‹ Coup-d'oeil général sur les possessions néerlandaises dans l'Inde archipélagique (volume 2)Chapitre 14 sur 21 · CULTURE DU SUCRE · texte numérisé non relu

CULTURE DU SUCRE

Résidences dans lesquelles le sucre

a été produit 13

NomWe de sucreries 99.1

Familles employées aux plantations

de sucre 148,247.

Etendue des champs dans lesquels la canne a été récoltée , en bahoe de 71 décamètres Q, 31,989.

Quantité de sucre obtenue en pikol . 752,657.^ Etendue des plantations nouvelles

pour la récolte de 1842 en bahoe 34,382.

Quantité moyenne en pikol ^ du sucre obtenu par 6a^e . . . 23i.

Les résultats obtenus dans ces deux années ont généralement été peu satisfaisants pour cette branche de culture. Des pluies fortes et continuelles , l'imperfection des usines et des mécaniques, en sont les causes. Les cannes prospèrent mieux et produisent plus abondamment dans les parties orientales de l'île que dans lesautres résidences.

On est assez généralement d'opinion que cette bran* che d'industrie agricole est à même de fournir, pour l'île de Java seulement, une exportation d'un million de pikol de sucre; déjà le produit calculé pour l'année 1842 porte à 856 mille pikol la quantité présumée»

Le perfectionnement des machines et appareils, les nouveaux contrats établis avec les industriels, et les soins qu'on va prendre pour obtenir des qualités plus parfaites , serviront à donner un développement considérable à cette culture.

La qualité des sucres de Java s'améliore de plus en plus, en même temps qu'il y a progrès considérable dans la quantité du produit. En 1836, la vente aux en* chères qui eut lieu en Europe, se montait à 313,058 pikol; sur cette quantité se trouvait 35o/o de sucre brun, 20o/o blond, 28o/o gris et seulement IT^/o blanc. La dernière vente faite en 1844 a offert une quantité de 732,440 j>i^/, dont les qualités sont départies en 16rV/o sucre brun, 18 iV/© blond, 11tV/o gris, et 53tV blanc. Ce résultat fait voir que la quantité vendue est doublée, en même temps que la qualité acquiert un perfectionnement remarquable.

CULTURE DE l'iNDIGO.

Résidences dans lesquelles cette

culture est introduite

Nombre des fabriques ......

Familles occupées à cette culture

Etendue des champs où la coupe

a été faite , en bahoe de

71 décamètres n • • •

Quantité de bahoe plantés avant

la récolte

1840. 1841, Quantité d'Indigo récolté en livr. 2,032^97. 1,«63,427. » moyenne de livres par

bahoe 49|. 43..

L'étendue des champs destinés à la récolte de 1842* est de 37,970 bahoe y et le montant de la récolte est calculé par approximation à 1^862,000 livres.

Pour faire réussir cette culture à Java, il est nécessaire de choisir les meilleurs terrains. L'expérience prouve que les plants de l'indigotier, transplantés des terrains élevés dans les rizières , réussissent mieux et donnent plus de matière colorante,, que n'en fournissent ceux qu'on obtient immédiatement de la graine.

Les terrains dans les résidences de Ghéribon, de Baglen et de Madion fournissent les meilleurs résultats*. Les nouvelles ordonnances sur cette culture contribueront à son développement et au perfectionnement di» produit.

La culture de l'indigo a été introduite à Java du temps de la Compagnie^ on l'avait négligée pendant l'administration du Gouverneur Daendels , au point que l'exportation n'en avait plus lieu. Cette culture a repris depuis ce temps, de manière qu'en 1823, l'exportation se trouve cotée à 17 mille livres; en l'année 1826, elle a été portée à 46 mille livres. Le tableau ci-dessus prouve qu'en 1840, on a cultivé à Java pour plus de detuc millions de livres d'indigo; preuve évidente du progrès remarquable qui s'est opéré dans cette branche d'industrie.

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