TROISIÈME VISITE DU DOCTEUR
l’homme se plaît aux généralisations. Se souvenir est plus sage. A quoi bon une généralisation fondée sur un oubli? Cette généralisation ne saurait avoir la vie longue : ses bourdonnements ne sauraient durer que peu ! à peine quelques instants de plus que les éphémères qui les ont mis en mesure et qui triomphent de les avoir fait répéter par de complaisants échos.
Revenons au docteur Dei-Cloche.
« Il fit plusieurs tentatives pour lui faire prendre quelques médicaments, mais ces essais ayant constaté chez elle l’impossibilité d’avaler quoi que ce fût, il fut obligé de renoncer à tout traitement. » Voilà pour apprécier la difficulté du cas. Au reste, la médecine n’en est pas à compter les circonstances où elle ne peut apporter soulagement ni guérison. En particulier, quand il s’agit d'affections nerveuses, la médication est fort obscure. Le docteur Dei-Cloche revint voir Domenica le 29 août 1834. « Ses convulsions, au lieu d’être devenues périodiques,, étaient continuelles et moins violentes. Sa sensibilité maladive était augmentée et affectait à tel point tous les sens qu 'elle ne pouvait supporter ni lumière , ni odeur, ni bruit sans éclater en sanglots, en gé-