‹ Courrières et La BouleChapitre 2 sur 30 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

La catastrophe de Courrières.

Comme nous venons de le dire, nous ne pouvons que nous en référer, pour la relation des circonstances, des causes et des effets de cet accident, au livre de M. Heurteau qui la présente aussi complète et en même temps aussi condensée que possible.

Le grand fait qui se dégage de toutes les constatations effectuées, ainsi d’ailleurs que de celles, fort sommaires, que nous avons pu faire personnellement au cours d’une visite dans la mine sinistrée, est que les poussières ont Joué le rôle prépondérant, sinon unique, dans la propagation de l'explosion à travers l'énorme étendue des travaux.

À vrai dire, la chose nous avait paru évidente dès les premières nouvelles de la catastrophe et nous ne nous étions pas arrêté un seul instant aux hypothèses, plutôt bizarres, qui eurent cours au début dans le public, de ces gaz distillés par un immense incendie souterrain. Les incendies souterrains sont choses assez fréquentes dans les mines de combustibles, et des effets du genre de ceux dont on parlait n’ont jamais été observés. D'autre part, l'expérience acquise par l'étude de nombreux accidents miniers en Belgigue et à l'étranger nous avait appris que, sauf dans des circonstances tout-à-fait exceptionnelles qui ne peuvent se produire que dans de rares mines, une explosion de grande étendue ne peut avoir Heu que par lintervention des poussières.

Nous n’avons nullement l’intention d'analyser la notice de M. Heurteau, celle-ci n'étant déjà elle-même qu’une

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