EXHIBITION DE 40 TABLEAUX DE SON ŒUVRE PRIX D'ENTRÉE : I FRANC
Le principe d'une exposition particulière à côté des Salons parut à cette heureuse époque une étonnante nouveauté. Gautier s'étonna de voir le Réalisme installé dans une baraque et Maxime du Camp se déclara choqué de voir le boniment de l'artiste à la quatrième page des journaux entre les dragées vermifuges et l'essence de salsepareille. La sagesse habituelle de Paul Mantz remit les choses au point : le peintre était dans son plein droit en se faisant connaître à ses risques et périls, puisque le jury lui avait refusé une ceuvre « sincèrement, loyalement peinte et pleine de qualités honorables, n
A propos de ce tableau capital, Delacroix, que tout éloignait cependant de Courbet, est plus explicite encore. Il n'aime guère l'ensemble de la composition et il reproche au paysage qui en occupe le centre d'être peint aussi vigoureusement que les personnages qui l'entourent. Mais il n'a pas assez d'éloges pour la figure du modèle, un des plus beaux nus en effet qu'ait peints Courbet. « On a refusé là — conclut-il dans son journal — un des ouvrages les plus singuliers de ce temps, mais ce n'est pas un gaillard à se décourager pour si peu. n