MAGISTRATS
Il arriva à Florence , comme dans toutes les républiques , où après quelque évènement on réforme les anciennes lois pour y en substituer de nouvelles. Les prieurs auxquels on avait donné le titre pompeux de seigneurs profitèrent de leur puissance pour changer la forme des élections de leurs successeurs, et ils s’arrogèrent le pouvoir de nommer les prieurs qui devaient entrer en charge pendant les quarante mois suivans. Tous les noms furent renfermés dans une bourse, et tous les deux mois on en retirait ceux des prieurs qui devaient entrer en charge. Mais avant l’expiration des quarante mois beaucoup de citoyens croyant n’avoir pas été compris dans le nombre des élus , on en fit de nouveau le choix. Ce fut alors que commença l’usage de désigner à l’avance , et pour une période de temps, tous les magistrats du dedans et du dehors , tandis qu’auparavant c’était à l’expiration seulement du temps de leur charge qu’on procédait au choix de leurs successeurs *.
C’est encore à la même miniature qui m’a fourni les costumes précédens que j’emprunte ces deux autres magistrats qui complètent le nombre des juges qui siégeaient ordinairement lorsqu’ils avaient à décider sur les affaires civiles. Leurs audiences étaient publiques , et tous les citoyens pouvaient indistinctement soumettre leurs différends à leur arbitrage.
Le premier des magistrats suivans est coiffé d’un chaperon vert avec un bourrelet couleur de laque. L’habit de dessous est vert et celui de dessus est écarlate. Les chausses sont bleues.
Machiavelli , Istorie , libro 11°.
,o4 COSTUMES
Le second porte un chaperon bleu ; le manteau est vert , l’habit est violet, et les chausses sont bleues.
En dehors du tribunal se voit un homme du peuple qui s’est approché pour parler à l’un des magistrats. Il porte un bonnet bleu qui en recouvre un blanc. Le manteau est bleu.
Toi.
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DES XI1I% XIVe ET XVe SIÈCLES.
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MCCC. — N° 49.