‹ Costa Rica et son avenirChapitre 3 sur 15 · Boletin del Instituto meteorologico, année · texte numérisé non relu

Boletin del Instituto meteorologico, année

deux grands contiaents. Sans vouloir entrer dans trop de détails, nous ajouterons qu'il paraît également naturel de considérer le système montagneux qui s'étend entre les isthmes de Brito et de Panama et auquel appartiennent les montagnes de Costa Rica, comme formant un groupe à part, dans l'ensemble des Cordillères centro-américaines.

Les chaînes qui composent le groupe costaricien s'étendent à peu près du Pic Chiriqui, aux montagnes voisines de la baie de Salihas et de la ville nicaraguaise de Rivas. Elles paraissent constituées par des masses ' volcaniques, ou du moins éruptives, entourées de formations sédimentaires qui s'élèvent plus ou moins haut, et ont un développement plus ou moins considérable, suivant les localités. Quoique la géologie du pays soit très peu connue, la présence des dépôts sédimentaires est prouvée par les carrières de chaux et les fossiles recueillis sur divers points du pays.

On peut diviser le système costaricien en deux groupes distincts, séparés par les vallées dn Rio Reventazon et du Rio Grande. Du côté N, 0, s'étend la Cordillère volcanique ; du côté S. E. un ensemble de montagnes qu'on peut désigner sous le nom de Cordillère de Talamancav A une époque très éloignée un bras de mer séparait ces deux gpoupes» L'étude géologique de la vallée du Reventazon et du sous-sol du plateaa ne peut manquer de confirmer un jpur cette assertion...

Quoi qu'il en soit, la chaîne la plus importante est la Cordillère volcanique^ entièrement formée de roches éruptives, et divisée en deux grands groupes* Le pnemier commence à la frontière N. E* et. se dirige au S., ET,,

presque en ligne droite, pour aboatir au Mont Aguacate, Eiehe en mines d-or. Ses principales sommités volcaniques sontrOrosi, le Rincon de la Vieja, le Miravulles etleTenonio» tous volcans plus ou moins en activité. Viennent: ensuite la Carro de Tilaran,. groupe de- montagnes peuiconnues, et la masse porphyrique du Mont Agnacate <pii. ferme, le plateau oentral du côté de Touest.

Le second, groupe forme trois massifs : celui du Poas qui comprend le volcan et les « cerros » de ce nom, celui de Barba, séparé du précédent pan la dépression du Desengano, puis un geu au S.-E. et au-delà de la profonde coupure de laPalma^ celui de Tlrazu, composé de deux sommités : Tlrazaetle Hurialba.

Tous ces volcans, à rèxceptîon du Barba, qui paraît complètement éteint, présentient encore des signes d'activité. De temps en temps on constate, surtout à lia, fin et au commence* ment de la saison dès pluies, de petites éruptions accompagnées de mouvements du sol sans grande importance. Les tpemblemeiitsi de terre ont cependant,, quoique rarement; causé quelques grands désastres dans le paj'^s; Parmi les faits Ifes plus récentis, citons la destruction de la ville dé Cartago, au pied^ de Tlrazu, en 1841. Une forte secousse, résultant, sans doute, d'un redoublement d'activité du Poas et de Plrazu, a causé de sérieux dégâtls sur tout le plateau central à lafln de décembre dei'année dernière: D'une manière générale, on peut affirmer cependant que lès mouvements violents d\i sol sont, à Costa Rica, de rares exceptions, et ne rappellent en rien lès cataclj^smes que rhistoire a enregistrés dans la' partie andino derAmérique du sud et dans le nord de TAmérique centrale.

L'aspect des volcans costariciens est des plus magnifiques. Vus du plateau, qui s'élève lui-même à une hauteur d'environ lOOO mètres, ils apparaissent comme des montagnes peu hautes relativement. Ce sont des dômes coupés, boisés, à partir d'une certaine hauteur, jusqu'à leur sommet. Rien en eux ne ferait deviner le volcan, si ce n'est parfois la ligne d'une ancienne bouche encore visible au sommet de la montagne. Les cratères actuellement en activité se trouvent, en général, sur le versant nord de la chaîne vôlcanique,et il y a loin des légères vapeurs, qui montent parfois du Turrialba, aux panaches diB fumée que certains voj^ageurs ont décrits, par amour du pittoresque.

L'ascension de l'Irazu, sommet principal de la chaîne volcanique (3413™) (l) est une promenade que tout le monde peut faire sans difficulté. De Cartago, qui se trouve au pied de la montagne, les chevaux arrivent jusqu'à la cime même du volcan en 6 heures environ. Quand le temps est clair, la beauté du spectacle compense amplement les légères fatigues du voyage. On a tout d'abord devant les yeux un immense cirque de rochers, de plus de 1,000 m. de diamètre. C'est une des anciennes bouches du volcan. Au fond de ce premier cratère, envahi par les eaux pendant une longue période de calme, deux autres plus petits se sont successivement formés. Le plus ancien de ces deux entonnoirs, de date récente, est déjà rempli d'herbes et de buissons; l'autre présente encore trois cheminées, dont deux en partie comblées. La troisième exhalait des vapeurs sulfureuses, il y a peu de

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