‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 152 sur 264 · AUGMENTER LES DÉPENSES · texte numérisé non relu

AUGMENTER LES DÉPENSES

maux , mais point de guérison complète.

Alors, Marie déclara que puisqu’elle ne pouvait pas être guérie, elle n’avait pas besoin non plus d’être soulagée et qu’elle était disposée à recevoir avec joie toutes les souffrances que Dieu lui enverrait. »

Cette décision caractérise l’âme qui l’a prise. Au reste, Gœrres explique plus bas les raisons qui dictèrent à Marie de Mœrl cette virile détermination. La perte du bienêtre matériel et de la santé est le plus douloureux à la créature humaine. La jeune fille qui consent un pareil sacrifice pour la raison qu’indique Gœrres est un caractère d’élite. On peut l’affirmer, quel que soit le point de vue particulier où l’on se place pour apprécier la grandeur du sacrifice.

Gœrres explique la décision de Marie de Mœrl par la volonté de rendre la vie plus douce à son père et sans doute aussi à ses frères et à ses sœurs.

« Cette résolution lui fut sans nul doute inspirée par un entier abandon à la divine Providence, mais aussi par le désir de ne pas augmenter , avec les dépenses d’un plus long traitement, la gêne de son père.

On fit comme elle voulait, et au milieu de douleurs extrêmes et incessantes elle con-

Page 1