‹ Costa Rica et son avenirChapitre 2 sur 15 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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t . Topographie. — La République de Costa Rica est située dans rAmérique centrale, entre la Colombie et le Nicaragua ; elle s'étend du 8® au 1I« degré parallèle de latitude nord. Le 10® parallèle pas^e par Limon et un peu au nord de iPuntarenas, les^ deux principaux ports du pays, l'un sur TAtlantique, Tautre sur le Pacifique, et traverse la région Ou plateau central, ©ù s'est portée la grande masse de la population.

Bu côté du Nicaragua, le fleuve San Juan et la rive du lac de Grenade jusqu'à la rivière Sapoa, indiquent d'une manière générale leseonfias du pays. Cependant, en vertu du traité de 1858, le Nicaragua possède, sur la rive droite du fleuve -et Au lac, une h^nûe de terre de deux milles anglais (un peu fplus de trois kilomuètrasde largeur), depuis rembouchure 4u Sapoa jusqu'à un point éloigné de trois milles anglais en aval du Castillo Yi^o, ancien for-t sur le San Juan. La validité de .*<!9g traité, kmgtèiispe^ts&nite^éevâ étéd^ établie à

ia suite d'une décision ajrbitrale du présiden^t des États-Unis. A rauest, de la i^iviere Sapon au Paciâque, la dëincercatian eàt indiquée |»ir ime ligne droite aboutissant au centre de la Jbaie de Salinas. .

La question des frontières méridionales n'est pas encore résolue entièrement. La Colombie se refuse à admettre comme limite définitive la ligne qui part de Punta Burica, sur le Pacifique et aboutit à l'île appelée Escudo de Veragua, dans r Atlantique; elle élèv.e des prétentions sur une partie des territoires que Costa Rica a toujours considérés comme siens. Le roi d'Espagne, S. M: Alphonse XII, devait décider la question comme arbitre ; la mort a empêché le prononcé du jugement et « adhuc sub judice lis est ». Il y atout lieu de croire, néanmoins, que Ton reconnaîtra Costa Rica comme véritable possesseur des terrains en litige. L'évidence de ses droits a été admirablement mise en lumière par les importantes publications de son ministre en Europe, M. Manuel M. de Peralta (1).

Les côtes de l'Atlantique sont unies et formées de coraux; celles du Pacifique sont, au contraire, découpées et sablonneuses. On peut évaluer l'étendue des premières â 350 kilomètres et celles des secondes à 470.

Les principales presqu'îles, toutes sur le Pacifique, sont celles de Dulce et de Nicoya, séparées de la côte par les £^olfes du même nom. Le golfe de Nicoya, le plus connu, est rempli d'îles ; celle de Chira, assez importante comme éten-

1. D. Manuel M. de Peralta, Costa Uica^ Nicaragua y Panama en el siglo ^ XV!. Paris, Ferrer, 1883.— Costa Rica y Colombia de 1573 à 1881, Paris, Leroux, 1886.

A consulter aussi les tomes IV et V des « Documentos para la historia de

Costa Rica, » Paris, Dupont, 1886, publiés par D. Léon Fernandez, et, pour

Ja question d'arbitrage entre Nicaragua et Costa Rica, le « Rapport » et la

' w Réplique au mémoire du Nicaragua^ » présentés par D.Pedro Perez Zeledaa

au Président des Etats-Unis.

due et celle de San Lucas, qui sert de lieu de déportation, méritent une mention spéciale. La petite île de Coco, située à 300 kilomètres des terres, eut pendant quelque temps la même destination que San Lucas. Autrefois elle servait de lieu de refuge aux célèbres boucaniers. La côte de l'Atlantique ne forme pas de presqu'îles proprement dites et n'a qu'une petite île, celle d'Urita, en face de Port Limon.

On évalue la superficie du pays à 60,000 kilomètres carrés (1) ; elle est donc plus de deux fois celle de la presqu'île du Jutland, et supérieure d'un tiers à celle de la Suisse. Disons tout de suite que Costa Rica n'a guère plus de 200,000 âmes, ce qui donne une proportion presque exacte de 4 habitants.par kilomètre carré.

2. Orographie. — L'êtude des montagnes de Costa Rica est encore à faire dans son ensemble. Frantzius, Oersted, Hoffmann, Seebach, Scherzer et Wagner, Gabb enfin ont décrit quelques parties du pays, mais leurs travaux ne suffisent pas

pour donner une idée nette du sj^'stème orographique costarîcien. Nous devons à M. le professeur H. Pittier la plupart des renseignements généraux qui vont suivre. (2).

Tout d'abord, il faut repousser absolument l'ancienne idé d'une Cordillère unique qui parcourrait l'Amérique entière depuis le détroit de Behring jusqu'aux confins de la Patagonie. Il est prouvé, en effet, que les montagnes de l'Amérique centrale sont de formation plus récente que les chaînes des

1. On trouve quelquefois indiqué 51,760 k.c., parce qu'on ne compte pas . le territoire occupé par la Colombie. . . . -

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