CONSIDÉRATIONS SUR L'ATMOSPHÈRE DU MEXIQUE ET LES MÉTÉORES AQUEUX
La loi météorologique du tropique, est sous un certain point de vue, l'inverse de la nôtre. Elle offre de grands extrêmes entre l'humidité et la sécheresse des saisons, mais seulement de faibles oscillations dans la température, soit entre le jour et la nuit, soit entre l'été et l'hiver. Sous la latitude des Alpes, au contraire, l'humidité est plus également répartie sur toute l'année, mais les extrêmes de température sont beaucoup plus éloignés.
La distribution des pluies sous les tropiques ne permet pas aux eaux de condensation de s'écouler de la même manière que dans nos Alpes, et il en ré-
^ Voyez la carte du plaleau et de la partie orientale du Mexique, ainsi que la note V qui la concerne.
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suite des différences marquées dans la nature des cours d'eau. La périodicité des pluies imprime souvent à l'écoulement un caractère torrentiel. Telle rivière dont le lit n'est humecté pendant l'hiver que par des filets insignifiants, devient dans la saison des pluies un fleuve qui défie les efforts de l'homme, qui déracine les plus grands arbres des forêts et entraîne vers la mer des flots de terre arrachés au sol du continent. Au Mexique, la grande et large Cordillère*, qui semblerait devoir servir de réservoir aux eaux du ciel , après avoir provoqué la condensation des vapeurs de l'Océan, ne remplit que très-imparfaitement cette fonction. La majeure partie de l'étendue soulevée est occupée par le plateau^ surface ondulée ou unie, en général dépourvue de végétation arborescente, n'ayant dans plusieurs parties de son étendue que peu d'écoulement superficiel, comme sur le plateau de Puebla, sur celui de Toluca, etc., n'en ayant même aucun dans quelques autres, comme la vallée de Mexico. Sur les portions déclives du plateau, les eaux glissent rapidement et disparaissent presque instantanément, faute de végétation pour les retenir ; sur les étendues planes, elles s'infiltrent dans un sol très-poreux et la quantité qui n'est pas absorbée s'évapore presque aussi vite qu'elle est tombée. L'eau qui pénètre en abondance dans le sol, s'enfonce à de grandes profondeurs et ne profite pas aux plaines
^ En envisageant comme telle toute la bande montagneuse ou élevée, y compris le plateau.
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qui Font absorbée, comme Thumidité qui s'emmagasine à l'ombre des forêts, et dont une bonne proportion se maintient à la surface du sol ou s'égoutte dans les ruisseaux des plaines environnantes. Cette eau qui s'engloutit dans des couches perméables plus ou moins profondes, alimente ensuite les innombrables sources des versants du plateau ; mais ces régions sont à proportion peu étendues et seraient d'ailleurs suffisamment humectées par l'effet direct des météores.
La masse du plateau forme donc bien, si Ton veut, un magasin d'eau souterrain, mais cela n'a lieu qu'au propre détriment de sa grande surface. Les pics élevés dont les croupes et les dômes majestueux sont couronnés de neiges éternelles, ne jouent pas non plus le même rôle que les hautes montagnes de l'Europe. Ces géants ne forment point les chaînes hardies que nous admirons dans les Alpes suisses et Scandinaves , magasins inépuisables de neiges et de glaces, où les eaux d'une saison viennent s'entasser, pour se verser pendant le reste de l'année avec régularité et parcimonie sur les plaines de notre continent. Ce sont seulement quelques colosses isolés, trop faibles glacières pour entretenir l'humidité d'une aussi vaste étendue de pays. Enfin, sous le ciel du tropique, les hautes montagnes, envisagées au point de vue hydrographique, sont loin de produire des effets aussi bienfaisants que sous la zone tempérée ; et, si l'on compare la météorologie des Alpes à celle
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des pics de la Cordillère, on trouvera une différence marquée. Chez nous , les neiges s*accumulent en grande abondance en hiver dans les hautes régions pour fournir de Teau en été, seule saison où son besoin se fasse sentir. Mais au Mexique, c'est en été que la plus grande masse d'eau s'abat sur les montagnes, ce qui provient du fait que, sous cette latitude, la saison des pluies tombe sur Tété. Les eaux des hautes régions s'écoulent alors en masse vers les plaines, précisément à l'époque où elles deviennent nuisibles au lieu d'être utiles : car durant cette partie de l'année, presque chaque jour voit éclater un orage et l'on ne peut se plaindre partout que de la surabondance de l'eau, tandis qu'en hiver où les plaines sont à sec, les hautes montagnes n'en fournissent que des quantités insignifiantes.
Tout est donc combiné dans les météores du Mexique pour produire des extrêmes d'humidité et de sécheresse. Ces extrêmes sont encore exagérés sur le plateau par la nature du sol, comme nous le verrons plus bas; mais ils deviennent d'autant moins sensibles qu'on s'éloigne de cette région et qu'on pénètre dans les vallées qui s'abaissent vers la côte et. où une luxuriante végétation emmagasine sous l'ombre de ses forêts le superflu des orages de l'été.
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Distribution des pluies et état atmosphérique des différentes régions pendant les saisons.
Il n'y a guère, comme nous l'avons dit, que deux saisons au Mexique; l'été et Fhiver, ou plutôt la période des pluies et celle de la sécheresse. Ces deux saisons se succèdent brusquement, presque sans aucune transition et souvent sans grand changement dans la température.
Les météores aqueux obéissent sous les tropiques à des lois si régulières que Humboldt a proposé de prendre cette région comme le point de départ de la météorologie. Si donc le Mexique, au lieu d'offrir un sol accidenté, était un pays plat, comme l'immense étendue des États-Unis, à l'est des Montagnes rocheuses, il est à présumer que les pluies y auraient une grande régularité. Nul doute que l'irrégularité qu'on y observe, tient essentiellement à la conformation particulière de ce pays élevé par rangs de terrasses. Dans les régions plus ou moins basses, qui se nomment terres chaudes ou tempérées \ et dont le
* Ce qu'on appelle terres tempérées (tierra templada) soni les districts un peu moins chauds que la zone maritime, dans lesquels on cultive la canne h sucre et le bananier, comme par exemple la vallée de Gordova et les terres chaudes de la province de Mexico, Cueniavaca, elc. Toutefois il règne assez de vague dans ceue expression, car on désigne aussi sous le nom do terres tempérées les régions plus élevées, comme celle d*0rizaba où le bananier et la canne ne réussissent pas bien. Au point de vue physique il serait plus convenable de nommer
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climat est franchement tropical, la régularité se conserve néanmoins d'une manière frappante. Ainsi sur
terre chaude (tierra calientej non-seulement la cote, mais aussi le premier gradin de la Cordillère où croissent toutes les productions tropicales, comme celui de Cordova par exemple, qui se distingue peu de la côte, soit par sa faune, soit par sa flore, et de réserver le nom de terres tempérées pour les régions qui forment le second gradin de la Cordillère et dont le climat est intermédiairo^entre celui des régions froides (tierra fria] du plateau et le climat franchement tropical des districts moins élevés. Ainsi, la région tempérée serait celle où la canne à sucre ne peut plus être cultivée avec succès, mais où le bananier continue à végéter, comme la vallée d*Orizaba et celle de Mextitlan par exemple. Cette division serait d'autant plus naturelle que la température moyenne de certaines portions de ' la côte très-exposées au vent du nord, quoique censées terre chaude, est peut-être moins élevée que celle de certains districts, censés tempérés, parce qu'ils sont situés dans l'intérieur des terres. Mais, comme nous venons de le dire, ces expressions n'ont rien de bien fixe dans l'emploi qu'on en fait dans le pays. Elles n'ont souvent qu*une signification relative ; ainsi sur un plateau froid, on nomme terre chaude les vallées plus basses qui sont encore tempérées. A Régla par exemple, qui est en terre froide, ou classe la vallée de Mextitlan parmi les terres chaudes, quoique celle-ci soit éminemment tempérée. Galeotti' a partagé les étages du Mexique en quatre régions principales, divisées en §ous-régions botaniques nombreuses. Ses deux premières régions et la quatrièm^^ correspondent aux trois zones admises par le vulgaire; la troisième est une petite région intercalée que distinguent seuls les botanistes. Mais je crois qu'il est en même temps plus naturel et plus commode de réunir,comme je le fais ici, la zone côtière au premier gradin des terres tempérées chaudes, car si les productions de la côte s'éloignent essentiellement de celles de ce gradin, cela lient plutôt à la nature sablonneuse et aride du sol qu'à un climat éminemment différent. Il est d'ailleurs très-commode de se ^ Comptes reoduB^ 1844, p. 497.
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la côte du golfe et sur la bande voisine qui forme le versant du plateau, la saison des pluies offre le spectacle de ces orages presque journaliers, caractéristiques de l'été tropical. Mais dans les autres régions il n'en est plus ainsi et les exceptions à la règle sont assez constantes pour qu'on puisse les ériger en loi. On doit distinguer au Mexique deux catégories principales de pluies: d'une part, les pluies tropicales et régulières de l'été ; de l'autre, les pluies irrégulières et anomales de l'hiver. Les premières sont la conséquence naturelle des saisons et s'abattent sur l'universalité du pays; les secondes ont leur source dans la configuration orographique de la contrée et n'atteignent que les régions montagneuses. Chacune de ces catégories donne lieu à des variétés dans la manière dont elle apparaît sous les diverses zones physiques (ou orographiques) du pays, comme nous allons chercher à l'expliquer d'une manière générale, sans avoir égard, comme bien s'entend, aux cas exceptionnels qui, dans une étude aussi complexe que celle de la météorologie, ne peuvent manquer de se présenter, sans que pour cela ils infirment la règle.
1 Pluies (fêté. — Rien n'est plus régulier que les pluies de l'été dans les portions du Mexique dont le sol bas conserve tout le caractère tropical de leur la-
Idisser guider, comme je le fais ici, par des plantes aussi universellement répandues et aussi caractéristiques que le bananier et la canne à sucre.
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titude. Dans cette saison , le soleil se lève radieux chaque matin et prend sa course dans un ciel du plus beau bleu; puis ters midi, un petit nuage apparaît au-dessus des cimes du Popocatepetl, du Gitlaltepetl ou du pic de Tancitaro; il grossit assez rapidement, enveloppe les croupes les plus élevées des montagnes secondaires et va croissant en largeur. En même temps le ciel perd la teinte foncée de son azur, il blanchit graduellement et finit par passer au gris de plomb; enfin, vers les trois heures, le tonnerre gronde dans les montagnes et il éclate une trombe de pluie, accompagnée de violents coups de tonnerre,qui^ pendant une heure environ, verse des flots d'eau sur toute rétendue du pays. Ensuite , Torage se calme presque subitement, les nuages se dissipent et, à l'entrée de la nuit, les a^res apparaissent resplendissants sur un ciel sans tache.
Tel est l'ordre normal qui régit l'atmosphère pendant la saison des pluies ; il est conforme à ce qui s'observe presque partout sur les limites, mais en dedans de la zone torride ; toutefcHS, cet ordre ne se maintient sans trouble que sur la côte ou dans les terres basses, là où les influences variables des accidents ter< restres sont encore peu sensibles. Il disparait peu à peu à mesure qu'on s'âève sur la Cordillère. Déjà sur le premier gradin on voit des exceptions plus ou moins nombreuses à la règle, et elles augmentent lorsqu'on gagne les régions plus éloignées de la mer où l'inégalité des niveaux , les vallées et les montagnes re-
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froidissent l'atmosphère à des degrés divers et changent la direction des vents. '
La transition de l'hiver à l'été a lieu dans les mois de mai, juin ou juillet, selon les localités, et elle est en général très-brusque. Lorsqu'elle se prépare, on voit pendant quelques jours les vapeurs s'amasser autour des montagnes élevées et o: il essaie de pleuvoir, ]» comme on dit vulgairement. Quelques éclairs brillent dans les nuages pelotonnés autour des hautes cimes et pendant un ou plusieurs jours on voit des orages fondre sur les flancs des montagnes, sans toutefois réussir à s'étendre sur la plaine, souvent même sans humecter le sol ; car les gouttes qui se sont formées à de grandes altitudes se dissolvent fréquemment en tombant à travers des couches d'air qui ne sont point encore arrivées à saturation. Examinés de loin, ces orages précurseurs offrent donc quelquefois le phénomène d'une pluie purement aérienne; mais ce ne sont là que les premiers changements dans les météores et le triomphe des orages estivaux arrive infailliblement dans les jours qui suivent. En général, ils ne sont pas immédiatement quotidiens. Sur le plateau surtout, après une semaine d'orages journaliers, on voit un retour de beau temps qui dure une ou deux semaines. C'est dans un intervalle de ce genre qui se prolongea six jours, que j'ai fait avec M. Peyrot l'ascension du Popocatepetl, le 17 mai 1855 ; mais déjà le lendemain, les
^ De 3 à 5000 pieds d'élévation.
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orages reprirent leur cours régulier et ils se renouvelèrent ensuite sans interruption chaque jour.
Sur le plateau on voit cesser, avec les productions tropicales, la régularité des pluies. Toutefois dans la vallée de Mexico et sur les parties planes de cette terrasse de la Cordillère, l'ordre régulier persiste, mais avec diverses modifications, et il est étonnant de voir jusqu'à quel point les influences locales modifient la loi générale. Presque chaque plaine ou chaque bassin du plateau a sa règle particulière ; mais avec ce trait commun que la saison des pluies s'y déclare à une époque plus tardive que dans les terres chaudes. Dans la plaine de la Puebla, je l'ai vue se préparer à la un de mai et s'établir seulement au commencement de juin. Dans le bassin de Mexico, la saison des pluies comprend les mois de mai à septembre inclusivement, mais la grande intensité ne règne guère que pendant les mois de juin, de juillet et d'août. Durant ces mois d'été il éclate un orage, deux ou trois fois par semaine, souvent même presque tous les jours. Cet orage vient en général du nord-est, il dure ordinairement une demie heure ou trois quarts d'heure; le plus souvent il arrive entre midi et trois heures ; mais à Mexico, j'ai fréquemment vu la pluie tomber à une heure plus avancée ^ Dans la plaine de Pérote qui est un peu
^ Malgré la fréquence des orages, il tombe dans les plaines du plateau unequantité d*eau infiniment moindre que sur sou versant oriental , dans les terres chaudes et tempérées. Cola
ToMi m. 3
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plus élevée (7 à 7,500 pieds), surtout vers les montagnes dites DerrumbadoSy les pluies sont moins persistantes; on y observe le plus souvent une sécheresse absolue de 8 mois sur 42. Enfin la région de Tehuacan est encore plus sèche et l'on m'a assuré qu'on aurait vu s'écouler une période de quatre années presque sans une goutte de pluie.
Les grands volcans couverts de neiges étemelles qui s'élèvent isolément au-dessus des plaines du plateau, subissent les mêmes orages que les plaines environnantes ; mais dans les altitudes qui dépassent 13000 pieds, la pluie tombe souvent sous forme de neige; cela arrive même à il ou 12000 pieds au début et à la fin de la saison humide. En 1855, à la fin de mai je voyais encore, chaque jour après l'orage, le Popocatepetl entièrement couronné de neige, jusqu'au-dessous de la limite de la végétation arborescente. Là, la neige s'arrêtait à une ligne horizontale qu'on aurait dit tracée à la règle. Mais ce ne sont là que des neiges basses de peu de durée. La chaleur qui succède à l'orage les fait fondre et elles disparais-
provient, soit de rallitude qui diminue la force des pluies et leur fréquence en été, soit de la longue durée de la saison sèche des régions élevées, saison qui fait défaut sur le versant. En comparant les données consignées dans les tableaux de la note III (voyez à la On du chapitre), on trouve qu'il tombe dans la Cordillère à peu près six fois plus d*eau que sur le plateau et que pendant chacun des mois de juin, juillet, août et septembre, il tombe sur ce versant autant d'eau que pendant toute Tannée sur le plateau.
sent dans la soirée pour reparaître après Forage du lendemain. Au mois d'août , au sommet du Nevado de Toluca, je n'ai vu tomber que fort peu de neige, mais beaucoup de pluie et de grésil.
Si l'on quitte les plaines du plateau et les grands volcans qui n'y forment que des éminences isolées, pour s'enfoncer dans les régions accidentées et montagneuses du Mechoacan ou dans la partie occidentale de l'État de Mexico, on voit les vapeurs de l'atmosphère se condenser contre les flancs des montagnes et couvrir quelques districts d'un brouillard épais qui dure des journées, quelquefois des semaines entières, et qui laisse sans cesse échapper une pluie, tantôt fine et pénétrante, tantôt forte et orageuse. Dans le massif des montagnes de Real del Monte, au nord de la capitale ', le brouillard et la pluie régnent nuit et jour par intervalle^, pendant toute la saison d'été. Lorsqu'il ne pleut pas d'une manière constante, la pluie alterne avec le soleil, souvent plusieurs fois par jour.
Ces faits sont assez faciles à expliquer. En effet, pendant l'été, la force de Tinsolation durajdt la matinée, surtout vers midi, provoque des courants ascendants qui entraînent la vapeur d'eau dans des régions très-élevées où elle se condense brusquement. L'heure où survient la précipitation varie avec la saison et les lieux. En général, c'est vers 2 ou 3 heures, mais souvent aussi plus tard, vers 3 ou 4 heures,
* A près de 10,000 pieds d'élévation.
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et on peut se demander si dans ce cas ce n'est pas l'abaissement du soleil et le refroidissement des régions supérieures qui complètent la sursaturation. On voit ordinairement les premiers nuages se former autour des cimes les plus élevées et les plus froides avant de s'étendre sur la voûte des cieux. Gomme Tair se refroidit plus vite dans le voisinage des neiges des hautes montagnes que dans les régions de l'atmosphère qui ne sont pas en contact avec la terre, et que d'ailleurs l'état électrique s'y décharge plus facilement, c'est autour de ces cimes que doivent gronder les premiers tonnerres. La violence de ces aguor ceros et leur spontanéité s'expliquent suffisamment par la grande chaleur de la journée, puisqu'une atmosphère saturée à 30o peut verser iA fois plus d'eau que la même atniosphère saturée à IQo*. Il faut remarquer de plus que ce qui détermine surtout la violence des pluies d'été, c'est la hauteur exception-
^ Voici quelques chiffres qui fournironl un exemple de Thumidilé relative qui règne en été. Les fractions de saturation sontcalculéesd*après les observations thermoméiriquesdu père Cornetle^ au moyen de la formule E = ^ — 0,000804 (t— f) h, (La liauuiir moyenne de la colonne barométrique h étant déduite de Taltitude.)
Août
AlUtude mètre».
Heure
Tbemioai.
eec.
Tbermoin.
bamide
H*, baron, mof. en nUlin.
Fraction de Saturation