Boletin del Instituto meteorologico. Anno de
temps ; aujourd'hui cependant elle ne donne plus le moindre signe d'activité. Aucun des volcans costariciens n'a rejeté des laves pendant la période historique.
De la cime de Tlrazu, le voyageur, après avoir admiré les cratères, reporte avec plaisir ses regards au loin, sur le plus magnifique des panoramas.De quelque côté qu'il se tourne,c'est un enchantement des j^eux qui naît de la contemplation des collines vertes où les cultures variées mettent des teintes diverses, des ravissantes vallées, des riches cultures du plateau, arrosé par des rivièresaux capricieux méandres,et puis,enân, des masses sombres des hautes montagnes dont les derniers sommets vont se fondre au loin dans l'intense azur du ciel. Quand l'atmosphère est très pure, on voit les deux Océans, l'Atlantique et le Pacifique, à moitié confondus avec la ligne de l'horizon. Si le temps est brumeux, le spectacle est moins riant, mais tout aussi grandiose. A chaque coup de vent, qui fréquemment balaie les nuages, on a devant soi comme une mer de brouillards dont les ondes moutonnées battent les flancs ambres de la montagne. En toute saison, on évitera de passer la nuit au sommet du volcan, car, à l'aube, le thermomètre descend parfois jusqu'à zéro degré centigrade et audessous.
L'Irazu donne toujours des signes d'activité sur son versant nord criblé de fumeroles, et où naissent des sources d'eau bouillante; cependant comme il est difficile d'approcher de cet endroit, la plupart des visiteurs quittent le volcan, sans se douter que le géant est à peine endormi, et que, quelque part, sur ses flancs, on constate sa respiration puissante.
Le volcan. de Tttrrialba,trèSiVolsin de Plrazu et situé un peu au N.-E., a été considéré pendant longtemps comme inacces-
sibie. Von Seebach est le premier savaat qui soit arrivé assez: près du cratère en 1864; malbôureiisâiiâiit une viole&teôztui^
tion de fumée et de pierres Tempêcha de gravir le cône supérieur. De nos jours Tascensian se fait ftuîilement, grâce à. un Qhemin que deux grands propriétaires de terrains ont ouvert> sur les flancs de la montagne. M. le professeur H. Pittier en donne une description plus exacte que toutes celles qui: ont été publiées jusqu'à ce jour; il en mesure la hauteur^ (3358 m.). (1)
Les massifs de Barba (2833 m.) et du Poas (26i4m.) sont moinS' abordables, à cause du manque de chemins. On parvient cependant à leur cime en se frayant à gramis coups^ de machete un passage à travers le^ arbre!!^^ et les plante»; grimpantes qui forment le sous bois des gmndes chênaies». Contrairement ace qui aété affirmé^ on rencontre aussi, sur le& versants de ces volcans deux espèces deconiféreSb.Au sommet àxi Poas se trouve un petitlac dont Tewi bleue dorttranquiUamentetbaigne des ri ves: charmantes. C'est un ancien cratère^ Toutprès on eavoit un autre^aufond duquel uneeau boueuse et fortement chargée d'acide sulfiirique bouillonne constam^ ment. Quand le volcan est dans une de ses périodes de grande-, activité, une colonne liquide, de couleur sombre s'élève par moments de la nappe liquide, accompagnée de gros bouillons^ de vapeurs, puis retombe lentement, tandis que, du. fond* ducratère, montent dès bruits^ sourds et prolongés* LJéruption. de ce geyser est un des plus beaux spectacles qu'on puissecontempler ;. seulement le phénomène ne se reproduit pas
i. Boletin del InsHluto metearolûgpco, Anno de 1888.
toujours avec. la même intensité. C'est après le dernier tremblement de terre de 1888 qu'il a été le mieux constaté. On a vu en effet, à cette époque, la colonne d'eau atteindre jusqu'à 70 m. de hauteur.
On se ferait une idée fausse des montagnes dont nous venons de parler,en se les représentant comme des massifs complètement boisés. Les forêts ne commencent guère qu'aune hauteur de 2000 m, et, à cette altitude, on cultive encore la pomme de terre et, le maïs. Le gouvernement a paême dû prendre récemment des mesures contre le déboisement des versants de la Cordillère volcanique ; ce déboisementexagéré aui:ait changé à bref délai les conditions climatériques de la paiîtie la plus habitée du,pays.
Les peÉiftes cikoto ea^ qui bordent le plateau central au sud sont connues sous les^ noms de CiBitro Turrubales; Cerro Puriscal et Cerro de la Candelarla^ Plus a. Test, daas des régions encore incultes' et presque désertes, se trouvent le Cerro de las Cruces et les montagnes de Dota qui tournent au sud et se continuent dans les Cordillères de Talamanca. Orientés du côté du plateau, les contreforts des premiers massifs, que nous avons cités,sont couverts de plantations de maïs jusqu-â leur sommet et sont de formation mixte, en partie éruptive, en- partie sédimentaire. On trouve eiï effet des porphyres sur leurs cimes, mais leurs versants sont formés d» roches Gal" caires exploitées pour la fabrication dé la chaux. Les montagnes de Tàlamanca et de Dota> peu explorées,, renferment' quelques sommets importants : la Laguna, le Cerro Chirripo, le Monte Lion, TUjum, le Pico Blanco ou Kamuk (2914 m.) (1), le Rôvalo* Aucune de ces cimes ne doitêtre con-
l.W.Gabb,
sidérée comme volcanique, si l'on s'en rapporte à Gabb, le principal explorateur de cette partie du pays. Le doute subsiste au sujet de la montagne de Dota dont une lagune cratérique occuperait la cime, au dire de ceux qui en ont fait l'ascension. Cette montagne d'ailleurs, vue de l'Irazu, a l'aspect d'un pic volcanique.
On a quelquefois appelé Costa Rica, la Suisse de l'Amérique centrale à cause de l'aspect pittoresque que présentent les montagnes qui entourent son plateau, surtout celles de la chaîne volcanique. C'est bien la Suisse si Ton veut, mais la Suisse jurassique, car les paj^sages costariciens n'ont rien de la beauté grandiose et sévère des sites alpestres. Les montagnes du Jura, aux cimes plates et arrondies, aux flancs déboisés en partie et couverts de verts pâturages, donnent une meilleure idée du pa3^s. La température moyenne et la végétation subtropicale changent cependant les aspects à un tel I)oint que cette comparaison ne saurait être complètement exacte.
3. Hydron^raphie. — Le S3^stéme fluvial de Costa Rica comprend trois versants: le versant N. dont les eaux sont recueillies par le lac de Grenade el le San Juan, le versant du Pacifique et le versant de l'Atlantique. (1)
Ce sont les cours d'eau du versant nord qui ont le plus d'importance comme volume d'eau et extension du bassin ;
1. Il est évident que, le San Juan débouchant dans PÂtlantique, il n'existe à proprement parler que deux versants, ceux des deux Océans; nous n'avons admis un versant nordque parce qu'il nous permettait d'établir une division plus claire des cours d'eau costariciens.
ce sont aussi les seuls dont la navigation présentera de grands avantages commerciaux, quand on aura mis en culture l'immense région qu'ils traversent, région aujourd'hui encore à peu près inexplorée. Après avoir mentionné le Sapoa dont nous avons parlé à propos des frontières et le Rio Frio, qui traverse le pays à peine connu des Indiens Guatusos et qui débouche dans le lac de Nicaragua, à la sortie même- . du fleuve San Juan, nous distinguerops sur ce versant nord trois grandes artères, le San Carlos, le Sarapiqui et le Tortuguero ou Colorado.
Le San Carlos débouche dans le San Juan à peu près à la moitié de son cours. Il est navigable sur les deux tiers de sa. longueur pour les bateaux à faible tirant d'eau. Ses deux grands affluents de gauche, TArenal et le Pehas Blancas sont, aussi navigables en partie. Ces rivières se prêteraient à unenavigation beaucoup plus facile, si on prenait soin de les dé-^ barrasser de la quantité de troncs d'arbres qui les obstruent ;. tels qu'ils sont ils rendent déjà des services importants. Leurs, rives sont formées de terrains exceptionnellement fertiles, et les propriétaires des plantations qui s*y trouvent situées préféreront toujours la voie fluviale au chemin de terre très long et. presque impraticable, durant certains mois de Tannée. Outre les affluents déjà cités, le San Carlos reçoit encore sur sa rive^ droite et dans la partie supérieure de son cours, les rivières. Peje, Platanar, San Rafaël,, Cooper et, beaucoup plus bas, le- Rio Très Amigos, ce dernier en partie navigable.
Le Sarapiqui, qui descend delà montagne de Barba est le
plus important des affluents du San Juan. On le remonte jus-
^ qu'au-dessus du Muelle (Embarcadère), et, pendant longtemps,.
il a formé la continuation du chemin du nord, la route la plus fréquentée autrefois pour se rendre du plateau central à TAtlantique.Un de ses affluents de gauche, le Toro Amarîllo qui vient du Poas, est en partie navigable pour les petites embarcations. Du même côté, le Sarapiqui reçoit les rivières Sardinal et Masaya. Les affluents de droite sont les rivières Puerto Viejo,Sucio et San José ; le Sucio, qui prend naissance sur le versant nord de llrazu, envoie une de ses branches à l'est avant de se jeter dans le Sarapiqui, et roule des eaux, ferrugineuses. . -
Dans rAtlanfi^rae se déversent le Reventazon, qui prend naissance au S. de Cartago et dont la vallée met en communication le plateau central et l'Atlantique, le fleuve Pacuare et la rivière Mâtina. Le Reventazon s'augmente i quelque distance de la mer de la rivière Parismina. Tout le long de l'Atlantique, de l'embouchure de la rivière Matina au Colorado, s'étend une série de lagunes qui rendent la côte marécageuse et presque impraticable par terre. On u songé à canaliser ces lagunes pour pouvoir se livrer à rexploitation dés cocotiers qui abondent, dans cette région, mais les travaux projetés n'ont jamais reçu un commencement d'exécution. - ^- Des montagnes de Talamànca descendent trois grands
I fleuves : le Tiliri ou Sixola, le Tilorio ou Cbanguinola et le
I Cricamolà, qui se jette dans la lagune âeC3iiri<|iii ; toa^ trc^s
I isont navigables pour de petites bargrees, iKseez ^y^att «Iehs
I l'intérieur des teirres.
i Du e6«é ém Ih/k^eÊÊUgnie nous renmcmtr (HM au îiord le T^t-
I pisqueqtiî a son eiûbcpachirre m, fond *i^!te tte Néceya^et
reçoit comme principal affluent la rivière de las Piedras. Ces deux cours d'eau sont en partie navigables. Plus au sud, et débouchant encore dans le golfe de Nicoya, se trouvent, la rivière Barranca et le Rio Grande de Târcoles dont le bassin collecteur con^prend tout le plateau central. Cette partie du pays est très bien arrosée par une quantité de petites rivières descendant, les unes de la Cordillère volcanique, les autres des Cerros du Puriscal et de la Candelaria et se jetant dans le Tiribi, affluent du Rio Grande (1).
Dans rOcéan Pacifique proprement dit débouchent le Rio Grande de Pirris, le Rio Grande de Térraba et le Rio Chiriqui Viejo, limite légale du .pays, en môme temps qu'une foule d'autres rivières, de moindre importance, et qui arrosent des contrées peu peuplées.
Comme dans tous les pays tropicaux, *ces rivières du Costa Rica sont sujettes A des crues subites à l'époque de la saison des pluies, crues qui produisent souvent l'inondation des campÊ|.gnes voisines, enlèvent les ponts les.plus solides et eau- . sent, dans certains endroits, de véritables désastres. Elles ont ce caractère torrentueux particulièrement du côté de l'Atlantique ; toutefois, ici, comme ailleurs, Fabondance des eaux est un des plus grands .biens : le, pays leur doit son admirable fertilité.
4i. Cllmstoloi^. — Goâta^ica, de môme que tous Içs
1. A considérer la direction générale du fleuve qu'on appolleile! Rio Gtaitile de Tàreoles, le Tiribi est àvidemment k rivière ^prinejpaiki, et .le Itio Giande raitluent. La confusion provieilt sans doute du rapport eiHre'k : masse des •easœ[ de eestfkiflcfLeuvo^. r
pays centro-américains, se divise sous le rapport du climat en trois zones verticales.
On appelle terres chaudes la région inférieure, qui va du niveau de la mer à l'altitude de 900 mètres et qui s étend le long des deux côtes et sur les rives du San Juan. La moyenne annuelle de la température varie, dans cette zone, entre 22<> et 28^ centigrades ; il faut remarquer que la côte du Pacifique est un peu plus chaude que celle de TAtlantique. La seconde région comprend les terre» tempérées qui s'étagent entre 900 et 2500 m. d'altitude environ et qui ont une température de U® à 200 c. ; elles jouissent d'un climat doux et salubre, aussi la majeure partie de la population s'y est-elle portée. Les terres froides, enfin, se rencontrent à partir de 2500 m* et forment les cimes les plus élevées des montagnes. La différence entre la température du jour et celle de la nuit s'y fait sentir très fortement. Il n'est pas rare que le sol y apparaisse au matin couvert de gelée blanche. La neige cependant y est fort rare.
Nous aurons à revenir sur cette division en zones ; pour le moment, bornons-nous à dire qu'aucune d'entre elles n'est malsaine, pas même celle des terres chaudes où les vents alizés purifient Tair et empêchent le développement des fièvres côtières endémiques. L'Européen, après, une acclimatation préalable, à laquelle il est prudent de se soumettre en habitant quelque temps dans les régions tempérées du pays, peut parfaitement vivre sur le littoral du Pacifique ou de l'Atlantique, s'il a soin d'éviter . tout excès*
Plusieurs grands fleuves du versant nord offrent, comme particularité, des rives gauches, formées de terrains secs
sans marécages, tandis que leurs rives droites présentent des successions de lagunes et des espaces fréquemment inondées, ce qui les rend souvent malsaines.
Les grands défrichements amènent aussi quelquefois dans les premières années un peu de malaria ; toutefois les fièvres permanentes ne sont signalées que dans les parties marécageuses, et encore remarquons qu'elles sont dues aux écarts de régime, spécialement à l'abus des bananes, plus souvent qu'aux miasmes répandus dans Tair.
Quand à Tinsalubrité de quelques parties du plateau, des villes*en particulier, à certains moments de Tannée, on peut dire qu'elle n'est que relative et toujours accidentelle. Si Ton s'occupait de supprimer la cause des émanations miasmatiques, en se conformant aux règles de l'hygiène dans la construction des maisons et le nettoyage des rues, si Ton accordait plus d'importance au choix des eaux potables, si enfin Ton suivait un régime alimentaire plus rationnel, on éviterait certainement bien des maladies, surtout à l'époque de la saiçon des pluies.
Il ne nous paraît pas superflu d'attirer l'attention sur ce fait qu'au moment de la récolte du café, l'eau des rivières est non seulement utilisée comme force motrice pour le travail des machines, mais aussi pour laver le grain et le débarrasser, après une légère fermentation, de sa pulpe sucrée ; alors elle devient insalubre ; on ne doit pas s'étonner si les gens de la campagne qui en usent sans précautions, sont fréquemment atteints de dyssenterie maligne.
La mortalité s'éleva, en 1883, au chiffre de 5110 décès, ce qui donne une moyenne de 1 décès pour 39 habî-
ants (1), Cette proportion excessive perd beauco np de son importance, si Ton jette les yeux sur le tableau suivant :
Mortalité pour Î888 Enfants au dessous de 10 ans, 3066
De 10 à 20 ans.
De 20 â 40 ans.
De 40 à 60 ans,
Âu dessus de 60 ans.
Total df» décès.
3066 enfante au dessous de 10 ans, c'est-à-dire le 60 p. IflO des décès t II £aut attribuer une bonne partie de cette morta* talité anormale à rhabitude qu'ont les gens du peuple de lais* ser leurs enfante courir pieds nus et peu vêtus par tous les temps. Cette coutume, excessivement fâcheuse, tend pour* tant à disparaître à mesure que l'hygiène est mieux connue ; en aucun cas elle ne saurait être considérée comme une con-^ séquence de la pauvreté, le peuple ignorant généralement la
misère (2).
La même statistique signale parmi les 367 décès au dessus de 60 ans, 36 nonagénaires et 10 centenaires, et quoique Taiï*
1. Pour toutes les qaesikfas de chiffres, oo^sultezles 6 tomes de El Ânum^ rio estadistico » 1883, 1884, 1885, 1886, 1887 et 1888, rédigés par les soins^ du bureau de statistique de la République ; on trouvera aussi de nombreux penseignements dans le lÎTre de J.-B. Calvo, intitulé : « Costa Rka m ±886 »,
San José, 1887.
2. Les gens de la campagne sont si accoutumés à voir mourir leurs enfants en bas âge qa'U est de mode parai eux, chaque fois que survient un décès de ce genre, d'exposer le petit cadavre revêtu de ses plus beaux atours dans la pièce principale de l'habitation et de convoquer voisins et amis à une petite fête la f^e deïangeH^, à Iwpielle les parents sont les premiers à jïoidre paçt.
née paraisse exeeptionneile sous ce rapport, on peut c^eafdant affirmer que les cas de longévité sont asœz fréqu^tsi!
Les saisons, bien tranchées et caractérisées^parlachut^ ou l'absence des pluies, sont le verano ou saison sèche, qui: commence en décembre pour finir en avril ou mal, et Tinvie^mo ouj$aison des pluies, qui va du mois de mai au moisde novembre- Pendant Yinvierno costarieien, qui correspond à l'été et à l'automne des pays européens, Taîr, quoique très, rarement nébuleux, est i>resqae toujours saturé de vapeur d'eau ; à eela, il doit sa transparence parfois extraoniit-imire. Durant le i:erano, âJi cantraire* l'atmosphère rare*ment nettoyée par la pluie, se charge de poussière et devient très sèche aux heures les plus chaudes de la journée.
Il y a relation directe entre la chute des pluies et le système* des vents. L'alizé du nord-est se débarrasse de son humidité^ en s'élevant sur les versants de la Cordillère orientés du côtéde l'Atlantique ; c'est donc pour le plateau un vent sec qui souffle de novembre à mars. D'avril à octobre, on à la mousson du S.-O. comme vent dominant sur la côte du Pacifique où^ dfeons-le en passant, il pleut moins que sur celle de TAtlanti-^ que. Ce vent ne rencontrant pas de montagnes assez hautes pour condenser la vapeur d'eau dont il est chargé, arrive sur le plateau îîentral encore saturé d'humidité et produit ainsi ïés pluies âbondaaites qui caractérisent Vinvier^to. Les temporales sont rares à Costa Rica, c'est-à-dire qu'il ne pleut, presque jamais d'une manière cbntrhue plusieurs jours de suite. Pendant tout lïnî;i^rno^ sauf pendant le mois d'octo-^ Ère, îépoqueilà plus humide de rànnée, on peut compter sur ides maftinées eBsoleillées. Ce n'est guère que dànsPaprès.'
midi, de deux à quatre heures, que tombe Yagiiacero, qui dure peu, mais est quelquefois d'une violence excessive,puisque Ton a recueilli jusqu'à 60 millimètres d'eau, dans l'espace d'une heure.
L'étude de la climatologie de Cosla Rica a fait beaucoup de progrès ces dernières années, grâce à l'intejligente attention du gouvernement. L'Institut météorologique déjà existant vient d'être refondu en un Institut physico- géographique appelé à rendre les plus grands services à la science et au pays même, puisque l'exploration scientifique du territoire occupe une place importante dans le programme de ses travaux. Cet Institut a été placé sous la direction d'un homme très compétent, M. le professeur H. Pittier, auquel, comme noua l'avons déjà dit, nous devons plusieurs des indications précédentes.
5. Produits naturels. — Malgré de nombreux travaux spéciaux, dus à la plume de savants distingués, on connaît encore bien peu les produits naturels de Costa Rica. Ils n'ont pas encore été, dans leur ensemble, l'objet d'études suivies, et nous ne pouvons donner ici qu'une nomenclature forcément incomplète et aride des principaux d'entre eux. Ajoutons toutefois que, depuis quelques années, le Gouvernement a fait de notables efforts pour encourager les recherchés scientifiques dont l'objet est de mieux nous renseigner à cet égard. Plusieurs ouvrages publiés à l'étranger par des naturalistes ou des ingénieurs qui avaient visité Costa Rica, ont
été traduits ou imprimés par ses soins (1) ; une exposition nationale, ouverte au public le 15 septembre 1888, a révélé la grande variété des produits du pays; ils forment enfin le noyau d'un musée national qui se développe tous les jours. (2)
Règne minéral. — De tous les métaux, Top est le seul qui ait été sérieusement exploité. Le mont Aguacate renferme les principales mines de ce précieux métal dans le district appelé « Ciriielitas ». La production n'a pas été très grande jusqu'à présent à cause du manque de bras pour les travaux, mais l'installation toute récente de nouvelles et puissantes machines, qui n'ont pas coûté moins d'u^ demi-million de francs, permettra de commencer très prochainement une exploitation sérieuse. Les propriétaires de la seule mine « La Trinidad » comptent, pour l'année prochaine, sur un rende^ ment d'au moins 150.000 francs par mois. On a raison de croire à Texistence de très riches placers d'or au Talamanca, dans le bassin du fleuve Changuinola, appelé autrefois Estrella. Les travaux du Dr. Frantzius (3) prouvent, jusqu'à révidençe, que la fable du Tisingal était le résultat d'une confusion de noms propres.
1, Voyez les trois premiers volumes de la « Colcccion de Documentos para la Historia de Costa Rica >» publiés par D. Léon Fernandez.
2. Le Musée national, réuni actuellement à l'Institut physico-géographique, a déjà publié un volume d'annales qui contient quelques travaux intéressants sur l'histoire naturelle du pays.
2. <c Acerca del verdadero sitiode las ricas minas de Tisingal y Estrella buscadas sin resuUado en Costa Rica » estudio por cl Dr. A. v. Frantzius^ traducido del Aleman. Doc, para la Historia de Costa Rica, publ. par D. L. Fernçindez. Tomo II. p. 23.
A côté de Tor^ les principaux métaux dont on ait consUité l'existence à Costa Rica, mais sans en faire Tobjet d*ane exploitation sérieuse, sont: le fer, très abondant; le cuivre, dont il existe des mines très riches dans les monts Candelaria ; le plomb argentifère et le mercure.
Parmi les autres produits minéraux,!! faut citer : le soufre. Ile kaolin» les lignites, les argiles plastiques, la chaux, les «narbres, le gypse et Talun, tous inexploités, sauf la chaux.
Presque partout dans le pays se rencontrent des^mux aal^
ittérale» et tlienaAle». (1) Les pIus célèbres sont celles
d'Aguacaliente, à 3 kilomètres de la ville de Cartago, poar
l'exploitation desquelles s*est formée une société d-actioa-
inaires sous le nom de « Compania Bella Vista y* Cette isoeiété travaille activement à la construction d'un établisse-
iment balnéaire répondant aux exigences modernes, et d'un
liôtel offrant toutes les commodités désirablesaux voyageurs
«ou aux malades- L'analyse de Teau d'Aguacaliente faite par
le chimiste Dr. C. F. Chandler de New -York, en septembre
1887, a donné les résultats suivants :
• Chlorure de sodium 61.2982
Bicarbonate de lithium ..i Traces
> » sodium..', 15.156*
» » magnésie 13.0165
» » chaux 56.0627
» > baryum 0.2fô4
> > strontium Traces
1. Voyez à ce sujet l'étude da Dr. Frawlzitrs « Uie warmen Minemlqweiie Un Costa-Rica » publiée dans le « Neues Jakrbuch fur Minéralogie^ Geùlogie mnd Paleontoloçit^ ». V. Heft. p. 496-510. Stuttgart. 1S73.
• » fer 1.3588
» » cuivre Trace»
» * mattganèse Trace»
Sulfate de potassium 2.5775
1 9 soiism. — 37.7^ff
* Phosphate » » . 0.1108
Biborate » » 1.766»
Arséniâte » » . . Trac^
Alluminate » » ', O.ll^
Sflicate * » ....! 3.6157
Matières organiques.. Traces