‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 164 sur 264 · VIERGES DE LA SALPÊTRIÈRE · texte numérisé non relu

VIERGES DE LA SALPÊTRIÈRE

pour satisfaire la curiosité des physiologistes. Une vierge sage telle que Marie de Mœrl ne saurait être assimilée aux vierges folles de la Salpêtrière, pâture des carabins et de leurs immondes invités.

« Marie cacha la chose avec le plus grand soin, comme en général elle cachait tout ce qui pouvait dévoiler son état intérieur. Mais dans cette même année, pendant une procession solennelle, ayant été ravie dans une extase de jubilation, et un autre jour cette extase s’étant renouvelée en présence de plusieurs témoins, on la vit, semblable à un ange transfiguré, brillante comme une rose épanouie, touchant h peine son lit delà pointe des pieds, les bras étendus en croix, plongée dans les joies les plus vives, et les stigmates de ses mains frappèrent les regards des assistants. Dès lors, tout fut divulgué. » La particularité qui a le plus excité l’enthousiasme des admirateurs de l’extatique, c’est la position indiquée plus haut, touchant à peine son lit de la pointe des pieds. L’imagination y entrevoit une dérogation formelle aux lois de l’équilibre, un commencement de lévitation. La lévitation est un des phénomènes le plus constamment affirmés par les hagio-

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