‹ Cours abrégé d'histoireChapitre 12 sur 209 · JACOB · texte numérisé non relu

JACOB

paiser par ces présents et par la soumission de ceux qui devaient les lui offrir. Il continua ensuite sa roQt«, et, apercevant son frère, il se prosterna se])i tbJH en s'avançant vers lui : toute sa famille Tabor-ia lie la même manière.

'^o. Esaù, touché de tant de soumission, versa des larmes d'attendrissement; il assura Jacob de son amitié, et lui témoigna le désir qu'il avait de faire avec lui le reste du voyage. Jacob s'en excusa, lui représentant la nécessite où il était de s'accommoder au pas lent de ses troupeaux, et le pria d'ailer devant lui, l'assurant qu'il irait le rejoindre et embrasser son père Isaac. La joie dut être bien grande dans la iamille; m:li^ elle fut de courte durée.

Jacob, se prosternant devant son frère, nous apprend à avoir, même pour ceux qui nous jjersécutent, toute la déférence et toute la charité que la religion commande. C'est ainsi que Dieu, après avoir éprouvé se> «dus par diverses tribulations, les console et lei^. proif-ge contre les ennemis de leur salut, représentés par Ksaù.

24. Esaù était retourné en la terre de Seir, au ]>ays d'Edom, c'est-à-dire dans l'Idumée. Jacob se retira dans les plaines de Soccoth, où ses troupeaux trouvaient d'abondants pâturages; mais il fut obligé de les quitter à cause des horribles vengeances exercées par >e-' îils Siméon et Lévi sur les habitants de Sichein. pour punir un outrage fait à Dina, leur sœui*, j»ai* hfils d'Hémor, roi de ce pays. Bâthel, où il se retira, devint encore pour lui un lieu de douleur par la ]nori de Eachel, mère de Joseph et de Eenjaniin.

iJix ans après, Jacob perdit aussi son père l^nixt ngé de cent quatre-vingts ans (171G avant J.-C.)

25. De cruelles afflictions avaient été réservées à Jajob: Jo.^uph, scandalisé d'un ci'ime énorme quil vit commettre à ses frères, en prévint son père; celtt^

23. Comment Esaù traita-t-il Jacub, son frère ? — '24.. Où iO rôtira Jucub Hpied Son retour de ]NA.<*sopotauiie ? Pourquoi dnt-il quitter Jej |jlain«».i d« Soccoth? Quand liaao inonrut-il? — 2ô. Pourquoi J.)4e'jL

ctail-il l'ubjet J« la jal'jUiic de le? tr.>r«!Ï

2b iirsT.oir^E sainte.

révélation et raifcction particulière que Jacob lui témoignait à cause de sa vertu, mais surtout le récit quMllitdeplusieursbOngesmj'stérieuxqu'ilavait eus, et (|ui annonçaient sa grandeur future et son élévation audessus de ses frères, les avaient tellement irrités contre lui, qu'ils n'attendaient que l'occasion de le perdre: elle se présenta bientôt.

26. Jacob, désirant avoir des nouvelles de ses fils, qui gardaient les troupeaux dans le désert, y envoya Jos^epli. '- Yoici notre songeur, dirent-ils en le voyant ; tuons-le, et nous verrons à quoi ses songes lui auront servi. " Ituben s'opposa à cet borrible dessein, et obtint que Joseph fut seulement descendu dans une citerne sans eau qui était près de là ; or, Euben avait l'intention de l'ei; retirer secrètement et de le renvoyer à son père ; niais ses frères, sur l'avis de Juda, vendirent Joseph ii des marchands ismaélites, qui le conduisirent en Eg3'ptc. Voulant ensuite cacher leur crime, ils convinrent de tremper dans le sang d'un chevreau la robe de leur frère, qu'ils avaient eu soin de garder, et ils l'envoyèrent à Jacob. "■ Ah ! s'écria ce vénérable vieillard en la voyant, c'est la robe de Joseph; une bète féroce a dévoré mon fils!" Il se couvj-it d'un ciliée et versa des torrents do larmes (1727.) ,

27. Joseph, arrivé en Egypte, fut vendu de nouveau à Putiphar, ministre de Pharaon. Sa vertu lui mérita la confiance de son maître, qui l'établit sur tous ses serviteurs, et lui donna même l'intendance de tous ses biens. Mais la vertu de Joseph devait être mise à l'épreuve. La femme de Putiphar, ayant vainement essayé de le porter au mal, le calomnia d'une manière horrible. Son mari, trop crédule, fit enfermer l'innocent Joseph dans la prison royale ; mais le Sei-

2G. Conmient les fils de Jacob traitèrent-ils leur frère Joseph ? A qui le vendirent-ils? Comment exposèrent-ils à leur jîère la perte de Joseph? Comment Jacob reçut-il cette affligeante nouvelle? — 27. Qu'arriva-t-il à Joseph dans l'Egypte? A quelle dignité fut-il élevé par Putiphar? Que devint-il chez Putiphar? Qu'arriva-t-il à Joseph pendant ;-a di'^tentionV Quelle ]irédietion tit-il dan? sa prison?

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gneur n'abandonna pas son serviteur, et, pour commencer à récompenser sa vertu, il lui donna le don de prophétie. Le grand pannetier et le grand échanson de Pharaon, qui étaient dans la même prison, eui'ent chacun un songe qui présageait leur sort futur. Joseph, d'après ces songes, prédit que le grand échanson serait, dans trois jours, délivré et rétabli dans sa charge, mais que le grand pannetier aurait la tète tranchée, et serait attaché à un gibet ; ce qui arriva en eifet.

La conduite de Joseph nous montre comment, même dans l'ancienne loi, les vrais serviteurs de Dieu savaient lui tém.oigner leur fidélité: pour eux, la prison, les mauvais traitements, la mort même n'étaient rien ; la volonté de Dieu était tout. La mort plutôt que le péché a été, dans tous les temps, la devise de tous les élus.

28. Deux ans après (1720), Pharaon vit en songe sept épis do blé secs et sans grains en dévorer sept autres bien pleins et parfaitement beaux; il vit aussi tept vaches maigres et desséchées qui en dévorèrent sept autres fort grasses. L'envie de connaître ce que signifiaient ces visions le porta à consulter tous les sages de son royaume ; mais leurs interprétations ne le satisfirent nullement. Alors l'échanson. qui, jusquelà, avait oublié la promesse qu'il avait faite à Joseph de se souvenir de lui quand il serait en honneur, parla du jeune pri^onnier à Pharaon, et ce prince le fit venir.

29. Joseph, ayant entendu le récit du roi, déclara dabord que ce serait Dieu et non lui qui rendrait au roi une réponse favorable ; puis il ajouta que ses songes annonçaient qu'il y aurait sept années d'une abondance prodigieuse, mais qu'elles seraient suivies de sept autres d'une stérilité sans exemple. Il conseilla donc au prince, pour prévenir les maux qui seraient la suite de cette stéi-ilité, d'établir sur toute l'Kgypte un homme sage et Jiabiie qui eut soin, pendant les

28. Qu'est-ce qui porta IVchanson à ?crc>:.«ouvenir<le Jo^ejih ? — 2V. Quel conseil Joseph rj(»nna-l-il au r'>i?

pept années dabondance. de faire serrer une partie de la récolte dans les greniers publics.

30 Pharaon, étonné de la profonde sagesse de Joseph, s'écria : " Où pourrai-je trouver un homme aussi ]-empli de l'esprit de Dieu que celui-ci ! " Et s'adresnant à Joseph : '' C'est vous-même, dit-il. que j'établis pour commander à toute l'Egypte; je n'aurai que le trône et la qualité de roi au-dessus de vous. " Il lui remit en même temps l'anneau royal, et commanda que tout le monde fléchît le genou devant son nouveau ministre, qu'il nomma Sauveur du monde. Joseph était alors âgé de vingt-trois ans (1720).

31. Ce que Joseph avait prédit se véritia : après les ticpt années de fertilité, la famine se tit sentir cruellement; le peuple demandait du blé à Pharaon, mais il les adressait à son ministre, et leur disait à tous : " Allez à Joseph. " Le sage gouverneur de l'Egypte avait fait mettre en réserve une grande quantité du blé pendant le temps de la fertilité ; alors, figure vivante du divin Sauveur du monde, il épargna les horreurs de la fiimine aux Egyptiens et aux peuples qui venaient de toutes parts chercher de blé en Egypte.

Joseph vendu par ses frères, emmené en captivité, maltraité pour la justice, était la figure de Jésus-Christ, souffrant et mourant pour nous. Son élévation fut aussi la figure du triomphe de Jésus-Christ, dans sa résurrection, son ascension et son règne glorieux.

Joseph nous représente aussi le saint père nourricier de Jésus enfant. Pharaon disait à ses sujets : " Aile/, à Joseph ; " la sainte Église nous dit aussi : '' Allez à Joseph."

32. Le ])ays de Chanaan était en proie à la disette ([ui désolait une partie de la teiTC ; Jacob, apprenant donc que l'on vendait du blé en Egypte, y envoya ses

30. Comment Pharaon r(5coinpen5a-t-il Joseph? — 31- Que répondait Vharaon à ceux qui lui demandaient du blé? — 32. Que tit .Jacob, liivsque la famine affligeait la terre de Chanaan? Comment Joseph roconnut-il ses frères? Comment les traita-t-il? Que dirent les frère» de .Joseph? Joseph accepta-t-il ce que lui disaient ses frères? Qu'estce que lei? frères de .Joseph se di«aient l'un à l'autre, en entendant l'ordre qr*'l \en.iit dr donner?

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