John Herscbel, Astron., $ 585.
(15) [page 172]. Arago, Annuaire de 18i|2, p. 282-285, Astronomie populaire, t. I, p. 52(i-527 et 53fi-536.
(16) [page 172]. Olbers, sur la transparence des espaces célestes, dans Bode's ^Ta/irâucft, 1826, p. 110-121.
(17) [page 172]. « An opening in (he beavens, » William Herscbel, dans les Transaa. for 1785, t. LXXV, 1" part.,
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p. 256 ; te Français Lalande, dans la Conn. des temps pour l'an Vin, p. 383 ; Arago, Astronomie populaire, t. 1, p. 511.
(18) [page 173]. Aristote, Meleor., 1. II, c. 5, 1 ; Sénèque, iVotur. Quiesi., I. I, c. Ik, 2. «Cœlum disceasisse, ii dans Cicéron, de Divin., 1. 1, c. i|3.
(19) [page 173]. Arago, Astronomie populaire, t. 1, p. 515.
(20) [page 17fi]. En décembre 1837, sir John Herschel vit rétoile •» d'Ai^o, qui avait toujours été jusqu'alors de seconde grandeur, croître rapidement en éclat et deyenir de première
' grandeur. En janvier 1838, son éclat égalait déjà celui de a du Centaure. D'après les nouvelles les plus récentes, Maclear l'a trouvée en mars 18I|3 aussi brillante que Canopus, et même « de la Croix du Sud paraissait tout à fait terne à côté de » d'Alto.
(21) [page 175]. « Hence it follows that the rays of light of the remotest nebute niust hâve been almost two millions of years on their way, and tbat consequently, so many of years ago, this object must already bave had an existence in the sidereal heaven, in order to send out tbose rays by whîch we now perceive it. » William Herschel, dans les Transact. for 1802, p. /|98: John Herschel, Asiron., § 590; Arago, Astronomie populaire, t. I, p. 363, ù06 et I|38-I|[|5.
(22) [page 175]. Ce vers est tiré d'un beau sonnet de mon firère, Guillaume de Humboldt, gesammelte Werke, t. IV, p. 358, n" 25.
(23) [page 176]. Otfried Millier, Prolegomena, % 373.
(2ii) [page 180]. Quand il s'agit de la plus grande profondeur à laquelle les travaux des hommes aient pu atteindre, il feut distinguer entre la profondeur absolue, comptée à partir de la surface même du soleil, et la profondeur relative, «oniplée seulement à partir du niveau de la mer. La plus
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grande profondeur relative qui ait jamais été atteinte, est peut-être celle Uu puits artésien de Neu-Salzwerk, près de Minden, en Prusse ; elle était, en juin 18&&, de 607, 4 m. ; ]a prorondeur absolue était de 680 m. La cbaleur de l'eau, au fond du puits, montait alors à SS",? ; en admettant 9*,6 pour la température moyenne de l'atmosphère, on aurait un accroissement de 1* pour 29, 6 m. Le puits de Grenelle, à Paris, a bip m. de profondeur absolue. Au dire du missionnaire Imbert, la profondeur de nos puits artésiens est bien dépassée par celle des fontaines de feu (Ho-tsing), en Cliîne; on perce ces puits afin de se procurer le gaz hydrogène que l'on brûle, dans les salines, pour faireévaporer l'eau. Dans la province chinoise de Szou-Tcboaan, les fontaims de feu ont ordinairement de 600 à 650 m. de profondeur; è Tseou- Lieou-Tsing {tieit de l'écoulement perpétuel), on» tore it h corde, en 1812, un ho-tsing de 975 m. (Humboldt, i4st'e centr<Ue, t. Il, p. 521 et 525; Annales de l'association pour Ut Propagation de la Foi, 1829, n* 16, p. 369). La profondeur relative atteinte à Monte-Massi, en Toscane, au sud de Volterra, n'est que de 382 m., d'après Matleucci. Il est probable que la houillère d'Apendale, à Newcastle-sur-Tyne (Stailordshire] , vient, en fait de profondeur relative, immédiatement après le puits artésien de Neu-Salzwerk. Dans œlte mine, les travaux d'exploitation s'exécutent à 725 yards (658 m.) au-dessous de la surface (Thomas Smith, Mvier's Guide, 1836, p. 160) ; malheureusement, je ne connais pas la hauteur exacte du sol au-dessus du niveau de la mer. La profondeur de la mine de Monk-Wearmoutb, à Newcastle, est de Z|56 m seulement (Phillips, dans le Pftito. Magaz., vol. V, 183i, p. /|/|6) ; celle du charbonnage l'Espérance, à Seraing, 413 m., d'après M. de Dechen ; celle de l'ancien charbonnage Marihaye, prËs de Val-Saint-Lambert, dans la vallée de la Meuse, 376 m., d'après l'ingénieur des mines Gernaert. Les fouilles les plus profondes (en mesurant maintenant à partir du sol), ont été entreprises, pour la plupart.
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sar des plateaux ou dans des vallées tellement hautes que le niveau de la mer n'a été dépassé que de bien peu, ou même n'a été jamais atteint. Un puits de mine, actuellement abandoimé, à Kuttenberg, en Bohème, était arrivé à l'énorme profondeur absolue de 1151 m. (F. A. Schmidt, BerggeseUe eterôsterr. Mon., 1" part., t. I, p. xxxii.) A Saint-Daniel et à Gejst, sur la Rœreri>ûhel (district de Kitzbûhl], les travaux étaient parvenus, dans le xvi* siècle, à QZ|7 m. On conserve encore les plans des travaux exécutés sur le Rœrerbûhl, en 1539. (Joseph de Sperges, Tyroler Berffwerksgesehichl6,p.Mi.) Cf. aussi Humboldt, tn dieGutachlen iiber Herantreibung des Meissner Stollens in die Fre^erger Erxrevier imprimé dans Herder, ueber denjelzt begonnenen Erbstollen, 1838, p. cixiv.) La profondeur extraordinaire de ces travaux parait avoir été très-anciennement connue en Angleterre ; car Gilbert, de Magneu, assure que l'homme a pu pénétrer, dans t'écorce terrestre, à 780 et môme à 975 m. de profondeur. <c Exlgua videlur terne portio, quœ unquam hominibus spectanda emei^et aut eruitur : cum profundius in ejus viscera, ultra etQorescentis extremitalis comiptelam, aut propter aquas in magnis fodinis, tanquam per venas scaturientes, aut propter aeris salubrîoris ad vitam operariorum sustinendam necessarii defectum, aut propter ingentes sumptus ad tanlos labores exantlandos, multasque difficuUates, ad profundiores terrœ partes penetrare non possumus ; adeo ut quadringentas aut ^quod rarissime] quingenlasorgyas in quibusdarametallis descendisse, stupendus omnibus videatur conatus. » Guillielmî Gilberti, Colcestrensis, de Magnete Physioiogia nova, Lond., 1600, p. i!iO. Les profondeurs absolues des mines de Freiberg, eu Saxe, sont de 592 et 557 m. -, les profondeurs relatives ne dépassent pas 203 et 8I| m., en supposant que, pour trouver la hauteur du sol au-dessus de la mer, on prenne, avec Relch, 387 m. pour celle de Freiberg. La profondeur absolue des mines de ioacbimsthal, en Bohême, non moins célèbre pour leur richesse que celles de Freibei^, est de 6I|6 m., sans que lea
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— â90 — travaux soient parvenos poar cela au niveau de la mer, puisque les mesures de M. de Decben donnent environ 731 m. pour hauteur de la suriace au-dessus de ce niveau. Dans le Uartz, le puits Samson, à Andreasberg, a 670 m. de profondeur absolue. Je ne connais pas, dans la ci-devant Amérique espagnole, da mines plus profondes que celles de Valendana, à Guanaxuato (Mexique), où j'ai mesuré la profondeur absolue des planes de San-Bemardo : ces planes avaient Siti m. ; par conséquent il leur manquait encore 1816 mfetres pour atteindre le niveau de la mer. La profondeur des anciens travaux de Kuttenbei^ surpasse la baateur du mont Brocken, et n'est inférieure à la bauteur du Vésuve que de 65 m. Si on la compare à la bauteur des plus grands édifices construits parlamain des bommes (la pyramide de Cbéopset la flèche de la cathédrale de Strasbourg), on trouve le rapport de 8 à 1. Nos livres géologiques contiennent tant de dono^ numériques d'une inexactitude manifeste; ces données ont été si souvent altérées par de fausses réductions qu'il m'a semblé ulile de présenter ici tous les documents certains que j'ai pu recueillir sur les profondeurs absolues et relatives des mines et des puits artésiens. — Lorsqu'on descend de Jérusalem vers la mer Morte, en se dirigeant à l'est, on jouit d'un spectacle unique dans le monde ; je dis unique, pour l'état ' actuel de nos connaissances sur l'bypsomérie de la surface terrestre : à mesure que l'on s'approche de la faille qui sert de lit au Jourdain, on marche à ciel ouvert sur des couches de roches dont la profondeur au-dessous du niveau de la Méditerranée est de b22 m., d'après le nivellement barométrique de Bertou et de Russegger. (Humboldt, Asie centrale, t. II. p. 323.)
(25) [page 181J. A défont des travaux des mineurs, les couches qui se recourbent en forme de voûtes renversées, et que l'on voit plonger et reparaître plus loin, à une distance 4éterminée, peuvent donner des indications précieuses sur la
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constitution des parties trè^-profondea de la croûte terrestre , les données de cette nature ont un grand intérêt pour Ja géogDOSie. Je dois les remarques suivantes à un excellent géologue, M. de Dechen : « La profondeur de la dépression formée par les couches carbonifères de lâége. au mont Saint- Giiles, d'après les mesures que j'ai faites, de concert avec notre ami M. de Œynhausen, est d'environ 1186 m. au-dessous de la surEace ; comme la mont Sainlr^iilles n'a certainement pas plus de 130 m. de bauteur ajisolue, le fond du sinus est à 1056 m. au-dessous du niveau de la mer. Le sinus des lits de charbon de terre, à Mons, est encore de 558 m. plus profood.'Mais ces profondeurs sont bien faibles en comparaison de celle qu'on peut déduire du gisement des lits de charbon de terre de Saar-Re?ier (Saarbrûcken). J'ai trouvé, par différents essais, que la coudie de charbon située aux environs de Duttweiler, près de Saarlouis, descend à 6710 m. au-dessous du niveau de la mer. » Ce résultat dépasse de 2600 m. la profondeur que j'ai attribuée, dans le teste, à un sinus formé par le plissement des strates devoniennes. Les lits de charbon de terre dont parle M. de Dechen s'enfoncent ainsi au-dessous du niveau de la mer, autant que le Chimborazo s'élève au-dessus du même niveau. A cette profondeur, la chaleur terrestre doit être de 224°. Des plus hautes cimes de l'Himalaj'a, jusqu'à ces couches ob la végétation du monde primitif est enfouie, la distance comptée verticalement est de 1^600 m. ou de j^ du rayon de la terre.
(26) [page 186], Platon, Phxdo, p. 97 (Arislote, Meiaph., p. 985). Cf. Hegel, Geschichie der PhUos., 18/|0, p. 16.
(27) [page 186]. Bessel, AUgemeine Betrachtangen ueber Gradmessungen nach aslronomisch-geodàlischen Arbeiten, h la fin de l'ouvrage de Bessel et Bœyer, Gradmessung in Oitprmatm, p. (i27. Quant au passage relatif à la Ltme,voy. Laplace, Expos, du Systàme du Monde, p. 308.
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(S8) [page 187]. PUoe, 1. Il, c. 68. Sén^ue, JViUur. Qtaat. Prxf., c. 2. El rawido es poco (la terre est bien petite), disait Christophe Colomb, dans une lettre qu'il écrivait, de la Jamaïque, à la reine Isabelle, le 7 juillet 1503, aGn de lui faire comprendre que le chemin d'Espagne ne pouvait être long, quand on cherchait c l'orient en partant de l'occidoit.» Cf. mon Examen critique de l'hisl. de la Gèogr. au xv* siicle. t. I, p. 83; et t. Il, p. 327. Delisle, Fréret et Gosselin ODt soutenu que les contradictions des Grecs, sur les dimensions de notre globe, étaient purement apparentes, et pouvaient être levées en tenant compte de la différence des stades pris pour unités de mesure ; j'ai montré, dans les deux passages cités plus haut, que cette opinion avait déjà été émise, en 1&95, par Jaime Ferrer, dans une proposition faite par lui pour fixer la ligne de démarcation papale.
(29) [page 187]. Brewster. Life of sir Isaac ifetoim, 1831. p. 162 : II The discovery of the spheroidal form of Jupiter by Cassini had probably directed the attention of Newton to the détermination of its cause, and consequenlli^ (o the true figure of ihe Earth. » La première publication de Cassini sur l'aplatissement de Jupiter (il l'avait fixé à -if), date de 1691 {Anciens Mémoires de l'Acad. des Sciences, t. II, p. 108). Mais Lalande nous apprend (Astron., 3* édit., t. III, p. 335) que Maraldi possédait, en quelques feuillets imprimés d'un ouvrage latin de Cassini « sur les taches des planètes », la preuve que Cassini connaissait l'aplatissement de Jupiter avant 1666, c'est-à-dire vingt et un ans avant l'apparitioa des Principiaàe Newton.
(30) [page 189]. D'après les recherches faites par Besscl, sur dix mesures de degré, recherches o(i il a été tenu compte de la faute que Puissant a découverte dans le calcul de la mesure de degré française (Schumacber's Astron. Nadir., 18/il, n* /i38, p. 116), le demi-grand axe de l'ellipsoïde de révolution qui se rapproche le plus de la figure trrégulière
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du sphéroïde terrestre, est de 3272(l77M(i {t3n&^9<'.l) ; le dâml-petit ase est de 3261139',33 (eSSeOTÔ»,») ; l'aplatissement est de \g,\;-i- La loDguear du degré moyen d'un méridiea est de 570i3>,109 (lliUH'M), avec une erreur de + 2S8i|03 (S'hissa) : aiasi, un mille géographique vaut 3807',23 (7I|20<",/|3). Les résultats obtenus antérieurement par d'autres auteurs en combinant les mêmes mesures de degré, osdllalent entre -^ et ^, pour l'aplatissement. Ainsi, Walbeck, De forma et magnitttdine Telhiris in demetuis areubxLS meridiani definiendis, 1819, a trouvé j;^ ; Ed. Schmidt, en 1829, a déduit J^^^ de sept mesures de degré (Cours de mathim. et de giogr. phys., p. v) ; sur l'influence que de grandes différences en longitude exercent sur l'aplatissement polaire, voy. la Bibliothèque univenelle. t. XXXIII, p. 181, et t. XXXVr p. 56 ; voy. aussi la Connaissance des temps, 1829, p. 290. — Laplace déduisit des seules inégalités lunaires la valeur de l'aplatissement qu'il fixa à j^, d'après les anciennes taUes de Bûi% ; et plus tard à ^^i d'après les observations de la Lune discutées par Burckhardt et Bouvard {Mécanique cilesU. t. V, p. 13 et /|3).
(31) [page 189]. Voici les valeurs de l'aplatissement qu'on a déduites des osdllalions du pendule : résultat général de la grande expédition de Sabine (1822 et 1323, depuis l'équateur, jusqu'à 80* de latitude nord ) ^^ ; d'après Preycinet, en excluant les séries de l'Ile-de-France, de Guam et de Uowi (Maoui), fgfî-; d'après Forsler, f^;d'après Duperrey, YStT' (^'^I^ Liitke (Parité nautique. 1836, p. 232), ^,, par onze stations. Les observations qui furent laites entre Formentera et Dunkerque {Connaiss. des temps, 1816, p. 330), ont donné 77^, d'après Mathieu, entre Formentera et l^e d'Unst, ^, d'après Biot. Cf. Baily. Report on Pendur htm experimenls, daneXes Memoirs ofUu royal Astron. Society, > t. VII, p. 96 ; Borenius, dans le Bulletin de l'Acad. de Saint- Pttersbourg, 18i3, 1. 1, p. 25. — Le premier qui gàt proposé
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d'employer la longueur du pendule à secondes, comme base d'un système de mesure, et de prendre le tiers de cette 1od> gueur (supposée constante sur toute la (erre) pourpes horarius, pour unité de mesure, dont tous les peuples pourraient, en tout temps, retrouver la valeur, c'est Huygens, dans son Borotogium oiciUalorium, 1673, prop. 25. Ce vœu se trouve reproduit sur un monument qui fut érigé soloinellemeDt sons l'équateur, par Bouguer, La Condamioe et Godin. On lit sur la belle table de marbre, que j'ai retouvée intacte dans l'ancien collège des jésuites, à Quito : u Penduli stmplicis œquinoiialis unius minuti secundi archetypus, mensurs naluralis exemplar, utinam universalis I u D'après ce que dit LaCondamine dausson /oumalde Kovd^s à l'équateur, 1751, p. 153, sur certaines lacunes de l'iDscription, et sur ses différends avec Bouguer au sujet de quelques nombres, je m'attendais à trouver de notables discordances entre la table de marbre et l'inscription publiée à Paris. Toutes comparaisons faites, je ne pus découvrir que deux différences peu impo^ tantes : ex arcu gradmtm 3 |, au lieu de ex arcu graduum plus quam trium, et au lieu de Mki, la date 17b5. Cette dernière date est singulière, car La Condamine et Bouguer revinrent en Europe en ilkh, l'un au mois de novembre, l'autre au mois de juin ; Godin lui-même avait déjà quitté l'Amérique en juillet illih. La correction la plus importante et la plus utile qu'on eût pu faire aux nombres cités dans l'inscription, eût été celle de la longitude astronomique de la ville de Quito (Humboldt, Recueil (TObserv. astron., t. Il, p. 319-35Ji). Les latitudes gravées par Nouet sur les monuments égyptiens, nous donnent un nouvel exemple du danger qu'il y a d'accorder trop légèrement une sorte de perpétuité solennelle à des résultats faux ou mal calculés.
(32) [page 189]. Sur l'accroissement de la pesanteur que Ton a remarqué dans les lies volcaniques (Sainte-Hélène, Oualan, Femando-de-Noronhà, lle-do-Rrance, Guaham, Mowi
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et tles Galapagos) sauf l'tle de Rawak qui fait exception à celi& règle, peut-être à cause du voisinage des hautes terres de la Nouvelle-Guinée (Lûtke, p, 2i|0),Toy. Mathieu, , dans l'/ftsl. de FAtlron. au xvin* siècle, par Delambre, p. 701.
(53) [page 189]. De DomDreuses observations ont prouvé qu'il existe, au milieu des continents eux-mâmes, des attractions locales qui se trahissent par de grandes irrégularités dans la longueur du pendule (Delambre, Mesure de la «léndienne, t. III, p. 5f|8; Biot, dans les Mim. de l'Acad. des Sciences, t. VIII, 1829, p. 18 et 23). Lorsqu'on traveree, de l'ouest à l'est, le midi de la France et la Lombardie, on trouve ï Bordeaux la plus faible intensité de la pesanteur; puis l'iotenaté croit rapidement à Figeac, à Clermont-Ferrand et à Milan, jusqu'à Padoue, où elle atteint son maximum. L'influence du versant méridional des Alpes sur ces variations, ne doit pas être attribué uniquement à la grande masse de cette chaîne ;'elle appartient surtout aux roches de mélaphyre et de serpentine qui en ont opéré le soulèvement : cette opinion a été émise par Élie de Beaumont, dans ses Itech. sur les Révol. de la surface du globe, 1830, p. 729. On peut en dire autant des versants de l'Ararat, qui se trouve, avec le Caucase, à peu près au centre de gravité de l'ancien continent (Europe, Asie, Afrique); les remarquables observations du pendule, que Fedorow a faites sur ce point, bien loin d'établir l'existence de cavités souterraines, autorisent, au contraire, & conclure k celle de masses volcaniques d'une grande densité (Parrot, Voyage au moni Araral, t. II, p. 1I|3). On trouve dans les opérations géodésiques de Carlini et de Plana, en Lombardie, des différent:es de 20" à UT', 8 entre les latitudes astronomiques et les latitudes déduites de ces opérations (voy., par exemple, Andrale et Mondovi, Milan et Padoue, dans les Opérations giodés. et aslron. pour la mesure d'un arc du parallhle •moyen, t. 11, p. 3£|7; Effemeridi astron. di Milano, 1812, p. 57). Si on calcule la latitude de Milan par celle de Berne, à l'aide
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da la triangulation française, on trouve bS" 27' 52" pour cdte latitude, tandis que les observations astronomiques ont donni Ii5* 27' et 35". Comme les perturbations s'étendent dans les plaines de la Lombardie jusqu'à Parme , bien loin an sud du Pô {PUai, Opérai, giodès., t. II, p. 8ii 7), il est permis de croire que les causes qui dévient le fil à plomb Uennent à la nature du sol même de la plaine. Des effets semblables se sont pr^ sentes à Struve, dans les plaines les plus unies de l'Europe orientale (Schumacher's Astron, Nachr., 1S30, n" 16Z|, p. 399). Quant à l'influence des masses pesantes que l'on suppose exister par une profondeur égale à la hauteur moyenne de la chaîne des Alpes, voy. les expressions analytiques que Hossard et Rozet ont insérées dans les Comptes rendus, t. XVIII, 18Vi , p. 392 ; et Cf. avec Poisson , Traili de mécanUpu (2* éd.), t.l,p./|82. La première indication de l'influence que les roches de diverse nature peuvent exercer sur les osctUalions d'un pendule, a été donnée par Thomas Youog, dans les Philos, tramant, for 1819, p. 70-96. Mais lorsqu'il s'agit de tirer des observations du pendule quelque conclusion eor la courbure de la terre, il ne faut pas perdre de vue que la consolidation de la croûte terrestre peut avoir été antérieure à l'éruption des masses basaltiques et métallifères.
(3I|) [p. 190]. Laplace, Exp. duSyst. du Monde, p. 231. '
(35) [p. 191], Les observations du pendule faites par La Caille, au cap de Bonne-Espérance , et calculées avec le plus grand soin par Mathieu (Delambre, Hist. de^ l' Astron. au xvm* sHele, p. (i79), donnent nn aplatissement de , ,^. ^ ; mais, de quelque manière que l'on combine les observations faites sous les mêmes latitudes, dans les deux hémisphères, on se trouve aucupe raison de croire l'aplatissement de l'hémisphèn . austral plus fort que celui de l'hémisphère boréal (Biot, dans les Mim. de l'Acad. des sciences, t. VIII, 1829, p. 39-âl).
(36) [p. 101]. Les trois méthodes d'observation donnent
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- (i97 les résultats suivants : !<> par la déviation du fil à plomb pria du mont Sbehallien (en gallois Thickailin), dans le Perthsbire, méthode proposée autrefois par Newton et mise à exécutioD, en 1.77H776 et en 1810, par Maskelyne, Hutton et Playfair : &,713 ; 2° par les oscillations d'un pendule observé sur le sommet d'une montagne et dans la plaine : Ii,837 (observations de Carlini sur le Mont-Cenis, comparées aux observations de Biot à Bordeaux, Effemer. aslr. di Milai^o, 182Z|, p. \8U); 3° par la balance de torsion, et à l'aide d'un appareil imaginé primitivement par Mitchell, Cavendtsh a trouvé 5,48 (d'après Hutton, qui a revu les calculs, 5,32 ; d'après la révi- ^on d'Edouard Schmidt, 5,52 ■■ Lehrbuch der mathem. Geogr., t. 1, p. 4S7}; par la balance de torsion, Reich a trouvé 5,I|fi- Dans le calcul de ces dernières recherches, véritable chefd'œuvre d'exactitude, le professeur Reich obtint d'abord, pour résultat moyen, 5,^3 (avec une erreur probable de 0,0233, seulement) ; mais, en tenant compte de la quantité dont la force centrifuge diminue l'intensité de la pesanteur, sous la latitude de Freiberg (50° 55'), on obtient définitivement 5,hh. La substitution du fer fondu au plomb n'a produit aucune différence qu'on ne fût en droit d'attribuer aux petites erreurs de l'observation, il ne s'est manifesté aucune trace d'action magnétique (Reich, Yersucfie ùber die minière Dickligkeit der Erde. 1838, p. 60, 62 et 66).
La densité moyenne de la terre, que l'on déduisit d'abord des observations faites au sommet et au pied des montagnes, est trop faible d'environ ^ : û,761 (Laplace, Mècan. céleste, t.V,p. (i6)ouii,785 {Eà. Schmidl, Cours de Giogiapk.mathini., vol. I, S 387 et 418). Cette différence s'explique par l'emploi, dans les calculs, d'une valeur trop faible de l'aplatissement, et par la difficulté de déterminer avec exactitude la densité des roches de la surfoce. — Voy. sur l'hypothèse de Hallcy (citée p. 193 , dans le texte) qui considérait la terre comme une sphère creuse (c'est là le germe des idées de Franklin sur les tremblemenU de terw), les Phiios. Transact., for the year !. 32
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1693, t. XVII, p. 663 {On ihe struclure of the internai part» of the Earth , and tlic concave babitated arch of tbe shell). Halley pense qu'il est plus digne du Créateur « que le globe terrestre soit habité à l'intérieur et à l'eitérieur, comme une maison à plusieurs étages. Quant à la lumière nécessaire pour éclairer l'intérieur, il doit y avoir été pourvu d'une façon quelconque (p. 576).»
(37) [page 195]. Celte question a été l'objet des beaux travaux analytiques de Fourier, de Biot, de Laplace, de Duhamel et de Lamé, Dans la Tliéorie mathématique de la Chalcm-, 1835, p. 3, (|28-(i30, 636 et 521-52Ii (voy. aussi l'extrait qu'en a fait de La Rive dans la Biblioihique univers, de Genève, t. LX, p. 615), Poisson a développé une hypothèse complètement opposée aux vues de Fourier (Théorie onotytique de la Cluileur). 11 nie que le noyau de la Terre soit actuellement à l'état liquide; suivant lui, <( lorsque la Terre s'est refroidie en rayonnant vers le milieu ambiant, les parties de la surface qui se sont solidifiées les premières se sont aussitôt précipitées vers le centre, et un double courant ascendant et descendant a ainsi diminué la grande inégalité qui aurait eu lieu dans un corps solide^ dont le refroidissement s'opère à partir de la surface. » Le grand géomètre admet que la solidification a débuté par les parties les plus rapprochées du centre ; u que le phénomène de la chaleur croissant avec la profondeur ne s'étend point à la masse entière du globe, et qu'elle est une simple conséquence du mouvement de notre système planétaire dans l'espace céleste, dont les diverses parties possèdent, en vertu de la chaleijur stellaire, des températures très-difiérentes. » La chaleur 4es eaux de nos puits artésiens ne serait donc, d'après Poisson, qu'une chaleur étrangère qui aurait pénétré de l'extérieur à l'intérieur du globe terrestre ; n on pourrait comparer celui-ci h un bloc de rocher que l'on transporterait de réqua(eur jusque sous les p61es, assez rapidement pour qu'il n'eût pas
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le iMsps (te se refroidir eati^nnant : l'aioeMiasenieat de. température ne s'étendrait pu, àiats un tel bloc, jaiqu'wu eOQChfls ToisiMe da centre. » On peut lire dsi» 1m Atmaim dar Physik vnd ChamU de Poggendûrff, t. XXXIX, p, 9^100, les justes objection» que cette aingulièra tbéarîe cosBiogoniqoe a sonlevéM, en aUribuutt aux espaeei célestes un pbé- OMnène qui s'explique bien mieux par )• ptssBge da la matière primttiTemfintgazeaze à Télat actuel de solidification.
(98) [page 196]. L'accroissemâDt de chaleur indiqué par le iwits de Grenelle, à Paris, est de 1" pour 32 m.i par la puits artésien da Neu'^alzwerk, près de Miodes, en Prusse, de l" pour29',6; à Prégny, près de Genève, l'orifice du puits artésien est situé à I|90 m. au-dessus du niveau de la mer, et pourtant l'accroissement y ^ encore de 1* pour 29*',6 d'après Auguste de La Rive et Marcel. Cette méthode a été proposée pour la première fois, enl821,par Arago (annuaire du Bureau des Longitudex, 1835, p. 23fi); on vient de voir l'admiraide concordance des résultats qu'elle a fournis par trois puits artésiens dont les profondeurs sont respectivement 647, 680 et 221 mètres. S'il est deux points sur la terre (situés à peu de distance l'un au-dessous de l'autre) dont les moyennes températures annuelles soient bien connues, ces deux points se trouvent à l'Observatoire de Paris, où la tempà^ture de l'air extérieur est 10*,822, et celle des caves ll°,83Zi; la différence est 1°,012 pour 28" de profondeur. (Poisa<»i, Théorie malhém. de la Chaleur, p. ^15 et /|62.) Il paraît que, dans le cours de ces dix-sept dernières années, certaines causes dont la nature n'est pas enc(»« parfaitement connue ont fait monter de O'>,220, non la température des caves de l'Observatoire, mais bien Us indications du thermomètre qui s'y trouve fixé. Si les puits artésiens présentent quelques chances de perturbations dans leur température propre, ponr peu que des eaux étrangères s'y introduisent par des fissures latérales, les observations ttià^a dans tes
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mines sont exposées à bien d'autres erreurs, h cause des courants d'air firoid qui y drculent sans cesse. Les nombreuses recherches que Reich a faites sur la température des puits des mines de Saxe établissent un accroissement un peu plus lent de la chaleur terrestre; fieich trouve 1° d'augmentation pourAl'.S'i- {Observatiotis sur la température des couches à diverses profondeurs, 183ù, p. 131.) Cependant Philips a trouvé (Poggend. jlnnoien, t. XXXIV, p. 191) dans un puits de la houillère de Monk-Wearmouth, à Newcastle, dont la prorondeur estde(|56m.au-dessous du niveau de la mer.uae augmentation de chaleur de 1° pour 32",Ii, résultat presque identique à celui qu'Arago et Walferdin ont obteau par le puits de Grenelle.
(39) [page 197]. Boussingault, Sur la profondeur à laquelle se trouve la couche de température invariable, entre les tropiques, dans les Annaies de Chimie et de Physique, t. LUI, 1833, p. 225-2Û7.
(îiO) [page 199]. Uplace, Exp. du Syst. du Monde, p. 229 et 263; Mécanique céleste, t. V, p. 18 et 72. Il est à remarquer que la fraction de -^-^ de degré centésimal du thermomètre à mercure, laquelle désigne, dnns le texte, la liinile de la stabilité de la température terrestre, depuis les temps d'Hippnrque, suppose que la dilatation des matières dont le globe terrestre se compose est égale à celle du verre, ou ft x*hâi pour 1' du thermomètre. Voyez les remarques d'Arago sur cette hypothèse, dans l'^lnnuaire pour 183ii, p. 177-190.
(Ei1) [page 200]. William Gilbert, de Colchester, que Galilée nommait u grand jusqu'à faire naitre l'envie, u disait déjè : « Magnus mngnes ipse est globus terrestris. » Il raillait les montagnes d'aimant que Fracastor, l'illustre contemporain de Christophe Colomb, plaçait aux p&les : « jftejicienda est vu)garis opinio de montibus magneticis, aut rupe aliqua magne* tica , aut polo phantastico a polo mundi distante, u It admet
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que la déclinaison de l'aiguille aimantée, est invariable sur toute la tCTre {variatio uniuscujiisque loci conslans est) ; et il explique les courbures des lignes isogoniques par la configuration descontinents et la situation des bassins des mers, dout l'action magnétique est moindre que colle des masses solides qui s'élèvent au-dessus du niveau de l'océan. (Gilbert, de Magnete, éd. 1633, p. I|2, 98. 152 et 155.)
(ii2) [page 200]. Gauss, ÀUgemeine Théorie des Erd-magnetismus, dans Resultate aus den Beob. des magnet. Yereiiis, ,tm /a/ir 1838, SU, p. 56.
(ù3) [page 2011. " °^'s'° d'autres causes perturbatrices encore plus locales, dont le siège est peut-être moins profondément situé, et dont les effets ne s'étendent pas très-loin. J'ai fait connaître, il y a déjà longtemps, nn exemple fort rare de ces perturbations exceptionnelles qui s'étaient fait sentir dans les mines de Saxe et non à Berlin [Lettre de M. de Humboldt à S. A. B. le duc de Syissex, sur les moyens propres à perfectionner la connaissance dit magnétisme terrestre, dans le Traité expérimentai de l'électricité de Becquerel, t. Vil, p. /|Z|2). On a vu certains orages magnétiques se manifester simultanément depuis la Sicile jusqu'à Upsala, sans se propager d'Upsala à Alton. (Gauss et VVeber, ResiUtate des magnet. Yereins, 1839, p. 128 ; Lloyd, dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. XIII, 18I|3. Sém. Il, p. 725 et 827.) Parmi les nombreux et récents exemples de ces perturbations, que Sabine a rassemblés dans son important ouvrage {Observ. on days of unusual magnelic disturbance, 1S/|3), l'un des plus remarquables est celui du 25 septembre 18Iil : la perturbation se fit sentir à Toronto, dans le Canada, au cap de Bonne- Espérance, à Prague, et, en partie du moins, à la Terre de Van-Diémen. Les Anglais attachent tant d'importance à la solennité du dimanche, qu'ils croiraient commettre un péché s'ils consentaient à lire une échelle graduée, une fois que minuit a sonné, dans la nuit qui soit le samedi, quand bien
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même II s'agirait des plus merreilleuz pbteoaitees de h création.- Or, comme l'orage magnétique dont nous pariona toraln précisément on dimanche dans la Terre de Van-Diémen, à cause de la diKrence de longitade, l'obBorratioa resta incomplète. {Observ. p. XIV, 76, 85 et 87.)
(kk) [page 201]. l'ai montré dans le Journal da Phiytiqite de Lamétberie, ISOEi, t. LIX, p. I|I|9, comment on peutdéter^ miner la latitude, & l'aide de l'incMaaison de l'aiguille aimantée, sur une c4te dirigée du nord au sud qui, comme celles du Chili et du Pérou, serait constamment enveloppée de iNroalllardB (garua) pendant une partie de l'année. Cette application est d'une utililé d'autant plus réelle, pour celte localité, qu'un courant violent y porte du sud au nord, jusqu'à Cabo-PariHa, et qu'un navigateur perdrait beaucoup de temps si, Taute de bien conn^tre sa latitude, il attaquait la cd(e au nord du port où il veut relâcher. Dans la mer du &id, depuis le Callao de Lima jusqu'à Truxillo, c'est-à-dire pour une différence en latitude de 3<* 57', j'ai trouvé 9* (division centésimale) de variation dans l'inclinaison de l'aiguille aimantée; du Callao à Guayaquil, j'ai trouvé, pour 9° 50' de différence en latitude, SS», 05 de différence dans l'inclinaison magnétique (voy. ma Relation hislorique, t. III, p. 622). A Guarmey (lat, 10° 4' sud), à Huaura (lat. 11° 3'), à Cbancay {lat. 11° 22'), les inclinaisons sont respectivement : 6°,80, 9°,00 et 10<',35 de la division centésimale. Cette méthode, pour déterminer la latitude à l'aide de la boussole d'ioc son, est donc parfaitement applicable, lorsque le i fait route en coupant à peu près à angle droit les lignée isocliniques, et elle a cet avantage remarquable sur toutes les autres méthodes, qu'elle n'exige point la détermination de l'heure, ni par conséquent l'obeervation du Soleil ou des autres astres, l'ai trouvé to%U rieemment que, vws la fin du XVI* siède, vhigt ans h peine aprte l'ioventiOD de l'Indinato- Tiwm par Robert Norman, William Gilbert avait proposé, dans
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son grand ouvrage de Magnete, de déterminer la latitude par l'aiguille aimantée, lorsque le ciel est nébuleux « aère caliginoso. » (Physiologia nova de Magnete, l. V, cap. 8, p. 200.) Edward Wright dit, dans la préface qu'il a jointe à l'œUTre de son illustre maître, qu'une telle proposition n vaut beaucoup d'or. » Mais comme il croyait, avec Gilbert, que les lignes isocliniques coïncindaient avec les parallèles de la sphère, ainsi que l'équateur magné'tique avec l'équateur géographique, il n'a point remarqué que cette méthode ne saurait être «mployée partout, mais seulement dans quelques localités.
(fi5) [page 202]. Gauss et Weber, BesuUate des maijnel- Yereins, 1838, § 31, p. Ii6.
(Ii6) [page 202]. D'après Faraday (London and Edinbur^t Philosvpliical Magazine, 1836, t. VIII, p. 178), le cobalt pur ne possède aucune propriété magnétique. A la vérité, d'autres chimistes célèbres (Henri Rosse et Wœhler) ne regardent pas les eipériences de Faraday comme complètement décisives. Cependant, si de deux masses de cobalt épurées avec soin et supposées toutes deux exemptes de nickel, l'une se montrait indifférente au magnétisme (je parle du magnétisme en repos), tandis que l'autre présenterait quelques propriétés magnétiques, on serait en droit, ce me semble, de soupçonner dans celle-ci un manque de pureté, et de conclure comme l'a fait Faraday.
(ii7) [page 202], Arago, dans les Annales de Chimie, t. XXX.p. 2U; Brewster, Trealtse of Magneiim, 1837, p. 111; Baumgartner, dans la Zeitschrift fvr Pkys. undMathem,, t. )l, p. il9.
(48) [page 203]. Humboldt, Examen critique de l'hist. rie ta Géographie, t. 111, p. 36.
(AO) [page 203]. Asie centrale, 1. 1, Introduction, p. xxxvjixui. Les peuples occidentaux, les Grecs et les Romains
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savaient que l'on peut communiquer au fer des propriétés magnétiques permanentes : « Sola hœc materia ferri vires a magnete lapide accipit niinelqM longo tempore. (Pline, I. XXXIV, c. \k.) On aurait donc pu découvrir aussi, daiis l'Occident, la force directrice du globe, si on s'était avisé de suspendre à un 61 ou de faire flotter sur l'eau, à l'aide d'un support en bois, un long fragment d'aimant ou un barreau de fer aimanté, et d'observer ensuite leurs mouvements dans l'état de liberté.
(50) [page 20I|]. Les lieux où la déclinaison magnétique est invariable ou, du moins, n'éprouve que de lentes variatiens séculaires, sont les seuls ofi l'on puisse fixer les ligues de démarcation ft l'aide de la boussole, sans tenir compte des corrections de la déclinaison de l'aiguille, et sans s'exposer au danger de voir les actions magnétiques du globe faire changer, à la longue, la superficie légalement constatée des propriétés. « The whole mass of West-lndia property, dit sir John Herscbel, had been saved from Ihe bottomless pit of endiess litigation , by the invariability of the magnetic declination in Jamaica and the surrounding archtpelag», during tbe whole of the last century, ail surveys of property there having been conducled soleiy by the compass, n Voy. Roberlson, dans les Phitos. Ironsocf. for 1806, 2' part., p. 2/i8. On the permanency of the compass in Jamaica since 1660. Dans lamëre patrie (l'Angleterre), la déclinaison a varié de l/i* dans le même laps de temps.
(51) [page 20I|]. J'ai montré ailleurs que les documents qui nous sont parvenus sur les voyages de Christophe Colomb, peuvent servir à fixer la position exacte de trois points de la ligne atlantique sans déclinaison, pour le 13 septembre lli92, le 21 mai 1I|96 et le 16 août 1Z|08. La ligne atlantique sans déclinaison élait alors dirigée du nord-est au sud-ouest ; elle touchait le continent méridional de l'Amérique, un peu à l'est du cap Codera, tandis qu'elle le touche aujourd'hui au
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nord du Brésil (Humboldt, Examen critique de rkisl. de la Géogr., t. 111, p. /|/|-/|8). On voit claiFement parla Physiologia nova de ilagnele, de Gilbert (1. IV, c. 1), qu'en 1660 la déclinaison était nulle aux enviroDs des Açores, comme du temps de Colomb. Je crois avoir prouvé, sur des documents certains, dans mon Examen critique (t. III, p. 5E|), que si la famelise ligne de démarcation, établie par le pape Alexandre VI pour partagerrhémrspliëreoccidentalentrelePortugal et l'Espagne, n'a point été tracée par la plus occidentale des Açores, c'est parce que Colomb désimit faire, d'une division naturelle, une division politique. Aussi, Colomb a-t-il toujours attaché une importance extrême à la zone (raya) « où la boussole est sans variation, où l'air et la mer couverte d'herbes marines commencent à olïrir une constitution nouvelle, où les brises fraîches commencent à se fiiire sentir, et la cout^ bure de la (erre à changer u (ce dernier point lui paraissait résulter de quelques observations de la polaire dont il serait superflu de vouloir aujourd'hui démontrer la fausseté).
(52) [page 205]. Une des questions dont la solution importe le plus à la théorie physique du magnétisme terrestre, c'est de savoir si les deux systèmes ovales de lignes isogoniques doivent conserver leur forme singulière, pendant toute la duréede ce siècle, ou s'ils doivent finir par se dissoudre en se développant ? Dans le nœud de l'Asie orientale, la déclinaison augmente de dehors en dedans. Le contraire a lieu pour le nœud ou l'uvale de la mer*du Sud ; on ne connaît même aujourd'hui dans toute lamerduSud.à l'est du méridien du Kamschatka, aucune ligne de déclinaison qui soit audessous de 2». (Erman, dans les Annalen de Poggend. , t. XXI. p. 129.) Cependant Cornélius Scbouten aurait trouvé, en 1616, le jour de Pâques, la déclinaison nulle par 15° de latitude sud et par 132° de longitude occidentale, c'est-à-dire, un peu dans le sud-ouest de Noukahiva. (Hansleen, Magnelismas der Erde, 1819, p. 28.) Il ne faut pas perdre du vue
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qae les déplaccmrats des lignes ne peuvent être suivis autrement qu'en projectipn sur la surface même du globe.
(53) [page 206]. Arago, dans VAfmuaw'»: 1836, p. 28/t, et 18A0. p. 330-338.
(5i!i) [page 206]. Gauss, AUgem. Théorie des Erd-magnetismus, S 31.
(55) [page 206], Duperrey, De la configuration de Céguo- (eur -magnétique, dans \es Annales de Chimie, t. XLV, p. 371 et 37d. (Voy. aussi Morlet, dans les Mémoires présentit par divers savants à l'Acad. roy. des Sciences, t. IIl, p. 132.)
(56) [page 207]. Voy. dans l'ouvrage de Sabine {Contractions lo lerrestricU Magnetism, 1840, p. 139) la remarquable carte des lignes isocliniques, dans l'océan Atlantique, pour les années 1825 et 1837.
(57) [page 208]. tlumboldt, Ueber die secuUsre ferxndervng der magnetisdien Inclination, dans les Annalen de Poggendorff, t. XV, p. 322.
(58) [page 209]. Gauss, Resultate der Beobacht. desmagnet. Yereins, 1838, § 21 ; Sabine, Report on the variations of the ma^elic Intensity, p. 63.
(59) [page 209]. Voici l'exposé historique des faits relatifs à la découverte d'une loi importante pour le magnétisme terrestre, celle des intensités croissant (en génétBl) arec les latitudes magnétiques. Lorsque je voulus m'adjoindre, en 1798, à l'expédition du capitaine Baudin, pour un voyage' do circumnavigation, Borda s'intéressa vivement & mon projet, et m'invita à faire osciller une aiguille verticale dans le méridien magnétique, par différentes latitudes, sur l'un et l'autre hémispbëre, afin d'examiner si l'intensité magnétique varie, on si «Ile est partout la même. Ces recherdies furent efleotivement un des objets principuax que j'eus en vue, lorsque
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j'entrepris mon voyage dans les régioipB équinoxi&lea de l'Amérique. Là, je parvins & constater, par mes observations, qu'une même aiguille faisant, en 10 minutes, 2h5 oscillations à Paris, en fait 2^6 à la Havane, 2Z|2 à Mexico, 216 à Sm- Cwlo del Rio-Negro (lat. 1» 63' N., long. 80" ÙO' 0.)l 211 seulement au Pérou, sur l'équatcur magnétique, c'est^dire sur la ligne ob l'inclinaison = 0 (lat. 7' 1' S-, long. 80** &0' 0.), et que oette même aiguille transportée à Lima (lat. 12° 2' S.), exécute 219 oscillations, dans le mSrae intervalle de temps. Ainsi, de 1799 à 1803, j'ai trouvé qu'eti représentant par 1,0000 la force totale sur Véquateur magnétique, dans'la chaîne des Andes péruviennes, entre Micuipampa et Casamarca, ta force totale h Paris est représentée par 1,3482 ; à Mexico parl,3155 ; à San-Carlo del Rio-Negro, par l,0fi80; à Lima, par 1,0773. Lorsque je développai à l'Institut, le 26 frimaire an xin , dans un Mémoire dont la partie mathématique appartientà M. Biot, la loi des variations de l'intensité de la force magnétique du globe, en montrant qu'elle était vérifiée par les valeurs numériques déduites des observations que j'avais f^tes eu 10£i pointa différents, la loi et les faits parurent complètement nouveaux. Ce fiit seulement après la lecture de ce Mémoire que M. de Rossel communiqua k H. Biot six observations antérieures, faites, de 1791 à 1794, h la Terre de Van-Diémen, ft Java et à Aroboîne : cette circonstance a été expressément consignée par Biot, dans le Mémoire indiqué ci-dessus (Laméthene, Journal de Physique, t. LIX, p. AIi6, note 2), et par moi-même dans la Relation histor., t. I, p. 262, note 1. Les observations de U. de Rossel établissent aussi le décroissement d'intensité dans l'arcbipel Indien. Il est k présumer qu'avant la lecture de mon Mémoire, cet excellent homme n'avait point reconnu, dans ses propres travaux, la régularité avec laquelle l'intensité augmente ou diminue; car il n'avait jamais parié de celte loi importante à nos amis communs Laplace, Uelambre, Prony et Biol. Ce (ut en 1808 seulement, c'est-à-dire quatn
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ans apr^ mon retour d'Amérique, que les observations de H. de Rossel parurent dans le Voyage d' Enlrecasleaux, t. Il, p. 287, 291, 321, £|80 et àkh- Dans toutes les TbMes dmletisUi magnètiqM qui ont paru, soit en Allemagne (Hansteen. Magnet. der Erde, 1819, p. 71 ; Gauss, Beobacht., des magnet. Yereins. 1838, p. 36-39; Erman, physik. Beobacht., 18iil, p. 529-579], soit en Angleterre (Sabine, Report on magnet- Inlensily, 1838, p. I|3-62 ; Contributions to terreslrial Magrutism, 1843], soit en France (Becquerel, Traité d'Èlectr. et de Kagnit., t. VII, p. 35^-367), on a conservé l'habilude de réduire les oscilialions observées en quelque lieu que ce soit sur la surface du globe à la mesure de la fut'ce que j'ai trouvée sur l'équateur magnétique, dans le Pérou septentrional; c'est ainsi que cette force étant choisie pour unité conventionnelle, l'intensité magnétique k Paris se trouve exprimée par 1,358. Mais d'autres observations, antérieures même à celle de l'amiral Rossel, ont élé faites par Lamanon, pendant la malheureuse expédition de Lapérouse, et adressées à l'Académie des Sciences : ces observations commencées pendant la relSche à l'île de Ténéi-iffe (1785), ont été continuées jusqu'à l'arrivée à Macao (1787). On sait positivement (Becquerel, t. Vil, p. 320) qu'elles étaient déjà, en juillet 1787, entre les mains de Condorcet ; mais quelques recherches qu'on ait pu faire jusqu'à présent, ces observations n'ont point été retrouvées. Le capitaine Ouperrey possède la copie d'une lettre trës-imporlante de Lamanon, adressée au secrétaire perpétuel de l'Académie, et oubliée dans l'impression du Voyage de Lapérouse. Il y est dit expressément : « que la force attractive de l'aimant est moindre dans les tropiques qu'en avançant vers les pôles, et que l'intensité magnétique, déduite du nombre des oscillations de l'aiguille de la boussole d'inclinaison, change et augmente avec la latitude. » Si l'Académie des Sciences s'était crue autorisée à devancer le retour alors espéré de l'infortuné Lapérouse , et à publier, en 1787, une vérité qui a dû être retrouvée depuis par deux
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voyageurs complètement étrangers l'un à l'autre, la théorie du magnétisme terrestre n'aurait pas attendu dix-huit ans le progrès dont elle devait être dotée par la découverte d'une nouvelle classe de phénomènes. Cette simple exposition des faits justifiera sans doute le passage suivant de ma Relation historique, t. III, p. 615 : « Les observations sur les variations du magnétisme terrestre aiuquelles je me suis livré pendant trente-deux ans, au moyen d'instruments comparables entre eux, en Amérique, en Europe et en Asie, embrassent, dans les deux hémisphères, depuis les frontières de la Dzoungarie chinoise, jusque, vers l'ouest, à la mer du Sud qui baigne les câtes du Mexique et du Pérou, un espace de 188° de longitude, depuis les 60° de latitude nord, jusqu'aux 12° de latitude sud. l'ai considéré la loi du décroissement des forces magnétiques, du pôle à l'équateur, comme le résultat le plus important de mon voyage américain. » 11 n'est pas certain, mais il est très-probable, que Condorcet a lu la lettre de Lamanon du mois de juillet 1787, dans une séance de l'Académie des Sciences ; et je regarde une simple lecture de ce genre comme une publication parfaitement valable. (Annuaire du bureau des Longitudes, 18I|2, p. (|63), Mnsi le compagnon de Lapérouse est incontestablement le premier qui ait reconnu l'existence de la loi ; mais cette loi de l'intensité du magnétisme terrestre variable avec la latitude, loi qu'on a si longtemps négligée ou laissée dans un profond oubli, n'a reçu, ce me semble, une véritable existence scientifique qu'à dater de l'époque où j'ai publié mes observations de 1798 à 180^. L'objet de la longueur de cette note ne surprendra point les personnes qui connaissent l'histoire récente du magnétisme et les incertitudes qu'elle a pu faire naître dans quelques esprits ; on m'excusera d'attacher de l'Importance au fruit de recherches pénibles, souvent périlr leuses, entreprises dans un noble but, et continuées pendant cinq ans avec énergie, malgré le poids du climat des tropiques.
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(60) [page 210]. Les oliscrvalions tjue l'on a po recueilKr jusqu'à présent donnent 2,052 pour le maximum d'intensité sur la surface entière du globe terrestre, et 0,706 pour le minimum. Le maximum et le minimum appartiennent à l'hémisphère austral ; le premier a été observé près do mont Crozier, à l'ouest-nord-ouest du p6te sud magnétique, par 73" I|7' de latitude sud, et par lôQ" 30' de longitude ouest, en un point où le capitaine James Ross a trouvé 87" 11' pour l'inclinaison de l'aiguille (Sabine, Conlributiom to terrestrial Magnetism, 18f|3, n» 5, p. 231). Le minimum a été observé par Erman, par 19° 59' de latitude sud et 37c 2h' de longit. ouest, à 80 milles à l'est de la côte brésilienne de la province Espiritu-Santo (Erman, physih. Beobacht,, 18I|1, p. 570); en ce point, l'inclinaison est seulement de 7° 55'. Ainsi, le rapport exact des intensités est celui de 1 à 2,006. Longtemps on a cru que l'intensité la plus forte ne dépassait pas deux fois et demie l'intensité la plus faible qu'on pftt trouver sur la surface de notre planète (Sabine, Reportonmagn. Intensity, p. 82).
(61) [page 210]. Pline a dit sur l'unbre (5ticcinum, glessum) I. XXXVIl, c. 3 : « Gênera ejus plura. Attrilu digitorum accepta calons anima trahmit in se paleas ac folia arida quœ levia sunt, ac ut magnes lapis ferri ramenta quoque. d (Vo;. Platon, Timie, p. 80; Martin, Éludes sur le Timie, t. II, p. 3ft3-346; Strabon.l. XV, p. 703,Casaub.; Clément d'Alex. Sirom., 1. [I, p. 370, où l'on trouve une distinction singulière entre tï mbxm et '<> j)ATpi>ï). Lorsque l'haïes, dans Aristote, de Anima, I. I, c. 2, et Hippias, dans Diog. Laert., I. i, $ SA, atlrifouent une ftme à l'aimant et à l'ambre, il est évident que ce mot âme désigne simplement ici une force ou one cause de mouvement.
(62) [page 211]. « L'aimant attire le fer, tout comme l'ambre attire les plus petites graines de sénevé. C'est comme si un souffle mystérieux parcourait ces deux matières et se
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communiquait avec la re(Hdtté de ta flèche, a Ainsi parlait Kouopfao, ce philosophe chinois qui écrivit l'éloge de l'aiaiant, vers le commencement du iv' siècle (Klaproth, Lettre à M. A. de Hvmbotdl, sur l'invention de la Boussole, 18SA,p. 125).
(63) [page 212]. « The phenomena of periodical variations dépend manifestly on the action of solar beat, operating probably through Ihe médium of thermoelectric currents induced on the earlh's surface. Beyond this rude guess however, notbing is as yet known of the physical cause. It is even still a matter of spéculation, whether the solar influence be a pnncipal, or only a subordinate cause in the phenomena of terrestrial magnetism. » (Observ. to be mode in the Ântarctic Exped., 18I|0, p. 35.)
(6/i) [page 212]. Barlow, dans les Philos. Tratitact. for 1822, 1. 1, p. 117 ; sir David Brewster, Treatise on Magnetism, p. 129. L'iniluence de la chaleur pour diminuer la força directrice de Taiguille aimantée a été enseignée dans l'ouvrage chinois Ou^thsa-tsou, longtemps avant Gilbert et Hooke (Klaproth, Lettre à M. A. de Htmiboldt, sw l'invention de ta Botistofa, p. 96).
(65) [page 213]. Voy. le Mémoire on ta^'estrial Magnetism, dans la Quart. Review. ISftO, t. LXVl, p. 271-312.
(66) [page Hh]. Lorsque je proposai, pour la première fois, de fonder un réseau d'observatoires, tous munis d'instmments semblables, je n'avais gufere alors l'espoir de vivre assez pour voir mes vœux réalisés, comme ils l'ont été en «ffet par les efforts réanis d'astronomes et de physiciens distingués, et surtout par l'intervention généreuse et soutenue de deux grandes puissances, la Russie et l'Angleterre. Aujourd'hui, grâce au concours de tant de pouvoirs et de tant de lumières, les deux hémisphères sont couverts <t observatoires tnoffnitiques. J'avais formé le projet d'observer, sans inler-
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ruption, la marche de l'aiguille aimantée pendant cinq ou six jours et autant de nuits, principalement à l'époque des solstices et des équinoxes, et j'avais mis ce projet à exécution, à Berlin, en 1806 et en 1807, avec mon ami et mon collaborateur, M. Ollmanns. i'élais persuadé qu'une série d'observations continuées, sans interruption {observalio perpétua), pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, serait plus fructueuse que des observations isolées fuites durant plusieurs mois. L'appareil employé, une lunelle magiiclique de Prony, suspendue dans une botte à glaces & l'aide d'un fil sans torsion, permettait de mesurer des angles de sept ou de huit secondes sur une mire éloignée qui portait des divisions fines et qu'on éclairait, la nuit, avec une lampe. Déjà, à cette époque, des perturbations (orages magnétiques) qui revenaient parfois aux mêmes heures, pendant plusieurs nuits consécutives, me ' faisaient désirer vivement que de semblables appareils fussent observés simultanément fc l'ouest et à l'est de Berlin, afin de pouvoir enfin distinguer les phénomènes généraux du magnétisme terrestre, d'avec les perturbations locales qui se produisent, soit dans la croûte inégalement échaufTée de notre globe, soit dans l'atmosphère où se forment les nuages. Mon voyage à Paris, et les troubles politiques de cette époque, s'opposèrent alors à l'accomplissement des vœux que j'avais exprimés. Mais, en 1820, la grande découverte d'CErsted vint répandre une vive lumière sur l'intime connexité de l'électricité et du magnétisme, et attirer enfin l'intérêt général sur les variations périodiques de la tension magnétique du globe. Arago, qui avait commencé quelques années auparavant, & l'Observatoire de Paris, avec une admirable boussole de déclinaison de Gambey, la plus longue série continue d'observations horaires qu'il y ait en Europe , Arago , dis-je , montra, par la comparaison de ses observations avec celles de Kasan, faites aux mêmes heures et accusant les mêmes perturbations, tout l'avantage qu'on pouvait retirer de mesures correspondantes de la déclinaison. Lorsque je retournai à Berlin, après
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on séjour de dîx-hnit ans k Paris, je fis élever nn petit observatoire magnétique pendant l'automne de 1828, afin de continuer le travail commencé en 1806, et surtout dans le but d'instituer un système d'observations simultanées, faîtes à des heures convenues, à Berlin, à Paris et dans les mines de Freiberg (par 66 m. de profondeur). La simultanéité des perturbations et le parallélisme des mouvements de l'aiguille, 'pendant les mois d'octobre et de décembre 1829, furent dès lors représentés graphiquement (Poggend. Annalm, t. XIX, p. 357, tabl. I-Ill). Bientôt une expédition entreprise en 1819, sur l'onlre de l'empereur de Russie, dans l'Asie septentrionale, vint me fournir l'occasion d'exécuter mon plan sur une échelle plus vaste. Ce plan fut développé dans le sein d'une commission spécialement instituée k cet effet par l'Académie impériale de Saint-Pétersboui^ ; en conséquence, sous la protection du chef du corps des mines, le comte Cancrid , et sous k savante direction du prof. KupSer, des stations magnétiques furent établies dans toute l'Asie septentrionale, depuis Licolajeff, Catbarinenbourg , Bamanl, Nerlchînsk, jusqu'à Pékin. L'année 1832 figure dans les annales de la sdeoce comme l'époque où l'illustre fondateur d'une théorie générale du mimétisme terrestre , Frédéric Gauss , commença à établir dans l'Observatoire de Gœttingue des appareils caor stniits sur de nouveaux principes. L'Observatoire magnétique fiit achevé en 183&, et dans la même année {ResxUtate der Beohacht. des magnei. Vereins, 1838, p. 135, et Poggmd. Amutkn. t. XXXIII, p. /i2a}, Gauss, activement aidé par un ingénieux pbysiden, G. Weber, fit connaître ses instruments , ses méthodes d'observation, et les répandit en Suède, en Italie et dans une grande partie de l'Allemagne, Telle est l'origine de l'Union magnétique dont Gœttingue est le centre. Depuis 1836, ceUe Union a fixé quatre époques dans l'année pour les (^Mervations qui doivent être continuées pendant vingt-quatre heures ; mais ces époques ne comcident point avec celles que j'avais adoptées (les équinoxes et les solstices) et proposées I. 83
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en 1830. Jusque-là, la Grande-Bretagne, en possession des plus vastes relations commerciales du monde entier et de la navigation la plus étendue, était restée étrangère à ce grand mouvement scientifique , dont les résultate faisaient espérer, dès 1828, tant de prc^^ pour l'étude du magnétisme terrestre. Une invitation publique que j'adressai de Berlin, en avril 1836, au président de la Société royale de Londres, le duc de Susses {Lettre de M. de Humbotdt à S. A. R. le duc de Sussex, sur les moyens propres à perfectionner la connaissance du matpiétisme terrestre par l'ét^lissement de stations magnétiques et d^ observations correspondantes), fut couronnée d'un plein succès; j'eus le bonheur d'appeler un intérêt bienveil- Jant sur une entreprise dmt l'extension était, depuis bien des années, l'objet de mes vœux les plus ardents. J'insistais, dans cette lettre, sur l'établissement de stations permanentes dans le Canada, à Sainte-Hélène, au Cap de Bonne-Espérance, à l'Ilede-France, à Ceyian et à la Nouvelle-Hollande, points dont j'avais signalé l'importance cinq ans auparavant. Un comité, dont les attributions devaient s'étendre à la physique et à la météondogie, fut nommé dans le sein de la Société royale, et ce comité proposa au gouvernement : 1" la fondation d'observatoires magnétiques fixes, dans les deux bémiapbères; 2" une expédition navale destinée à recueillir des observations magnétiques dans les mers antarctiques. On sait assez combien la science a été redevable à la grande et et noble activité que sir John Uerschel, Sabine, Airy et Uoyd ont déployée k cette occasion , ainsi qu'au puissant appui de l'Association britannique pour l'avancement des Sciences, réunie à Newcastle en 1838. En juin 1839, l'expédition magnétique vers le pdie austral fut résolue et placée sous le commandement du capitaine James Clark Ross. Cette expédition a été {glorieusement terminée; elle a doté la science des plus importantes découvertes géographiques vers le pAle austral, «t d'observations simultanées en huit ou dix stations magoë-
(67) [page 21A]. Aa lieu d'attribuer In chaleur interne de la terre au passage de la matière de l'état de nébulosité gazeuse à l'état solide. Ampère l'explique d'une manière fort peu Traisemblable, à mon avis, par l'action chimique prolongée d'un noyau composé de métaux alcalins sur Técorce déjà oxydée du globe, h On ne peut douter, dit-il, dans son chef d'oeuvre, la Théorie des phénomhnes ileolro-dynamiques (1826, p. 199), qu'il existe dans l'intérieur du globe des courants électro-magnétiques, et que ces courants sont la cause de la chaleur qui lui est propre. Ils naissent d'un noyau métallique central composé des métaux que sir Humphry Davy nous a fait connaître, agissant sur la couche oxydée qui entoure le noyau. »
(68) [page Sllli]. La remarquable connexité qui existe entre la courbure des lignes magnétiques et celle de mes isothermes . a été découverte par sir David Brewster. Voy. Transactions cf ths Royal soeiety of Edinburgh, t. IX, 1821. p. 318, et Treatise on Magnetistn, 1837, p. /i2» hk, 17 et 268. Ce célèbre physicien admet l'existence de deux pôles de froid (pôles of maximum cold) dans l'hémisphère septentrional, l'un en Amérique, par73''delat. et 102° de long, ouest (près du cap Walker) ; et l'autre en Asie, par 73" de Ut. et 78" de long, est. Il y aurait ainsi deux méridiens où régnerait la plus forte chaleur, et deux autres méridiens pour le plus grand froid. Déjà, au XVI* siècle, Acosta enseignait qu'il y avait quatre lignes sans déclinaison, en se fondant sur les observations d'un pilote portugais très-expérimenté (Historia naturtU de las Indîus, 1589, 1. I, c. 17). Cette opinion parait n'avoir point été étrangère à la théorie des' quatre pôles magnétiques de Halley, à en juger, du moins, par la discussion de Henry Bond (l'auteur de la Longîlwte fowid, 1676) avec Beckborrow. Voy. mon Eteamm criti^i» de l'hisU de la Géographie, t. [Il, p. 60.
(69) [page 21(i]. Halley, dam les PhMoiopkUal Transactions for 1714-1716, t. XXIX. n' 3ftl.
(70) [page 215], Dove, dans les Poggend. Amtalen, t. XX, p. S&l ; t. XIX, p. 388 : « L'aiguille de déclinaison se comporte à peu près comme un électromètre atmosphérique, dont la dive^nce indique également la tension croissante de l'électricité, avant que cette tension soit devenue assez forte pour donner lieu à la production d'une étincelle (éclair). « Vof. aussi les ingénieuses considérations du prof. Kiemtz, dans son Lefwbuch der Météorologie, t. 111, p. 511-519 ; sir David Brewster, Treatise on Magnetism, p. 280. Sur les propriétés magnétiques d'une flamme ou d'un arc lumineux galvanique produit par une batterie de Bunsen, zinc et charbon, voy. Casselmann's BeobaàK. (Marboui^, 18^1), p. 56-62.
(71) [page 216]. Ai^lander, dans un mémoire impwtant ueber dos NortUidit, qu'il a joint aux Vorirâgen, gehalten in der phys^lisch-ôhonom. GesellsAafl zu KSnis^erg, t. I, 183/1, p. 257-26Ù.
(72) [page 216]. Les résultats des observations que LotUn, Bravais et Siljerstrœm ont faites sur la câte de Laponie à Bosekop (lat. 7D>), ob ils ont vu 160 aurores boréales en 210 nuits, se trouvent dans les Compus rendxu de CÀcad. da Sciences, t. X, p. 289, etdanslaif^léorolot^ûde Martins, 1843, p. Â53. Cf. Ai^Iander, collection citée daus la note précédente, 1. 1, p. 259.
(73) [page 219]. lohn Rwiklio, Narrative of a Joumey to the flores of ihe Polar Sea in the years 1819-1S22, p. 652 et 597 ; Thienemann, dans l'Edinburgh Philos. Journal, t. XX, p. 366; Farquharson, mSme collection, t. VI, p. 392; Wrangel, Phys. Beobacht., p. 59. Parry vit même en plein jour l'arc de l'aurore boréale sans aucune agitation; voy. Journal ofasscond Yoj/ags performed tn 1821-1823, p. 156.
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Une remarque à peu près semblable fut tnte en Angleterre la 9 sept. 1827 : on distinguait, en plein midi, dans une partie du del qui venait de s^éclaircir à la suite d'une pluie, un arc lumineux de 20* de hauteur d'oti s'élevaient des colonnes brillantes; Toy./oumol ofAe RoyiUIntlilittion ofGr. Britain, 1828. janv., p. /|29.
(74) [page 219]. A mon retour d'Amérique, je décrivis, sous le nom de bandes polaires, une disposition qu'afièctent parfois de petits flocons de nuages Irë&réguliëremeDt détachés comme par l'action de forces répulsives; j'avtùs choisi ce nom, parce que d'ordinaire le point ob ces bandes convergeaient en perspective sur le ciel cmncidait d'abord avec la pAle magnétique, en sorte que les lignes parallèles formées par ces flocons stlivaient le méridien magnétique du lieu. Ce phénomène énigmatique présentait une autre particularité : la point de convergence paraissait s'élever et s'abaisser tour h tour ; d'autres fois il marchait régulièrement dans une même direction. Ordinairement, ces bandes ne se forment entièrement que dans une partie du ael; d'abord elles affectent la direction du nord au sud ; puis, à mesure qu'elles marchent, elles changent peu à peu de direction, et finissent par prendre celle de l'est à l'ouest. Il ne me parait pas possible d'expliquer les mouvements de ces zones par des variations qui surviendraient dans les courants des régions supérieures de l'atmosphère. Ces bandes se montrent dans le calme le plus complet, lorsque le ciel est parfaitement pur, et sont bien plus fréquentes sous les tropiques que dans les zones froides ou tempérées. J'ai remarqué ce phénomène sur la chaîne des Andes, presque sous l'équateur. à 4550 m. d'élévation, ainsi qu'en Asie, dans les plaines de Krasnojarski , au sud de Buchtarminsk, et toujours il s'est développé d'une manière si frappante qu'il était impossible de n'y pas voir l'action de forces naturelles très-générales et très-répandues, Voy. les importâmes remarques de Kœmtz {Varies, ùber Météorologie,
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18A0, p. Iti6), et les réflexions plus récentes de Martins et de Bravais (iîitèoroioige, lâli3, p. 117). Arago a remarqué, à Paris, le 23 juin 184^, des bandes polaires australes, formée» de nuages extrêmement légers, et des rayons iombres qui paraissaient sortir d'un arc dirigé de l'est à l'ouest. Nous avons signalé plus haut (p. 317), dans les aurores boréales nocturnes, des rayons noirs, semblables à une fumée épaisse.
(75) fpage 220]. Aux îles Shetland, l'aurore boréale porte le nom de the merry dancers. Voy, Kendal, dans le QuarUrly Journal of Science, new séries, t. IV, p. 395.
(76) [page 230]. Voyez l'excellent travail de Muncke, dans la nouvelle édition du Physik. Wôrterbuch de Gehier, t. VII, 1'* part., p. 113-268, et en particulier, p. 158.
(77) [page 221]. Farquharson, dans l'Edini, PhUos. Journal, t. XVI. p. 504 ; Philos. Transacl. for 1829, p. 113.
(78) [page 223]. Ktemtz," lehrbuch der Meieorologie, t. III, p. 498 et 501.
(79) [page 225]. Arago, sur les brouillards secs de 1783 et de 1831, qui paraissent lumineux pendant la nuit, dans l'Annuaire duBureau des Longitudes, 1832, p. 2ù6 et 250; et sur la lumière singulière émise par certains nuages non orageux, voy. Notice sur le Tonnerre, dans r,lnnuaîre pour i839, p. 279-285.
(80) [page 228]. Hérodote, t. IV, c. 28. Les anciens assuraient que l'Egypte n'était point sujette aux tremblements de terre (Pline, I. Il, c. 80) ; mais cette assertion est contredite par la nécessité où l'on fut de restaurer le colosse de Memnon (Letronne, la Statue vocale de Memnon, 1833, p. 25-26); du moins on peut dire que la vallée du Nil est située en dehors du cercle d'ébranlement de Byzance, de l'Archipel et de la Syrie (Ideler, ad ^m(ot. Jfeleor., p. 485).
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(SI) [pa^ 229]. Saint-Martin, dans les savantes noies qu'il a jointes à VBistoire du Bas-Empire, de Lebeau, t. IX, p. IiOl,
(82) [page 229]. Humboldt,^«ecÊnïrate, t. II, p. 110-1Î8. Sur la différence entre l'ébranlement de la surface et celui des couches inférieures, voy. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie el de Physique, t. XXII, p. /|29.
(83) [page 230]. « Tutissimum est cum vibrât crispante tedificiorum crepitu ; et cum intumescit assargens altemoque motu residet, innosium et cum concurrentia tecla contrario ictu arietant; quoniam alter motus alteri renîtitur. Undantis ÎDcIinatio et fluctus more quidam volutatio infesta est, aut cum in unam partem totus se motus Jmpellit. h Pline, I. II. c. 82.
(Bli) [page 231]. Même en Italie, on commence à reconnaître combien peu les tremblements de terre dépendent des phénomènes météorologiques et de l'aspect du ciel avant les secousses. Les dounées numériques de Frédéric Hoffmann s'accordent très-bien avec les expériences de l'abbé Scina, de Palerme; voy. les œuvres posthumes du premier, t. II, p. 366-375. J'ai remarqué moi-même, à diverses reprises, qu'un brouillard rougedtre se montrait peu de temps avant les secousses, et le A nov. 1799, j'ai éprouvé deux violentes secousses, au moment où un fort coup de tonnerre se faisait entendre (Mat. hisl., 1. IV, c. 10). Un physicien de Turin, Vasaili Eandi, a vu l'électromèlre de Volta fortement agité pendant les longs tremblements de terre qui durèrent, à Pignerol, du 2 avril au 17 mai 1808 {Joiamai de Physique, t. LXVII, p. 291). Mais les brouillards, les variations brusques de l'électricité atmosphérique et le calme de l'air ne se rattachent pas nécessairement aux tremblements de terre; on aurait tort de leur attribuer, en général, une signification quelconque; car on a observé partout, à Quito, au Pérou, au Chili, aussi bien qu'au Canada et en Italie, que les tremble-
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ments de terre avaient liea également par un ciel serein, complètement pur de nuages, et par une brise fraîche de terre ou de mer. Mais, tout en reconnaissant que les tremblements de terre ne sont ni précédés, ni annoncés par aucun signe météorologique, même pendant le jour où ils doivent se faire sentir, il ne faudrait pas cependant rejeter avec dédain certaines croyances populaires qui attribuent de l'influence aux saisons (les équinoses d'automne et de printemps), aux débuts de la saison des pluies, sous les tropiques, après une longue sécheresse, enfin au retour des moussons; il ne faudrait pas, dis-je, les dédaigner, en se fondant sur notre ignorance actuelle des rapports qui peuvent exister entre les phénomènes météorologiques et les phénomènes souterrains. Des recherches numériques ont été faites avec un lèle extrême par M. de HofT, Peter Merlan et Frédéric Hoffmann, dans le but d'établir le mode de distribution des tremblements de terre pour les différentes saisons de l'année : ces recherches s'accordent & indiquer un maximum vers l'époque des équînoxes. — Il est singulier que Pline aîtappelé les tremblements de terre un orage souterrain; il est plus curieux encore de voir quelles raisons il en donne, à la fin de sa fantastique théorie. Pour lui, la ressemblance n'est pas seulement dans le fracas qui accompagne souvent ce phénomène redoutable; ce qui le frappe surtout, c'est que les forces élastiques, dont la tension croissante finit par ébranler le sol, s'amassent dans les entrailles de la terre, alors qu'elles font défaut dans l'atmosphère. aVentos in causa esse non dubium reor. Neque enim unquam intremiscunt terrœ, nisi sopito mari cœloque adeo tranquillo, ut volatus avium non pendeant, subtracto omni spiritu qui vehit; nec unquam nisi post ventos conditos, sdlicet in venas et cavemas ejus occulto afflatu. Neque aliud est in terra tremor quam in nube tonitruum ; nec hiatus aliud quam cum fulmen erumpil, induso spiritu luctante et âd libertatem exire nitente. » (Pline, 1. II, c. 79.) Au reste, on retrouve dans Sénèque {Natur. Quxst., 1. H, c. 4-31), le
genne assez développa de tout ce qui a été dit ou imaginé, jusque dans ces derniers temps, sur les causes des tremblements de terre.
(85) [page 231]. J'ai montra, dans ma Relat. hist., t. I, p. 311 et 513, que la marche des vaTÎaUons horaires du baromètre n'est nullement troublée, soit avant, soit après un tremblement de terre.
(86) [page 231]. Humboldt, Relal. hisl.. 1. 1, p. 515-517.
(37) [page 23fi]. Voy. sur les Bramidos de Guaoasuato mon Essai polit, sur la Nouv.-Espagne, 1. 1, p. 303. Ce A^cas souterrain ne fut accompagné d'aucune secousse dans les mines profondes, ni à la surface (la ville de Guanaxuato est située à 1955 mètres au-dessus de la mer) ; on ne l'entendit point sur le plateau voisin, mats seulement dans la partie montueuse de la Sierra, depuis la Cuestade los Aguilaresnon loin de Marfil, jusqu'au nord de Santa-Rosa. Les ondes sonores ne parvinrent pas dans certaines régions isolées de ta Sierra, situées à 4 ou 5 myriamètres au nord-ouest de Guanaxuato, près de la source d'eau bouillante de San José de Comangillas. On imaginera difficilement à quels excès d'autorité les magistrats de ce grand centre d'industrie métallurgique crurent devoir recourir, lorsqne la terreur causée par le tonnerre souterrain était à son comble, u Toute famille qui prendra la fuite sera punie d'une amende de 1000 piastres, si elle est riche, et de deux mois de prison, si elle est pauvre. La milice a ordre de poursuivre et de ramener les fuyards. » Ce qu'il y a de plus curieux dans cette histoire singulière, c'est la confiance affectée par l'autorité {el Cabildo) ; voici ce que j'ai lu dans une des Proclamas : « L'autorité saura bien lecoanattre, dans sa sagesse (en su sabiduria), le moment oii le danger sera imminent; alors elle pourra songer & la fuite. Pour le présent, il sufliît que les processions soient continuées.» La famine survint ; car la peur des trucnos empêcha les babi-
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tants des hautes terres d'apporter leurs grdns & la ville. — Les anciens connaissaient aussi les bruits souterrains sans secousses; voy, Aristote, Meteor., I. Il, p. 802; Pline, 1. 11. c. 80. Le bruit »ngulier qui se fit entendre, de mars 1822 jusqu'en septembre 182/(, dans l'ik dalmate de Meleda (à 3 myriamëtres de Raguse), bruit dont Partscb a donné une explication satisfaisante, a été parfois accompagné de
(88) fpage 236]. Drake, Nat. and Statisl. View of Cineinnati, p. 232-238; Mttchell, dans les Transactions ofihe Liu. and Philos. Soc. of New-Tork, t. I, p. 281-308. Dans le comté pîémontais de Pignerol, des vases remplis d'eau jusqu'aux bords restaient en mouvement pendant des heures entières.
(8d) [page 238]. On dit en espagnol : rocas que Aoeen puenie. Ces interruptions toutes locales des ébranlements transmis par les couches supérieures ont peut-être quelque analogie avec un phénomène remarquable qui s'est {vésenté au commencement de ce siècle, dans les mines de Saxe : de fortes secousses se firent sentir avec tant de violence dans tes mines d'argent de Marienbei^, que les ouvriers effrayés se bâtèrent de remonter ; sur le sol même, on n'avait éprouvé aucune secousse. Voici maintenant un phénomène mverse : en novembre 1823, les mineurs de Falun et de Persbei^ n'éprouvaient aucune secousse au moment même où, audessus de leurs têtes, un violent tremblement de terre jetait l'effroi parmi les habitants de le surface.
(90) [page 238]. Sir Alex. Bûmes, IVaveh into Bokhara, t. 1, p. 18; et Wathen, Mem. ontke UsbekStale, dans le Journal oftite Asiatie Soc. of Bengal, t. III, p. 337.
(91) [page 239]. Philos. Transact., t. XLIX, p. ilù.
(92) [page 2lil]. Voy. sur la fréquence des tremblements de terre dans le Cacbemir, la traduction de l'ancien Radjata-
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raflfft'rti par Troyer, t. il, p.297,etCarldeHùgeI, Reisen.t. Il, 1>. 18Ù.
(93) [page 2k2]. Strabon, I. I, p. 100, Casaub. La preuve que l'expression imXoS îianv^cu notajuv De signifie point de la boue (éruption de boue), mats bien de la lave, résulte clairement d'un passage du même auteur (Strabon, I. VI, p. A12). Cf. Walter, Veber Abnahme der vuUtanischen Thàtigkeil in historischen Zeiten, 18/ifi, p. 25.
(9fi) [page2A5]. Sur les puits de feu artésiens (Ho-uing) en Cbioe, et sur l'emploi du gaz transporté à l'aide de tuyaux de bambou dans la ville de Khioung-Tcheou, voy. Klaproth, dans mon Asie centrale, t. Il, p. 519-530.
(95) [pageSSSj. Voy. l'excellent ouvrage de Bischof:
Wàrmeiehre des inneren ErtSiorpers.
(96) [page 2115]. Bousstngault [Annales de Chimie, t. LU, p. 181) n'a point remarqué d'acide hydrochtorique dans les émissions gazeoses des volcans de la Nouvelle-Grenade, tandis que Monticellî en a trouvé d'énormes quantités dans les produits de l'éruption du Vésuve, en 1813.
(97} [page 245]. Humboldt, Recueil d'Observ. astronomiques, t. I, p. 311 {MvelleTmnt barométriqva de la Cordillère des Andes, n" 206).
(98) [page 246]. Adolphe Brongniart, dans les Annales des Sciences fiolurelles, t. XV, p. 225.
(99) [page 247]. fiischof, ouvrage cité, p. 32/ii rem. 2.
(100) [page 247). Humboldt, Asie centrale, 1. 1, p. 43.
(1) [page 248]. Sur la théorie des lignes isogéothermes {chthonisothermes), voy. les Ingénieux travaux de Kupffer, dans les Annalen de Poggend., t. XV, p. 184. et t. XXXII, p. 270; dans le Ytyyage dans l'Oural, p. 382-S98; et dao»
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l'Edinb. Journal of Sciences, new séries, t. IV, p. 355. Cf. Kœmtz, Lehrbu^ der Météorologie, t. II, p. 217, et sur l'exhaussement des chthonisothermes dans les pays des montagnes, Bischof, p. 17H98.
(2) [page S^S]. Léopold de Bucb, dans les Annalm de Poggend., t. XII, p. 1105.
(3) [page 2^8]. La température des gouttes de pluie était descendue à 22°,3, lorsque la température de l'air était de 30 à 31" quelques instants auparavant; pendant la pluie même, la température atmosphérique était 23'>,fi; voy. ma Relat. hist., t. II, p. 22. La température iniiiale des gouttes de pluie dépend de la hauteur de la couche nuageuse et du degré d'échauffement que les rayons solaires ont communiqué à la face supérieure de cette couche ; mais cette température change pendant la chute. Lorsque les gouttes de pluie commencent à se former, leur température est supérieure à celle du milieu environnant, k cause du calorique latent qui devient libre; puis, en tombant, elles traversent des couches d'air plus basses et plus chaudes, où elles s'échauffent et grossissent encore un peu, en condensant la vapeur d'eau contenue dans ces couches (Bischof, Warmelehre des inn. Erdkôrpers, p»73) ; mais cet échauifement est compensé par la perte de chaleur qu'entraîne l'évaporalion des gouttes ellesmêmes. Si l'on met hors de cause l'électricité atmosphérique dont les effets se font probablement sentir pendant les pluies d'orage, on peut attribuer le refroidissement de l'atmosphère, pendant la pluie, d'abord à la température initiale plus faible que les gouttes ont acquise dans les hautes régions, puis à l'air froid des couches supérieures qu'elles entraînent avec elles, enfin à l'évaporation qui s'établit sur te sol humecté. Telle est, en effet, la marche ordinaire du phénomène. Mais, dans certains cas rares, les gouttes de pluie sont plus chaudes que l'air voisin du sol (Humboldt, Belat. hist., t. III, p. 513), ce qui tient peut-être à la présence de courants d'air
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chaud daos les hautes régioos, ou à la température élevée que Yinsolatian peut développer dans des couches de nuages très-étendues et peu épaisses. Ajoutons qu'Arago a montré, dans l'Annuaire pour 1836, p. 300, comment la grandeur et l'accroissement du volume des gouttes de pluie se rattachent au phénomène des arcs suppièTnenlaires de l'arc-en>del, qui ont été expliqués au moyen d'interférences des rayons lumineux : cette savante discussion fait voir tout le parti qu'on peut tirer d'un phénomène optique convenablement observé, pour éclaircir les questions les plus ardues de la météorologie.
(/i) [page 2fi8]. Après les observations décisives de Boussingault, il n'est plus permis de douter que la température du sol, à une faible profondeur, ne soit égaleft la température moyenne de l'atmosphère, sous les tropiques. Je me pennettrai de citer ici les exemples suivants :