‹ Courrières et La BouleChapitre 3 sur 30 · NE · texte numérisé non relu

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analyse des constatations de l'enquête officielle, mais, ainsi que nous l’avons annoncé, nous en acterons quelques faits en vue des rapprochements que nous ferons plus loin au point de vue général de la manière de se comporter des explosions des poussières.

Nous relaterons ensuite quelques-uns des essais auxquels nous avons procédé au siège d'expériences de Frameries à la suite de cet accident.

Pas plus que nous ne le ferons pour la catastrophe de La Boule, nous ne parlerons du long et pénible sauvetage qui a suivi la catastrophe de Courrières et qui a donné lieu à des incidents inattendus et dramatiques qui ont ému le monde entier. |

Nous ne pouvons cependant, en dépit de tout ce qui a pu être dit en sens contraire dans le public français sous la première impression de ces tristes événements, nous défendre d'exprimer notre admiration réelle pour le courage, nous pourrions même dire l’héroïsme, qui a été déployé par les sauveteurs au cours de leurs pénibles et périlleux travaux.

1° fait. — Un des faits observés à Courrières, qui a un certain caractère de généralité, est celui que l'explosion a parcouru de préférence les voies principales, notamment celles de transport; elle s’est, pour nous servir de l’expression de M. Heurteau, « cantonnée dans les voies de roulage ou leurs environs immédiats ».

2° On a observé aussi que les travaux pratiqués dans les orandes couches ont été spécialement affectés, tandis que l’explosion à pénétré à peine dans les veines plus étroites.

3° « La force de l'explosion semble avoir augmenté dans des proportions souvent considérables aux points où elle à rencontré des arrivées d’air. »

et

4° La remarque a été faite, bien que la chose n’ait pu être bien précisée, par suite notamment de ce que des modifications assez importantes étaient survenues, du fait des opérations de sauvetage, d'extinction d'incendies, etc., dans l’état des lieux avant que celui-ci n’ait pu être observé, que l’explosion s’était arrêtée en des endroits où les voies devaient être dépourvues de poussières dangereuses, à cause de leur humidité ou de la nature exclusivement terreuse des débris qui s’y trouvaient.

9° En bien des points on a trouvé après la catastrophe, notamment sur les éboulements, une sorte de suie douce au toucher et très grasse, ou tout au moins une couche de poussières très fines, qui semblait ne pas exister avant la catastrophe. |

6° En beaucoup d’endroits, le passage de l’explosion est marqué par la présence, sur les boisages et ailleurs, de croûtes charbonneuses partiellement cokifiées, avec pertes de matières volatiles de 1/6 à 1/2 sur la teneur du charbon lui-même ou des poussières.

T° Aïlleurs, toujours dans les parties affectées par l’explosion, On trouvait, au lieu de croûtes de coke, des dépôts particuliers de poussières peu ou pas cokifiées. Ces dépôts, que nous avons, avec M. Jacquet, observés et décrits en 1887, à propos de la catastrophe de La Boule, et dénommés arêtes de poussières, expression que leur conserve M. Heurteau, consistent en une bande étroite et assez épaisse, à section grossièrement triangulaire, de poussières déposées suivant la génératrice des boisages, d’un côté de ceux-ci, tandis que l’autre côté est, ou dépourvu de tout dépôt, ou bien tapissé d’une couche plus mince à peu près uniforme.

& Les croûtes de coke ont été le plus souvent constatées sur la face des boisages ou des autres aspérités, opposée à l’arrivée de l’explosion. Mais, sans doute par suite de la

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