De Puntarenas, sur le Pacifique, à Esparza
au pied du mont Aguacate. 22 km.
Total. 178 km.
En tout donc 178 km. de voies ferrées qui rendent des services en permettant les relations promptes et faciles entre les principales localités, en favorisant le commerce des deux côtés.
Une ligne d'une importance capitale est en voie de construction et sera probablement livrée à l'exploitation dans le courant de l'année prochaine. Ce nouveau chemin de fer part de Cartago et suit la vallée du Reventazon pour rejoindre la ligne déjà existante, entre Limon et Carrillo. Par lui, San José et tout le plateau central se trouveront en communication directe avec l'Atlantique. Il en résultera une véritable révolution économique dans le pays par la diminution des frais et de la durée des transports de l'intérieur à la côte ou vice versa, et la suppression des difficultés de circulation, souvent sérieuses, qui gênent le transit pendant la saison des pluies.
On s'occupe, maintenant, d'un autre projet de voie ferrée: Il s'agit de relier la ligne de Limon à un point du fleuve San Juan, en passant par la régipn des grands fleuves du Nord. Ce nouveau chemin de fer, une fois construit, procurera des avantages considérables aux deux républiques de Nicaragua et Costa Rica en les mettant directement en communication. Il permettra aussi de livrer à la culture une énorme quantité de terrains très fertiles, mais d'un rendement presque nul aujourd'hui par suite du manque de voies d'accès.
L'exploitation ou la construction de toutes ces lignes de chemins de fer est — sauf le petit trooçoq du Pacifique — entre les mains d'une compagnie anglaise dont le représentant, M. Minor. C. Keith, est le t3T>e de ces américains si remarquables par leur intelligence, leur activité et leur foi en la réussite des entreprises les plus difficiles.
Les chaossées dites caminos reales^'sont entretenues à Costa Rica avec le concours de l'Etat. Cet entretien est assez difficile à cause des pluies continuelles de Thiver et aussi à cause des roues de bois pleines et étroites des ch^arretles qui coupent le soi partout où elles passent, La plus fréquentée des chaussées royales est la grande route de San José 8^ Puntarenas, qui passe par le mont Aguacate, et d un point de laquelle Ton jouit d'un des panoramas les plus splendide»de Tunivers sur le golfe semé d'îles et la presqu'île boisée de Nicoya.
A côté des grandes routes il y a les chemins «le terre qui conduisent du plateau à l'intérieur du pays. L'un d'eux,
par le col de la Palma, va de San José à Garrillo où aboutit la ligne ferrée de Limon ; c'est aujourd'hui le chemin direct pour se rendre à l'Atlantique. Noos avons déjà dit plus haut quil y a quelques années on. suivait le chemin de Sarapiqui, qui va rejoindre le fleuve par la dépressiôû du Desengano» entre le Barba et le Poas. D'autres chemins de terre conduisent aux plaines du San>Garlos, au Guanacaste,au Taiamanca et à la région de Térraba. On les trouve tous deux dans ma état d'entretien plus ou moins bon, selon les saisons et les ter-^ rains qu'ils traversent ; le plus souvent, ils sont praticaMes seulement pour les gens à cheval*
7. Postes et télé|praiplies. — Le service des postes est organisé d'une manière très satisfaisante. Le bureau central de San José relie avec lui, le moindre petit village du plateau généralement par le moyen de courriers qui font tous les jours plusieurs lieues à cheval pour porter la correspondance à destination. Certains de ces courriers vont même jusqu'à San Carlos, au Taiamanca et à Boruca et restent souvent des semaines en voyage.
Les relations avec l'étranger sont faciles et nombreuses. On. compte.en effet,plusieurs départs et arrivées du c<^rrier cha^ que semaine, par les voies de Panama, Colon, San Francisco^ la Nouvelle Orléans ou New- York. La correspondance qui fffend ces derniers chemins peut arriver en Europe en moins de 20 jours; celle qui partdeFrance,par la voie de Southampton, met 25 jours pour atteindre San José; celle enfin qui sort des ports de Bordeaux et de Saint-Nazaire, pour se rendre premièrement à Colon,* de là à Panama, puis à Puntairenas^
- Si —
parvient au destioataire en 30 ou 40 jours, suivant les ooïnci-^ liences entre les dé{tâ.rts et arrivées des vapeurs. En 1887, les. pièces échangées soit avec rextérieur, soit avec les bureau]^: de poste du pays, ont atteint le chiffre de 2,437,639. Dans cenombre figurent 663,444 lettres affranchies et 1,411,602 imprimés. Rappelons ici que Costa Rica a 200,000 habitants^
L'installation du télégraphe à Costa Rica date de longtemps. Le nombre des bureaux augmente chaque année et leréseau établi compte déjà plus de 1,000 km. La transmission des télégrammes envoyés à l'étranger s'est faite jusqu'à présent par terre jusqu'à San Juan del Sur, ville du Nicaragua sur le Pacifique. Cependant le Gouvernement vient de signer un contrat avec une société qui se chargera de la pose d'un câble sous-marin sur la c6te de l'Atlantique ; il y a tout lieu de croire que bientôt Costa Rica sera relié directement aux Etats-Unis et à TEurope par un point ide sa côte orientale. (1>
8* lue» canaiix intei*o<$éaniques éventuels. — Ce quii
rend la situation de Costa Rica exeessivement favorable, et lui permettra certainement un jour de se considérer, commeprivilégié entre les nations, c'est qu'il occupe précisément leterritoire compris entre les deux grands canaux interocéaniques qui ont le plus de chancesdes'ouvrir unjour au cornmerce du monde.
Quoique la République ne touche pas directement au canal
de Panama, son commerce qui prend le chemin de l'isthme-