DÉSIRS DE NE PAS
tout genre ébranlèrent son corps affaibli et des hémorrhagies fréquentes survinrent de nouveau. Lorsqu’on appela le médecin, il y avait déjà vingt-neuf jours qu'elle ne prenait plus que quelques verres de limonade. »
Il faut réfléchir à ces multiples considérations pour comprendre l’âme de Marie de Mœrl. La succession des chagrins et des souffrances survenus à Marie a contribué au singulier résultat quelle a offert à ses contemporains ; mais il est bien malaisé, avec ces brèves indications, défaire la part de la nature et celle des évènements.
a Le docteur employa les moyens prescrits par l’art en pareilles circonstances, ordonna les frictions opiacées et les autres remèdes convenables à l’état de la malade.
Elle fut bientôt soulagée ; les crampes ces• sèrent et la nature profondément ébranlée se calma peu à peu. Toutefois, la convalescence ne faisait pas de progrès , la douleur du côté gauche continuait et Marie était toujours languissante. Une année ou plus s’étant ainsi écoulée, elle demanda un jour au médecin s’il croyait sa guérison possible. Celui-ci répondit qu’ü ne pouvait lui promettre qu'un soulagement à ses