‹ Costa Rica et son avenirChapitre 5 sur 15 · I II II · texte numérisé non relu

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Ces chiffres représentent des grains, et Tanalyse a éftê faite sur une quantité d'eau d'un galîondes Etats-Unis dont la contenance est de 231 pouces cubes. Il existé des sources minérales en beaucoup d'autres endroits ; les plus connues, après celles d'Aguacalîente, sont celles d'Orosi, dans là même direction que les précédentes, et du Salitral, près de San José.

Faune. — La faune (1) de Costa ïlica doit son extrême richesse à la position intermédiaire de ce pays entre les deux Amériques.

l.Pour les mammifêreSyConsQliet letravaîIdiiD'Frantzius;pourIesat«^a«x, les catalogues et descriptions de Geo* N. Laurence, D' Frantzius et du naturaliste coslaricien José G. , Zeledon, tous publiés dans la collection de « Documentes para la Htstoria de Costa Rica » par D. Léon Fernandéz. Pour les 7*eptiles, voyez l'ouvrage de E. D. Gope, basé en grande partie sur

' Parmi les mammifères, on peut citer : l'once, et le puma, appelés aussi jaguar et couguar, le tigre etle lion d'Amérique, Tocelot, un autre félin,lecoyote;une grande variété de singes; plusieurs rongeurs à chair savoureuse ; le pécari, le tapir dont le cuir, le plus épais que Ton connaisse, est d'une grande valeur; plusieurs espèces de sarigues; le cerf, le daim, Tarmadillo; quelques chauves-souris vampires,dangereusespour le bétail; et enfin, le curieux lamantin qui habite les lagunes de la côte orientale du pays.

Les forêts abondent en oiseaux d'une merveilleuse beauté, parmi lesquels nous nommerons : le superbe quetzal au plumage d'un vert métallique ; des aras des couleurs les plus variées; des toucans au bec énorme; des quantités de colibris, bijoux ailés, quelques petits oiseaux chanteurs, et, dans un genre différent, des ramiers, des dindes et des perdrix d'un goût délicat. Les rapaces sont nombreux ; le plus commun est le zopilote, espèce de vautour noir qui rend de grands services, en débarrassant les villes de leurs immondices.

Les serpents venimeux ne se rencontrent qu'en petit nombre sur le plateau central, mais ils pullulent dans les parties marécageuses de la région du nord et sur certains points de la côte du Pacifique. Les cas de mort par suite de morsures sont cependant très rares.

Les caïmans abondent dans le fleuve Tempisque ; sur la côte de l'Atlantique, on trouve des tortues énormes.

les recherches du Dr W. Gabb. dans ses explorations de la province de Talamanca,

L'ouvrage le plus complet qui existe sur la faune de Costa Rica et de 'Amérique centrale,en général, est la uBiologie centro-améncaine » en cours publication.

. Les rivières de ^intérieur du, paj^s produisent un gros poisson nommé hobo dont la chair est assez appréciée ; dans le fleuve San Juan, il y a une excellente espèce de saumon ; mais les règlements sur la pêche sont peu observés : on détruit une immense quantité de poissons au moj'^en de la dynamite. Un établissement de pisciculture, pour repeupler les cours d'eau, est un des desiderata de l'avenir.

Les moustiques, une des grandes plaies des pays tropicaux, sont relativement rares à Costa Rica. Même dans les plaines chaudes du nord, on peut dormir la majeure partie de Tannée sans moustiquaire. L abeille indigène donne un miel doué de propriétés excitantes, et une cire noire aromatique ; rintroduction d'abeilles italiennes serait avantageuse pour le pays.

Fiore. — La végétation est partout d'une vigueur et d'une variété extrêmes, grâce à la richesse du sol, à l'abondance des eaux et à la diversité du climat. Cette exubérance se rencontre dans la zone des terres tempérées, comme dans celle des terres chaudes,et le voj^ageur qui arrive,pour la première fois> dans le pays croit retrouver à plus de 2000 m., sur les flancs de la Cordillère volcanique, la flore luxuriante qu'il a admirée à peu de dislance des côtes de l'Atlantique et du Pacifique. Les essences changent, mais, c'est partout un fouillis d'arbres géants,les uns branchus et feuillus à profusion, les autres au tronc lisse comme de sveltes colonnettes : de leur cime, retombent en longs cordages, les tiges flexibles d'une multitude déplantes de diverses familles auxquelles on a pris l'habitude de donner le nom générique de lianes. Les troncs.

les branches et jusqu'au feuillage sont couyerts d'une multitade depiphytes: lichens d'ai^ent, de pourpre ou d'émeraude, fougères aux frondes dentelées, broméliacées aux feuilles grasses et marbrées de taches livides ou ferrugineuses, or- <;hidées aux corolles étrangement découpées et peintes ées plus riches couleurs, aroïdées enfin aux spatbes pourpre ou <i*un blanc immaculé. Partout on rencontre encore, sous bois, un inextricable fouillis d'arbustes, souvent épineux, de cannes qui s'opposent au passage et de plantes grimpantes dont les fleurs, solitaires ou en grappes, mais toujours éclatantes, mettent leur nuance claire dans la demi-obscurité de la forêt vierge.

De nos jours seulement, cette flore admirable commence  être étudiée ; il faudra encore longtemps avant que les éléments en soient complètement connus. (1) Nous reviendrons sur les principales essences forestières et sur les produits naturels agricoles dans notre chapitre intitulé t Terrains ■et cultures » ; aussi nous bornons-nous à indiquer maintenant les traits généraux de la végétation.

On peut dire que la flore de Costa Rica forme comme le trait d'union entre celle de l'Amérique du nord et celle des Andes. A côté de ses espèces endémiques, elle présente, en effet, une infinité dé genres et d'espèces appartenant à ces deux régions, et si le caractère andin prédomine, cela vient <ie ce que Costa Rica fut réuni à l'Amérique du sud bien avant d'être relié avec le Mexique.

La flore tropicale se montre dans toute sa splendeur sur les

1. Citons parmi les botanistes qui ont contribué à 1 étude de la flore de Costa Rica : Oersted, Hoffmann, Polakowsky, Kunze,Warscewiez,WendIand ■et Pillier. -

côtes, tandis que la végétation du sommet des volcans prend an caractère s^b-alpin très caractérisé. Entre ces deux extrêmesr on remarque, sur les plateaux de Tintérieur, presque itous cultivés, la plus grande diversité de familles, de genres •et d'espèces.

En nous reportant à la division en zones, dont nous avons parlé plus haut,nous dirons que les terres chaudes sont la région des forêts vierges et qu'on y rencontre surtout les palmiers, les fougères arborescentes, la vanille, le caoutchouc, ie cacao et une variété infinie d'arbres donnant des bois d'ébénislerie et de teinture, tels que Tacajou, les cèdres (genre €edrela, famille des Cédrélacées), le cocobola, le guayacan, le mora, le brésil, etc., etc.

Les terres tempérées sont caractérisées par de nombreuses •cultures, entre lesquelles il faut citer :1e café, la canne à sucre •et les bananes dan« les parties tes plus^ chaudes ; le maïs, les pommes de terre et le» haricots, dan» les régions supérieures •ou les pâturages prennent une gtunde extension. Dans les endroits les moins élevés, abondent les arbres fruitiers, Tavo- •catier, le prttnier maubin,roranger, le manglier, l'asiminier, •et une foule d'autres. Dan» les forêts on rencontre beau* eoupdeboisde construction dont la plupart ne sont connus que par leurs noms indigènes : le cèdre (cedrela), le nainbar, le guachipelin. Tira, le quizarra, le ronron, etc.

A partir de 2000 mètres,comineiKe la. région dtes chênes qui 49e font plus rares et diminuent de vigueur dans les terres ttoiàes. Celle^-ei ont pour v^étatioa principale au sommet des volcans,des myrteset des vacciniéesplus ou moins rabou- :gris et entremêlés d'espèces à un caractère sub-alpin nettement marqué.

6. Routes. — Costa Rica possède jusqu'à présent les tronçons dun chemin de fep qui devait relier l'Atlantique au Pacifique, en passant par les principales localités du plateau central. Les parties construites et exploitées sont les suivantes :

1. De Port Limon sur l'Atlantique à Carrillo, petite localité située sur la rivière Sucio, au pied de Tlrazu. 113 km.

2. De Carlago à Alajuela, sur le plateau central en passant par San José, la capitale du

pij^s. 43 km.

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