‹ Cours abrégé d'histoireChapitre 13 sur 209 · JOSEPH · texte numérisé non relu

JOSEPH

onfant?. Joseph les roconniit; mais il feignit de les prendre jioiir des espions, afin de savoir quel avait été le sort de Benjamin, qu'il ne voyait pas avec eux, et qui était, comme lui, fils de Rachel. To-eph affectant de leur parler fort durement, ils lui dirent : '•' Seiî^neur, nous sommes venus ici seulement pour acheter du blé; nous sommes douze frères. tous enfants d'un même homme qui demeure dans le yjays de Chanaan : le dernier de tous est avec notre père, et l'autre n'e>t ]>lus au monde. — Eh bien, reprit Joseph, que l'un de vous aille chercher ce jeune frère, tandis que les antres resteront en prison." Alors, saisis d'effroi, ils se disaient les uns aux autres : ''Xous méritons bien ce châtiment ; c'est le sang de Joseph qui crie vengeance contre nous. " Joseph, qui les comprenait sans le laisser voir, se sentit trop ému; il se retira, et donna ordre qu'on remplit leurs sacs de blé, et, qu'à leur insu, on y mît aussi l'argent qu'ils avaient donné pour prix du blé: mais, pour les forcer de revenir et d'amener Benjamin, il retint Siméon en otage.

Les remords de conscience qu'éprouvaient les enfants de Jacob, étaient le frait de la bonne éducation f|u"ils avaient re:^ue. et des exemples de piété que leur avait donnés leur vertueux père.

Les bons principes reçus dans l'enfance sont d'un grand secours pour revenir à la vertu, quand on a eu le malheur de l'abandonner.

33. La famine continuait en Chanaan. et les provisions apportées de l'Egvpte s'épuisaient: Jacob fut donc obligé de laisser partir Benjamin, malgré le chagrin que cette séparation lui causait. Arrivés en Egypte, les enfants de Jacob demandèrent l'intendant do Joseph, pour lui remettre l'argent qu'ils avaient trouvé dans leurs sacs ; mais celui-ci le refusa, les assurant qu'il avait reçu tout ce qui lui revenait : '• C'est votre Dieu, ajouta- t-il, et celui de votre père, qui vous a fait trouver l'argent dont vous parlez. " Joseph s'é-

33. Jaoob conaentit-il au départ de BenJHinin? Que fit Jopieph, Tojant son frùre Benjan^jn? Quel ordre .Tofiejth doima-t-il en secret, touchan* ^"E- ^àres ?

tant présenté, il.^ se prosterneront a ses pieds, lui offrirent leurs présents. '* Votre père, ce ton vieillard dont vous m'avez parlé, vit-il encore? leur dit Jo-eph ; comment se porte- t-i 1 ? Ils répondirent: "ÙS'otre père, votre serviteur, est encore en vie, et il se porte bien. " En même temps ils se prosternèrent de nouveau, et Joseph, a^-ant reconnu Benjamin, fut obligé de se retirer, ne pouvant plus retenir ses larmes. Apres le festin qu'il donna à ses frères, il fit remplir leurs sacs de blé, et ordonna qu'on mit sa coupe dans le sac du plus jeune.

34. A peine les lils de Jacob étaient-ils hors de la ville que Joseph les fit poursuivre. On fouilla dans les sacs, et la coupe fut trouvée dans celui de Benjamin. Ils furent tous amenés à Joseph, qui leur fit de sanglants reproches, les menaçant de retenir Benjamin ]>risonnier. lous s'offrirent à rester à sa place, assurant que leur père mourrait sur-le-champ s'il les voyait l'cvenir sans cet enfant i-liévi, fils de lUichcl comme celai qu'il avait déjà perdu. Joseph, s'étant assuré que ses frères aimaient leur père, ainsi que Benjamin, et se sentant tout ému de tendresse, s'écria: "'.le suis Joseph! mon père vit-il encore?" Aucun d'eux ne put répondre, tant ils étaient saisis d'étonnement. '• Oui, reprit-il avec bonté, je suis Joseph que vous avez vendu à des marchands qui m'ont amené ici; je suis votre frère î " Et se jetant an cou de Benjamin, il Teiubrassa tendrement; il euiiirassa aussi tous ses frères, et les rassura avec bonté, leur faisant reconnaître la volonté de Dieu dans tout ce qui était arrive. Il les renvoya aussitôt, et les chargea de lui amener promptement son père. *

L'admirable charité de w saint patriarche est une figure de l'incomjiarab'e bonté de Jésus-(.'hrifet. qui. non-seulement a pardonné aux Juifs, ses frères, mais

;J4. Qu'arriva-t-il après le départ des frères de Joseph ? Que tirent les frères de Joseph quand ils virent qu'on avait retrouvé la coupe dans le ?ac do Benjamin? Quel ettet jiroduisirent sur .Jo^e])h les instances de ses frères en faveur «le r.'iiJMinin ? '>ne ilit Jo«eph. revenu 4e sa première émotion?

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