‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 25 sur 118 · EN · texte numérisé non relu

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Couchait sur le gazon le faible avec le fort. Nous avions affronté bien souvent la mitraille. La légère escarmouche et la grande bataille, Sans interruption, variaient à loisir

À Un travail très peu fait pour nous laisser moisir Dans cette inaction autrefois si funeste

Aux troupes d’Annibal. Les étapes, du reste, Etaient presque toujours trop longues à franchir. Pas le moindre filet d’eau pour nous rafraichir. Sous un soleil de plomb, la poussière brûlante Nous étouffait, La nuit sans dresser notre tente, Nous couchions dans la boue, à la pluie et sans feu. Les plus forts n'étaient pas malades pour si peu, Mais plusieurs en mouraient et les intempéries

Venaient prêter main forte au feu des batteries.

* Cet épisode est vrai en tous points.

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dns Fu: à :

Bref, chez nous les tableaux de la mortalité Etaient loin d'établir notre longévité. \ Donc le trois juin l’an mil huit cent soixante et quatre,

Selon notre habitude, il nous fallut combattre.

Ce n'était pas cela qui nous inquiétait

Mais notre bataillon seul en avant restait :

Notre «che pliait, la charge meurtrière

De l'ennemi l'avait rejetée en arrière

Où l’on avait construit de fragiles remparts.

Pour nous, environnés, cernés de toutes parts,

Nous tirions en avant, du côté des rebelles

Qui, restés devant nous, à leur devoir fidèles,

S’escrimaient de leur mieux pour nous exterminer.

Nous étions dans le bois: comment déterminer

Notre nombre? Pour eux c'était chose impossible.

Ils croyaient voir en nous un obstacle invincible.

Notre feu bien nourri les tenait en arrêt ;

Ils n'osaient s'avancer à travers la forêt,

Ne voulant pas combattte une troupe nombreuse.

Mais, de leurs compagnons la fo igue impétueuse,

Culbutant nos amis, nous avait contournés.

Groupe de tirailleurs, an poste abandonnés,

Nous restions là pourtant soumis à la consigne Sachant que l’ennemi repoussant notre ligne, Nous avait enserrés dans un c-rele de fer.

Le bronze mugissait, faisait un bruit d'enfer ;

Les boulets en sifflant s'enfonçaient dans le sable ;:

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