‹ Courrières et La BouleChapitre 24 sur 30 · LE OR · texte numérisé non relu

LE OR

l'aérage, par la voie n°7, dans le chantier Couchant, où elle n'a pas continué ses dégâts, mais où elle a déversé des quantités notables de gaz délétères.

» Dans le cayat, une explosion violente a provoqué des éboulements considérables; c’est sans doute la deuxième explosion, entendue par Maréchal et ses compagnons (les escapés). |

» La flamme a pénétré dans le troisième recoupage; elle est descendue jusqu'au remblayage de la voie n° 2 et est remontée en déposant des croûtes de coke.

» Les traces du courant violent, marqué par des arêtes de poussières, se constatent le long des fronts jusqu'à la taille n° 4.

» La poussée produite par l'explosion s’est manifestée aussi dans le deuxième recoupage, dont les premières portes ont été arrachées.

» L’aérage a cependant été refoulé jusqu'à l'extrémité du chantier, ainsi que le déclarent les témoins et qu'on peut le voir d’ailleurs par les brindilles de foin constatées à l’orifice de la voie d'arrivée d’air.

» Tous les ouvriers de ce chantier ont pu, comme il a été dit, se retirer sains et saufs.

» Le courant venu du dessus paraît s'être arrêté dans le plan incliné n° 2, vers le niveau du deuxième recoupage, car les traces, peu nombreuses d’ailleurs, relevées dans la partie inférieure du cayat, semblent indiquer une projection du dessous vers le dessus, ou du Nord au Midi. Il se peut cependant que le premier courant ait atteint la costresse en ouvrant, au pied du plan incliné, les portes qu'une explosion ultérieure aura arrachées en montant.

» Pour en finir avec le courant explosif parti en montant de la taille no 5 du premier recoupage de Toute-Bonne, nous dirons qu’en remontant la trinque, il a projeté, à droite et à gauche, les portes des voies qui y aboutissent ; la flamme a pénétré à une certaine distance dans quelques-unes de ces voies. |

» Elle a pénétré dans la costresse Couchant de Petite Plate-Veine où elle a déposé des cokifications en retour. Dans la deuxième plate Couchant de Grande Plate-Veine, outre qu’elle a brûlé deux ouvriers, elle a laissé, en retournant vers la trinque, quelques croûtes de coke sur les boisages.

» La violence de l'explosion s’est atténuée de plus en plus vers le haut de la trinque où les échelles ont été à peine déplacées ; mais au niveau de 303 mètres, où de nouvelles quantités de grisou ont sans doute été soutirées de diverses couches, il y a eu une nouvelle explosion, très violente, laquelle a occasionné les éboulements considérables que l’on sait,

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