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Nous sommes plus nombreux, eux sont plus audacieux et pas du tout
scrupuleux ; l'audace, encore l'audace, toujours l'audace, voilà ce
qui triomphe. Dire tout ce qu’ils mettent en œuvre pour arriver au pouvoir'est impossible. Ils ne réculent devant rien ; ils sont
partout, pleins de haine, de mensonges, d'activité et d'habileté.”
La main sur la conscience, ce portrait n'est-il pas exactement celui des rouges avancés parmi nous ?
Qu'on aille après cela soutenir que le libéralisme européen n'est
pas politique! Autant vaudrait dire que Paris, Bruxelles et
Vienne sont des villes de l'empire chinois.
Nous avons déjà cité des paroles du Pape qui ne laissent pas de doute à cet égard. Pour achever de confondre ceux qui voudraient demeurer incrédules, nous rappellerons une fois encore le célèbre discours qu'il adressa À la députation française, en juillet 1871. Voici, dans ce discours, le passage textuel et authentique qui a trait au libéralisme catholique ;:il a été sténographié avec le plus grand soin de la bouche même du Saint:Père :
“ Mes chers enfants, ce qui affige votre pays et l'empêche de ‘ mériter les bénédictions de Dieu, c'est ce mélange de principes. : Je dirai le mot, ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misé- # rables de Paris, vrais démons de l’eufer qui se promènent sur la “ terre. Non, ee rest pas cela ; ce que je crains, c'est CETTE
Pa
: MALHEUREUSE POLITIQUE, le libéralisme catholique, qui détrui-
- rait la religion.”
Ainsi done, d’après l'Oracle infaillible de l'Eglise, le libéralisme
-catholique n’est ni plus ni moins qu’une manière d'être de la poli-
tique, et cette politique tend à détruire la religion.
Si ces graves et solennelles paroles ne nous donnent pas à réflé- <hir et ne nous ouvrent pas les yeux, nous sommes vraiment de la æaste des incurables.