PAR MARIE A UNE AMIE INTIME
part aux deux pieds et aux deux mains. »
La régularité de position de ces blessures, ou de ces stigmates, pour adopter le langage traditionnel des historiens qui ont étudié ces singulières blessures, leur profondeur, leur faculté de donner issue à un flot de sang à des intervalles réguliers, cela dépasse tout à fait les notions élémentaires de la physiologie. « Quant à la plaie du côté, laquelle n’a été montrée par Marie qu'à une amie intime, nous ne pouvons en décrire ni l’aspect, ni les dimensions. Le jeudi soir et le vendredi , tous ces stigmates laissaient couler par gouttes un sang ordinairement clair ; les autres jours, ils se recouvraient de sang desséché, sans qu’on pût remarquer le moindre signe d'inflammation , ni d’ulcération, ou même aux bords de la croûte sanguine les plus légères traces de lymphe ou de sérosité. »
L’on ne saurait émettre la prétention de décrire la plaie du côté aussi minutieusement que les stigmates des mains ou des pieds. On conçoit parfaitement que Marie de Mœrl m’ait montré cette plaie qu’à une amie intime. Le savant le plus soupçonneux ne saurait exiger décemment quûine jeune fille pieuse fasse le sacrifice de sa pudeur