‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 104 sur 264 · LES UNS VOULAIENT QUE · texte numérisé non relu

LES UNS VOULAIENT QUE

cœur de son humble servante, il la communia sans prononcer les paroles ordinaires dans l’administration de l’Eucharistie. »

Ce n’est pas tout. Je continue de reproduire le docteur Imbert en rétablissant par ci par là un mot omis dans sa citation. L’exemplaire d’après lequel je rétablis ces quelques traits insignifiants au point de vue du sens appartient à la Bibliothèque nationale : il y est classé sous la rubrique L. n. 27. 14848 ; il contient xi-243 pages, avec l’indication N. de Lamarzelle, libraire à Vannes. « Un fait si prodigieux ne laissa pas de faire grand bruit dans la ville et partout où la renommée s’empressa de le répandre. Chacun en parlait à sa façon. Ceux qui connaissaient la vertu de cette fille y voyaient une faveur admirable du ciel: mais c’était le très petit nombre. Presque tous, à Ploërmel, s’entretenaient de cet événement comme de la plus impie des profanations. En conséquence, les uns voulaient que Magdeleine fût pendue , les autres qu'elle fût brûlée vive ; les plus modérés qu’elle fût renfermée pour le reste de ses jours. La chose alla si loin, qu’elle fut portée devant les tribunaux. On était sur le point de l’emprisonner préalablement et de commencer son procès,

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