AU MARQUIS DE BEAUFFORT
deux mille habitants. Adossée au mont Mendel qui l’abrite du côté du sud-ouest et partagée en deux parties, l’ure haute, l’autre basse, elle occupe une charmante position. Le plateau où elle s’élève en am- j»
phithéàtre domine une vallée coupée de bois, de vignes, de prairies, de champs cultivés et au fond de laquelle brille un joli lac d’une lieue de long sur une demi-lieue de large. Kaltern, avec ses neuf clochers, ses riantes maisons, son air d’honnêteté, d’aisance et de contentement, son romantique entourage offre un coup d’œil qui suffirait pour retenir le voyageur, lors même que celui-ci ne serait pas attiré par un charme supérieur et tout à fait décisif. »
La description qui précède ne manque pas d’agrément. On y fait connaissance avec le joli bourg de Kaltern. Cependant le style de la lettre a une légère affectation qui n’ajoute rien au charme et à la clarté du récit. En pareille matière, beaucoup de clarté, c’est tout ce qu’il faut.
L’épistolier poursuit ainsi : « Mon premier soin, hier, en descendant de voiture, fut d’aller remettre au couvent des Franciscains une lettre que l’excellent baron Joseph de Giovanelli m’avait donnée à Botzen pour