‹ Costa Rica et son avenirChapitre 7 sur 15 · Contrat y, Guenca Creus. Gaccta oficial du 29 mars · texte numérisé non relu

Contrat y, Guenca Creus. Gaccta oficial du 29 mars

aura tout à gagner à la conclusion de l'œuvre gigantesque à laquelle la France a pris une si grande part. Après avoir consumé tant de vies humaines et tant de capitaux, — qu'il nous soit permis de le dire en passant — les travaux de percement n'ont pu être abandonnés, même pour un temps indéterminé, sans que cet aveu d'impuissance résonnât douloureusement au cœur de tous ceux qui croient au progrès, à l'avenir de la science et des forces humaines.

Un contrat a été conclu, au mois de juillet de l'année passée, entre le Gouvernement de Costa Rica et M. A. G. Menocal, représentant de l'Association du canal de Nicaragua. Ce contmlfâitlapart des droits de la République sur les eaux et territoires que le canal projeté par la rivière San Juan et le lac de Nicaragua serait dans le cas d'utiliser, et expose les avantages que le Gouvernement accorderait à la Compagnie après Texécution de son œuvre, déclarée d'utilité publique. Con^me ce projet de canal interocéanique à travers l'Amérique centrale n'a, sauf les études préliminaires, encore reçu aucun commencement d'exécution, nous ne nous arrêterons pas sur les termes du contrat. Il n'est certes pas besoin de faire remarquer les immenses avantages que Costa Rica retirerait de rétablissement du canal de Nicaragua : la république serait placée, en effet, directement sur la route d'une des plus grandes voies commerciales du monde.

Ajoutons que le Gouvernement de Nicaragua a élevé des doutes sur le droit que pouvait avoir Costa Rica à conclure un contrat avec l'Association du canal et a revendiqué la possession exclusive de toutes les eaux du fleuve San Juan. La question a été soumise à l'arbitrage du Président des Etats-Unis et recevra une prompte solution. On ne peut guère

douter du verdict quand on se rappelle que le territoire de Costa Rica touche le San Juan à partir de trois milles en aval du fort Castillo Viejo, c'est-à-dire sur plus de la moitié de son cours, et que ce fleuve est tributaire de Costa Rica pour la majeure partie de ses eaux, qui lui arrivent par les grandes artères du San Juan et du Sarapiqui.

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