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L'HAFELARBI
Créequ) avait « De put ahres acon TOUTE che! t sanci r. pa ill } imequl lé (11 tait réveil pres «le son lancer, ot it aval bi] lonueile dunes I ti mense champ de balais touffus ot evés où se frouvalent, très-serrés les nns contre les autres et mass à courte distance, des buissons d'épines rendus pr que
copinietement nnpénétranles par four épaissonr,
Ll était quatre heures et dense, et le soloji descendait
rapidement à lPhorizon
Les piqueurs, rapprochés dun reivue et l'entourant, sonnaient l'appel à plein gosier, et de toutes parts arrivalent au 4 :p chasseurs et éhassorusses, piqueurs el valets de ehens, curieux et curieuses pPHisans et ii sannes, désireux d’être bien places pour ne rien perdre du coup d'oeil
Les allées, aboutissant à li Croix-Fontaine, étaieni Jittéralement encombréss de cavaliers oui dévoratent l'espace,
On appela la Croix-Fontaine ce pavillon tucrveil.
Î er * » 1 > FF d ESA Fe ieUx EL Bonnet. le terinier general, AVait fait construi-
veaux de marbre, La Croix-Fontuive af ine ruine aui a doi &os Ê-
Tentes
NS jetaat à droite et courant sons bols pour arriver ulus vite, Créqui s'était précipité, afin que tout fût prèt
pour da venue du roi, car son amour-propr de Capi-
taine du Vautrait voulait que l'hallali fût mag iifique.
Mais, quelque diligence qu'il fit, 1 m'arriva au carre
fou: qui quelques sccondes avant le roi
ticholieu, Favanne, d'Aven, Grammont, Laurasgmms, C'osséePriseac. Soubise Chauveliu et plusieurs gentils honmes faisaient demi-cerele autour de Sa Majesté,
D'autres soiyneurs vinrent se joindre à eux, et bien
la chasse tout entière, quelques rares retardataires
le four
tot “xceptés se trouva missée en demi-cerele devant ré dans lequel Le sanglier s'était réfugie
Le coup d'oeil était magnifique, C'était un tableau dune d'être représenté par le pinceau d'un grand ar- Liste,
En face Fiminense champ de balais parsemé d'arbres centenaires et que les haies d'épines rendaient noir, aboutissaient cinq routes, dont la réunion formait une vaste demi-lune.
Précisément en face du fourré épais se tenait le roi, ce trés untiiné, contenant les efforts de son cheval qui. blanc d'écume, étourdi par ies fanfares et les aborements, entrainé par son instinet de cheval de chasse, paraissait ne jùs vouloir consentir à demeurer en place. A droite, à ganche et derrière Je roi se tenaient le crand veneur, le Jieutenant de la vénerie, le Capitam: du Vautrait, les gentilshomimes invités, les élégantes amazones. Devant le rot, Fespace était vide. Puis, sur la bsicre du fourre, de chaque côté de l'espace vie les officiers veneurs. les piqueurs sonnant de la trompe t les valets de chiens. Dans le fourré, la ineute tout entiére, donnant de Ta voix avec ne rage et un ensem-
ble qui dominaient parfois Le bruit des fanfares. Ent 1, dans la forét. lans les allées, S'approchant le
D'US roses
ihle, des curieux, des paysans, des équipages
AE es
contenant ces dames, des en iers non invités, tous retenus à distance respectueuse par la ligne de l'étiquette et faisant Je fond du Pitioresque tableau.
Aboiements, fanfares, claquements de fouets, cris de valets, bruissement des branches, c'était un vacarme à rendre sourt|
Les chiens fouillaient Je fourré avec des efforts inouïs, Mais sans parvenir à débusquer le sanglier de son reluge.
L'animal, lattant avec une adresse merveilleuse, allait continuellement d'un buisson à l'autre. Ici, per- Gent en avant d'un seul bon pour traverser les groupes de chiens qui cherchaient à lui disputer Je passage: là, S? retournant pour bourrer les téméraires qui le serraient de trop près, mais en définitive se maintenant loujours, et sans perdre une ligne, dans un espace de cent à cent cinquante pas carrés, absolument à l'abri des chasseurs.
Les chiens donnaient avec une ardeur cffravante. Bon nombre étaient blessés, et. de temps en temps, on en apercevait un lancé en l'air, le ventre ouvert et le sang ruisselant, Le pauvre animal retombait sur ses pattes, et, oubliant sa blessure, il se ruait avec une fureur nouvelle.
* Allons! La Hosée et Racot! cria Créqui en s'avan- Gant, faites déguerpir la bête en Jui sonnant des fanfares dans les écoutes. ”
Les deux piqueurs, la trompe à Ja bouche et soufflant à pleins poumons, S'enfoncérent dans les buissons d'épines, marchant en pleine meute, mais le sanglier ne s'effraya pas. Quittant le buisson, il s'accula brusquement à un énorme trone de chêne et il fit chiens. Alors, ce fut un fouillis inextricable.
D'aplomb sur ses quatre membres, le sanglier secoua violemment une quarantaine de chiens empilés sur Jui et formant une sorte de moulage mobile. Morts ct
tête aux
“nee”
Mit:
blessés Jonchaient le sol autour de sa hure menacante, et il était impossible de découvrir. sur tout son corps, une place où l'on pât loger une balle, sans s’exposer à frapper un des braves chiens.
Le danger s'avivait pour la meute de seconde en seconde. Le solitaire était doué d'une force ct d’une énergie miraculeuse, et il était évident que si la lutte se prolongeait, la moitié de la meute au moins serait éventrée.
L'impatience, l'anxiété, la soif de la victoire rendaient chasseurs et curieux désireux d'en finir.
“ Les molosses! cria Créqui. Découplez-les. Ils le feront débusquer,
— Mais, monseigneur, ils ne pourront pas le coiffer! dit un officier de la vénerie.
—Eh! qu'on le débusque! Va! la Jeunesse! Découple!°
Celui auquel s'adressait le Capitaine du Vautrait éfait un valet de chien de taille gigantesque qui, les deux mains réunies, les bra: tendus, les nerfs saillants sur la peau, réunissait tou es ses forces musculaires pour résister aux secousses que lui imprimaient deux chiens portant un collier de fer auquel était attachée une double chaîne.
Ces chiens de haute taille, bouledogues croisés danois, étaient les deux molosses destinés à coiffer le sangler, c'estàdire à s'élancer l'un à droite, l’autre à gauche, à le saisir en même temps par chaque oreille et à lui incliner la tête vers le sol pour que le veneur favorisé puisse lui enfoncer son épieu an défaut de l'épaule gauche.
C'est dans cet instant que la chasse au sanglier devient dangereuse. Il arrive souvent que les molesses tiennent mal, d'autres fois que le sanglier laisse une oreille dans leurs dents et, débarrassé d'un chien, trainant autre, il se rue sur le chasseur, car l'épieu bran-
toir.
violemment qu'il ere
danger. Ces ennemis-là étaient de lui.
valent.
vitesse indicible il £'était relevé 6
à peine.
Le sanglier continuait sa course,
riva droit sur le cheval que Louis qu avec peine.
Personne n'avait eu le temps de
dissant à redoublé sa rage. 11 faut frapper juste alors, ou se jeter de côté à temps pour éviter le coup de bou-
Mais là où était le solitaire il était unpossible de Je coiffer. Les molosses pouvaient seulement l'assaillir si
La Jeunesse, le colossal valet, se laissa entraîner par les chiens dans la direction du sanglier : | sant, 1! détacha la chaîne en faisant jouer un ressort.
Les inolosses poussérent un hurlement en se sentant libres ; ils se ruèrent avec la violence d'un boulet, Renversant les chiens sur leur poser, ils bondirent l'ocil sanglant et la gueule ou l'un à droite, gauche, suivant leur hi abitude d'attaque.
En les voyant venir sur lui, le sanglier comprit le lutter avec
Sa soe se hérissa, ses dents cri aquèrent avee un bruit sinistre, une écume sanglante coula sur ses défenses et il se ramassa sur son arrière-irain, soit pour offrir plus de résistance au choc, soit nour s'élancer.
La meute effravée recula. Les deux molosses arri-
Le sanglier n'hésita pas. Se e précipitant à gauche, évita le chien de droite, et d'u un coup de boutoir il dit, dans sa longueur, lo coté de l'autre chien,
Le molosse poussa un hurlement terrible.
d'un coup de mâchoire, il avait arraché l'orcille de son adversaire.
Tout cela s'était accompli en Fi space d'une seconde
En deux bons il eut franchi l’espace qui le séparait de la demi-June.