LES VISIONNAIRES DOIVENT ÊTRE MIS
tions. » Voici le dire de Leuret, il convient de s’y arrêter, car Leuret fut une des plus brillantes intelligences médicales de notre siècle : « Il faut distinguer ici, ceux qiïi avaient des visions, de ceux qui AJOU¬ TAIENT FOI AUX VISIONS. Pour ces derniers, ils étaient dans l’erreur et seulement dans l’erreur, je me hâte d’en convenir. Quant à ceux qui avaient des visions, ils se trompaient comme les premiers, mais, déplus, ILS ÉTAIENT FOUS, parce qu’ils avaient en eux-mêmes une cause invincible d’erreur; ils éprouvaient des phénomènes insolites qui en faisaient des intelligences à part, en dehors des règles ordinaires, ou plutôt SANS REGLES, vivant dans un monde fantastique et n’en pouvant plus être tirés par le raisonnement.
L’état de l’esprit humain chez nos aïeux concourait, sans doute, puissamment à la production si fréquente des visions, mais pour dépendre d’une cause générale il ne cesse pas pour cela d’être une MALADIE, et comme il n'y a pas de différence essentielle entre les visionnaires d'autrefois et ceux d'aujourd'hui, les uns et les autres doivent être mis au rang des aliénés. » La doctrine de Leuret est fort nette. A défaut