COQ - NEGRE
A peine Cog-Huppé eut-il quitté la pièce que Poulailler s’approcha de la draperie qu’il souleva. C'était celle qui recouvrait la petite porte. Cette porte était ouverte, et M, ©. plus hermétiquement masqué que jamais, était debout. immobile, sur le seuil.
“Vous avez entendu” Jui dit Poulailler.
C., s’avança, et tendant à la fois les deux mains, il saisit celles de Poulailler qu'il étreignit fièvreusement.
“Rien de m'étonne de vous !” dit-ir.
En ce noment le chant du coq retentit au dehors.
“Ah! dit M. C en tressaillant. Voici Tôte-Verte! Nous allons tout savoir.”
Un second kokoriko retentit plus rapproché cette fois.
Po ilailler secoua la tête.
“Ce n’est pas le crit de Tête-Verte! dit-il avec étonnement,
— Vous croyez ?”
Léonarde entr'ouvrit ja porte.
“Coq-Nègre demande à parler au maître! dit-elle.
— Qu'il monte! répondit Poulailler.
—Coq-Nègre est donc sorti? dit M. C avec gurprise.
— Oui, je lui avais donn: nn ordre ”
Un pas lourd retentissait sur les marches de l’esca-
mu BE
Ler
le seuil.
“Qu'as-tu à me dire ?” Coq-Nègre e’avança.
“Tôte- Verte est ré ! ditail.
Hein? fit M.
Coq-Nègre, noir des pieds à la tête, apparnt eur
lemanda vivement l’oulailler.
‘en tresaillant.
—Tôte.V: rte 6 st mort: ? répéta Poulailler.
Oui, dit Coq-Nègre,
— Où? Comment ? Que sais-tu ?
- IT est “tendu sur le pavé de la rue des Cordeliers, ra la maison qui fait le coin de Ja rue Hautefeuille, etil a le con entouré d’un lacet rouge, étranglé, voilà ce que je sais.
I'est mort? répéta M. ( — Oui.
Il est mort
—Et sa mort remonte-t-elle à longte mps ?
Je ne crois pas :
m'était Pas encore roide, —(Qhivas-tu fait ?
Re En constatant cette mort, je suis accouru Pour prendre vos ordres
il était froid déjà, mais le Corps
—"Tu nas rien dit?
—Pas un mot à personne.
Alors, dit Poulailler, viens et conduie- -Tous.”
Coqg-Nègre se précipita vers la porte. Ponlailler invita, avec un geste énergique, M. C! à le suivre,
Tous trois descendirent l'escalier et s'6ls
ancèrent sur la place Saint-André-des- Arts.