‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 139 sur 264 · JE RESTAI SAISI · texte numérisé non relu

JE RESTAI SAISI

qu’il nous suffise de dire ici que Marie, à l’âge de dix-huit ans , c'est-à-dire en 1830, fut accablée des plus vives douleurs , mais qu’elle ne cessait de répéter, avec sainte Thérèse : Ou souffrir , Seigneur , ou mourir! Les meilleurs médecins sont convenus que sa maladie présentait une telle complication qu’ils ne pouvaient la définir et que les remèdes, au lieu de calmer le mal, l’irritaient comme s’il ne voulait pas être touché par la main des hommes. » La plus précise description des phénomènes maladifs ferait bien mieux notre affaire !

Notons un point particulier des dires de Don Riccardi. « Dieu lui révéla qu’elle devait se recommander aux prières des fidèles et faire vœu d'obéissance à son confesseur pour mourir entièrement au monde et commencer une nouvelle vie semblable à celle des anges. » Arrivons au récit par Don Riccardi des choses qu’il a vues par luimême (page 16) : « Le premier jour que je fus introduit dans sa chambre, elle était à genoux depuis une demi-heure. Ah ! je n’ai jamais rien vu de plus admirable ni de plus touchant. Quand la porte me fut ouverte, je restai d'abord saisi d’émerveillement sur le seuil ; ensuite je m’avançai,

d’émerveillement sur le seuil 177

'pénétré d'une sainte émotion , les yeux fixés sur l’extatique qui brillait devant moi, éclatante et belle comme une statue de cire, et je m'écriai involontairement : Quel spectacle ! ô a me bénie ! Colombe du Seigneur ! »

Don Riccardi ne dissimule pas son enthousiasme. Avant même d’avoir examiné le phénomène, il est convaincu du miracle, il reste sur le seuil , saisi d’émerveillement. A l’époque actuelle, le narrateur donnerait une forme moins ardente à l’exposé de son introduction dans la chambre d’une extatique.

Doq Riccardi poursuit : a Elle était comme d’ordinaire agenouillée vers le fond de son lit , vêjue d’une robe blanche, ses cheveux noirs flottant a la nazaréenne sur ses épaules !, la tête et les yeux tournés et en quelque sorte lancés vers le ciel, avec l'expression des plus tendres sentiments, le visage animé d’un éclat particulier et légèrement nuancé de rose ; tout son être absorbé et plongé dans les visions célestes. Plusieurs peintres sont déjà venus pour saisir son image désirée d’un grand nombre de personnes, et ils ont été si vivement inspirés à sa vue qu’ils ont pu ensuite reproduire ses traits dans des tableaux d'une frappante ressemblance . »

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