LE JOUR DES MORTS
Le soleil avec peine a percé la nuit sombre ;
Par un temps orageux,
Se lève un jour blafard, env pé dans l'ombre,
Sous un ciel n. .,-ux.
Les beaux jours sont passés. Quelques feuilles jaunies.
Tourbillonnent aux vents ;
La bruyère n'a plus de douces harmonies ?
La mort parle aux vivants. Entendez vous gémir la plainte sépulcrale De la nature en deuil ?
11 semble qu'en ce jour la voix de la rafale Procède du cercueil.
Les plantes ont vécu ; la sève nourrissante
Retourne vers le sol, Comme le corps humain, dépouille repoussante, Quand l'âme a pris SON vol.
Car de l'homme orgueilleux le séjour sur ia terre Est, dans l'éternité,
Aussi court que celui de la plante éphémère