‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 105 sur 264 · MAGDELEINE FUT PENDUE · texte numérisé non relu

MAGDELEINE FUT PENDUE

lorsqu’un des magistrats les plus vénérables par son âge, prenant la parole, dit qu’une semblable cause demandait réflexion et qu’il ne fallait rien précipiter ; son avis fut suivi et, après un mûr examen, il fut reconnu qu’il n’y avait pas lieu à poursuivre. Le procureur général, qui eut aussi connaissance des choses, jugea également qu'il fallait laisser à Dieu et au temps le soin d'éclaircir un fait sur lequel il était si difficile aux hommes de porter un jugement équitable. » Le détail de l’intervention du procureur général dans le cas de Magdeleine Morice est un troisième argument en faveur de la vérité de ce récit qui figure aux pages 33 à 35 de l’opuscule précité. L’auteur de ce petit livre paraît avoir été bien informé, à en juger par diverses assertions de l’Introduction : « Porcaro est un vieux château du plus sévère aspect, situé à deux lieues de Guër, arrondissement de Ploërmel, dans un pays de landes, de bruyères et de loups, pays le plus pauvre et le plus inculte de la Bretagne ; mais qui rachète ces désavantages par le caractère bien connu de ses habitants. Il y a quatre-vingts ans que mourut dans ce lieu isolé une humble fille de fermiers, Magdeleine Morice ;

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