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Et elle porta son mouchoir à ses lèvres pour étouffer un bâillement.
“Madame, reprit M. de Marville, je suis désolé de Vous tourmenter ainsi, mais il le faut. ”
La jeune femme porta de nouveau son mouchoir à es lèvres; puis elle s’étendit nonchalamment dans un
auteuil.
“ Monsieur, dit-elle en fermant à demi les yeux, j'ai fait un long voyage, je suis extrêmement fatiguée, et, quelque gaie que soit votre aimable conversation, j'ai le regret de vous avouer que je n'ai plus la force d’y prendre part.
—Madame, dit vivement Marville. il faut que je vous interroge.
—Interrogez done, monsieur, puisqu'il faut que vous interrogiez; mais je ne répondrai plus.
—Mais, madame...
—Parlez tant qu’il vous plaira, je ne vous interrom- Prai plus; car, à partir de cet instant, je suis muette, ”
Et, adressant un léger sal:: de tête à son interlocutcur, la jeune femme se renv: «a en arrière en s8’installsnt le plus confortablement possible et elle ferma les yeux. j
Enveloppée dans les plis de — mante de voyage, le visage éclairé par le feu des bo es, les traits calmes, l’ombre de ses longs cils se proj- tant aur ses joues veloutées, la jeune femme était ravissante à contempler dans sa pose gracieuse et nonchalante.
M. Feydeau de Marville la regarda durant quelques instants; puis s’approchant doucement d’elle :
“ Madame, reprit-il, je suis, je le répète, véritablement désolé de vous torturer ainsi et de m'opposer au repos si nécessaire que vous désirez prendre, mais je dois agir comme je le fais. Le service du roi avant tout. D'ailleurs, il est un point de l'aventure de cette nuit qu'il est absolument essentiel d’expliquer. ”
| (5 jeune femme ne repondit pas, elle Ne NT Pas Un
| mouvement
| + Madame la comtesse dt ie lieutenant de 1 ( L Vos prie de: accorder l'atte toi ue je soil Ù Méme stlence, méine pmmobilité, * Madame la comtesse de Potoka prit M. de Mur \ille ave un ton de plus en pi 15 IMPETIOUX, Je vous lemande, au nom de la justice, de vie répondre 44 Dintitesse paraissait ressenti #s premieres Afteilutes dur sommeil doux et réparateur. Elle uvait la phisiononne souriante d'une personne uoutant un repes agréable Ô M. de Marsille tit un geste de violente impatience. Il ATUWReT NN moment en rapprochan: ses énais sourei's puis, traversant bruscuenient !a pièce, il saisi n cordon de sonn apnpendu à la muraill ll se retourna la comtes Cellecci ctuit dans 4 métis 10H { sa piration réguiliere etai!
| le d'une persona qui dort \ Ma il thih à }ri “i lglia Vivement le eland di ti La Css th partit et dre | l, bru: nore de la sonnerie
Un valet ntrobäiila | port
Martial: dit le lieutenant potes
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Le valet disparut. M. de Marville se retourna vers lu souvs Pics s où! } + : , Lie 4 JeURNE LCI: Ci ‘ofind it DER NX 6 MYICUX . \f nÉEe A + | ‘ " iortaiett BUPIAUPE Lo eutenin lu police en 8e 1 1 1 1 ‘ hari à 1 i ll Cetit-tee he reciie} ht à la { tique | HOSUFRI6 TA» lu MANTIM nil Joue-t 1! (A counedlie Î dont front: Ju ait tout initions Cr, " ° un s1 lc en Q { veite fenin nensa-t j t Que sisnit transe aventur | Ls ! oucemen
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Le brie [M l LA Tin:i} RICE Pluie nern qui arrété le carrose dans le faubou 2 St-Antoine et jt LE HIVER OUNE SNPDTISE 8j VV en ouvrant ls:
portière de la chaise di poste dans la cour de l'hôtel de ml, entr. \ stlüant, dans le aa! (TR \f de Marvii efface i d'un este Hperieux dés #Tunt |: Hit OS artisi! il l Cest bien ruadame qui etait ans Le carrose l Us avez fait arréler à la [URaT Naint- ,
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Vus alors, U BCiait has ‘ans ce carrose, où etait !] d l'or \iai- qu ctait his | Cairosse, Cur 1} A avai tu 1. ' " Ai, mieu ur, ti aVait un liomaune.
Un hommo!s ria Marv:
hi ot v on ii | n os stant : vivant!
Î t vVortis U } Un honim épôta Marville \ fat il { itfirn titii Viais test d CHU { hine ! li Î + T4 { | 1h) l Ho 10 quand j; 81 arrêté rar ; } hobre { Va:
LAN! ! 1 i ot ati Î :
— Mais comment expliquer que ce jeune gentilhomme ait disparu et que madame soit seule dans lu chaise de poste ?
—Je n'y perds!
—— Avez-vous quitté le carrosse ?
-Pas une minute,
— Depuis le moment de l'arrestation jusqu'à son en- Uée à l'hôtel, est-il demeuré stationnaire ?
Pas une seconde.
— tal été surveillé ?
— Tous mes hommes l'entonraient. J'ai suivi de point en point les ordres recus.
Vous venez de fouiller le carrosse ?
-—\hsolument, complètement : j'ai enlevé les ban- ‘juettes, arraché les étoffes, sondé la caisse et les parois et je n'ai rien trouvé,
—Kien ?
—Pas le momdre vestige qui puisse me faire comprendre la métamorphose opérée, Rien, absolument rien, et je vous le répète monseigneur, j'ai tout fouillé, tout remué, tout sondé. *
M. de Marville s'était brusquement retourné vers la jeune femme tandis que le brigadier de la maréchaus- “parlait ainsi. La comtesse n'entendait rien sans doute, car elle continuait à dormir de ce sommeil calne et paisible qui indique une conscience pure on un esprit trop fort.
Le lieutenant de poliee revint au brigadier :
“Cependant, dit-il, raisonnons! Au moment où vous avez arrêté la voiture et fermé la portière il v avait un homme dans la chaise de poste, vous en répondez ?
-Sur ma tête! dit Martial.
Et cet homme était seul
—-Absolument seul.
——Et au moment où vous avez rouvert la portière, vous vous êies trouve en présence d'une femme ?
—{Jui, Monscigneur.
—Ce qu'on doit donc admettre, dans ious les cas, C'est que, trompé sur le sexe de la personne qui était dans ja voiture, cette Personne. ce YoYageur ou cette VoYageuse, ait changé de vêtements en route...
—Cela est certain.
—Elle n'en a pu changer que dans la voiture ?
-Je l'affirine.
—Les vêtement, quittés ont-ils été jetés sur la vole ?
—Monseigneur. dit Martial, les Contrevents étaient fermés: donc on Dé pouvait rien Jéter par aucune portière, pas plus que par la glace de devant. Ensuite la chaise de Poste était entourée Par des hommes sûre jui veillaient allentivement. I] est donc matériellement impossible qu'un costume complet d'homme, depuis les souliers Jusqu'au Chapeau, ait pu être jeté :mêm par Morceaux, sur [a route. D'ailleurs, Par quelle ouver. ture eût-on pu les deter? Je viens à l'instant de visiter la chaise de poste pt si mOnseigneur vent so donner ]a
— Mais, S'écria M. de Marville avec impatience, si ces vêtements n'ont Pas 6 jetés, jls doivent être dans la voiture et on doit les retrouver ! ”
Martial regarda le licatenant de police, en appuyant la main sur son Coeur,
* Monseigneur, dit-il avec un accent de sincérité profonde, quand j'ai arrêté la voiture, cette voiture renfer- Mait un homme brun. Maintenant, cet homme brun est devenu ane femme blonde, je le vois. Comment ce Phénomène s'eit-il accompli? Où sont pässés les vête. ments quittés? Je l'ignore, je ‘e jure sur Je salut de mOn âme! à moins que...
Martial avait subitement changé de ton. Une pensée nouvelle venait évidemment de luire dans son esprit,
"A amoins que ? répéta le lieutenant de police.
Cas, était cette
—À moins que madame ne cache sous ses vêtements de femme...”
M. Feydeau fit un geste,
“C’est vrai!” murmura-t-il.
Et, s'upprochant de ln comtesse toujours immobile :
“ Madame! dit-il, vous avez entendu ? ”
La comtesse ne bo.gea pas.
“ Vous avez entendu?" reprit le lieutenant de police.
[Jui saisit la inain et la secoua, La comtesse poussa Un Cri, sans ouvrir les veux. Elle étendit les bras, tandis que ses lèvres se contractaient avec une expression de souffrance. Elle poussa un ou deux soupirs, soulevant ses paupières sans avoir la conscience de la vue :
“Ah! le vilain rêve! murmurat-elle, Mariquitta ! venez me délacer ma robe, je souffre... je...”
Elle avait les veux ouverts, et ses regards venaient de rencontrer Martial.
“Ah! tit-lle avec effroi, où suis-je donc ?
— Chez mor, madame! dit M. de Marville en s'avancalit.
—Chez vous?... mais je ne sais...”
La comtesse passa la main eur son front :
“Oh! fit-lle tout à coup, je me souviens! Eh bien! monsieur! est-ce que la plaisanterie n'est pas finie ? ”
I y avait dans ce qui venait de se passer quelque chose de si étrangement persuasif, que le lieutenant de police parit hésiter.
Enfin, il prit un parti, D'un geste rapide 1! congé. dia le brigadier de la maréchaussée, qui sortit aussitôt, et s'adressant alors à la comtesse :
* Madame! dit-il, de deux choses l'une: où vous êtes Victime d'une erreur, et dans ce cas cette errenr ne doit pas se prolonger, ou vous trompez indignement la police, et alors la punition doit être éclatante, J'ai, vous con-
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