‹ Courrières et La BouleChapitre 22 sur 30 · HO ES · texte numérisé non relu

HO ES

constatations faites après l'accident, nous avons indiqué, au moyen de flèches rouges, la marche suivie par l'explosion, telle qu’elle résulte des constatations mêmes, en tenant compte des principes et faits généraux exposés ci-dessus.

» L'explosion n’ayant pas laissé partout des traces de son passage assez nettes pour que le sens du courant explosif puisse être déterminé avec certitude dans toutes les voies, les contre-courants qui se sont produits et les remous occasionnés par des explosions multiples qui ont eu lieu dans toute l'étendue de la mine jetant, en beaucoup d’endroits, de l'incertitude sur le sens du courant principal, le tracé dont nous parlons ne doit être considéré, en certains points du moins, que comme une simple hypothèse.

» Tel qu'il est cependant, nous croyons devoir le donner ici même tant par ce qu'il résulte de l'étude approfondie que nous avons faite de l'accident, que par ce qu’il est susceptible de donner aux lecteurs du procès-verbal une idée plus exacte et plus nette de la catastrophe.

» Partant de la tête de la voie n° 5, la flamme de l'explosion s’est propagée vers le haut et vers le bas.

» Considérons d’abord le courant enflammé parti par le haut :

» Il a suivi en montant les tailles n* 5 et 4 où il a été rejoint et suivi par une partie du courant descendu par la voie n° 5 et remonté par la voie n° 4 ; il a atteint le deuxième recoupage non encore coupé à la tête de la voie n° 3, et a parcouru ce recoupage vers le Couchant, jusqu’au cayat n° 1 et au-delà.

» En passant vis-à-vis des voies montantes, la flamme est descendue plus ou moins dans les voies, soulevant des poussières qui, s’enflammant, produisaient au retour, les cokifications figurées dans ces voies.

» Dans la voie n° 2, elle a atteint irois ouvriers et le tourbillon poussiéreux, non entièrement embrasé, a produit au sortir de la voie, ces arêtes de poussières que l’on observe au Couchant de la dite voie et qui à première vue, semblent s’écarter de la loi générale qui est de tourner le dos au courant initial.

» Le même effet s’est produit dans le cayat n° {, mais avec plus de puissance, vu les dimensions plus grandes de la voie.

» L'explosion est descendue jusqu’au premier recoupage et a pénétré dans celui-ci en brisant les portes ; peut-être le courant explosif est-il descendu jusqu'à la costresse où, par sa rencontre avec un autre il aura produit l'explosion violente qui a déterminé les éboulements et projeté les portes vers le haut du cayat.

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