LA JUSTICE, LA LIBERTE ET M. Y. COISIIV
Nous n'avons pas tout dit sur les contradictions éclatantes que renferme la doctrine philosophique dont M. Cousin est le chef, et, du coup, nous n'épuiserons pas encore la matière ; mais nous voulons prouver une fois de plus, et dans l'ordre purement politique, que, pour cette doctrine, il y a une distance infinie entre le principe et l'application, et que, dans le trajet de l'une à l'autre, elle fait toujours fausse route, et finit par se laisser choir dans quelque trou profond.
M. Cousin dit magistralement : « La société nest pas autre chose que l'idée même de la justice réalisée. » Très-bien!
M. Cousin dit encore : « La justice est le garant delà liberté. » De mieux en mieux !
Enfin, M. Cousin ajoute : « La limite de la liberté est dans la liberté même. » Ici il ne serait pas de bon goût de trop applaudir, et nous devons nous contenter de donner à M. Cousin l'accolade fraternelle : il est des nôtres. Combien de temps cela dure-t-il? une page ou deux. Après quoi^s l'illustre philosophe^ fatigué sans