LE MIRACLE EST TOUS LES JOURS
qu’il dure encore. Voilà un fait qui défie les libres-penseurs et les rationalistes. Ils s’en moqueront, nieront ou crieront à la fraude, mais dans les faits de ce genre, les moqueries, les négations et les assertions dénuées de preuves n’ont aucune valeur. »
Le docteur Imbert est un croyant. Il a l’enthousiasme de ce qu’il croit. Nous lavons remarqué plus haut à propos de Palma.
« Des os qui, depuis quatorze siècles, émettent un liquide extraordinaire doué de propriétés thérapeutiques, voilà un fait tout matériel sur la validité duquel l’observation pure peut parfaitement se prononcer. » Une fois parti, le docteur Imbert ne s’arrête pas aisément. Il nous invite à nous rendre à Bari, ce qui équivaut presque à son fameux pèlerinage de douze cents lieues à Oria. Bref, le docteur Imbert adresse aux gens qui ne sont pas de son avis, l’argument que Baillet avait l’audace de formuler à propos de l’assertion de Baronius. Sans s’en douter, le docteur tombe dans le travers de son adversaire.
Encore le lecteur français est-il plus loin de Bari que n’était Baronius ! » Le miracle est tous les jours visible à Bari, et, pour le voir, il n’y a qu’à prendre le chemin de fer