IN ANIMA VILI
frances, est d’un esprit absolu. C’est le fait d’un tyran que de torturer scientifiquement les stigmatisées et de renouveler sur elles les exploits de Procuste, sous prétexte que leur pudeur a besoin d’être raccourcie et que leur créance aux hypothèses des académies a besoin d’être étendue !
Le docteur Dei-Cloche poursuit ainsi la relation des faits dont il était le témoin oculaire : « A dix heures du matin, l’infortunée criait encore d une voix retentissante : O mon Dieu! secourez-moi! Par intervalle elle répondait laconiquement aux questions qui lui étaient adressées, puis revenait à sa douloureuse exclamation. A quatre heures après midi, quoique le sang eut cessé de couler, elle continuait de crier avec la même énergie. Interrogée à ce sujet, elle répondit : J'éprouve des douleurs affreuses dans toutes les parties de mon corps et en criant ainsi je trouve du soulagement à mon inexplicable martyre.
Puis quelques moments après : O mon Dieu! mes douleurs me prennent a la poitrine! et elle fit signe avec ses mains jointes que le mal était arrivé au cœur. C'est , dit-elle, un signe avant-coureur de la plus cruelle souffrance ! En effet, au bout de dix